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  Sahibi  humour (suite)

Le plein humour avec Sahibi et Waldar, c'est ialtchadement drôle.
Ils nous content des blagues et histoires inédites de chez nous
.

Pour rire et s'évader, venez chaque jour me visiter. Mon nom est Sahibi, mon père s'appelle Filan, mon meilleur ami est Waldar, ma fidèle dulcinée est Akhoutna. Nous sommes ici pour vous divertir avec nos aventures, blagues, anecdotes, contes, devinettes, etc. Des histoires drôles 100% ialtchadiennes envoyées par les ialtchad et qui sont régulièrement mises à jours pour vous faire plaisir. Sahibkou  


Blague:Sahibi, sa femme et le tigre!
Sahibi est un éleveur des ovidés. Il garde son maigre troupeau avec attention et chaque soir il le case dans son enclos fait des branches épineuses. Mais, chaque matin, Sahibi se rend compte qu'un groupe de chacals rodant dans la nuit, autour de l'enclos, a emporté un animal. Il décide de mettre un piège afin de venir au bout de ces prédateurs. A chaque fois que le piège prend un chacal, Sahibi passe le bout de la corde qui maintient ce piège par la fourche d'un tronc d'arbre, le tracte et le confie à Akhoutna avant d'aller achever la bête.
   Une nuit, clap! le piège prend un prédateur. Sahibi passe la corde par la fourche, la tracte et appelle sa femme à l'aide. Celle-ci arrive pour maintenir la traction. Sahibi, armé d'une massue, fait le tour de l'arbre et là, il découvre que son piège ne tient pas prisonnier un vulgaire chacal mais plutôt un... tigre! Pris de peur Sahibi détale vers le campement où il se dissimule sous une couverture avant de s'adresser à Akhoutna:
- Aaaaakhoutnaaaa, l'animal n'est pas un chacal, c'est un tiiiigre!Cache-toi!!!

CCL: il existe bien des hommes poltrons!
Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi, le plus sage des fous
Sahibi est un malade mental retenu dans un cabaneau. Il y vit parmi tant d'autres fous, errant par ci, par là dans la grande cour de ce centre. Un jour un groupe de ces fous découvre un pneu de voiture dans la cour. tous étonnés, ils se demandent:
- c'est quoi ce? c'est rond, c'est noir mais c'est....bizarre.
- Vous ne connaissez pas ça? hi! hi! ha! ha! ce n'est qu'une vieille lune tombée du ciel!
Repond Sahibi, le plus lucide des fous.

Jamila fouda Kodji


Blague: Sahibi, son ignorance et le jeune papillon
Un jour Sahibi trouva à tout hasard un jeune papillon qui se peine à sortir de son cocon où il avait vécu à l'état larvaire. Il se débattait sans cesse, sans parvenir à agrandir l'orifice exigu du cocon. Après une longue observation, Sahibi décide de l'aider en élargissant l'ouverture. L'insecte battit des ailes et mais hélas! il n'a pu volé. Il traîna un long moment sans jamais pouvoir prendre son envol. Un vieillard qui a tout observé dit à Sahibi:
 
  - ce papillon ne pourra voler que s'il a ouvert lui-même son cocon. En voulant l'aider, tu as empêché la sève vitale d'atteindre la périphérie de son anatomie. Ce beau papillon ne décollera jamais du sol et il mourra par ta faute.
  
- ah! bon! c'est comme ça!!! s'exclame Sahibi avec remords.

NB: Il faut toujours laissé un homme se frayer son chemin et bâtir son avenirs. Car en voulant toujours lui porter secours, vous risquerez de lui causer de pires malheurs, comme l'ignorant Sahibi fit au petit papillon. 
Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi, le fou et la mauvaise idée
Sahibi vit dans son village reculé, quelque part au Tchad. Un village dont toutes les cases ont des toits en chaume et en paille. Il se trouve qu'il existe dans ce village un malade mental errant qui traverse le village de long en large. C'est un fou simple dont l'internement est si aigu qu'il n'est ni violent ni agressif. Un jour Sahibi qui n'a pas sa langue dans la poche, voyant passer le fou près des cases, s'exclame haut et fort:

-Ne peut-on pas écarter ce débile des cases! Chassez-le loin de nos maisons sinon, un jour, il incendiera nos habitats.
Le fou qui n'a jamais été vu parler se tourne alors vers Sahibi et déclare:
- l'idée d'incendier des maisons ne m'a jamais effleuré mais comme tu me l'inculques alors...je vais la mettre en exécution!!
Le fou s'empare d'un tison et se lance dans une course folle tout en mettant le feu à chaque case. Les dégâts ont été sans mesure.

Leçon: il y a des situations désastreuses que nous créons par notre seule initiative. Ce fou n'aurait jamais mis le feu aux cases si Sahibi n'a pas prévu cet acte par sa langue sans cadenas. Toute mauvaise intention nous est inspirée par quelqu'un d'autre, raison pour laquelle les adultes ne causent jamais près des esprits immatures comme ceux des enfants.

Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi, Professeur en Psychologie et l'enfant
Sahibi est un psychologue. Par des techniques simples, il parvient à interroger des enfants afin d'évaluer leurs quotients d'intelligence. Un jour, dans la pratique de son métier, il tombe sur un jeune enfant de dix (10) ans difficile à interroger. L'exercice consiste à pousser l'élève à donner la réponse à cette opération: 10-6 = 4. Sahibi demande: 
    -Tu as 10 francs et tu part acheter des "fangassou" pour 6 francs. Combien te restent-ils?
    - D'abord je n'ai pas 10 francs et même si j'en possède, je n'achèterai jamais des "fangassou". Ma
     maman en fait d'ailleurs!
lui rétorque l'élève.
    -Tu vas au pâturage avec 10 vaches. Les six (6) vaches se perdent. Combien en ramènes-tu à la
     maison?
redemande prof, Sahibi.
    - Je n'oserai jamais rentré à la maison. On dirait que tu ne connais pas le degré de sévérité de mon
     père!
s'exclame l'enfant.
    - Dans une classe il y a 10 élèves. Les six (6) contractent une rougeole. Combien d'élèves viendront
     en classe?
    - Personne ne viendra en classe car les autres auront peur de contracter à leur tour cette maladie.
    
dit l'élève, toujours imaginatif!

Leçon: cet enfant n'est pas idiot, d'ailleurs il a l'air très éveillé et laisse libre cours à son imagination. Cependant Professeur Sahibi est très déçu. Les tests de psycho. ont vraiment leurs limites, n'est-ce pas?

Djiddi Ali Sougoudi 


Blague: La vengeance de Sahibi
Sahibi vit dans une région du Nord du Tchad. Sahibi est un maître de la forge mais dans cette contrée ceux qui appartiennent à ce métier sont considéré comme des castés donc des sous-homme pour ne pas dire des infra-humains. Bien que les forgerons rendent des services de prestation inégalés, les nobles de ce pays les regardent avec mépris et leur réservent un traitement dégradant et humiliant.
   Sahibi, le forgeron, a aussi d'autres cordes sur son arc: il est aussi divin, féticheur et guérisseur. Les femmes stériles affluent de partout pour le consulter. Un jour parmi ces clientes se trouve Akhoutna, une voisine du clan des nobles, à la langue trop aiguisée, trop prompte à insulter Sahibi et sa famille, à la moindre occasion. Elle vient consulter aussi  pour la stérilité:
   - oh! divin Sahibi, me voilà depuis dix pluies sans progénitures.J'ai fait tout mais hélas je reste inféconde. Peux-tu m'aider, mon voisin?

- pour nous qui avons la science occulte, la stérilité n'est qu'un mal anodin, au remède trés facile. Viens cette nuit à mon atelier avec du beurre.
A l'heure indiquée, Akhoutna arrive munie de son beurre. Sahibi lui demande d'oter son seroual (culotte). ce qu'elle fait sans tarder, trop soucieuse de concevoir. Le malicieux Sahibi applique le beurre tout autour de l'organe génital de la femme et met une grosse quantité juste à l'entrée du....vagin. Il dit alors à la femme:
  
- il nous faut un pénis pour introduire le panacée dans les "profondeurs".

    - non, sois sérieux! Tu ne peux me faire ça, puisque tu est un forgeron, un casté! proteste Akhoutna

   - En fétiche comme en science médicale, le traitement ne connaît pas de caste ni d'ethnie moins encore de tribu. Le seul but est de vous guérir.

   - d'accord, utilise alors le "tiens" pour le "faire" mais garde bien le secret, c'est entre nous deux que ça restera.
Quelques semaines plus tard, Akhoutna se dispute avec la propre femme de Sahibi.

   - Espèce de femme de forgeron, castée, femme inférieure! cria Akhoutna
Sahibi, très touché et très remonté contre son ancienne cliente, tonne du fond de son atelier de la forge:
   - Hé, Akhoutna! en quoi dépasses-tu une femme de forgeron? J'ai eu à...faire l'amour à une femme noble au sexe enduit de beurre mais elle n'a rien de meilleur que ma femme!!
En écoutant ses mots, Akhoutna se précipita dans sa case et s'y terre pour toujours. Elle n'ose plus jamais insulter sa voisine.

 Léçon: comme Sahibi a si remarquablement confirmé dans cette histoire, il n'y a aucune différence entre ceux qui se disent nobles et ceux dits castés. Mais seulement seul l'orgueil humain est à l'origine de telles stratifications sociales qui sont souvent sources des conflits dramatiques inutiles. En plus il y a mille stratèges pour lutter contre de telles considérations. Sahibi en use quelques fois, demandez-lui conseil!

NB: je suis désolé pour les termes crus et sans pudeur. Comprenez-moi, je suis d'un domaine (médecine) dans lequel l'anatomie de l'homme n'a pas de tabou!

Djiddi Ali Sougoudi 


Blague: Professeur Sahibi et son étudiante
Sahibi, professeur d'Anatomie à la faculté des sciences de la santé de N’djamena a l'habitude de poser des questions à ses étudiants pour susciter leur curiosité afin de les initier aux lectures. Il demanda à Akhoutna, une assidue étudiante:
- Quelle est la partie du corps de l'homme qui, en se dilatant, devient sept (7) fois plus gros  par rapport à sa forme initiale de repos?
Akhoutna, l'étudiante se plongea dans une longue réflexion sans pouvoir répondre. Dans la salle des voix chuchotent: "zi..zi...pé..pé...zi..ni..ni...pé.....ni"
Alors la brave étudiante sortit de son silence:
- c'est le pénis de l'homme!
La salle applaudit, croyant que la fille a trouvé la réponse!
- Quelle illusion!!! c'est faux! c'est plutôt la pupille de l’œil! répond professeur Sahibi

Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi a faim.
Un jour, Sahibi se retrouva sans argent à cause des salaires impayés. Il a faim, très faim et il faudrait absolument se mettre quelque chose sous la dent. C’est ainsi qu’il décida d’aller voir au Marché de Mil son ami le boucher Waldar. Comme à son habitude, notre boucher était en pleine besogne entrain de dépecer des chèvres et un poulet. Sahibi mendia d’abord un peu de viande mais le boucher lui dit :
-  C’est entendu, je vais t’en donner, mais seulement si tu arrives à compter jusqu’à dix sans prononcer «un».
Sahibi réfléchit pendant un long moment puis répondit :
-  Ces deux chèvres et ce poulet ont à eux trois dix pattes.
Et notre malin Sahibi eut droit à sa part de viande ! .

MORALE : Qui veut manger doit savoir réfléchir !
Mahamat A. Moussa Wichemi.


Blague: Sahibi et Ak'kou
Il était une fois, dans le Soudan d'El Nimery. Sahibi est un de ces révoltés qui en a assez du train de vie imposé par le régime. Alors, tous les jours, il clame des insultes envers le gouvernement en place, critique sans cesse la politique, et traite en permanence le président soudanais de tous les noms d'oiseaux; tout cela bien sûr lorsqu'il est chez lui, entouré de personnes qui savent garder un secret. Dehors ou en public, il n'oserait pas.
Seulement voilà, un certain Ak'kou, habite chez Sahibi, et Ak'kou n'est autre chose que le perroquet de notre ami. Un jour, le colocataire de Sahibi alla comme d'habitude pour faire un tour, mais ce jour-là, il se posa sur un poteau dans une rue où était postée une patrouille de police et se mit à répéter inlassablement les paroles qu'il entendait tous les jours chez lui:
- "El Niméry, que Dieu te maudisse"... "Que Dieu sauve le Soudan de ce tyran et de ses acolytes"...etc
Les policiers tuent donc ce perroquet qui vocifère, et retrouvent son propriétaire grâce à quelques renseignements dans le quartier. Ils arrivent donc chez Sahibi et lui demandent des explications en lui présentant le corps inerte de son oiseau. Le pseudo-polititcien comprend aussitôt, et, la peur donne des ailes ne dit-on pas? Sahibi trouve une parade pour le moins imparable!
- "En effet, cet oiseau m'appartenait, mais depuis qu'il a commencé à parler de politique, je l'ai renvoyé de chez moi"

Toute personne ayant vécu à N'Djaména a sûrement entendu parler de cette histoire populaire.
Ne dites pas ce que vous n'assumerez pas.

Taher CHEMI KOGRIMI


Blague: Sahibi et Akhotna: qui trompe qui ?
Sahibi ne manque pas d'occasions pour se soustraire des yeux d'Akhoutna, sa femme, pour la tromper. Un jour Sahibi s'éclipse et quelques heures plus tard, il appelle Akhoutna qui se trouve blottie dans les bras de.... Waldar, le meilleur ami de Sahibi:
- Allo! chérie, je suis à la pêche au Chari en compagnie de Waldar. Sers les enfants car je viendrai un peu tard. Tiens! Waldar a attrapé un gros capitaine! 
- D'accord et bravo pour lui! lui répondit Akhoutna, après un long hochement de tête.
- qu'est-ce qu'il dit d'autres, s'enquit Waldar, tout nu et un peu apeuré.
- Ne t'éffraie pas, il ne viendra pas de sitôt! Il prétend qu'il est avec toi à la pêche et que tu as réussi à prendre un gros capitaine à l'hameçon.

Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi se voit le plus malin
Un jour en se dirigeant  vers le marché, en cours de route Sahibi rencontre un guérisseur ambulant.
   - Des remèdes pour tous les maux ! Achetez ! Achetez ! crie le guérisseur.
   - Tu as aussi le remède de la mort ? l’interroge Sahibi.
   - Oui monsieur, à condition que ce remède soit mêlé au lait d’une poule, lait trait de la personne même qui a envie de se guérir de la mort.
Sahibi surprit de cette condition dit
Waï, hannak daa fata rass (ah ! la tienne me dépasse).

ALLATCHI Daraya

Blague: Sahibi, son fils et le chasseur
  Un matin sahibi fait appel à un grand chasseur du village et lui demande de l'aider à abattre un loup qui ne cesse de ravager son maigre troupeau d'ovins. un rendez-vous fut pris pour le lendemain afin de traquer le méchant animal. Après le départ du chasseur, le fils de Sahibi (âgé de cinq ans) qui a suivi la conversation de son père avec le chasseur demande:
   
- papa, ce quoi le loup?
    - c'est un méchant carnassier, une sorte de chien sauvage.
    - pourquoi voulez-vous le tuer?
    - parce qu'il tue les moutons.
    - alors après le loup, vous tuerez aussi Mahamat, le boucher? Lui aussi il tue les moutons!

Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi et son père
Sahibi et son père devaient prendre un avion pour se rendre en France. Après trois heures de vol, le commandant de bord dit à ses passagers : "C'est votre commandant qui vous parle. Nous perdons de l'altitude et = nous n'avons pas assez de kérosène pour atteindre notre destination. Donc, nous allons larguer hors de l'avion tous les bagages." L'avion regagna de l'altitude. Une demi-heure plus tard, l'avion = reperdit de l'altitude et la voix du commandant se fit encore une fois entendre dans les hauts parleurs : "C'est votre commandant qui vous parle. Nous perdons encore de l'altitude et nous ne pourrons pas atteindre notre destination sans jeter quelques passagers hors de l'avion. C'est une mauvaise solution, mais nous allons le faire d'une manière honnête et démocratique. Nous allons utiliser l'alphabet... Commençons par la lettre A." "Y a-t-il des Africains ?" Personne ne répondit. "Lettre B : Y = a-t-il des Blacks ?" Toujours pas de réponse. "Lettre C : = Y a-t-il des gens de Couleurs ?" Toujours pas de réponse. Mais, à l'arrière de l'avion, Sahibi demande a son père : "Papa, tu as toujours dit qu'il fallait être honnête. Nous sommes d'Afrique et nous avons la peau colorée en noir." "Oui, mon fils. C'est vrai. Mais aujourd'hui nous sommes des Nègres !"

Mahamoud Sow.


Blague: Sahibi et l'os
Akhoutna, la femme de Sahibi, avait préparé une bonne sauce aux gombos où trône au beau milieu un gros os à moitié immergé. Sahibi commença d’abord à mordiller sans cesse dans l’os dur et sec. Sa femme non contente de voir son mari négliger ainsi le gros du festin lui demanda :
-  Pourquoi tant de peine, rien que pour un vieil os dur et sec ? .
- 
Parce que je compte bien trouver là-dedans de la moelle exquise. Rétorqua Sahibi

Mahamat A. Moussa Wichemi.
 


Blague: Sahibi au bloc opératoire
Sahibi est un attali (porte-tout ou colporteur). Un jour, dans l'exercice de son pénible métier, il sentit une douleur vive à l'aine, irradiant vers les organes génitaux. Transporté d'urgence à l'hôpital, le médecin posa le diagnostic d'une hernie inguinale étranglée et décida de l'opérer sous A.G. (anesthésie générale). Après l'acte chirurgical, pendant son réveil, les anesthésistes, portant leurs calottes et bavettes (bien masqués donc) lui demandèrent pour se rassurer de son réveil:
 
- Monsieur, comment vous vous appelez?
 
- fi dounia-da, oussoumi Sahibi. hini-da  oussoum-al toudorou bess nadouni (dans la vie on m'appelle Sahibi mais ici vous pouvez m'appeler comme vous voulez) répondit Sahibi, croyant être dans l'au-delà.

Fatimé Tombocha Adoum Aguid
 tombocha@caramail.com


Blague: Sahibi le coureur des jupons et sa belle-sœur
Sahibi croit qu’il a des justifications bien fondées, il ne cesse d’amadouer sa belle-sœur. A l’absence de dulcinée son épouse, sahibi profite pour séduire sa belle-sœur :
- Wallaï innti foutti akhaouti marawaï ( je te jure tu dépasses beaucoup ta sœur) !
La petite innocente l’interroge :
- fi chounou ? ( en quoi ?)
Sahibi qui pense que son ambition aboutira l’objectif, répond avec une voie très lisse :
- Bé Sama wa Bé koulou cheï ( en beauté et en toute chose)
Aussi tôt compris les paroles d’un coureur de jupons, elle lui répond avec une grande surprise :
- Tu es le mari de ma grande sœur et à la fois mon tuteur mais dès qu’elle nous tourne le dos, tu veux la tromper avec moi ? Tu es vraiment infidèle !
 
- N’est ce pas de la fidélité ? au contraire que de ne pas m’éloigner de la famille de ma femme, conclu Sahibi.

