lundi 26 septembre 2022

Parlons de la maladie de l’hépatite

Juil 17, 2022

Dans le cadre de notre chronique santé, la rédaction d’Ialtchad discutera chaque fin de la semaine avec un spécialiste de la santé sur quelques maladies transmissibles et non transmissibles qui gangrène notre société. Dr Ferdinand Djerandouba, spécialiste en santé publique et consultant a l’Unicef de N’Djamena. Il nous parle de la maladie de l’hépatite.

Pour Dr Ferdinand Djerandouba la maladie de l’hépatite (A, B, C, toxique) est une inflammation du foie qui est plus souvent causée par une infection due à un virus. D’après lui, la contamination se fait parfois par l’excès de l’alcoolisme, ou par une intoxication par un médicament ou par un produit chimique.

D’après Dr Ferdinand Djerandouba les symptômes varient le plus souvent d’une personne à un autre et dépendent de la cause de l’hépatite. Certains types d’hépatite provoquent la destruction d’une partie du foie, explique-t-il.

La majorité des hépatites se résorbent spontanément, sans laisser de séquelles. Parfois, la maladie persiste plusieurs mois. Quand elle dure plus de 6 mois, elle est considérée comme chronique. Lorsque le foie est gravement atteint, une greffe de cet organe peut être la seule solution.

D’après Dr Ferdinand Djerandouba les hépatites se regroupent en 2 grandes catégories. Il y a les hépatites virales et les hépatites non virales.

Les hépatites virales

D’après les explications du Dr, les hépatites virales sont causées par l’infection à un virus. Dans les pays développés, souligne-t-il, les virus de l’hépatite comme A, B et C engendrent environ 90 % des cas d’hépatite aiguë. Les virus de l’hépatite D, E et G sont aussi responsables des causes de la maladie des hépatites.

Les hépatites non virales

Selon Dr Djerandouba Ferdinand, elles sont principalement provoquées par l’ingestion de produits toxiques pour le foie (de l’alcool, des produits chimiques toxiques, etc.). Les hépatites non virales peuvent aussi être le résultat de maladies qui atteignent le foie, comme la stéatose hépatique (« foie gras ») et l’hépatite auto-immune. C’est une hépatite inflammatoire chronique d’origine obscure, qui se caractérise par la production d’auto-anticorps.

L’hépatite virale, poursuit-il, est plus fréquente dans les pays non industrialisés comme le Tchad. L’hépatite A est endémique en Afrique, dans certains pays d’Amérique du Sud et en Asie.

Il en va préciser de même pour l’hépatite B. Selon ces explications, dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne et d’Asie,  Djerandouba Ferdinand affirme que 8 % à 10 % de la population est porteuse de l’hépatite B, qui selon lui représente l’une des principales causes de mortalité des adultes causé souvent par le cancer du foie ou cirrhose.

Il poursuit plus loin que près de 3 % de la population mondiale est infectée par le virus de l’hépatite C selon les chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Pour lui en Afrique, la prévalence de cette infection reste la plus élevée dans le monde : elle dépasse 5 %.

Pour le Dr Djerandouba Ferdinand les autorités de santé publique ont de la peine à lutter contre les hépatites virales, qui d’après lui passent souvent inaperçues pendant des années. Avant qu’un diagnostic soit établi, l’infection peut non seulement avoir causé des dégâts sérieux dans l’organisme, mais aussi s’être dispatchée (transmise) à d’autres personnes, souligne-t-il.

Selon lui une hépatite non diagnostiquée à temps ou mal soignée est susceptible de mener à des complications très graves. La bonne manière est de se faire diagnostiquer à temps. Au cas où la personne n’est pas testée positive, ce dernier doit se fait vacciner pour éviter toute forme de contamination à l’hépatite, dit-il.

Djénom Josiane

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