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Le gouvernement tchadien a adopté le 5 décembre 2003 le budget général
de l'Etat pour l'exercice 2004, budget qui intégrera pour la première
fois les revenus du pétrole sur une base régulière.
Ce budget adopté est de quelque 419 milliards de FCFA (639 millions d'euros)
pour les recettes, y compris les 60 milliards des revenus du pétrole
dont l'exploitation a débuté en juillet, et de 469 milliards de FCFA
pour les dépenses, d'où un déficit prévisionnel de l'ordre de 50
milliards de FCFA.
Selon les autorités tchadiennes, le déficit budgétaire est en recul
de 4% par rapport au budget 2003.
Le budget de l'exercice 2004 a été fait dans l'esprit de la loi sur la
gestion des revenus; le parlement tchadien a en effet adopté en 1999
une loi sur la gestion des revenus pétroliers qui détermine les
modalités d'affectation de ces revenus dont 10% sont déposés dans un
compte d'épargne ouvert au profit des générations futures.
Sur les 90% restants, 80% sont consacrés aux dépenses relatives aux
secteurs prioritaires (éducation, santé, infrastructures, développement
rural, environnement et ressources en eau).
LOI
DE FINANCES 2002
Budget de
l'Etat : Adoption de la loi de finances 2002
Le 21 décembre 2001, l'Assemblée nationale adoptait à la
quasi-unanimité la loi de finances 2002 préservant ainsi le projet négocié
avec le Fmi.
Entre des recettes de 337,9 Md FCFA (+12%) et des charges de 409,5 Md
FCFA, le déficit s'établit à 71,6 Md FCFA.
Les recettes fiscales devraient progresser d'environ 15%, soutenues par
la reprise économique (+ 8,9% en 2001 et +10% cette année selon le
FMI).
La vente en janvier 2002 de la Société nationale d'Entretien Routier
à Arcory (Soudan) et la privatisation prochaine de l'huilerie de
Cotontchad devraient rapporter 6,8 Md FCFA.
Les emprunts et subventions extérieurs sont anticipés à 196,2 Md
FCFA.
Côté dépenses, les secteurs prioritaires sont favorisés.
125,4 Md FCFA sont dévolus aux crédits de fonctionnement.
La masse salariale augmente de 11% en raison de la revalorisation des
traitements des agents des ministères de la santé et des affaires
sociales, de la mise en place d'une nouvelle grille de rémunération
des fonctionnaires civils et du versement de primes de départ aux
militaires en retraite.
Les élections municipales et législatives sont budgétisées à 3 Md
FCFA.
Les investissements progressent de 19% portant principalement sur les
secteurs de l'éducation, la santé, les affaires sociales, le développement
rural et les transports.
L'assistance intérimaire de 19,2 Md FCFA, liée à l'initiative PPTE,
est affectée aux secteurs prioritaires et à la bonne gouvernance.
Début janvier, le FMI annonçait qu'il abondait de 7 M USD les crédits
disponibles au titre de son programme de réduction de la pauvreté et
d'encouragement de la croissance (FRPC), portant le total du programme
à 60 M USD.
Source: Mission Économique de Yaoundé, AFP, Décembre 2003.
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