ALLATCHI Daraya
N’Djamena -  Tchad


Blague: Sahibi et la femme stérile
Sahibi, chômeur parmi les chômeurs, était excédé par l'oisiveté. Après réflexion, il décida de se convertir spontanément en marabout-féticheur. Ce métier lui rapporta beaucoup des sous et sa notoriété explosa vite dans les villes et villages du Tchad. Sahibi se tapa une nouvelle spécialité: fakir-spécialiste dans le traitement de la stérilité. Les femme affluaient de partout pour se faire consulter et traiter par Sahibi, le "grand maître".
   Un jour une femme dont sa beauté était susceptible de damner un prêtre se présenta devant Sahibi pour se plaindre de la stérilité. "Le marabout" tomba raide sous le charme de la visiteuse.
 - je veux concevoir mais hélas depuis vingt ans je vis avec ce désir sans y parvenir. Aidez-moi, oh grand fakir! lui dit la belle femme.
-
c'est simple, chère dame, revenez ce soir, vers 20h.
A l'heure indiquée, Sahibi, en parfaite érection, écrit quelques versets sur la hampe de son pénis et attendit. La femme entra dans la piaule du " marabout" qui lui dit:
 
- voici le seul remède qui te guérira, le mode d'emploi est le suivant: soit je te lave le écrits sur ma verge pour que tu boives l'eau de bain, soit, c'est mieux d'ailleurs, je te les lave directement dans ta ..."chose".
 - c'est mieux que tu laves ...directement "dedans
", lui rétorque la belle dame trop soucieuse et trop pressée d'avoir des enfants.

Conclusion: les marabouts et les féticheurs, non seulement ils soulagent psychologiquement leurs visiteuses, ils les "consomment" sexuellement par mille subterfuges.

Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi, son compagnon, le chien et le crapaud
Sahibi vit avec un ami avec qui il partage leurs repas quotidiens. cet ami a un chien. A chaque repas le copain de Sahibi coupe un gros morceau du repas et met à l'écart avant de dire:
- c'est la part de mon chien!
Excédé par ce comportement Sahibi décide de se défendre. Après mûre réflexion, il part se chercher un gros crapaud, le "Buffos buffos" qu 'il adopta. Un soir l'ami de Sahibi fit sa routine en mettant à l'écart une portion de la nourriture. Sahibi coupa également une bonne portion et mit à l'écart.
- que feras-tu de cette part? As-tu un chien comme moi ? lui demande son ami.
- cet animal qui ploie sa gorge n'est pas ton grand-père et il est à moi. Je lui réserve sa part! lui répond Sahibi, indexant son gros crapaud maintenu par un fil de coton.

Leçon: il faut toujours demandé l'avis du compagnon avant d'agir. C'est cela, vivre en société!!!

Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi, chasseur de pintades
Sahibi fait la chasse aux pintades. Il écume la brousse à la recherche des pintades. Dés qu'il attrape un de ces volailles, il l'égorge et et la mange avant de rentrer chez lui, bien repu. Le lendemain il refait la même chose.
Un jour Sahibi attrape une pintade après une longue course éssoufflante. Il s'apprête à allumer un feu lorsqu'il arrive un voyageur qui s'installe à l'ombre sans être invité. Quelques minutes plus tard, au moment où Sahibi se prépare pour égorger son gibier, arrive un second voyageur qui s'immobilise sous l'arbre. Sahibi s'énerve et, d'un brusque mouvement, donne la liberté à la pintade.
  
-  pourquoi lâches-tu la pintade? lui demandent les deux voyageurs.
   -  il vaut mieux que cette pintade soit à sa nature que d'être mangée par plus de deux personnes.

      ccl:
il existe bien de gourmand dans le monde!!! 
Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi se prend pour Pecos.
Un soir, Sahibi s’était pris d’une soudaine envie de chanter merveilleusement bien et à haute voix. Akhoutna sa femme l’écoutait et, lorsqu’il se tut pour reprendre son souffle, elle fit observer :
  - Chez mes parents à Dourbali, nous avons un coq qui chante plus fort et mieux que toi tous les matins. Arrête de te ridiculiser, tu ne risques pas de faire mieux que lui.

LA MORALE DANS CETTE HISTOIRE : Ne gaspille donc pas tes talents auprès de ceux qui sont incapables de les apprécier vraiment.
Mahamat A. Moussa Wichemi.


Blague: Sahibi et la tête tranchée
Un jour sahibi, dans ses pérégrinations, trouva une tête tranchée, posée en plein milieu du chemin. Sahibi bien étonné dit:
  
- qui est-ce qui tranche des têtes en toute impunité? Dans quel pays suis-je?
Aussitôt Sahibi finit de s'interroger, la tête lui répondit:
  
-  cher voyageur, méfie-toi de ta bouche et de ce qu'elle profère car c'est effectivement ma bouche qui me mit dans cette situation.

Leçon: comme disent le peuple Toubou du Tibesti, il faut se méfier de sa bouche car elle peut être la cause de ta perte.
Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi, sa dulcinée et le passant
Sahibi, dans un "loungou" (coin ou cul-de-sac) de Gardolé, traite avec une fille qu'il vient de faire sa conquête.
-
je ne mettrai pas tout, juste la "tête", seulement et uniquement la "tête". Pardon, chérie, laisse-moi introduire seulement la "tête", juste la...
Un vieil homme passant par le même endroit ténébreux capte la négociation.
- ma fille, fais attention! si tu acceptes cette tête-là, elle n'a point d'épaules pour faire cal, dit le passant qui passe son chemin.

Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi et sa femme
Akhoutna, la femme de Sahibi émit un pet et aussitôt après elle vit arriver son époux. Que faire face à l'odeur désagréable qui embaumait le salon? La pudibonde épouse alla se cacher derrière le Satara (rideau). Sahibi entre dans la salle et l'odeur fusilla ses narines. Il clama haut et fort:
   -
bizarre, c'est vraiment bizarre, comment existe-t-il un pet sans propriétaire?
Sa femme pouffa de rire derrière sa cache.

Djiddi Ali Sougoudi, sidimi@caramail.com 


Blague: Sahibi et son beau-père
Sahibi est un nomade, propriétaire des dromadaires. Il vit avec sa femme et près de ses beaux-parents. Son père est un type trop radin et aime par dessus tout le thé et le sucre.
   Un soir Nassibi le beau-père prépara son thé à la menthe et se mit à le siroter, sans tendre un verre à son beau-fils sahibi, assis près de lui. Celui-ci, en bon nomade friand de thé, très remonté décide de quitter le Damalay (salon de thé) en disant:
   
- comme je n'ai pas droit à un simple et vulgaire verre de thé, je préfère aller...baiser ma femme.
   
- tu baiseras ta femme ou tes chamelles, c'est ton affaire! lui répondu le vieil et chiche homme qui lèche ses babines peintes d'un enduit de sucre caramélisé

                Djiddi Ali Sidimi,   sidimi@caramail.com


Blague: Sahibi en pleine nuit
Le sacre sahibi, marche en pleine nuit, il rencontre trois coupeurs de route. Les trois coupeurs, essaient d'arrêter sahibi.
en lui posant une question.
- Monsieur vous n'avez pas peur de marcher en pleine nuit ?.
Sahibi répond ainsi avec sa voix d'homme.
- Avant de mourir j'avais toujours peur et maintenant non.
Les trois coupeur se sont disperser sans qu'ils se rendent compte. Et pourtant sahibi avait la trouille, mais seulement il a gardé son calme.

Un petit conseil pour tout le monde: Si ,vous ne connaissez pas la personne, et que vous avez eu une embrouille ne vous laissez pas faire par la première empressions. Un proverbe sarh dit (n' djingam lo n'djingam to). Qui veut dire ,il existe les hommes des hommes.
Ahmat Adoum Massar, dit Mandela


Blague: Sahibi veut tout savoir de lui
Au lieu de rester tranquille, il part pour voir un astrologue  et lui demande qu'est ce que va passer pour la journée d'aujourd'hui?. L'astrologue lui dit: - oh la la !!! aujourd'hui c'est l'embrouille avec ta femme.
Sahibi, fini son travail, et il rentre à la maison. Dés qu'il arrive devant sa porte, sa femme est là pour l'accueillir et prendre son sac et le mettre à coté, comme toutes les femmes africaines les font souvent. Et quant à lui, il a déjà compris qu'elle est là, pour l'attaquer. Sahibi, dit à sa femme avant qu'elle parle: - je ne t'ai rien fait et il commence à pleurer.

Juste pour dire à tout le monde, du moment qu'on a pas de problème, on reste tranquille. (un proverbe japonais qui dit, qui avale une pomme fait confiance à sa nus)

Ahmat Adoum Massar


Blague: Sahibi, sa Toyata 4X4 et le fou
Sahibi, a une voiture Toyota 4X4. Sahibi gare souvent sa voiture devant sa maison. Chaque matin quand il sort pour prendre sa voiture il trouve marqué à côté du sigle 4X4 la réponse = 16. 
Un fou qui passe chaque jour par le même chemin a constaté que 4X4 n'a pas de réponse. Et il marque la réponse en grattant à l'aide d'un clou = 16. Le fou l'a fait à deux reprises. Sahibi  refait la peinture pour effacer cet acte de vandalisme. Le fou revient encore pour la troisième fois récidiver. Mal prit, Sahibi s’est dit: si je mets la réponse = 16  il reviendra mettre quoi? 
Sahibi, appelle la Société Diagnose en leur disant: mettez moi = 16 à côté du 4X 4. Ce qui fut fait! 
Le fou de passage remarque que Sahibi lassé à mis la bonne réponse. Le fou écrit à côté du chiffre 16, Juste, et  repart.
Le lendemain matin, Sahibi surpris par la justesse d'esprit du fou inconnu, dit: les Nassaras, ils font le calcul sans mettre la réponse. Tout cela dans le but de me faire dépenser de l’argent bêtement.
Sahibi, pleure pleure pleure pleure pleure pleure

Ahmat Adoum Massar


Blague: Sahibi le Français
Sahibi avec un Anglais, Sahibi est en vacances aux États-Unis. Sahibi est entrain de boire dans un bar
Un Anglais rentre dans le même bar et cherche une place pour s’assoire.
Sahibi, propose à l’Anglais de prendre une place à coté de lui. Mais problème Sahibi, ne parle pas la langue anglaise. Et l’anglais ne parle pas la langue française. Au moment où Sahibi vide son verre et veut partir une fourmi tombe dans le verre de l’Anglais. Sahibi dit: fourmi en montrant de son doigt le verre de l’Anglais.

Comme, l’Anglais ne parle pas le français, il a compris (for-me) pour-moi. Et la bagarre éclate entre les deux amis. Par la suite les gens font comprendre à l’Anglais que Sahibi voulait dire tout simplement qu’il avait vu une fourmi dans le verre de ce dernier.

Le lendemain matin, Sahibi revient dans le même bar  et croise l’Anglais devant la porte  apercevant  Sahibi, l'Anglais lui fait signe et dit: come-here ( viens ici) Sahibi comprend: comme hier et d'un geste brusque prend position pour se battre.

De retour au Tchad, Sahibi dit à qui veut l'entendre: les Nassara chez eux, ils sont racistes. (Un proverbe chinois dit: le problème de l’homme c’est l’homme lui-même)

Ahmat Adoum Massar


Blague:Sahibi a faim 
Ils étaient au nombre de cinq personnes qui s'apprêtaient à passer à table 
Sahibi a très très faim, mais ses autres collègues décidèrent de prier avant de manger 

On ordonna à Sahibi, en attendant d'entamer la prière de couper la boule en morceaux, 
Sahibi s'exécuta avec empressement et ils commencèrent la prière
Pendant qu’ils prient, 
Sahibi entendu le bruit d’un chien qui tentait de dérober leur repas. 

Sahibi fut le premier à réagir: "wïïchte" pour faire fuir le chien
La deuxième personne s'adresse à Sahibi en disant : on ne parle jamais pendant qu’on prie 
La troisième personne de les reprendre : vos gueules 
La quatrième personne renchérit: sauf moi et l’imam n'ont pas parlé
La cinquième personne (l’imam) dit : vous croyez que je suis fou pour parler pendant que je prie
 
Finalement ils ont tous parlés  à cause de Sahibi
C’est un cheetan al-radjimm.

Ahmat Adoum Massar


Blague:Sahibi et les trois voleurs

Cette histoire se passe au quartier Klémat à N’Djamena. Sarrak, Colombien et Harami sont trois cambrioleurs foulatas qui sévissent depuis qu’ils ont quitté l’école Chouada au CP2 et terrassent le quartier par leurs incursions nocturnes dans les habitats, dénuées de toute bonne conscience. Un jour pourtant, la veille de l’Aïd-el-fitr en plus (qu’ils ne craignent pas la colère du Tout-puissant), après avoir sillonné le quartier en vue d’une « maison proie », ils s’arrêtent chez Sahibi, l’intransigeant chef de carré. Le quartier étant privé d’électricité (exceptionnellement ce soir-là), la demeure de Sahibi, trop peu rémunéré pour avoir un groupe électrogène, est très sombre. Sarrak propose à ses acolytes :
 
_ "Nankoutou nougoura fi gara lé bap da wo ni foukou hadit al bé tihit da"
(Creusons en dessous du portail, et ouvrons  le loquet qui se trouve en bas)
 
Un chasseur n’allant jamais à la chasse sans son fusil, les trois larrons sortent leur pioche. En cette veille de l’aïd pourtant n’auraient-ils pas pensé que Sahibi et son épouse la très respectée Hadjé Sourwal avaient beaucoup de choses à se dire ? Le chef de carré, alors en pleine négociation conjugale est alerté par le bruit de la pioche ; et en Boulala digne de ce nom il se muni de son coupe-coupe et se dirige vers la sortie. Il analyse silencieusement la situation et comprend. Il patiente alors. Une fois le trou creusé, Sarrak, le leader se propose d’ouvrir le loquet. Il passe son bras par le trou, mais aussitôt Sahibi lui tranche la main d’un coup sec. Le voleur retire alors son bras brutalement et rattrapé par la solidarité foulata, il dit :
 
_ « idéni ma gaït yalhaga hadit da, Colombien, inti djerriba »
(mon bras n’atteint pas le loquet, Colombien, essaye toi)
 
Sarrak recule alors en cachant bien son bras tranché et Colombien s’avance pour essayer, mais Sahibi agit de nouveau, et comme on dit, jamais deux sans trois.
 
_ « ana koula idéni guisséyère bilhéne, inti djérriba ni choufou ké Harami »
(moi aussi mon bras est trop court, toi, essaye pour voir Harami)
 
Colombien ayant bien compris comment il venait de se faire avoir, imite son prédécesseur et recule en laissant place à Harami qui s’interroge :
 
_ « ountou tinéne koulla idénkou ma yi toum da hagui ana yaoussal kef ? »
(si même vos deux bras ne suffisent pas, comment le mien y arriverait-il ?)
 
Harami, résigné, avance car qui ne tente rien n’a rien, et subit le même sort que les autres, mais ne s’abstient pas de s’exprimer :
 
« atcha ! idéni goto ! » se plaint-il. (aïe ! on m’a coupé la main !)
_ « askout namchou, koullina goto idénna » lui rétorquent ses « amis ».
(tais-toi et allons-nous-en, on nous tous coupés la main.)
 
Sahibi, alors fier de lui, s’en va voir son épouse lui conter son exploit : ce fût la corde de plus qu’il fallait à son arc pour aboutir dans ses négociations.

Taher Chemi Kogrimi

Blague: La blague de Sahibi
Un jour, Sahibi a rencontré un homme riche de son  quartier kabalaye nommé Mr Mandela, l'homme demande à Sahibi: 
  - Qu'est ce que tu veux être plus tard? 
  - Sahibi répond, je veux être un vieux!!!! 
  - Ou bien tu veux me dire qu'avant plus tard. 
  - Avant plus tard, je veux être ton pote.
Il ne sait jamais pas ce qu'il va faire plus tard le pauvre!!!

Juste pour dire à mes frères et sœurs tchadiens (nes), il est très important qu'on sache  ce qu'on veut être plus tard.


Ahmat Adoum Massar


Anecdote: Sahibi est malheureux

Sahibi habite le sultanat de Dar, il est très pauvre, certes, mais il mange chaque jour et il vit dans une petite hutte en paille. Considérant sa pauvreté et aussi le fait que sa dulcinée ait été mariée à un riche
commerçant du sultanat, le malheureux estime qu'il est inutile de vivre et s'en va voir le sultan :
 - Seigneur, je vous demande de me faire exécuter.
 - Pourquoi brave homme ? Interrogea le sultan
 - Parce que je suis trop pauvre et trop malheureux donc que je ne veux plus vivre
 - Je te propose alors du travail, rétorque le sultan.
 - Non, je veux juste qu'on m'exécute, insista Sahibi
 - Alors ton vœu sera exaucé, affirma le monarque.

Deux jours plus tard, jour des exécutions des condamnés à mort, la foule est présente, après deux têtes coupées, c'est au tour de Sahibi de passer sous la lame du bourreau. Un homme, d'apparence très pauvre et habillé d'un boubou déchiré du genou jusqu'en bas et avec une manche en moins s'approcha du bourreau et se renseigna sur le crime qu'avait commis Sahibi qu'il croisait de temps en temps dans le sultanat:
 - Pourquoi cet homme va-t-il être exécuté?
 - Parce qu'il le veut, répondit le bourreau, il dit qu'il est trop pauvre et trop malheureux pour vivre.
 - Dans ce cas là, dit l'homme, j'aimerais récupérer ses habits et sa cabane quand il sera mort.
L'homme en fait n'avait même pas d'endroit où vivre ni d'habits à se mettre.
Morale : Si vous vous estimez malheureux, vos problèmes ne sont rien comparés à certains autres.

Taher Chemi Kogrimi


Blague: Sahibi à la mosquée
Sahibi est un jeune homme de N'Djamena, il est étudiant et frère d'un commerçant, il vit très décemment, mais il est rêveur et ambitieux. Un vendredi, il va à la mosquée et à la fin de la prière,
 il reste dans la salle et prie Dieu :
Allah, antini watir wa gourouss katir nibiya bét sémé, nidora mara samha wo khidimé kébir koula. (Allah, donne-moi une voiture et beaucoup d'argent pour acheter une belle maison, je veux aussi une jolie femme et un grand poste)

Pendant que notre rêveur fait ses voeux, un pauvre mendiant vêtu d'habits déchirés s'agenouille à quelques mètres de lui et commence aussi à formuler ses voeux :
Allah, aliom da chokhol nakoul koula
ma indi, ni dora khamsa rial ni bia foul mandawa bèss
. (Allah, aujourd'hui je n'ai même pas de quoi manger, je voudrais juste 25 francs CFA pour m'acheter un sachet de cacahuètes)

Sahibi entendant le mendiant se retourné vers lui d'un air perturbé, lui balance une pièce de 100 francs CFA et lui dit :
Hak da wo amchi ya radjil zén, ma ti télifa léi wanassa hagui ma Allah (Tiens ça brave homme et vas-t-en, n'interromps pas mes négociations avec le Seigneur.)
Le pauvre homme s'en alla sourire aux lèvres, et Sahibi attend toujours que ses rêves se réalisent.

Taher Chemi Kogrimi


Blague: Sahibi et la question Nord-Sud
Sahibi un gamin d'à peine neuf ans est très estimé par son père Filan, d'abord parce qu'il est fils unique et en suite pour son intelligente curiosité. Un jour après le dîner, il entama comme d'habitude quelques discussions avec son père. Son père Filan lui demande: 
   - Sahibi mon fils, où étais-tu ce matin ?
   - Au CEFOD, je suis allé naviguer sur Internet, répond Sahibi
   - C'est bien, qu'est ce que tu as appris aujourd’hui mon fils ?
   - En fait, je suis allé sur un site Web et on parle que des nordistes et des sudistes au Tchad, c'est quoi exactement ces différences, papa ?
   - Laisse tomber mon fils, tu ne comprendras rien même si je t'expliquais en criant dans tes oreilles.
   - Mais papa, Explique-moi, insista Sahibi
   - Ben bon comme tu insistes. Tu vois fiston, un Nordiste, c'est une personne généralement mince qui porte un boubou, un bonnet et un couteau à la hanche près à s'en servir au moindre dispute. Quand il va à l'école c'est souvent pour déranger les autres, il est fréquent dans la cour que dans la classe. Je ne sais pas comment te dire, mais ce type arrive à réussir depuis la cour de l'école. C'est un secret fiston, garde pour toi.
Par contre, un Sudiste, c'est le verso de la monnaie. Il est costaud, aime les vestes et les cravates comme si c’était sa tradition. Il est allergique au couteau. C'est une personne qui se croit toujours intelligent, connaisseurs sans même aller à l'école. Il a la gueule sans le verbe. Il se croit toujours victime, mais quand on lui tend une fraîche Gala, il sourit. Voila Sahibi c'est à peu près les différences.
   - mais papa, toi tu portes tantôt des boubous, des cravates, tu aimes, la cigarette, la bière, tu vas à la mosquée, à l'église, dis moi es-tu Sudistes ou Nordistes ?
   - Sahibi mon fils, moi et ta mère, on a rien choisi, nous avons décidé de rester tchadiens.
   - Ah bon papa, donc les autres ont choisi d'être des nordistes et des sudistes ?
   - Évidemment mon fils, ce sont des personnes volontairement égarées. Sais-tu que partout il y a le nord et le sud, acceptes-tu que moi et toi, on se chicane dans notre maison parce que ta chambre est au nord et la mienne est au sud ?
   - Non papa, répond Sahibi
   - Alors ça doit être valable pour le Tchad, fiston
   - Tu as raison papa.
   - Ok Sahibi, siestons et continuions nos discussions plus tard.
   - Comme tu veux papa.
A suivre.
                                                               Anna S. Ngaré /
Ndjamena - Tchad


Blague: Sahibi et l’éléphant du Soultan
Dans le village de krim-krim où vivaient les deux amis Sahibi et Waldar, le chef du village s'offre un jour le plaisir de domestiquer un grand Phil (éléphant). Bien qu’apprivoisé, l'animal ne manque pas de faire des dégâts notamment dans les champs des paysans. Cela, dans I'indifférence totale de son maître qui lui voue presque un culte. Las et dépités d'observer impuissants, la destruction de leurs cultures, les paysans avec à leur tête Sahibi et Waldar se réunissent un jour et décident de dire enfin leur malheur au chef pour qu'il puisse immobiliser son animal. Mais le problème, c'est que le chef Filan est autoritaire et très craint. Personne n'entend prendre la parole devant lui au nom du groupe. Après moult hésitations, un des leurs, Sahibi, se propose d'être le porte-parole. Mais à condition d'être soutenu par tous. Il leur dit ceci :
- debout devant le chef, je dirai "éléphant, éléphant, éléphant !" et à ma suite vous citerez tous en chœur les ravages que cet animal cause dans nos champs".  
Lumineuse idée que celle-la, car le chef ne pouvant punir tout le monde, prendrait sans doute en compte leurs doléances. Waldar salua aussitôt le courage de son ami et le sera fort dans ses bras en disant :
- Motal Djama irsé, inti abada wa anina ni tabouk. (la mort en communauté n’est qu’une noce, commence et nous te suivront).
Vint alors le moment de la rencontre avec le chef Filan, sous le chadaraï kalakouka (baobab) qui abrite habituellement les réunions convoquées par lui. Sahibi, au milieu de I'assistance se place devant le chef, après le rituel salut à celui-ci, entame sa partition :
 
- Soultan Philac da, philac da, philac da ! (Chef, Éléphant! Éléphant ! Éléphant !) crie-t-il à gorge déployée mais, à sa grande surprise, sans le répondant de ses compagnons. Sahibi chercha à croiser les yeux de son ami waldar dans l’assistance, mais ce dernier avait les yeux vers la terre. Las d'entendre Sahibi débiter comme un fou le mot "Éléphant !", le chef I'arrête sec et lui demande ce que cela signifie. Pétrifié à I'idée d'être le seul à subir la foudre punitive du chef, Sahibi rate de peu de trébucher, devient presque aphone. Mais dans un sursaut de défense dicté par l’instinct de conservatisme de l’homme, Sahibi trouve l’imparable parade :
- Chef, tu as un très bon éléphant mais un seul ne nous satisfait pas, il en faut deux ! lâche-t-il à la grande déconvenue de ses compagnons qui rentrèrent déçus et n'en finirent pas de regretter leur lâcheté. Sahibi, quant à lui, gagna I'affection du chef qui le considéra comme le seul homme du coin et, obtint une fonction à la cour.

Tchadicus


Blague: Le périple de Sahibi.
Sahibi qui vient de faire une super longue route en voiture se rendant de N'djamena à Sarh. Pendant la nuit il décide de s'arrêter pour dormir un peu vers 6h du matin, avant de continuer son chemin, encore long, quelques heures plus tard. Il s'arrête sur un parking à l'entrée de Bongor, un peu à l'écart de la grande route, pour dormir un peu.
Mais son parking est en fait un lieu de passage obligé pour tous les cultivateurs du dimanche de la ville... Et sur le coup des sept heures, il est réveillé par un «Toc Toc» à la fenêtre de la voiture. Sahibi, tiré de son sommeil ouvre les yeux, baisse la vitre et dit:
- Ouais, qu'est-ce qu'il y a ?
- Vous avez l'heure, demande le cultivateur.
- Il est 7h15, répond Sahibi après un coup d'œil sur sa montre.

Le cultivateur le remercie, et s'en va en courant. Sahibi se rendort, mais pour peu de temps car des coups sur sa vitre le tirent de son sommeil:
- Pardon monsieur, est-ce que vous avez l'heure
- 7h30!

Le deuxième cultivateur remercie et s'en va.
Voyant que d'autres cultivateurs risquent par la suite de venir l'empêcher de dormir, Sahibi prend un papier, un crayon, et il écrit:
«Je ne sais pas l'heure qu'il est!» sur son papier, qu'il colle bien en évidence sur sa vitre. Puis il se rendort.
Un quart d'heure plus tard, on tape dans sa vitre:
- Monsieur, monsieur?... Il est 7h45.

Fatime Yacoub


Blague: Sahibi a regagné sa femme par un miracle!
Il
était une fois Sahibi était un simple militaire. Il ne gagnais que 50 milles fcfa par mois. Un jour il demanda la plus belle fille de la région en mariage. Les parents de la fille ont accepté car Sahibi était un type très gentille. En outre, il était d'une famille respectable dans sa région. Mais la fille en question n'aimait pas Sahibi car presque tous les autorités civils et militaires de la ville aimaient cette belle fille. Et puis elle était consciente de ça. Malgré le refus catégorique de la fille, les parents ont décidé de faire le mariage. Ceci est fréquent au Tchad puisque les filles n'ont aucun pouvoir dans la majeure partie de l'Afrique. Un de 4 matins Sahibi demanda a' ses camarades militaires de lui aider pour faire son mariage. Sans avertir la fille ils sont allés une nuit pour voler la fille. Notre pauvre
sœur pleurait mais pas de secours. Tous les habitants de la ville trouvent ce geste normale car dans leur culture une femme de quelqu'un doit être voler le plus souvent. Une semaine après la noce, la femme prendra fuite. Les parents de Sahibi et celles de la femme ont tout fait pour la faire retourner mais la femme était catégorique. Elle ne voulait plus jamais construire un foyer avec Sahibi. En effet, ils ont mis plus d'une année en séparation. Par contre Sahibi avait tjrs l'espoir. Il visitait ces beaux parents...Un jour comme le hasard a voulu, Sahibi était entrain d'aller au camp (leur caserne), le fusil a' l'épaule tout en traversant le quartier de ses beaux parents. A sa surprise il voyait un chien qui voulait mordre un enfant d'une dizaine d'année. L'enfant courait tout en pleurant. Vite Sahibi s'est aperçu que c'était le petit frère benjamin à sa femme. "Top" il s'est mis à genoux et avec prudence il a tiré. Comme le miracle a voulu il a tiré sur la tête du chien. Il a failli même tuer l'enfant. Ainsi son beau frère a été sauvé de ce chien méchant. Le chien a été mort sur place. Sahibi continua son chemin son fusil à l'épaule. Arrivé à la caserne ses camarades lui ont demandé de ce qui s'est passé. Il a répondu
sans rien casser "il y'a un chien qui voulait mordre un enfant et je l'ai tué." Quelques minutes plus tard, les propriétaires du chien et bcp des voisins sont venus à la poursuite de Sahibi jusqu'à la caserne. Heureusement la femme de Sahibi aussi était dans la foule. Elle était allée pour voir ce qui s'est passé. Personne ne savait que c'était Sahibi qui l'avait fait. Les gardes de la caserne ont empêché la foule de rentrer. Surtout les propriétaires du chien insistaient pour savoir le coupable car ils aimaient bcp leur chien. Un chien c'était en sorte un berger pour eux. Ce chien défendait leurs chèvres de chacals, de loups...quand ils envoyaient leurs chèvres pour le pâturage. Ainsi le chef de bataillon était sorti pour voir le problème. Les propriétaires insistaient de connaître l'individu. Le chef leurs a répondu "c'était Sahibi qui l'a fait mais pour sauver un enfant. Donc pour le moment dites nous le pris de votre chien et on va payer..."Les propriétaires étaient mécontents et ils commençaient à dire trop des choses. Sahibi sortait de la caserne furieux. Il rétorquait à la foule:  "Écouter bien, moi j'en ai pas tué un être humain. Tout ce que j'ai tué c'était un chien. Donc ça ne mérite pour tout ce monde de me poursuivre jusqu'à chez moi et faire de bruit."  En prenant son discours Sahibi a pu voir sa femme dans la foule.  Et il ajoutait: "Laissez moi vous dire une chose complémentaire. Oublier votre chien; même si un être humain voulait faire du mal a' mon aimable beau frère je vais le faire descendre de la même manière..."  Maintenant c'était le brouhaha total. De l'autre coté en attendant la dernière partie de son discours sa femme était contente et elle lui a donné des You You. Quelques jours plus tard ils ont amendé Sahibi à 50 milles fcfa. En tout cas sa femme a dit a' ses parents de retourner pour reconstruire son foyer avec Sahibi. Elle ajoutait encore:  "Ca c'est le seul homme qui m'aime dans cette vie."

Cette article est basé sur une histoire vraie. Donc je conseille
à tous les frères de ne pas se décourager si vite quand une femme ne nous aime pas. Luttons jusqu'au bout et si nous sommes sincère de notre amour envers elle tôt ou tard elle finira par accepter. Sur ce, je vous quitte.
Votre ami et
frère Mahadjir.fils depuis l'Amérique du Nord.


Blague: Sahibi à la recherche d'emploi!
Sahibi, un nouvel arrivant a pris un rendez-vous (RV) avec un agent pour chercher du travail. Arrivé au RV, Sahibi s'est étonné de voir une très belle fille plus jeune que lui comme secrétaire. La secrétaire lui demanda de prendre place. A un moment donné, elle lui demanda ses identités, son adresse ainsi que quel genre de travail il cherchait. Sahibi a répondu avec fierté à toutes les questions. A la dernière minute, elle lui demanda son e-mail-adresse. Malheureusement Sahibi n'a jamais entendu parler d'e-mail-adresse. En outre, il ne voulait pas avouer son ignorance devant cette mignonne fille.  Sahibi disait:  "J'ai oublié mon e-mail a' la maison." (On dirait que c'est quelque chose à porter). La secrétaire avait très bien compris que ce Monsieur n'avait aucune idée de ce qu'elle demandait. Mais comme au Business il n'est pas conseillé de décevoir les clients, elle a fait semblant de ne pas considérer la réponse de Sahibi. Elle ajoutait "Ok, Apportes moi ton e-mail dans les jours suivants". Sahibi Choqué pour cette ignorance, des qu'il sortait il partait directement chez ces meilleurs amis pour demander qu'est-ce qu'un e-mail-adresse. Ces derniers lui ont aidé à créer un nouvel e-mail tout en lui montrant comment consulter et envoyer. Son lendemain Sahibi apportait à la secrétaire son e-mail nouvellement créé.

Cet article est basé sur une histoire vraie. Par le biais de ce message je voudrais dire à tous les amis et frères de ne pas faire semblant de connaître ce qu'on ne connaît pas. "Nul n'est inné d'une connaissance." En sus, ce genre de réponses naïves comme celui de Sahibi vont perdre notre crédibilité et ça risque aussi de diminuer la chance de trouver un emploi. Les hommes d'affaires notamment ceux qui ont des entreprises ne se permettent pas d'embaucher des malhonnêtes qui avouent connaître tout malgré qu'ils ignorent bcp de choses. Donc soyons honnêtes et disons "OUI" pour ce qu'on connaît et "NON" pour ce qu'on ne connaît pas.

Votre ami et frère Mahadjir.fils depuis l'Amerique du Nord.
 


 

Blague: Sahibi, fornicateur arrogant!
   Sahibi enceinta sa "bonne". La réaction de sa femme s'en suivit:
 - Sahibi, sais-tu que la "bonne" est enceinte?
 - c'est son affaire!
 - il parait que c'est toi l'auteur!
 - C'est mon affaire!
 - Dans ce cas je vais partir chez mes parents!
 - c'est ton affaire!

Sidimi djiddi ali sougoudi
 sidimi@caramail.com


Blague: Sahibi contre son oncle
   Un jour comme le malheur a voulu, Sahibi perd son père par suite d'une courte maladie. Quelques mois après les funérailles, le cousin à son père décida de se marier avec sa mère. Sahibi était contre mais comme c'est une culture de leur tribu il ne pouvait plus rien faire. Il a réfléchi longtemps mais la solution était difficile. Malgré son désaccord, ils se sont mariés. Sahibi voulait coute que coute pervertir ce mariage tôt ou tard. Ainsi un jour son oncle a convié quelques amis pour un dîner. A cette occasion Sahibi voulait chasser son oncle. Rappelons que Sahibi a un grand frère appelé Waldar. En ce temps, ils étaient des adolescents. Alors, Sahibi a dit à son grand frère: "Cette conviation est une occasion à ne pas manquer. Il faut qu'on fasse tout pour chasser ce Mr (leur oncle)."  Waldar répond: "Je suis d'accord mais quel serait notre plan?"  Sahibi dit: "Une fois si tous les invités viennent et si on commence à manger, il faut dire:  "Oncle donne moi ta mère en mariage".  Et je suis sur et certain qu'oncle va se fâcher et il va te gronder. Donc, je profite l'occasion pour allumer le feu."  Waldar accepta. Le jour de l'invitation presque tout le monde était présent. Quelques minutes plus tard c'était l'heure de dîner. Avant de commencer le dinner, Waldar demande à haute voix:  "Oncle s'il te plait, donnes moi ta mère en mariage."  Son oncle était vexé et il a rétorqué: "Imbécile qu'est-ce que tu racontes?" Sahibi de l'autre coté dit: "Oncle savait très bien se marier aux mères des autres mais il ne se permet pas de donner sa mère aux autres."  Maintenant avec l'intervention des invités c'était le brouhaha total. Ainsi leur oncle a divorcé leur mère et quitta la maison pour de bon. Fin de conte.
   Cet article est basé sur une histoire vraie. Par le biais de ce message je voudrais dire à tous les amis et frères de ne jamais se marier à une femme d'un cousin. Si le défunt est un frère Germain, là d'accord. En sus, permettons nous de se marier avec une telle femme si et seulement si les enfants sont d'accord. Otherwise, oublions cette culture ou tradition archaïque.

Votre ami et frère Mahadjir-Fils depuis l'Amérique du Nord.


Blague: Sahibi le borgne et l'ingrate veuve femme.
De prime abord recevez mes vœux de l'an 2003. Que ça soit une année de paix pour ceux qui sont en guerre; de santé pour ceux qui sont malades; et de réussite pour ceux qui sont au banc de l'école.

   Une fois, Sahibi était un jeune businessman. Il vendais beaucoup des choses au grand marché. Ainsi il était tombé amoureux d'une élégante veuve femme. Il fréquentais de temps en temps la maison de cette femme. Au fil du temps Sahibi a proposé à la femme pour qu'elle soit sa fiancée mais à condition que la femme renvoie tous ses visiteurs. Comme tout le monde le sait, les veuves ont trop des visiteurs au Tchad. Certains viennent pour passer leur temps, certains aiment la veuve et certains cherchent d'autres femmes par le biais d'une veuve... C'est en sorte une culture ou tradition tchadienne dont je trouve trop anormale. Ainsi la veuve a accepté la demande de Sahibi. Elle a essayé de son mieux pour ne pas accueillir des vagabonds. Au commencement la relation paraissait très bonne. Mais un jour une incendie dévasta le marché. En effet, sahibi perda tout ses biens.  Brusquement notre Sahibi était venu au rang des pauvres. Quelques jours plus tard notre caméléon (la veuve) changeait des couleurs (Caractères). Elle voulait maintenant se débarrasser du pauvre Sahibi. Notamment, une nuit elle invita des jeunes filles et garçons pour jouer la carte chez elle. Lorsque Sahibi rentra d'une balade, à sa surprise il voyait un groupe des femmes et des hommes qui s'amusaient chez sa fiancée on dirait qu'il y'a une noce. Sans rien dire il prend place. Le pire encore sa fiancée était entrain de distribuer du Thé à ses étrangers. Rappelons que Sahibi était un homme qui a un gros cœur. Il regardais tranquillement la scène. En tout cas, il avait compris que leur fiançailles était un échec. En distribuant le thé, la veuve s'est approchée de Sahibi. Par exprès, elle a tendu le verre du thé à Sahibi au coté dont Sahibi ne pouvait plus rien voir. En sus, il faisait nuit.  Une personne avait dit à Sahibi de prendre le Thé. Lorsque Sahibi tournait sa tête, elle a laissé tomber le Thé sur Sahibi tout en prétendant que ce n'était pas de sa faute et ajoute encore: "Je m'excuse je ne savais pas que tu n'as pas un oeil."  Le thé était très chaud mais sahibi supporta la douleur. Il y'a d'autres femmes qui se sont précipitées pour emmener de l'eau et lui laver son turban et une partie de son boubou. Après quelques minutes Sahibi quitta le lieu.  Face à cette angoisse, il n'a pas pu dormir toute la nuit. Son matin, il a fait un long voyage pour chercher de la fortune. La chance lui a souri. Quelques mois plus tard notre Sahibi est de nouveau riche. Il est revenu dans la même ville pour ouvrir une grande boutique. La malhonnête avait appris l'arrivé de son ex-fiancé. Sans vergogne elle était allée lui saluer. Et elle lui avait invité chez elle. Sahibi accepta l'invitation. Comme il est sincère il a pris la peine d'être au Rendez-Vous. La malhonnête lui a accueilli d'une manière incroyable. Il resta quelques minutes et puis il décida de partir. La veuve lui supplia: "pardon, ne part pas si vite.." Sahibi répond doucement: "j'ai des choses importantes à faire alors je vais revenir prochainement."  La malhonnête insista pour savoir le jour exact. Sahibi dit: "Ne t'inquiètes pas, je vais revenir dés que je trouve mon oeil."  et puis il sort. Notre caméléon et ingrate veuve femme s'est mise à pleurer mais c'était trop tard.  Sur ce, fini mon article.

   Cet article est basé sur une histoire vraie. Par le biais de ce message je voudrais dire à Toutes les sœurs tchadiennes de ne jamais aimer quelqu'un à cause de sa fortune. Essayez d'aimer une personne si réellement votre cœur lui aime. En outre, ne soyez jamais malhonnête et ingrate à l'égard de votre mari ou fiancé parce qu'il fait face à une pauvreté. Il faut toujours croire que le moyen est à la main de Dieu. Nul n'est inné d'une richesse. Pour construire un foyer heureux il faut que les époux s'aiment entre eux. Il faut aussi que l'amour soit réciproque et naturel.

Votre ami et frère Mahadjir-Fils depuis l'Amérique du Nord.  
Au revoir et à bientôt


Blague: Sahibi: un juge injuste!
Sahibi fut élu juge de son village pour son apparence intransigeante. Un jour un homme inconnu et le propre cousin de Sahibi vinrent chez lui pour trancher leur différend. Sahibi jouait en ce moment au jeu d'awalé et ne veut pas perdre son temps.
 - oh! juge, tranche-nous notre différend, lui dit l'inconnu.
 - avec qui as-tu à être jugé? lui demande Sahibi
 - avec ton cousin germain.
 -
tu as tort et il as raison, lui rétorque sahibi, sans se peiner
 - mais c'est parce que c'est ton cousin? Peux-tu supporter un tel injustice sur ton cou? Cria l'inconnu
 
- Pourquoi pas? Que ferai-je de ce large cou si ce n'est pour supporter mon cher cousin! S'exclame Sahibi.

   Leçon: trop de différends restent latents au pays à cause des juges partisans et partiaux
                                                Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
                                                       sidimi@caramail.com


Blague: Sahibi, Waldar et Faki Marara
  
Samedi 30 juillet 1988 à peine cinq heures du matin, les N'djamenois sont tirés de leurs sommeil, pas par le cocorico habituel de nos Dig(coq en arabe local) mais par des cris des jeunes accompagnés de sons de ganga(tambour).  Cette matinée pas comme les autres est annonciateur d'un match de football fort qui opposera en final de championnat de la ligue de Chari Baguirmi deux grandes équipes de la capitale, la Renaissance-football-club (RFC) équipe des fonctionnaire et de la douane au Tout-puissant Elect-sport, équipe de la société Tchadienne d'énergie Électrique (STEE).  Partout dans la ville, on voit les supporteurs en voiture, moto, à pied et souvent en groupe, scandaient des banderoles aux couleurs verte-rouge pour l'équipe Renaissance et jaune-noire pour l'équipe Elect-Sport, bref les N'djamenois se sont préparés pour assister à ce match fou fou foot. Cependant les deux amis depuis l'enfance du quartier AC derrière le commissariat du marché Sahibi et Waldar, tous deux grand supporteurs de renaissance ne sont pas tout à fait rassurés, ils ont peur que leur équipe Renaissance perde la rencontre, et s'exposer aux grands chammatines(moqueurs) du quartier AC, ce qui vaudrait aussi à une déception terrible, car il n'est un secret pour personne que les N'djamenois sont maître en chammaterie (moquerie).
Après plusieurs fikir(réflexions), les deux amis estiment qu’il faut aller voir un charlatan pour lui exposer le problème. C’est ainsi qu'après plusieurs recherches, ils ont appris qu’il y’a un bon charlatan dans le quartier Gardolé, derrière le palais de Congrès. C'était Faki Marara, appelé ainsi parce qu'il adore la viande, très puissant charlatan en lancement(maraboutage), il est très exigeant  mais sa vaut le coup, il faut que Renaissance gagne. Avec leur Moto Honda c75, ils arrivèrent chez le charlatan Faki Marara.
Ce dernier après avoir leurs adressé quelques salam aleykoum les accueille dans sa chambre de travail à peine éclairée par une lampe à pétrole. Faki marara tout de blanc vêtu, dans un accoutrement très étrange, sourire aux lèvres demande à Sahibi et Waldar:
- ialat, chounou djabakou bakan fakhir godourda (jeunes hommes, que cherchez-vous chez un grand charlatan comme moi?)
- Indina mouchkila kabir (On a un grand problème)

Les deux amis racontent le problème au charlatan comme quoi leur équipe Renaissance devrait jouer ce soir et ils veulent à tout prix gagner cette cruciale rencontre. Ils sont un peu inquiets et c'est pourquoi ils sont venus le voir. Le charlatan Faki Marara ignorant le Football, demande aux deux amis:
- Da hayiine, min djitou hiné da, kalam kamal, hou yalabo kikéf football da ( Pas de problème pour ça, dés que vous êtes venus ici votre problème est déjà résolu, au fait, commet se joue le football ?) demande le charlatan
- Yalabo bé ridjiléne (C'est un jeu qu'on joue avec les pieds) répond Sahibi.
- Kéda khalass ni rabita ridjilén hana houma hinak dolda. abadan ridjilénoum ma yi diss but ( Dans ce cas j'attacherai les pieds de vos adversaires, aucun de leurs pied n'osera marquer de but) expliqua le charlatan en grimaçant.
Faki marara ajoute aussi qu'en 50 ans de carrière il n'a jamais eu d'échec dans son métier et il leurs promet que l'équipe adverse va être humilier avec tous ses supporteurs, satisfaction garantie ou argent remis. Mais pour bien accomplir sa mission, Faki Marara exige 50.000fr cfa que les deux amis Sahibi et Waldar lui tendirent sans broncher, avant de quitter tout confiant sur leur moto, direction Stade de la Concorde. 
Il était 18 heure, le match commencera dans 30 minutes, le stade est bondé de supporteurs habillés généralement aux couleurs de leurs équipes à tel point que le stade se retrouve divisé en 2 camps, une partie toute de jaune-noire vêtue et l'autre de rouge-verte. Dans ce stade plein à craquer les sifflements, youyous et autres bruits sont assourdissants. Dans ce tohu-bohu digne de grandes rencontres, Sahibi et Waldar habillés eux aussi en vert et rouge pour la circonstance prennent place sur le côté de la tribune galaxie avec quelques Mandawa (arachide) en mains. Dans cette tension immense le chronomètre semble s'écouler vite, après une première partie vierge, nous voila à la 90e minute et nous sommes dans le camps de Renaissance quand, sur un centre du n°11 d'Elect-sport trouve la tête de l'avant centre n°9 qui n'hésita pas à marqué de la tête. C'était une catastrophe épouvantable pour Sahibi et Waldar, pire ils ont perdu 2 fois, et l'argent et le match, inimaginable. Sur le terrain les supporteurs d'Elect-sport envahirent la pelouse en scandant «Tout puissant Elect-sport Renaissance malheureux », «Tout puissant Elect-sport Renaissance malheureux», «Tout puissant Elect-sport Renaissance malheureux ».
   Déçus, humiliés, les deux amis décident d'aller vite récupérer d'abord leur argent avec le charlatan Faki Marara. Une fois chez le charlatan, ce dernier sourire jusqu'au joues leur demande:
-
Incha-allah nassartou (je crois que vous avez gagné ?)  
Voyant que les deux amis ont les visages crispés, Faki marara a tout de suite compris ce qui s'était passé, puis Sahibi interrompe ce lourd climat de silence en demandant au charlatan:
- Khali isstibalak da, antina gourousna (laisses tes jeux, remets nous notre argent)
- khalass worouni kikéf dag gokou (c'est pas grave, dites moi comment ils vous ont gagné?) demanda très posément le futé Faki Marara
C'est ainsi que les deux ont commencé à expliqué que l'unique but de la rencontre a été marqué par un attaquant adverse de la tête sur un centre et voilà nous avons perdu le match. Après quelques minutes de silence Faki Marara dans ses accoutrements murmura quelques formules et commence à leur expliquer:
- Ya ialat, anna da sawéta khidimti, ountou goultouléy bal da yalabo bé ridjilén, wa anna rabbatta ridjiléy noum, houmam dasso bé rassoum, da yi dora khidimé akhar, wa bayyat akhar. Da ma minni anna (jeunes hommes, moi j'ai fais mon travail comme il le faut, vous m'avez dit que le football se joue avec les pieds et moi j'ai tout fait pour les empêcher de marquer de leurs pieds, et vous me dites qu'ils ont marqué de la tête, c'est un autre travail ça qui exige un autre pot. C'est pas de ma faute ça) Eh bien voila Sahibi et Waldar retournent bredouilles, sans victoire sans argent. 

   Les sages ont toujours dit que le dernier mot revient au charlatant. Des charlatans pareils savent toujours s'en sortirent même en signant un contrat. Heureux qui les croit pas.

                                                               Tchadicus


Blague: Sahibi au CEG annexe
Sahibi un jeune élève du CEG annexe était en fait un ressortissant du village N... étant très têtu en classe il n'aimait pas beaucoup s'immobiliser en classe des heures et des heures et son esprit était toujours ailleurs ainsi le prof n'en tenant plus lui ordonna:
- eh Sahibi, vas y dehors 
Et notre ami Sahibi de répondre
- je ne vasirais pas !!! si tu veux me vasiner vient me vasiner !! 
Morale : quelle langage à faire réveiller Molière de sa tombe.

Abdel-aziz Hissein Ali


Blague: Les in-confidentes épouses de Sahibi
Sahibi avait deux épouses. Elles vivaient cote à cote. Il y'a un muret qui séparait leurs deux maisons. Sahibi passait un jour avec une et l'autre jour avec l'autre. Un jour Sahibi décida de tester ces femmes. Il voulait savoir laquelle de ses épouses est la plus confidente. En effet, Sahibi acheta deux bracelets et deux boucles d'oreille en or, deux achats de même valeur. Les jours suivants, il avait remis les bracelets à l'une tout en disant qu'il n'avait pas assez de moyen pour satisfaire toutes les deux. Il a aussi ajouté : "essaies de ne pas informer l'autre femme". Au tour de la 2eme épouse, il l'a remis les boucles d'oreilles tout en répétant la même chose: "...essaies de ne pas informer ta coépouse." Dans un laps du temps, celle qui a eu les bracelets ne pouvait pas garder le secret. Elle voulait tout faire pour prouver à sa rivale qu'elle était la plus aimée. Un de 4 matins, elle a eu un prétexte pour pouvoir montrer ses bracelets. De très bonheur, elle porta ses bracelets (sans aucune occasion), elle appela sa coépouse sous prétexte de la saluer. Après avoir échangé un petit bonjour habituel, elle souleva sa main au delà du muret et puis demanda: 
- Je voudrais balayer la cour mais j'ai perdu mon balai, est-ce que je peux emprunter le tien?
Dés que cette dernière a vu les bracelets en Or, elle a directement compris que c'est Sahibi qui l'a offert. Pour ne pas se sentir inférieure, elle répond:
- Ok, attends moi, je vais te le chercher.  
Elle rentra précipitamment dans sa maison, porta ses boucles d'oreille et sorti. Lorsqu'elle était sortie, sa coépouse ne pouvait pas voir ces boucles d'oreilles car le muret était entre elles. Pour pouvoir absolument la montrer, elle a pris un petit échelle. Elle monta sur l'échelle, s'assura que l'autre femme peut enfin regarder ses boucles d'oreilles, elle secoua sa tête et dit:
- Je m'excuse, je l'ai pas trouvé.
En épilogue toutes les deux ont perdu la confidence et la confiance. 
Cet article est basé sur une histoire vraie. Par le biais de ce message, je voudrais dire à tous les amis et frères de ne pas tester les épouses pour rien. En outre, je voudrais aussi dire à nos sœurs tchadiennes d'être confidentes et garder le secret une fois demandé. Car garder le secret est l'une des plus grandes étapes pour construire un foyer.  Au revoir.


                                                           Votre ami et frère 
                                          Mahadjir fils
depuis l'Amérique du Nord. 


Blague: Sahibi et la sénilité (2)
 Un zéphyr hawaien souffle sur le campement du vieux Sahibi qui vient de souffler sur ses cent-dix bougies. Comme d'habitude Sahibi, rudoyé par une sénescence sans pitié, se met à se plaindre auprès de sa femme Akhoutna :
 
- Maman, mets-moi à l'abri des voleurs! Mamaaaaan!
Sa douce femme Akhoutna, toujours prompte, vole à son secours. Elle vient le prendre dans ses bras pour le mettre en lieu sûr.
 
- Au secours! Les voleurs m'ont pris, Au secours! Crie le vieil homme, dans les bras de son épouse

                                                   Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
                                                       sidimi@caramail.com

Blague: Sahibi et la sénilité (1)
Sahibi n'est pas de ceux qui pensent qu'il est préférable de mourir tôt pour laisser un beau cadavre. Non, lui, il n'aime point une vie courte. Et le voilà âgé de cent dix ans. Une si grande sénilité qui l'a infantilisé: il appelle «maman!» sa femme Akhoutna et devient si pleurnichard qu'il est insupportable. Une nuit de pleine lune le vieillard se met à geindre:
 - maman, mets-moi à l'ombre, le soleil me brûle!
 -
Nous sommes la nuit. Il n'y a pas de soleil sauf la pleine lune. Lui rétorque sa femme.
 
- Aaaaaaaaa! la lune me brûle! Continue-t-il d'importuner.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi, Waldar et le serpent
Sahibi et Waldar deux cousin dans une brousse en pays zimé-kelo, perdus... Ils marchent quand soudain une envie d'uriner prend Sahibi ! Alors il défait sa braguette et sort l'engin. Un serpent passe par là et croyant apercevoir un concurrent sur son territoire, il se jette sur la bête et la mord. Sahibi hurle de douleur et parvient à se débarrasser du serpent. Son ami Waldar prend le livre des premiers soins qu'il avais avec lui et commence à le lire. "Chapitre 45 : morsure de serpents: serpents verts aux yeux jaunes." - "Ça tombe bien c'est un de ceux là !" "Il faut sucer l'endroit piqué pour aspirer le venin." Sahibi qui était assis plus loin demande à son ami Waldar qui a le livre:
- Alors Waldar, que dit le bouquin ? Hein ?
Et Waldar répond:
- Ben ... que tu vas mourir !
Un compatriote


Blague: Sahibi et les voleurs
En ce temps là notre ami Sahibi vivait avec son oncle - enseignant - dans une villa située dans l'enceinte de la faculté des sciences exactes et appliquée de farcha. Un samedi soir, Sahibi rentrait à la maison et se rendant compte que le temps était très avancé dans la nuit et ne craignant que les gardiens communiquent cela à son oncle, Sahibi a évité le portail central et passe par le cimetière. Et, là il rencontre une bande de voleurs que se partageait leur butin. L'un d'eux demande à Sahibi: 
- n'as-tu pas peur de passer par ici à cette heure? 
Et Sahibi de répondre : 
- avant de mourir j'avais peur mais maintenant non!
Et au tour de la bande d'être plus rapide que la lumière.
Koulyo, Italia


Blague: Sahibi et la guerre
 Sahibi était un éleveur. Il vivait aisément dans son village. Il n'a jamais entendu les bruits des armes lourdes. Une fois, comme le Tchad avait vécu et continue de vivre des guerres civiles, une guerre s'est éclatée à quelques kilomètres de son village. En effet, les obus, les mortiers, les canons... continuaient de faire de bruit. Notre Sahibi ne supportait pas ce bruit inhabituel. En ce temps, sa femme était en voyage pour un marché hebdomadaire. Ainsi, Sahibi a demandé à sa fille aînée:
- ma fille de quoi ce bruit s'agit ?
Sa sage fille a répondu:
- papa c'est la guerre
 Sahibi avait entendu parler de la guerre car, il avait perdu beaucoup des amis et parents dans des différentes guerres. En épilogue, notre Sahibi voulait fuir le village pour pouvoir justement se distancer. Ainsi, il a ordonné sa fille:
- dépêchons nous pour aller plus loin.
la fille demandait: 
- Éloignons nous sans la maman ? 
Sahibi a dit:
- on va trouver ta maman au marché et continuer pour trouver un lieu sécuritaire et sans bruit.
la fille avait accepté. Ils sont sortis pour charger leurs chameaux. pris de panique, Sahibi avait trop peur et il a perdu tout contrôle.  A un moment donné, il a dit à sa fille:
- dépêches toi, plies les chameaux vite et charges les bagages. Or, il voulait dire: plies les bagages vite et charges les chameaux."  Effectivement, sa fille est surprise car la guerre est encore trop loin. Et puis, elle a dit:
- papa qu'est-ce que tu racontes, t'as pas la tête ?
Sahibi était touché, il a rétorqué:
- si je n'ai pas la tête, comment j'ai pu te marier et mettre ta mère au monde. Ici aussi, il voulait plutôt dire: si je n'ai pas la tête, comment j'ai pu marié ta mère et te mettre au monde. Il mélangeait tout parce qu'il avait peur et a paniqué. Ainsi notre peureux Sahibi a quitté son village natal pour de bon.

Cet article est basé sur une histoire vraie. Par le biais de ce message, je voudrais dire à tous les amis et frères d'être patients et de contrôler nos paroles quoi qu'il arrive.
                             Votre ami et frère Mahadjir-Fils depuis l'Amérique du Nord.


Blague: Sahibi en visite au parc de Zakouma
Sahibi est un des enfants dont les pères sont très sévères, obligeant leurs progénitures à rester cloîtrés dans leurs chambres. Un jour Sahibi découvre la liberté en partant passer ses vacances chez son oncle, gardien du parc animalier de Zakouma. Là le premier animal rencontré a été une autruche, créature que Sahibi n'a jamais entendu parler.
 
- hou-da djidaday liguia boukane halou walla djamalay chotann? (ceci est une poule qui trouva un endroit propice ou un dromadaire devenu débile?) s'interroge Sahibi, tout ignorant.
 Leçon: laissons nos enfants ou nos petits-frères découvrir leur monde environnant, pour qu'ils ne deviennent des ignorants ridicules.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi part au Canada
Sahibi, avant de regagner le Canada, manda son meilleur ami Waldar et lui demanda de prendre soin de sa femme enceinte durant son absence.
 - Ne te soucie pas pour elle. Tu la retrouveras comme tu l'as laissée. Rétorqua Waldar à Sahibi.
 Deux ans plus tard Sahibi revient au pays et trouve son angélique épouse de nouveau... enceinte.
 
- Qui est ce crétin audacieux, responsable de cette nouvelle situation physiologique de ma femme? S'emporte Sahibi
 - Ne t'ai-je pas dit que «tu la retrouveras comme tu l'as laissée»? Lui répond Waldar, tout pénaud.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi et Adjousse la vielle femme
   Adjousse, une vielle femme, perchée sur son âne traversait l'erg de Djourab au nord du Tchad et comptait regagner Michémiré, avant la tombée de la nuit. Sous la pression du lait et des dattes ingérés la veille, Adjousse, la vielle femme lâchait des pets fort bruissants. A chaque échappée du gaz la bonne dame s'exclamait, assurée de la solitude qui l'environnait:
-
anna biguide houmarayé, anna biguide masroufa (je suis devenue une ânesse!, je suis devenue une maudite!). Et les pets se succédaient.
Quand, par réflexe, elle se retourna, la vielle vit Sahibi sur son âne qui l'emboîtait les pas

 - min mata inti gaï waraï, ya wilédi (depuis quand es-tu derrière moi, mon fils?) Demanda la voyageuse.
 
- anna gai waraki goubbal ma tabgué houmarayé wo masroufa (j'y suis avant que tu ne deviennes une ânesse ou une maudite), lui répliqua l'indiscret Sahibi.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi


Blague: Sahibi et la conjugaison!
   Dans la classe CE1A, à l'École de Gardolé derrière la Polyclinique de N'djamena, le maître de la classe appelé aussi Monsieur Waldar donne un cours de conjugaison à ses élèves. Il dit:
-
Aujourd'hui, nous allons faire la conjugaison!!! C'est l'apprentissage du français de base, ce qui pourrait correspondre à un bon pourcentage de l'acquis du cours primaire. Et quand on parle de conjugaison, il faut tout de suite penser au verbe. C'est le verbe qui nous donne des indications quant au moment où se passe un fait. Comme le Passé, le Présent, le Futur. Exemple: j'ai mangé du Daraba, je mange du Tchélé, je mangerai du Kawal. Maintenant Qui est volontaire pour me conjuguer le verbe (marcher) au présent de l'indicatif ? 
Une multitude de petits doigts se lèvent dans cette classe tout en criant:
- moi monsieur, moi monsieur, moi monsieur, moi monsieur
Le maître Monsieur Waldar choisi d'interroger Sahibi:
- vas-y Sahibi, on t'écoute
Sahibi tout timide commence à réciter le verbe marcher : 
- je mar-che hum.....tu mar-ches, hum.....il ou elle hum....marche...
La récitation de la conjugaison de Sahibi était tellement lent que le maître monsieur Waldar perd patience et s'énerve. Il pointa ses yeux rouge dans les yeux de Sahibi et lui demande: 
- mais Sahibi plus vite enfin!!!
Le pauvre, miskine et timide Sahibi tout affolé réplique en accélérant la seconde partie de sa conjugaison: 
- nous courons, vous courez, ils ou elles courent!!!!
Ali senoussi Haggar / Canada


Blague: Sahibi à la Poste!
Sahibi était un élève médiocre mais il faisait savoir aux autres qu'il connaissait beaucoup des choses.  D'habitude il mélange le Français avec l'Arabe. Sahibi avait beaucoup d'intimes amis qui étudiaient en Europe.  Ces derniers lui écrivaient souvent.  Un jour, Sahibi a écrit des lettres pour envoyer à ses amis.  Ainsi, il était allé à la poste.  A sa grande surprise, il rencontre deux filles de son école à la poste. Ils se sont salués et puis les filles lui ont demandé ce qu'il faisait à la poste. Il avait répondu avec plaisir qu'il voulait envoyer des lettres à ces amis.  Ces dernières lui ont félicité car elles savent que Sahibi était un élève idiot. De son côté notre Sahibi voulait uniquement parler le Français pour prouver à ses amies qu'il est mieux dans cette langue.  En effet, il a dit: "bonjour" au postier.  Ce dernier lui a répondu la même chose.  Sahibi demande:  "je veux des timbres postales."  Le postier a répondu "postaux."  Sahibi ne veux admettre cette faute devant ces camarades. Il a rétorqué: "ça ce sont des petites fautes grammaticaux."  Le postier a dit: "grammaticales."  Enfin notre Sahibi ne se retrouvait pas.  Tout le monde admet que le Français est parfois compliqué avec ces genres masculin et féminin. Ainsi, Sahibi était vexé. Il a dit en Arabe locale: "Ana Djid ni poste' Walla Ana Djid Tigguerini (je suis venu pour poster ou bien je suis venu pour que tu m'enseignes."  Le postier avait bien compris ce que Sahibi avait dit.  Par exprès, il a mal interprété l'expression.  Pour faire toucher Sahibi davantage, le postier a dit: "on dit Ana Djid pour poster et non ni poste'."  Fin des fins, Sahibi voulait se bagarrer. Ces camarades étaient venues les séparer. Donc, je me pose la question de savoir pourquoi toutes ces complexités.  Quant on ne connaît pas quelque chose, il faut admettre au lieu de chercher des excuses ou des prétextes. Cet article est basé sur une histoire vraie.
   Par ce message, je voudrais dire à tous les amis de ne pas avoir honte de demander quelque chose quant on ne connaît pas.  Si on se fait connaisseur de ce qu'on ignore, on se trompe.  Et ça va nous coûter. Par exemple, je connais certains amis de niveau universitaire et collégial s'expriment de la sorte: "il faut que je fais tout..." au lieu de dire: "il faut que je fasse tout..."  Si on n'arrive pas à distinguer entre le mode subjectif et indicatif à un si haut niveau, ça c'est honteux.  Mais demander ce qu'on ne connaît pas, je trouve très normal. Car nul n'est inné d'une connaissance.  Une fois encore le Français n'est pas notre langue. 
Votre ami et frère Mahadjir fils depuis Hamilton, Canada.


Blague: L'égoïsme de Sahibi!
  
C'était pendant la grande famine des années 80 au Tchad, dans le village d'Alhassout vivaient Sahibi et Waldar deux voisins et amis. La famine sévissait horriblement dans ce village et nos deux amis passaient tout le temps à méditer ensemble, implorant le secours de Dieu.  Voila, un soir pas comme les autres, un génie apparaît à Sahibi et son intime ami et compagnon de tous les jours Waldar en situation matérielle très précaire et se propose de satisfaire toutes leur doléances. Il a donc demandé à Sahibi de formuler un vœux qu'il accomplira sur le champs, en précisant toute fois que le second qui est ici Waldar aura le double de ce que Sahibi aura reçu. Et voila le dilemme dans lequel Sahibi s'est retrouvé: S'il demande 1 milliard, son ami sera plus riche avec 2 milliards. Jaloux, il renonce à cette idée.. et s'il demande 1 château, son prochain en aura 2, et il supporte guère cette idée de voir son ami plus aisé que lui.
   Contre toute attente et après une longue période de réflexion, il demanda au génie de lui crever un oeil. Pourquoi?? parce que borgne, il aura toujours un avantage sur son ami Waldar qui lui à son tour sera aveugle. Ainsi, à cause de la jalousie et de l'égoïsme de l'un de nos 2 amis, ils ont raté l'occasion de sortir de leur pauvreté.
Moralité : (l'égoïsme n'est pas source de bonheur dans la vie)
Ali Senoussi Haggar / Canada


Blague: Sahibi, Waldar et la bouillie chaude
   C'était pendant le mois sacré de ramadan 1988 à l'Est du pays plus précisément à Abéché dans le petit quartier Amsiégo, Sahibi et Waldar deux voisins depuis la nuit des temps et très croyants suivaient scrupuleusement le jeûne comme tous les autres croyants. Chaque année, au mois ramadan, ils prennent le foutour (repas du soir) ensemble. Un jour, au moment de casser le jeûne du soir, comme d'habitude les deux intimes voisins devraient prendre ensemble la bouillie que les femmes ont apporté. Tandis que Sahibi faisait les ablutions, Waldar, qui lui, a déjà fini avec ce rituel, avait pris son djénou (cuiller traditionnelle), le remplit de la bouillie et l'avala d'une gorgée. Waldar ignorait évidemment que la bouillie était chaude. Akhoutna, la bonne dame n'a pas eu le temps de la refroidir, le temps de la prière étant arrivé. Aussi stoïque qu'il le pu, notre pauvre Waldar ne pouvait contenir les larmes qui commencèrent à couler le long de son visage. Sahibi, qui n'a pas encore goûter à la bouillie, voyant que les larmes de son amis et voisin coulaient, lui demanda calmement, voir avec beaucoup d'émotion et d'attention:
-
chounou djaak, djari Waldar (qu'est ce qui se passe, Waldar mon voisin). 
Waldar de lui répondre:
-
Sahibi djari, médidé da fakkarari wilédak al matt ramadan hana sana fat da (Sahibi mon ami, devant cette bouillie, je pense à ton enfant décédé l'année dernière au moment des carêmes)
-
Allah dawara (C'est le bon Dieu qui l'a voulu) ajoute Sahibi. 
Sahibi à son tour prit son djénou (cuiller traditionnelle), le remplis à ras le bol, et l'avala d'une gorgée. Tout de suite après des larmes commencèrent à inonder le visage de Sahibi. Constatant ce fait, Waldar, qui savait déjà ce qui se passait puisque étant lui-même victime, posa la même question à son voisin et ami Sahibi:
-
chounou djaak tép ki da, djari Sahibi (qu'a tu à pleurer ainsi? Sahibi mon voisin)
 Le malheureux Sahibi lui répondit en grondant :
-
ma inti béss fakartini wilédi al marhoum (N'est-ce pas que tu viens de me rappeler mon défunt enfant?)
Mouiba DJINGUERENG


Blague: Moulla wo Mappa
Après une chaleur sans merci, Sahibi a choisi d'entrer au restaurant pour calmer son
estomac qui lui exigeait une action urgente. Me voici la ou tu veux, monologuait Sahibi. Assis, il réclama sur un ton semblable à un ordre:
- Banjos djiba plateau waïhit.(garçon apporte un plateau)
- Indina kabab, kamonia, nachif, kibdey........(on a du Kabab, du Kamounia, du Kibdé....)
- Hawan da, retorqua Sahibi. Djiba moulla ma mappa wo kiss min bakan da.Garso! (vaurien, apporte de la sauce et du pain et fiche moi la paix garçon). Félix


Blague: Sahibi et sa Mère
 Sahibi regarde se dévêtir sa mère enceinte à l'époque de Waldar son cadet, curieux pour un enfant de 4 ans, il demande à sa mère: ...
- Ammi mala indiki batoun kabirda (Dis Maman, pourquoi t'as un gros ventre ?)
Ne sachant quoi dire exactement, sa mère répond
- Da achan abouk antani sakhir (Ca, lui répond sa maman, c'est parce que papa m'a donné un petit bébé..)
Sahibi sort de la chambre et s'en va retrouver son père Filan pour lui demander:
- papa saï ké inti antéta bébé lé maman wa (Papa, c'est vrai que t'as donné un petit bébé à maman ?)
- Ayé (Oui) lui répond tendrement son jeune papa...
- Kéda hi akalata bébé da (Hé ! bien ! Elle l'a mangé !!!!!)
Mouiba DJINGUERENG


Aventure: Sahibi chez Waldar à Tripoli
   Un matin de mai 1986 à Faya-Largeau, sous une chaleur de four, Sahibi convoqua une réunion familiale: sa femme Akhoutna et ses 14 enfants qu'il a eu en 14 ans de mariage avec sa dulcinée Akhoutna appelée aussi am-dalazate (pour son derrière gros et talonné). Devant la famille réunie, Sahibi prend la parole, c'est ainsi que bras dessus bras dessous avec sa pulpeuse et toujours jeune Akhoutna, il annonça à sa famille qu'il voulait voyager vers la Libye pour rejoindre son ami Waldar qui dit-on vie aisément à Tripoli afin de pouvoir chercher du travail, car il y en a plein là-bas à croire les récits que contenait la lettre de Waldar reçue quelques jours plutôt par Sahibi. Toutes fois, la famille était très soulagée de cette judicieuse décision de leur papa.
   Une semaine après Sahibi quitta Faya-Largeau et s'envola vers la Libye. Arrivé en Libye, il trouva son ami Waldar très content de ce retrouvaille, les deux amis ont passés toute la nuit à bavarder de tout et de rien. Ils ont abordé tous les sujets, de leurs propres problèmes jusqu'aux problèmes du Tchad. Plus tard, Waldar prépara une sauce accompagnée des patates douces. N'ayant pas manger convenablement tout au long du voyage, sauf quelques tamours (dattes) et un peu de laban Djamal (lait de chamelle), Sahibi très affamé, précipita avec appétit sur le repas, cependant son ami Waldar ne lui a pas expliqué que la sauce et surtout les patates étaient très très chaudes, bref hami marawaïhit. Sahibi prend un morceau de khoubza (pain Libyen) le trempe dans la sauce, le fait accompagné d'une patate et il avala le tout. Une fois avalé, il se fait brûler la bouche, le long de la gorge puis l'estomac, c'était tellement douloureux et insupportable que des larmes jaillirent des yeux de Sahibi. Son ami Waldar qui était en face de lui constata les larmes qui coulaient le long du visage de son ami à peine arrivé à Tripoli, il ne put s'empêcher de lui demander tout bas:
- Sahibi malak inta (sahibi, qu'est ce qui ne va pas ?)
Sahibi ne veux pas que son ami sache qu'il pleurait à cause de la patate très chaude qu'il vient d'avaler, avec un ton très sérieux il répond:
-
chéï mafi Waldar, gaï ni fakkir lé iyali, kalam khalléta achara wa arba(14) iyal ma amoum da, taarfa mahaï yine koi ( non rien Waldar, c'est juste que je pense à mes enfants, tu sais il n'est pas facile de laisser 14 enfants avec seulement leur mère.
-
Kalamak saï Sahibi, lakine chila sabour, hassada khali nakoulou gaboul ( tu as raison, mais prend patience et courage, maintenant mangeons d'abord ) ajoute Waldar
Mais Sahibi a toujours le feu dans la gorge et le ventre et il ne veux pas répéter la désastreuse expérience de tout à l'heure, préfère attendre que la sauce soit refroidi avant de manger. Il veut pas non plus son ami sache la vérité. Il répond à Waldar:
-
anada lissa gaï ni farkir fi iyali, khalli guélbi yabouroute chia (moi, mes pensées vont toujours vers mes enfants, je préfère attendre que mon cœur se calme)
Waldar, ignorant le vrai problème de son ami est tout à fait d'accord, il dit:
- khalass nardjo chiya, kane moulada barade koulla nakdorow ni chauffé (d'accord Sahibi on attend un peu, même si la sauce se refroidi on peut la chauffer après.
Aventure à suivre 
Tchadicus


Aventure: Sahibi aux U.S.A.
   Sahibi était sur la gare routière d’une grande ville des U.S.A. qui était connue pour ses célèbres tableaux publicitaires « cherches-moi-je-suis-la-merde » quand il décida d’aller dans un petit bar pour prendre un pot. Dans le premier où il s’était rendu, il trouva l’inscription « les négresses » sur les murs et décida d’aller voir au deuxième bar, histoire de changer un peu l’atmosphère qu’il n’a de cesse connue dans son pays. Ayant trouvé à l’entrée de celui-ci un panneau avec l’inscription « les super-blondes », il entre donc dans le deuxième.

A peine s’était-il assis sur la chaise qu’il entend une voix railleuse venant du comptoir, probablement celle de la serveuse, en fait si c’était une femme,  à peine compréhensible :
- Salut, le beau garçon, comment ça va ?

Sahibi eut à peine le temps de se retourner pour regarder son interlocutrice que la blonde aux cheveux teints en noir se planta devant lui pour prendre la commande :
- Bonjour, monsieur. Le menu du jour est exceptionnel, et nous avons le plaisir de vous offrir un repas maison pour avoir été le premier client de la journée ; monsieur, que désirez-vous que la maison vous serve ?
- Je voudrais bien voir le menu avant de faire un choix, dit Sahibi tout hilare.
- Avec plaisir, mon beau garçon !


Sahibi n’était pas trop du genre à accepter les compliments en faveur de son physique, surtout si ceux-ci viennent des personnes inconnues.  Et dans ce restaurant qu’il ne connaît pas, il ne sait pas trop ce qui l'avait pris, mais enfin, il répondît, un peu choqué:
- Ça ne me plait pas que l’on me traite de cette manière : tu es un beau garçon, ça veut dire quoi cette connerie ?
- Pardon mon ange... mais que puis-je faire devant votre charme irrésistible ? Je ne vais quand même pas faire la conne, répondît la blonde avant de disparaître.


Deux minutes plus tard, la blonde revînt avec un menu qu’elle tenait fébrilement dans sa main ; Elle le  tendît à Sahibi avant de se sauver de nouveau sur la pointe des pieds. Tout seul maintenant, Sahibi plongea son regard naïf dans les pages fleurés du document qui tient lieu de menu dans le restaurant : Sahibi le parcourut rapidement, mais pas un plat de connu. Alors il se renseigna auprès de la serveuse :
- SVP mademoiselle, c’est quoi la blonde à poil?
- Une spécialité de plus en plus en vogue chez nous. Ce sont des vrais délices, il faut essayer !
- Et la brochette de blondes aux épices?
- Même chose à peu près, mais une vraie nouveauté, celle-là !
- Alors que puis-je prendre comme jus ?
- Je vous conseille le jus de blondes aux arômes, c’est très bien comme digestif !

Sahibi se sourît à lui-même et se contenta de lancer en direction de la serveuse :
- Bon, je vais en profiter comme à jamais... de toutes les façons c’est une occasion inespérée... lui dit-il, tout en ayant une pensée furtive pour les gargotes de N’djaména dans lesquelles il s’alimentait.

Après avoir parcouru toutes les pages sur lesquelles il n’avait particulièrement reconnu aucun plat, Sahibi dévoila à la barmaid son intention de goûter principalement les spécialités de la maison afin de rendre la politesse aux bienveillants restaurateurs dont il vient de faire connaissance. Celle-ci avait anticipé quelque peu la réponse:
- Je suppose que c’est une blonde…
- Oui, une blonde à poil, un jus de blondes aux arômes et une brochette de blondes aux épices.

Et la serveuse avait poursuivi, un peu rassurée :

- Vouliez-vous aussi de la compagnie ?
- Oui, euh ! frites de…
- Des frites de blondes ?
- C’est ça, oui !

En fait la serveuse, tout de bagues étincelantes couvertes, parlait de quoi quand elle évoquait la compagnie ? Sahibi n’avait aucune idée de la question ! Il  commençait à trouver ça un peu bizarre, mais il se dît que c’était sûrement un restaurant de très haut standing. Et il attendît d’être servi comme un petit pacha, lui, l’aventurier qui venait dans ce pays chercher meilleure fortune ; mais l’attente ne fût que de courte durée, et dans ses rêves vagues, il entendît la blonde, toute hilare, lui annoncer :
- Votre attention, cher monsieur ! Vous êtes servis, avec les compliments du responsable de notre maison :
- Euh…Mais…j’ai demandé à manger et non à être accompagné par des filles !

C’était trop tard. Les blondes prirent place à côté de l’hôte du jour ; Sahibi, tout perdu, s'était mis à observer donc sa commande, composée de trois superbes blondes : il regardât de tout près et crût apercevoir d’autres choses que de vraies blondes ! Qui sont-elles ces blondes un peu particulières ? Il n’avait pas la réponse. Soudain une autre blonde apparut, au grand étonnement de Sahibi, et la réponse n’avait pas tardé à venir :
- Monsieur, vous êtes le bienvenu dans notre monde, celui des pédés ! Je vais vous présenter mes adorables blondes, vous allez les aimer !

Ensuite, en orientant ses doigts aux longs ongles vernissés vers les trois blondes assises à côté de Sahibi, cette dernière les présenta tour à tour à l’hôte qu’elles dévoraient déjà des yeux.
- Voilà : Biney, l’aînée ; Darna, la plus jolie et Halou, la pucelle de notre maison!
- Allez ! Amusez-vous bien les blondes ! dit la grosse blonde, toute velue et vêtue d’un jean moulant en s’éclipsant dans les
méandres de ce restaurant enchanteur.

Pendant que les blondes rivalisaient d’ardeur pour s’attirer ses égards, Sahibi n’arrêtait pas de chercher des yeux une sortie afin de pouvoir se lancer comme une flèche, tant il était gêné de s’être retrouvé dans une telle situation. Lorsqu’il aperçut un deuxième client qui venait d’entrer dans le restaurant-bar, il s’était rendu compte de l’erreur qu’il avait commise en venant dans ce coin tout à fait spécial : les hôtes et les propriétaires avaient un air particulier, de même qu’ils se connaissaient très bien. Lui qui voulait manger en regardant des blondes danser, le voilà dans les bras des pédés qui réclament légitiment le droit d’exister en tant que tels. Sahibi hallucinait et le monde lui paraissait si étrange avec ce qu’il venait de découvrir à telle enseigne qu’il n’hésita pas d’avoir une pensée pour les délicieuses Sahibati de son terroir. Il soupira avant de dire à haute voix : halou fattah biney darna mafi ( il n’y a pas plus ‘’belle’’ qu’une fille de chez nous !)

Moralité :
Sahibi fait attention quand tu ne connais pas un milieu !
Abdel-aziz Haggar Djamal 


Blague: La grand-mère de Sahibi et L’Arbitre
Un jour, du coté de Léré, la grand-mère de Sahibi regardait un match de football entre le Cameroun et le Brésil sur la télé CRTV (tout le monde sait que la TVT n’a de tchadienne que son nom) avec ses petits enfants. Vers la fin de la deuxième partie, elle interroge les garçons :
- Ya iali, ma gaidé nafama chéykoula, nadoum al inda khalak azarak da, min guibél illé yédjiri kéééééééééé wo ma yi lemiss ball, hou ké chalo lé chounou (Mes enfants, vraiment je ne comprends pas. Celui qui est de noir habillé là, comment il est, je comprends pas !! Depuis le début, il ne fait que courir par-ci par-là sans jamais arriver à toucher la balle. Pourquoi on l’a pris même ? )
BIAKA, RCI


 Blague: Le professeur Sahibi
   
Sahibi a obtenu son baccalauréat série A et essaye désespérément d’aller étudier à l’étranger. Mais face aux obstacles de toutes sortes qu’il n’a en définitive pas pu franchir, notre cher bon bachelier trouve plutôt intéressant de se transformer en professeur afin d’aider ses petits frères( ce sont ses termes) et de mieux les préparer afin qu’ils obtiennent les bourses étatiques réservés aux meilleurs !  Enseigner est certes un métier noble mais devenir enseignant sans le vouloir ou sans en avoir la vocation vous prédispose à plusieurs imprévus face auxquels vous vous avouerez sans armes. De toutes les façons, Sahibi a l’intention d’être utile et choisit de se lancer dans l’enseignement répétitif (de quartier) mais aussi comme vacataire (au solde des parents d’élèves).

   Il se présenta donc un beau jour devant le proviseur d’un lycée reconnu pour être celui comptant le plus d’élèves cancres et dévoile ses ambitions. Ceci intéressa naturellement le proviseur dont les enseignants éprouvaient énormément de difficultés à assurer les cours ; le proviseur accepta la proposition de Sahibi et lui demanda les matières qu’il désirait enseigner. Sahibi répondit qu’étant un bon élève durant toutes ses études secondaires, il pourrait très bien enseigner les maths, la physique-chimie, le français et la philosophie ;

« Excellent », répondit le proviseur, « et je m’en vais vous proposer directement de prendre la physique-chimie et la philosophie ». Parce que ces deux matières ne sont pas encore enseignées aux élèves de seconde et de première !

Sahibi accepta et repartit avec son emploi du temps et tous les manuels nécessaires.

   Son premier cours (un cours de physique) intervînt deux jours après et les pauvres élèves, sans professeur depuis la rentrée, remercièrent Allah d’avoir ce très gentil bachelier devenu enseignant pour combler un peu la carence en profs dans tous établissements de leur pays. Ainsi donc, Sahibi est devenu un prof de physique-chimie/philosophie et se présenta pour la première fois devant la classe avec une série de manuels et d'objets inhabituels qu'il posa sur sa table, face a ses étudiants. Une fois le calme revenu dans la classe, il prît un grand bouquin d’un physicien de renom et posa des questions assez inhabituelles à l’assistance qui commença ainsi à connaître un peu mieux ce très jeune professeur.

Mais Sahibi voulait aller très vite et il voulait faire ses preuves dès son premier cours.

   Après avoir développé toutes les parties qu’il avait particulièrement travaillées, Sahibi dévoila à la classe son intention de finir tous les cours de physique-chimie par des travaux pratiques afin que la théorie soit mieux assimilée. L’approbation unanime de la classe conforta Sahibi dans son projet d’expérimentation. Une fois son cours terminé, il demanda à la classe si le thème du jour était intéressant et les élèves répondirent oui. Sahibi prît alors une série d’objets très fins qu’il déposa dans un bocal et remplît ce dernier de toutes sortes de substances. Il posa ensuite le tout dans un grand récipient devant les yeux incrédules de l’assistance. Il se mît à agiter le tout pour compacter le mélange mais voilà que l’ébullition lui donna du fil à retordre. Apres avoir répéter deux à trois fois cette manipulation, le professeur se rendît compte de son erreur (Il n’avait pas respecté les phases prescrites dans le bouquin) et demanda à la classe de reporter l’expérience à une prochaine séance.

   Le cours suivant, le mélange était déjà fait dans ce qui tenait lieu de laboratoire au lycée et Sahibi passa donc directement à la phase la plus délicate, celle de combustion ou plutôt d’explosion puisque c’était censé être le résultat de l’expérience dans le manuel de chimie, support du cours que Sahibi enseignait aux enfants. La classe était alors bien attentive. Le bocal était bien rempli de toutes les substances entrant dans l’expérience. Tous les matériels étaient prêts. Sahibi se saisît alors d'une allumette dont il approcha la flamme du bocal. Mais le mélange n’explosa pas et dans les minutes qui suivirent, le liquide s’enflamma comme une bougie, au grand contentement de la classe.

« Voyez-vous » dît Sahibi en s'adressant à ses étudiants « j'aimerais que vous réalisiez cette expérience vous-même. Ceux d’entre vous qui réussirons l’expérience auront 5 points et leurs notes seront majorées de plus 2 dans toutes les matières que j ‘enseigne. »

   Voilà qui rassura les élèves qui s’estimèrent déjà très performants au point de pouvoir faire des expériences eux-même. Mais lorsque au cours de la semaine suivante Sahibi demanda aux élèves s’ils avaient tenté l’expérience, tous avouèrent à demi-mot les difficultés qu’ils avaient rencontrées ; Sahibi était un peu déçu et conclut que son expérience n’avait pas été bien suivie, qu’il allait la reprendre à la fin du cours. Mais du fonds de la classe une voix protestataire se fit entendre et le professeur s’entendît dire que l’expérience n’était pas si difficile si toutes les conditions étaient réunies : bocal, substances chimiques, etc.… Alors très rassuré par le courage de son élève, Sahibi lui demanda de se lever et de prouver aux autres que l’expérience pouvait marcher. « Si vous commencez par avoir peur de vos professeurs, il ne vous restera plus assez d'espoir pour passer avec succès les examens » leur dit-il pour les encourager. L’élève se leva donc et s'approcha du récipient posé sur la table du professeur. Il saisît les bouteilles remplies de produits, la bougie et la boîte d’allumettes, et chacun s'accordait à dire, à la vue de l’expérience, qu'elle était cette fois-ci capable de faire une grande explosion, totalement dévastatrice. Devant la classe, l'élève mélangea toutes les substances dans un bocal avant de verser le tout dans un grand récipient. Il mît ensuite le feu au mélange qui s’embrasa d’un coup avant d’exploser. La déflagration fut très puissante et les élèves les plus proches furent durement touchés.

   Sahibi fut très malheureux et choqué de ce qui arriva et bientôt tout le monde s’accorda pour dire que la tragédie lui était imputable. Mais à y regarder de plus près, ses responsabilités étaient bien moindres. Lui-même victime d’un système démagogique, qu’aurait-il pu faire devant la soif d’apprentissage de ses concitoyens ? Nous devons admettre que chacun a une part de responsabilité dans ce drame :

   Les élèves représentaient une semence véritablement importante, comme un arbre planté et duquel on attend de bons fruits. Mais ces enfants laissés pour compte sont issus d’un système d’enseignement archaïque et souvent abandonnés à une école publique sans moyens. Et ce n’est pas parce que ces enfants réussissent dans leurs études que leur avenir est pour autant assuré. Des professeurs comme Sahibi représentent quant à eux, les victimes du népotisme et du clientélisme, deux choses parmi d’autres à l’origine des difficultés de notre système éducatif. Ces professeurs vacataires, même s’ils ont la volonté d’enseigner, se trouvent toujours face à de très nombreuses difficultés qui entament leur détermination. En effet, une vraie politique d’éducation ne peut pas reposer sur le volontariat, mais sur une professionnalisation de l’enseignement.

   Enfin, les responsables d’établissement publics et privés représentent eux aussi les victimes de ce même système d’enseignement. La différence réside dans le fait que certains d’entre eux peuvent être considérés comme responsables de la dégradation du système éducatif.

   Enfin, au regard des responsabilités des pouvoirs publics qui ne sont pas sans importance, celles des trois groupes précités apparaissent bien moindres. l’Etat doit prendre en charge l’éducation, repenser sa politique et accroître les moyens octroyés.

Moralité : " Aussi désastreuses que soient les conséquences de nos faux pas, il y aura toujours une seconde chance pour que nous rebondissions, de la meilleure façon cette fois ".
Abdel-aziz Haggar Djamal 


Blague: Sahibi dans une clinique de Paris
   Sahibi est un vrai enfant de la brousse du coté de Goré. Il ne s'était jamais rendu même à Doba. Sahibi est un chasseur de métier et sa spécialité était la chasse au phacochère. Mais Sahibi est aussi un très pieux homme, qui croit en la vie après la mort.
Alors qu'il était aux aguets en brousse, il se fit surprendre par une hyène qui le blessa grièvement. Son cousin venait d’être nommé ministre à la suite d’une ces tripatouillages politiques le fit évacuer en urgence sur une clinique de la ville de Paris. Après des soins intensifs de plusieurs jours, il reprit connaissance et constate qu’il était tout de blanc habillé et tout autour de lui était en blanc immaculé. L’infirmier vint lui demander son nom. Il lui répondit :
- sur la Terre, je portais le nom de Sahibi. Ici, je sais pas encore quel nom Saint Paul m'a donné.
BIAKA, RCI


Blague: Waldar et le Thermos magique
   Waldar est un paysan de son village de Faya. Un jour, sur invitation de son neveu Sahibi, il décide de se rendre à N’djamena. Sahibi est un grand monsieur qui vit avec sa femme et ses trois enfants dans une villa moderne avec cuisine moderne. Waldar fit environ une bonne quinzaine de jours avec la famille de son neveu. Et comme tout bon Tchadien, Waldar et son neveu Sahibi ont l’habitude de prendre du thé qui état toujours disponible dans un thermos qu’apportait Akhoutna, la femme de Sahibi. A la veille de son retour, pendant qu’il prenait le traditionnel thé  avec son neveu, Waldar, d'un ton très sérieux dit à son neveu:
-
Sahibi, taarfa kadar anna nadoum kabir, wa inti woulédi, 
Ma nagdar ni salik chokhol katir. amana, chokhol alda (désignant le thermos) walaï nidora, antinilow. (Sahibi, je suis une grande personne et toi tu es mon enfant. Je ne peux te demander beaucoup de chose. Seulement j’aimerais que tu me donne ce truc (parlant du thermos)
Sahibi un peu surprit par la demande réponds:
-
Khalas, kalam mafi, dahannak chila (Non il n’y a pas de problème, il est désormais à toi, prend le).
Waldar, très content alla ranger précautionneusement son
thermos qui contenait encore un peu de thé. Une fois dans son village, il fit appeler tous ses amis et très fièrement se mit à leur servir le thé. Au deuxième verre le thermos fut vide. Dépité, le vieux Waldar se mit à vociférer :
-
Walaï, Sahibi ma adil, tchatchani anna. Fi béta, yom koulou machine hanna nassara gaï adil tchar ké, nacharbo chaï daïman, yom waïké ma kamal. wa djibta  hinné kourra waï bass abaleï marawaï (Au nom de Dieu, Sahibi n’est pas bien. Il m’a trompé. Chez lui, la machine des blancs fabrique du thé que nous prenions tous les jours et cela n’a jamais manqué. Maintenant je l'apporte chez moi, il refuse de m’obéir même une seule fois même !!).
BIAKA, RCI


Aventure: Sahibi à Bakou en Azerbaïdjan
   Salut à tous. Ceci est, parait-il, une des plus belles histoires de Sahibi. Dans les années 1970, Sahibi devait se rendre en Union Soviétique (devenu comme tout le monde le sait, la Russie); un voyage prévu depuis longtemps mais mal organisé à cause de bien de tracas politiques au Tchad : Il y avait eu un coup d'Etat quelques jours plus tôt au Tchad. Quand Sahibi décida de partir, la situation était la moins claire du monde et rien n’indiquait que la vie allait reprendre son cours normal. Alors en plein vol, et à moins de 2 heures de Bakou où le pauvre boursier devait se rendre et où il était très attendu (avec la ferveur de ces compatriotes déjà en place que vous pouvez deviner), il passait à travers ses documents et papiers officiels, préparant ainsi la vie d’étudiant qu'il allait commencer dès son arrivée à l’université de sciences de la terre de Bakou, en Azerbaïdjan. Soudain, il se rendit compte qu'il n’avait pas en tête les noms des personnes avec qui, ils devraient vivre dans ce pays qui accueille chaque année beaucoup des ialtchadiens. Il se sentît envahi par une peur à l’idée de se retrouver dans un pays où il ne connaissait même pas la langue et eut envie de se renseigner. Il demanda à son voisin assis à côté s’il y a moyen de communiquer avec le Tchad. Celui-ci s’en excusa et lui répondis que c’est quoi le Tchad. Choqué, Sahibi n’osa même pas continuer la discussion ! ensuite il posa la même question à l’hôtesse qui, ô surprise, ne le savait pas non plus. Sa stupeur ne s'arrêta pas là: en effet, personne dans l'avion de UTA (qui a embarqué tous ses passagers à paris) ne connaissait le nom du jeune Etat d’où venait Sahibi. Alors Sahibi préjugea que c’est un avion rempli des fantômes et voulut s’en fuir par le hublot. La panique s'installa dans l'avion et le commandant de bord qui est chargé de la sécurité des passagers, très étonné par le geste désespéré de Sahibi, eu la brillante idée de communiquer avec lui pour savoir ce qui ne marchait pas: en effet, Sahibi, très surpris que son Tchad natal soit ignoré par les passagers du vol, affirma qu’il est impossible que des gens normaux ne connaissent pas le Tchad, pays très pauvre mais où les hommes dans l'ensemble entretiennent une guerre, non essentielle pour le pays et le développement économique. Et qu’il voudrait à tout pris rentrer en contact avec sa famille pour prendre des renseignements concernant ses frères qui vivent à Bakou. Le commandant lui prodigua quelques conseils et promit de le mettre dans des mains sûrs une fois arrivés à destination ; c’est alors que les choses s’arrangèrent pour Sahibi qui s’assoupît aussitôt !

   Quand l’avion atterrit sur l’aéroport de Bakou, Sahibi vit de loin que des gens qui lui ressemblaient attendaient. Lorsque il foula le tarmac de l’aéroport, il crut marcher sur la lune et l’étonnement des autres passagers fut très grande quand tous ces gens coururent pour embrasser Sahibi qui les a tous reconnus. Comment ça, ce maigrelet qui voulait se jeter désespérément de l’avion avait l’estime de tous ces gens ? Eh oui ! que Sahibi soit accueilli avec une telle solidarité laisse pantois tout ce monde, mais qu’il s’alarme en apprenant que personne dans l’avion ne connaisse le Tchad doive, en principe, le moins du monde être accepté; car si Sahibi qui ne connaît ni les avions, ni les trains accepte de faire cette aventure pour chercher le savoir, ça suppose qu’il aime son pays, et c’est pourquoi il vient à Bakou pour lui être utile plus tard !  

   Très vite, Sahibi commença avec les études et s’intégra tant bien que mal à la vie et aux habitudes du pays d’accueil. Le vodka, la neige, les laboratoires modernes et les traîneaux suscitent davantage d’admiration que de peur. Alors Sahibi, très content de cette situation, écrivit donc une lettre pour la famille et les amis du pays.

     «chers frères et sœurs, vous ne croirez pas ce que je vais vous raconter mais je pense que vous connaissez déjà des histoires qui ressemblent à celle-là et que je vous racontais déjà quand je vivais parmi vous. Même dans le cas de cette histoire personnelle, pour reprendre mon verbe d’antan, vous ne trouverez pas les réponses aux devinettes que je vais vous soumettre. Parce qu’il s’agit des choses que moi-même j’ai vécues, je vais vous laisser le soin de jouer ! Le bien que vous ferez à votre frère c’est de répondre le plus vite possible. Dites à maman de m’envoyer du charmout, du kawal, de tamour, de daraba et un bon djoungass ! moi, je vous envoie des habits, des chaussures, des ceintures et aussi des photos ; dites à papa que tout ce qu’il m’a dit quand j’étais écolier, je m‘en souviendrais très régulièrement. Voilà la devinette : ils sont différents chez eux, semblables chez les autres, rois parmi les siens, pauvres chez les autres, paresseux chez eux, bosseurs chez les autres !  qui sont-ils ?»

  Moins de vingt jours plus tard, réponse de la famille : trois lettres (une du père, une de la mère et une autre des frères et sœurs) dont voici ce que contient celle de petits frères de Sahibi

   «cher grand frère, nous aussi nous te ferons une grande surprise en te lançant une devinette : ils occupent nos pensées le jour, la nuit, le matin, quand nous mangeons, quand nous dansons, …qui sont-ils ? mais comme tu sais déjà la réponse, nous voulons avant tout te dire merci pour les cadeaux que tu nous a envoyés ! papa a trouvé le costume bleu très petit et ne l’a pas porté, mais le manteau lui convient et il nous a dit qu’il s’en servira pendant la saison de froid, maman n’a pas aimé l’ensemble et elle pense que c’est un habillement pour femmes blanches, mais elle a essayé pour nous le manteau rouge et elle ressemble à Nanagurza[1]; les filles et nous-même avons trouvé tes cadeaux formidables : les blue-jeans et autres pantalons sont très appréciés et nous les portions à l’instant même où nous t’écrivons cette note, les jupes et décolletés conviennent aux filles mais elles ne peuvent les porter car papa et maman ne voulaient pas les voir ainsi,…. ».

   Sahibi, déjà très content de la lettre des petits frères, devint carrément éclairé lorsqu’il ouvrît le colis dans lequel il trouva son bourre-estomac favori : un djoungas datant de vingt jours et raffermi par l’éprouvant voyage, ça représente sûrement un symbole ! et Sahibi d’ameuter tous les étudiants pour assister au ‘’rasage’’ de cette merveille, avec la sauce de kawal que vous connaissez !  

   Comment pouvait-on rater une telle retrouvaille au point de ne pas répondre à l’invitation ? Les étudiants affluèrent de toutes parts et l’évènement ne passa pas inaperçu ; il semble même que le ‘’rasage’’ devint un événement annuel pendant lequel Sahibi et ses amis se retrouvaient pour parler de leur pays.

Alors, Sahibi, rempli de satisfaction, écrivit une autre lettre.

   «Nous sommes ici chez nous, chers frères. Hier, par exemple, nous nous sommes réunis pour discuter un peu, en invitant tout le monde chez moi. Nous avons parlé des difficultés du pays et nous sommes prêts à faire beaucoup de choses pour vous après nos études! Il y’a plein de choses que nos villages ne verront jamais peut-être, mais il arrivera un jour où nous vous construirons le métro ! je serais très content si vous m’appreniez que papa ne fait plus la guerre à nos voisins et que maman et la tantine qui vend les galettes vont ensemble au marché; dites-moi aussi si la vieille qui habite à côté de notre maison demande toujours de mes nouvelles et si le vieillard d’en face, avec son « papa fatigué », écoute toujours la R.F.I. et n’oubliez pas de les saluer pour moi.»

Un mois plus tard, Réponse de la famille 

  
«cher frère, la lettre et les photos nous ont fait plaisir et nous t’envoyons des photos à notre tour pour que tu voies comment se portent les enfants, les voisins et aussi notre quartier….»

  J’en tirerai volontiers quelques moralités de l’histoire de Sahibi :

  1. Une terre d’accueil réserve toujours autant des bonnes surprises lorsque l’on veut bien y vivre en respectant les règles par les accueillants établies et en intégrant la communauté qui vous accueille.
  2. Rien ne vaut l’estime et la chaleur de nos familles, de nos amis et de nos voisins qu’ils se trouvent tout près de vous ou loin de vous, … !
  3. Chacun a le devoir de cultiver l’amour et l’amitié parmi les siens. Ainsi on peut poser en principe, dans les amitiés et amours cultivés par les hommes de bien, comme il n’arrive pas trop souvent, qu’une culture pareille permet de récolter la paix.  En toutes choses il faut prendre en compte, et ce qu’on exige des gens, et ce qu’on admet devoir leur concéder pour que l’amour, l’amitié et la paix existent entre nous.

[1] C’est une actrice de cinéma dont la comédie qui s’inspire d’un récit préexistant, 
très ancienne, était appréciée par Sahibi qui la  racontait à sa famille tous les soirs.
Abdel-aziz Haggar Djamal 



Blague: Sacrifice au dépend de sa peur.
   Sahibi a un troupeau et vivait en marge de son village appelé Norssi avec son ami Waldar, si innocent qu'il ne connaissait même pas la peur, alors que Sahibi a peur de tout même de son ombre, ainsi il désignait souvent son ami Waldar pour toutes les taches. Un jour Sahibi envoi son ami Waldar comme quotidiennement surveille les alentours de son enclot, ce soir le petit malheureux rencontra un monstrueux animal parmi le troupeau, il lance un cri de secours à Sahibi que l'hyène menace le bétail:
-
Sahibi l'hyène est dans l'enclot,
Sahibi de répondre:
- il faut l'attraper, 
Lorsque Waldar tend sa main pour l'attraper, l'hyène bondit et prit Waldar par la main dans sa gueule, Waldar cria:
- je l'ai attrapé, je l'ai attrapé...
Sahibi répondit:
- il faut l'attacher,
Waldar s'est débattit de toutes ses forces pour se délivrer du carnassier et ne pouvant plus, il lance un dernier cri:
- oh si pitoyable, il m'a prit.
Sahibi répondit:
- chaal lougoumta (il a prit sa part)
 Ainsi se termina l'histoire d'un malheureux  dont son ami sahibi le sacrifia au dépend de sa peur.            
Abdelhak Mht Haggar / Pays- bas
   
Blague: La moto neuve de Sahibi
  Très content de monter sa nouvelle moto Yamaha 80, Sahibi sort de chez lui et part retrouver son ami waldar. Les deux amis décidèrent d'aller faire un tour vers le quartier moursal précisément au bar 5 kilo. C'est ainsi qu'en pleine journée où la température est trop forte (45° sous l'ombre), nos deux amis empruntèrent la grande avenue nimery. Non loin de la mosquée Roi Fayçal, brusquement un chauffard frappa la moto et les deux amis tombèrent. Sans toute fois s'arrêter, le chauffard continua son chemin en zigzagant. Sahibi se leva aussitôt et coura derrière la voiture et releva le numéro d'immatriculation. Il revient hâtivement trouver son ami waldar par terre et lui demande:
- Sahibi:
réfigui inti afé séï ( j'espère que tu vas bien )
- Waldar:
afé katir sahibi  (je vais mieux)
- Waldar:
inchalla guidir chilta numero hanal arabié da (as tu pu relever le numéro de la voiture du chauffard)
D'un ton très sérieux Sahibi répond à waldar:
- Sahibi:
matakhaf, chilta numéro hagga (t'inquiète pas j'ai déjà pris son numéro)
   Après une heure d'attente les policiers se sont rendus enfin sur le lieu de l'accident. Après le constat de l'accident, les policiers ont demandé à Sahibi s'il a pu prendre le numéro d'immatriculation de la voiture et ce dernier répond: 
- Sahibi:
ayé, numero hagga da T.C.B.(oui le numéro d'immatriculation est T.C.B)
- Les policiers: quoi?????????
- Sahibi:
T.C.B.
  Finalement les policiers étaient très déçu  par la réponse de Sahibi et disent au revoir mon ami. Très choqué par l'attitude des policiers, Sahibi soulève son ami Waldar et dit:
- Sahibi:
goum nomchou Waldar, police hana hassa ma bou djoubou afé ( partons Waldar, les policiers d'aujourd'hui ne le sont pas vraiment)
- Waldar:
séï kalamak Sahibi, moudjouroumine wo lommo (tu as raison Sahibi, c'est un groupe des malintentionnés)
Akhoukou A. Ab.

Titiméh: Grande évasion de Sahibi
   Il était une fois, lors d'une bagarre avec son voisin Waldar, Sahibi tua accidentellement ce dernier. C'est ainsi que Sahibi était obligé de déserter le village pour se réfugier dans la brousse non loin de réserve de la faune de Mandelia. Quelques semaines plus tard, les proches parents de waldar ont décidés d'éliminer leur meurtrier à tout prix, ils mobilisent chevaux et armes et se mettent à la recherche de Sahibi dans la brousse. Comme les meurtriers sont toujours prudents, Sahibi a vu de loin dans l'horizon des cavaliers qui s'avançaient vers sa direction. Il avait compris que c'étaient les parents de Waldar et il s'est mis à courir pour pouvoir se distancer. Sentant la fatigue venir, Sahibi monte sur un baobab pour observer ses poursuivants, et effectivement, les cavaliers étaient toujours à sa trousse. Très effrayé, Sahibi descend de l'arbre et poursuit sa fuite quand tout à coup il croisa un homme qui était entrain de ramasser de l'herbes.  Ce dernier avait un cheval et une charrue.  Il mettait du foin dans sa charrue. Sahibi s'approche de l'homme, lui expose son problème et lui demande s'il peut le cacher quelque part?. L'homme apparemment n'est pas à100% normale.  Mais il dit toujours la vérité. Il lui a répondu:
- Tu l'as tué lors d'une bagarre n'est-ce pas? C'est pas grave car si tu l'as pas tué, il se peut qu'il te tuera. Donc, entre dans mon foin. Personne ne peut l'imaginer.
   Après que l'homme avait fini son travail, il s'est mis sur le chemin du retour.  Effectivement au sens où les cavaliers arrivaient.  Notre pauvre Sahibi se trouvait dans la charrue couvert de foin (herbe sèche).  Soudain, les cavaliers interpellent l'homme et deux parmi eux lui posent gentiment quelques questions:
-  est-ce que tu as vu une personne chétif, avec un gros ventre et de taille moyenne part ici ?
  L'homme demande:
-  pourquoi le cherchez-vous de la sorte, avait-il fait quelque chose du mal?
Ces derniers n'étaient pas sérieux.  Ils avaient caché la vérité. Ils ont dit: 
- Non, il est notre fils.  Il s'est mis en colère avec ses parents et il a pris fuite. Donc on a peur qu'il soit dévoré par les animaux sauvages.  
L'homme a dit tout en regardant le ciel:
-  eh bien votre fils se trouve dans ma charrue couvert de cet herbe
Les cavaliers ne lui ont pas cru.  Ils ont dit: 
-  Espèce d'imbécile, nous on parle de quoi et toi tu parles de quoi.
  Ils ne lui ont pas cru parce qu'il s'est comporté comme une personne anormale.  Alors que ce qu'il disait était vrai.  En tout cas, les cavaliers n'ont pas pris au sérieux sa parole et ils ont continué leur chemin.  Après s'être trop distancé des cavaliers, l'homme a demandé à Sahibi de sortir. En épilogue, Sahibi lui a remercié et il lui  demande:
-  comment ça fait il que je t'avais demandé de me cacher et pourtant tu dis à mes ennemis là où je me trouve.
L'homme a répondu:
- Écoute mon fils, si la vérité te sauvera pas, le mensonge ne va pas te sauver, il ajoute encore, si j'ai dit autre chose tout à l'heure, il se pourrait qu'ils vont me battre et brûler mon foin.  Ou bien, ils vont fouiller l'herbe pour te trouver, moi  je trouve que c'est la vérité qui t'a sauvé aujourd'hui.
  Sur ce, je fini ma légende.  Cette légende est basée sur une histoire vraie. Par ce message, je voudrais dire à tous les amis et frères d'être véridique quoi qu'il arrive.
Votre ami et frère Mahadjir fils depuis Hamilton, Canada.


Blague: Les rêves de Sahibi
   Sahibi a toujours rêver de la capitale (N'djamena), après avoir fini difficilement ses études et par l'accord de ses parents, il décide en fin d'aller poursuivre ses études à N'djamena. Une fois arriver pour sa première journée de classe, le prof a demandé à la classe de dessiner un bateau dans la mer. Tout le monde a dessiné, mais sahibi a dessine seulement  le bateau. Lorsque le prof a regardé sur la feuille de sahibi, il voit seulement le bateau. C'est pourquoi  il lui a demandé de savoir, pourquoi a t-il dessiné le bateau sans la mer. Après  avoir longuement réfléchit ce dernier lui répond:
- ce n'est pas possible de dessiner la mer, si non la feuille sera mouillée.
Abdelhak Mht Haggar / Pays-bas


Blague: Le malentendant Sahibi et sa femme Akhoutna
    Dans le petit village d'endjobdi nom loin de n'djamena sur la route de Massaguet, vivait Sahibi un malentendant et sa femme Akhoutna. Dans ce village d'une vingtaine de couzi(cases) environ juxtaposées les une des autres, la nuit tombée, les villageois ont du mal a dormir et cela dure depuis le mariage de Sahibi avec akhoutna, parce que Sahibi comme il entend mal pense que les autres aussi lui entendent mal et il faut qu'il crie fort pour ce faire entendre. En effet, chaque nuit que Sahibi retrouve sa femme Akhoutna pour coucher avec elle, il crie à haute voix:
- amourgui sourwalkiiiiii, amourgui sourwalkiiiiii(enlève ta culotte, enlève ta culotte)
C'était tellement à haute voix que tout le petit village ne peut s'en passer d'entendre. C'est ainsi que les femmes du village avec en tête Caca la plus vielle femme du village décident d'aller voir Akhoutna la femme de Sahibi. Par la voix de la vielle femme les femmes du village proposent à Akhoutna:
- akhoutna, sid di achirna, batan da amourgui sourwalki wo ardjé radjilki, lé ma yi awi(desormais enlève ta culotte et attend ton mari, pour qu'il ne crie pas) 
- sémé, kalamkou saii(daccord, vous avez raison) répond Akoutna la femme de Sahibi
La nuit est tombée encore sur le village, Sahibi le malentendant retrouve sa femme Akhoutna sur le lit comme d'habitude mais il remarque vite qu'elle ne portait pas de culotte. Très content, il crie à haute voix:
- bigui léki halou saii, bigui léki halou saii(tu commence à aimer ça, tu commence à aimerça)
Cette nuit là était pire que les autres nuits, Sahibi dans son euphorie n'en fini de crier à tel point que même les animaux domestiques du village ont eu peur de ce vacarme assourdissant. mais qu'est ce qu'il faut pour faire taire Sahibi? Histoire à suivre.
Tchadicus


Blague: Sahibi et sa voisine de 80ans
  À N'djamena dans le quartier Diguél non loin du palais de 15 janvier vivait une vielle femme de 80 ans, c'était une voisine à Sahibi. La vielle femme à défaut d'enfant prenait tous les enfants de ses voisins comme ses propres enfants.  Elle vivait seule et dépendait souvent des services de ses voisins. Mais cette dernière âgée de 80ans a tout le temps des problèmes de santé. Tout les jours elle dit qu'elle est malade et qu'elle a mal partout. Sahibi qui est son voisin immédiat et qui a une voiture l'emmène à l'hôpital central de N'djamena chez le médecin, et après analyse, le docteur n'a détecté aucune maladie, elle est en bonne santé. Les autres jours c'est toujours le même scénario: elle dit qu'elle est aux portes de la mort tellement qu'elle a mal au corps. bref Sahibi son voisin et le docteur en ont marre d'elle. Un jour le docteur analyse la situation générale, tire une conclusion et dit ceci à Sahibi:
- votre vielle voisine a une santé de fer mais je crois que ce qu'il la faut, c'est un homme, je sais que ce n'est pas facile pour vous d'entendre ça mais il faut que vous la cherchiez un mari sinon elle va devenir hystérique. Sahibi ne sachant quoi faire pour aider sa vielle voisine, décide de la ramener chez elle. En voiture, sur le chemin du retour pour la maison, non loin du Souk-kabir, la vielle femme dit brusquement ceci à Sahibi : 
-Sahibi... kalam al doctor orra da simita séy?
 Sahibi répond doucement:
- ayé simita. 
quelques instants plus tard la vielle femme dit:
-wo hassa tidora tisséy chounou ya wilédi, 
Sahibi se fâche et dit à sa voisine: 
-
kaka, radjil hana tamaïnine sénné(80ans) da, ana nalga léki mine wéne.
la vielle voisine décidément ne veut pas relâcher l'idée du docteur conclut:
-haïy ya wilédi...radjil hana tamaïnine séné(80ans) kan ma talga koulla, kan liguita roudjal tinéne hana arbaïne séné(40ans) da ma yabga tamaïnine, wa da bass nalga afé khalas .
Mahamat saleh Erdimi Hull/Canada


Blague: Sahibi chez le sultan tagozagolo
   Un jour, tagozagolo réunit tous les marabouts de son sultanat. Il explique à ses invités ce qui suit :
- moi tagozagolo, j'ai la charge d'une centaine d'orphelins, chaque année, j'envoie en pèlerinage à la Mecque une cinquantaine de personnes âgées, dans ma cour, enfants, jeunes femmes et hommes, personnes âgées, trouvent tout ce qu'ils veulent : nourritures, soins, aides financières, etc. sans compter les multiples sollicitations des autres personnes au Tchad et aussi dans les pays voisins du Tchad. Alors vous les marabouts, hommes de Dieu, pensez-vous que moi, tagozagolo, pourrais-je ne pas aller au paradis ?
Après un instant de réflexion, les marabouts répondent à l'unanimité que tagozagolo, vue tout le bien qu'il a fait et qu'il continue de faire, ira sans nulle doute au paradis.
Au même moment, on aperçoit de loin Sahibi préparer son cheval pour un voyage. tagozagolo le fit venir et lui soumet la même requête. Sahibi fixa tagozagolo et lui dit :
-
les orphelins, qui a tué leurs parents ? C'est vous tagozagolo, les vieilles personnes que tu envoies à la Mecque, qui a volé toutes leurs économies ? C'est vous tagozagolo, Ceux qui peuplent ta cour, qui a confisqué leur liberté ? C'est vous tagozagolo.
Donc, si vous tagozagolo à votre mort, vous n'est pas en enfer, c'est que l'enfer n'existe pas tout simplement.

Tagozagolo fixa Sahibi pendant un instant et lui demande ce qu'il veut comme récompense. Et Sahibi demande que tagozagolo le laisse partir libre afin qu'il puisse travailler et s'occuper des siens. tagozagolo le remercia et concéda au vœu de Sahibi.
Gamar


Aventure: Sahibi en Europe
 
Fraîchement arriver en Europe dans le cadre de ses études, sahibi s'est trouvé un ami. Un jour pour impressionner son ami au visage pale, sahibi commence à lui expliquer:
- mon cher ami, sais-tu que chez moi au Tchad dans la grande forêt africaine la circoncision se fait avec un couteau rouillé, non effilé et les sutures se font avec des épines, en plus le moindre cris te vaudra des injures pour toute ta vie
- mais vous êtes chanceux chez vous au Tchad répond son ami, sais-tu que chez nous ici l'infirmier procède à la circoncision les yeux bandés, ciseaux d'un mètre de longueur à la main  et seuls les chanceux en sortirons avec la tête de leur machin décapitée
- mais ils sont malade ou quoi, et toi mon ami tu es parmi les chanceux ou non, demande sahibi très étonné 
- moi je suis sorti indemne de cette affaire lui répond son ami
- puis-je savoir comment demande encore sahibi
- c'est simple, j'ai refusé la circoncision 
- donc tu es zoumboulou rétorque sahibi
- oui mon ami, même si je ne sais pas ton mot zoumboulou je suis certain que tu es au pays de ces derniers
- kaïé ma adjib(arabe local) lance sahibi en murmurant.
Tchadicus


Blague: Sahibi en classe de CE1
  Le maître comme on a souvent tendance à nommer l'enseignant au baladna dessina un mur au tableau et demanda si un élève pourrait trouver le nom.Du fond de la classe sahibi un élève plutôt d'habitude nul, silencieux  et dont la forte note atteint difficilement 0,5/10,cria:

- moi monsieur, moi monsieur, moi monsieur
    Le maître visiblement très étonné de l'effort sans précédant de son élève sahibi hésita un instant puis le désigna:
-vas y sahibi ,je me suis toujours dit qu'un jour tu feras de progrès 
sahibi poitrine en avant sourire jusqu'aux joues répond:
- une dourdourrr (le mur en arabe local)
Alors des larmes jaillirent des yeux du maître qui comme l'assistance applaudirent sahibi. Après tout il ne veux pas sanctionner le premier effort erroné soit-il de sahibi.  Le maître expliquera par la suite que sahibi voulait bien dire <<un mur>>

  seulement sahibi fait allusion à l'époque de la légende Sao ou le mur est aussi appelé dourdourrr mais que dorénavant c'est un mur.
Personne dans la salle n'a compris et sahibi était tout content de trouver une réponse même ancienne.   


Blague: Les deux amies
  Deux femmes très amies âgées d'environ une cinquantaine d'année chacune sont  prises en chasse par un méchant chien sur le chemin du souk khalla (marché de mil), dans le quartier Ridina. Après quelques interminables minutes d'une course folle, l'une d'entre elle voyant la fatigue venir en elle demanda à l'autre qui prend de l'avance sur elle:
- eh! prends un peu de sable et verse dans les yeux de ce chien méchant afin qu'il puisse arrêter de nous poursuivre ainsi
l'autre femme sans ralentir sa course répond:
- et toi tu cours sur une natte ou quoi? regarde sous tes pieds s'il n'y a pas de sable


Blague: Sahibi et le PCV
   Après avoir brillamment réussi son baccalauréat, Sahibi a obtenu une bourse pour aller poursuivre ses études à l'université de Salt Lake City aux USA. Le père de Sahibi est inquiet pour ce voyage. Ce n'est pas le fait que Sahibi s'en aille si loin et pendant des longs mois qui l'inquiète. Le père de Sahibi n'aime pas l'avion. Sa crainte s'est accentuée après les attentats du 11 septembre 01 contre les 2 tours de Wall Trade Center. Mais là, l'avenir de son fils l'oblige à surpasser sa peur pour ces engins tout de même dangereux maintenant. 
   Le jour du voyage, le père de Sahibi demande à son fils de lui téléphoner dès qu'il descend de l'avion. Sahibi promet de le faire. Seulement, Sahibi a été sensibilisé sur la gestion de la bourse par des étudiants venus en vacances au pays. Téléphoner à l'international ça va me coûter une somme non négligeable, mais que faire alors ? Après une courte réflexion, Sahibi a eu cette idée ingénieuse : le PCV (Payer Chez Vous).
Sahibi explique à son père le principe du PCV. Le lendemain Sahibi quitte N'djaména pour Salt Lake City. Le soir même, un opérateur de la TIT appelle:
- Allô ! , bonsoir Monsieur Filane,
- Oui, bonsoir
- Monsieur Sahibi vous appelle des USA, acceptez-vous de le prendre en PCV ?
- Non merci, c'est mon fils. Je sais déjà qu'il est bien arrivé.

Faites comme Sahibi !
Mahamat.abakar@caramail.com


Titiméh: Marfaïne et le Bachome
   Marfaïne (l'hyène) et son neveu le Bachome (le chacal) décidèrent  de partir à la chasse et se donnèrent rendez-vous le lendemain de bonne heure au
Hadjar Arkou (Montagne Arkou). Marfaïne trop pressé est partit à la chasse sans attendre son neveu le bachome. Après une longue marche solitaire, notre Marfaïne aperçoit finalement dans un champ de maïs un Djamal (chameau) entrain de brouter de l'herbes. Tout à coup le Djamal constata qu'il est en danger, prend la fuite pour se mettre à l'abri du Marfaïne, mais sans attendre, ce dernier se mis à sa poursuite. Après une longue poursuite marathonienne, le Marfaïne et le djamal tombèrent dans un puits sec. Marfaïne ne savait quoi faire, il ne pouvait plus manger le djamal, et se console en lui jetant un regard méchant tout en espérant trouver un sauveur. Le Bachome se pointa au lieu du rendez-vous et constata que son oncle(Marfaïne) n'est pas présent sur le lieu, très vite il a compris que son oncle est déjà partit pour la chasse. Sans broncher, notre Bachome commença a vadrouiller dans la foret tout en espérant retrouver son oncle avec un gibier. Après une longue vadrouille de recherche, arrivé près d'un puits, le bachome sentit l'odeur de la viande. Très rusé, le Bachome jeta un coup d'œil dans le puits et il observa  son oncle Marfaïne à côté d'un djamal au font du puits. Marfaïne a très vite compris que son neveu ne pouvait rien lui faire et commença a murmurer:
- Adjab, (s'étonne Marfaïne)
le Bachome rétorque en disant:
- Waktal adjab lissa oncle, sidal bir, wo sidal djamal yédjou goboul (Ne soit pas surpris oncle, tu sera surpris lorsque les propriétaires du puits et celui du chameau se présenteront)
Sans attendre une réponse de son oncle Marfaïne, le bachome continua son chemin en disant tout haut:
- A wal koullah, nass galow, al yakoul wéhéda, youmout wéhéda (qui mange seul mourra seul)
Tchadicus

Blague: Sahibi à Montréal
  Nous sommes en 1998, Sahibi après son baccalauréat, il obtient une bourse d'étude pour aller étudier à Montréal, c'était au Canada. Après un long voyage fatiguant, Sahibi visiblement très marqué par la difficile séparation avec Akhoutna mais indépendante de sa volonté, atterrit enfin à Montréal. Tout au long de ce voyage Sahibi n'a cessé de penser à Akoutna, elle sanglotait à l'aéroport de N'djamena quand il la quittait. Mais que voulez vous il doit finir ces études avant toute chose. Voila trois jours à peine son arriver, Sahibi est invité dans une fête organisée par sa communauté et il se dit qu'il irait se consoler le cœur auprès de ses amis. Le jour de la fête, Sahibi retrouve Waldar, un ami de son quartier Amriguébé, après avoirs échanger quelques accolâtes et se secouer la main, Sahibi et Waldar s'attablent et s'échangent des nouvelles. Avant de se séparer Waldar propose à Sahibi:
-
yakhaï, ce soir ni fatouchou lék blonde waïdé madri (ce soir on te cherchera une blonde)
Très choqué Sahibi répond:
-
la la la, anna ni wéddi wéne nassaranié, non non illé Zarga africaine béss ni faticha (non non non, moi je veux amener où une blonde, je chercherai plutôt une noir africaine)
   Waldar a compris que Sahibi n'a pas compris sa proposition, avec un sourire moqueur aux lèvres Waldar est parti. Quant à Sahibi, il s'aura 6 mois plus tard, que le mot "blonde" signifie tout simplement petit amie. Depuis ce jour il se dit:
- Nassara khalbatine
Tchadicus


Blague: Sahibi et la Mami-wata
  C'est l'histoire de Sahibi qui, un samedi soir décide d'aller faire la bamboula comme d'habitude vers le quartier moursal. Il prend donc sa moto C75 et se dirige le long de l'avenue Mobutu(il est 23heures passer) et là, il aperçois une fille avec un voile blanc des talons blanc et un jolie sac à main blanc. Évidemment, il s'arrête, la dit bonjour et commence à tchatcher. En tant que bon wiléd-n'djamena, il réussi à embarquer la fille et l'amena dans le restaurant poulet d'or, ils dînent et passent un très bon moment. Sahibi a déjà son programme tout tracer dans sa tête, mais avant de l'amener chez lui, il l'a propose d'abord d'aller danser à oxygène night-club. Ils atterrissent à oxygène, s'installent, et vont danser sur la piste au rythme très douce de Maître Gazonga, et là, en plein déhanchement, Sahibi remarque qu'une fille qui danse en face d'eux a des sabots à la place des pieds, Sahibi est stupefait, il s'approche doucement de l'oreille de sa compagne et lui dit:
-la ilaha ilala, chiffi, chiffi biney al gay talab djambina di, ridjiléna hana djouat 
et sa compagne lui répond:
-guoul allah, michil hanay dol ké?
Sahibi regarde les jambes de sa compagne et elle avait la moitié de son corps en cheval, Sahibi s'écroule et meure, c'était une mami-wata.   


Blague: Ventilateur wara sai
   Dangao, un homme fort parmi les durs au pouvoir vient de perdre sa femme suite d'un envoûtement. Sahibi qui est le cousin germain de l'homme décide d'aller au lieu du recueillement transmettre ses condoléances a son cousin. Arriver au lieu, Sahibi dit bonjour et s'assoie a coté de son cousin. Il récite avec celui-ci des rites et interpelle le tout puissant pour son amour. Mais comme la nature n'est pas catholique ce jour, un garçon de courses a reçu l'ordre d'amener un ventilateur. Sahibi qui n'a jamais vu le model amené, est resté dépayser a observer les mouvements de l'appareil . Ne pouvant attendre longtemps sans être présenter au public comme cousin germain de Dangao, il demande un silence et dit: 
- shiftou wa! Grand-frere Dangao kata machine da lé tichoufou kadar anina saii ké akhouan, Bendilatére da yissouflé fit Dangao woh i gabil ley anna, gaii yi wassibkou kadar anina saii saii akhouan
Il s'arrete et regarde s'il y a désapprobation alors Moussa confirme en disant: 
- saii kalamak, bendilalterre wara gal ichabou ichabou saii saii houmam akhouan akhouan
Félix, USA


Blague: Sahibi au marché de Dembé
  Un après midi, Sahibi se rend au marché de Dembé pour acheter du Charmoute afin que sa douce moitié puisse préparer le diner du soir. Après avoir tourner en rond pendant quelques minutes à la recherche des vendeuses de Charmoute, Sahibi s'adressa à une bonne dame 
- Bonjour madame
- Bonjour monsieur
- madame où pourais-je trouver du charmout ici?
- et la bonne dame répond : hum adjab, toujours Sara moutou bess, Doum moutou  ké mafi wa ?
Gamar


Blague: Le 1er amour de Sahibi
     C'était l'été 1985, Sahibi est en classe de CM1à l'école du Centre. L'année scolaire tire à sa fin, les élèves étaient tous content de finir l'année. Mais voila que l'année tant à finir, Sahibi vient juste de faire la connaissance d'une jeune fille de sa classe la belle Fanta appelée aussi  «chaloufta Zarga» pour ses lèvres noires. Une très bonne relation amoureuse qui vient de commencer entre Sahibi et Fanta chaloufta zarga. Un jour, Sahibi invite la belle Fanta chaloufta zarga chez lui, après avoir parler du tout et de rien, Fanta décide de partir et avant de partir elle demanda à Sahibi:
-
antini bise wahit, anna machi bét (donne moi une bise, je veux rentrer chez moi) 
Sahibi n'a jamais entendu parler de ce mot «bise» auparavant, il est surpris et très gêné de ne pas comprendre ce que demande la belle Fanta chaloufta zarga mais quand même il décide de la répondre:
-
sémé, ambakir taali nantiki bise wahit (d'accord, revient demain et je te donnerai une bise) 
 La belle Fanta chaloufta zarga part chez elle avec bien sûr des interrogations. Sahibi, resté seul, se demande si cette fille n'est pas matérialiste. En tout cas, c'est bizarre dit-il, premier rendez-vous et la belle Fanta veut une bise et je ne sais pas combien coûte une bise, à voir sa beauté, ce qu'elle demande coûte une fortune et moi je suis qu'un élève. Le lendemain, à quelques heures de son rendez-vous avec Fanta, Sahibi désespéré, retrouve son grand frère et lui demande:
 - grand, amiss chifta filime wahit illé bi orou bise, bise, hou chounou bise da? (grand frère, hier j'ai suivi un filme dans lequel on parle que de bise, bise, c'est quoi bise?) 
-
bise da ma embrasser fi choudouga béss wa (c'est juste embrasser sur la joue) lui répond son grand frère.
Sans attendre, Sahibi va dans la douche, il prend une heure pour brosser ses dents et sa langue. Comme prévu, la belle Fanta chaloufta zarga se présente au rendez-vous. Après quelque temps passer ensemble Fanta dit qu'elle veut rentrer, et cette fois ci Sahibi la prend dans ses bras et la donne une bise. Quand Fanta lui demande pourquoi hier il a refusé de lui donner une bise, Sahibi dit qu'il ne voulait pas simplement précipiter les choses au premier rendez-vous. Chaloufta zarga n'a rien compris et Sahibi est heureux.
Adoum Hassan, (TORO)


Blague: Sahibi, l'enfant terrible du Quartier Arboutsoulback
   À N'djamena dans le quartier Arboutsoulback, vivaient Sahibi un enfant d'âgé d'environ 8 ans et sa mère Amsahibi. Malgré son très jeune age, Sahibi est un enfant terrible, têtue, insolent, curieux et il ne manque pas d'imagination pour entraîner sa pauvre mère dans de nombreux  problèmes. Un jour, leur voisine accoucha un bébé qui n'a pas d'oreille et le jour du baptême Amsahibi supplia son fils Sahibi de ne rien dire au sujet des oreilles de ce bébé une fois qu'ils seront au baptême, Sahibi pour sa part promet à sa mère de fermer les yeux et d'ignorer les oreilles du bébé de la voisine. Le jour du baptême, Sahibi, sa mère et beaucoup d'autres invités étaient près de la voisine quand, Sahibi demanda à leur voisine la mère du bébé:
-voisine, voisine, votre bébé voit-il?
-non il est encore bébé répond la voisine
-quand il aura 30 ans, est ce qu'il peut voir? questionne encore Sahibi
- à 30 ans il sera un homme et il pourra regarder de loin comme de près répond la mère du bébé.
   En ce moment là, la mère de Sahibi était très contente de son fils qui ne joue pas au trouble-fête avec jusqu'ici que des simples questions sagement posées. Mais Sahibi n'a pas encore satisfait sa curiosité et il demanda encore à sa voisine :
- mais voisine, quand votre bébé aura 100 ans, est ce qu'il pourra toujours voir?
-
non Sahibi, à 100 ans on lui cherchera des lunettes expliqua sa voisine
-
comment votre fils portera-t-il ses lunettes? demande encore Sahibi.
 Brusquement toute l'assistance se tut, la voisine, la mère de Sahibi, comme les autres ont tous compris ou est ce que ce terrible Sahibi. veut en venir. Sahibi le terrible enfant d'Arboutsoulback a tout fait pour dire autrement que le bébé de leur voisine n'a pas des oreilles et une fois de plus Amsahibi est dans de problèmes.
Adoum Hassan (TORO)


Aventure: Sahibi, sa femme khadidja et le génie
 Sahibi et Khadidja, est un couple comme tous les autres mais le mari se nommant Sahibi est un chasseur. Un jour il partit en forêt, et il vu un  épervier  pris au piège d'un autre chasseur. Il le libera, et au moment de s'envoler, l'épervier qui en faite était un génie déguiser lui remis trois oeufs et lui dis ceci: prend ces œufs, et à chaque fois que tu voudra quelques chose, va au bord de la rivière et prononce le nom de ce que tu veux(or, argent, pouvoir)  et jette un oeuf dans la rivière et ton vœu sera exhaussé immédiatement, un autre jour l'autre oeuf, ainsi de suite jusqu'a ce que tu finisses les trois œufs, mais il ne faut surtout et surtout le dire à personne (même pas à ta femme) c'est très important. Notre chasseur Sahibi est le plus heureux des hommes, sur le chemin du retour il se fait des milliers de projet entre autres (un ranch en Californie, une alpha romeo, un jet privé). Arrivé à la maison, Sahibi oubli la recommandation du génie et dit à sa femme: 
- khadijda! ké taali djaï, dounya amfakat lenna khalass. Et puis il commence à raconter à sa femme ce qui s'est passé dans la foret. khadija dont les cheveux s'arrêtent aux oreilles dit ceci:
- aoual be aoual da, khalli namchou bahar nazougoulou béte djidatt wahit léy chahary (cheveux) yabgo toual.
 et ils s'en vont au bord de la rivière, jettent un oeuf et là, instantanément les cheveux de khadidja abondent jusqu'aux chevilles. très surprise, elle crie:
 
- la la la, souf da koulou niwadi wéne, yalla azougoula béte djidatt akhar léy nangoussou chia madiri. Le pauvre Sahibi s'exécute et jette le deuxième œuf, et là comme par magie, sa femme Khadidja se retrouve complètement chauve. Elle crie de nouveau:
- wourourouk wadal kélip da,  yalla azougoula akhar le soufi al chiya hana awal da yedji bakana. Bien sûr il jeta son dernier et ultime œuf et sa femme retrouva ses cheveux d'avant. Sahibi psychologiquement milliardaire se retrouve sans œuf et sans rêve, aussi misérable qu'avant.

Mahamat Saleh Erdimi.   


Titiméh: Les deux compagnons, le "djamal" et le "dout"
  C'était deux compagnons qui font un voyage au dos d'un chameau, après des jours et des nuits de marches, le chameau se fatigue, craque et meurt. Désespérés, les compagnons décident quand même de le dépecer et de le manger. Alors ils se mettent à l'œuvre : ils tirent l'animal sous un arbre et commence à le vider le ventre et le peller la peau. Ils sont en plein travail quand tout à coup, surgit d'on ne sais où, un lion. Alors là, c'est la panique, l'un grimpe à l'arbre et l'autre entre dans le ventre vidé du chameau. Le lion qui avait vu celui qui était monté à l'arbre, s'approche de l'arbre en rugissant. Alors la personne qui est sur l'arbre dit ceci en arabe local:
- hey dout, ana walla wehedy. mah daakou refigui guaï tihit fi botoune djamal da, amchi akoulah ké. 
 Soudain, très choqué par l'attitude lâche de son ami sur l'arbre, le compagnon caché dans le ventre du chameau sortit de sa cachette, s'approcha de l'arbre et engueula son ami en disant: 
- hey iinti, kadab hanak da, malla toori da Tellement qu'il était en colère notre ami avait complètement oublier la présence du lion. Bien sûr, le lion le dévora.
M.S. Erdimi.  Hull/Canada


Blague: Le sakkari mafindi
   C'était vers la fin du mois de ramadan exactement le 29e jours. En plein rue à N'djamena, dans le quartier Ambassatna, un groupe de personnes, une centaine environ cherchent ensemble désespérément à localiser la lune pour célébrer son lendemain la fête du fin de ramadan. Tout à coup un Sakkari Mafindi sakkran (un vagabon soûlard et ivre) se tenant à peine sur ces pieds fait son apparition. Très étonné par cette foule immense devant lui, il  n'attend pas pour savoir, tout en trébuchant, il va vers la foule et demanda:
- gaï din ti fatouchou chounou wa, ya djama (qu'est ce que vous chercher)
Quelqu'un parmi  la foule à quand même pris la peine de lui répondre:
- gaï din nou fatouchou gamar da (on cherche à localiser la lune)
Puis le sakkary mafindi sakkran d'un geste, pointa sa main  vers le ciel et dit:
- ma dakou gamar da wa
 Tout le monde se joint à lui et effectivement voila enfin la lune en forme de croissant dans la direction de sa main. La foule applaudit  le sakkari mafindi sakkran, le souleva aux cris de youyou et d'acclamation :
- cha fa gamar da awwal, achkourou, (il a pu localiser la lune le premier, il faut le remercier, etc.)
Après cette hasardeuse réussite, le Sakkari mafindi sakkran est encore tenté par l'expérience inattendu de tout à l'heure et il dit à la foule qui l'acclamait toujours, en pointant sa main vers le ciel:
- agoufou, agoufou, dakou gamar akhar (arrêter, arrêter, voici une autre lune par ici)
Cette fois, la foule se jette sur lui, coups de poings, coups de pieds, et il à dû prendre ses jambes sur son cou pour s'échapper à la foudre de la foule qui criait cette fois ci:
- aakourbou, doug gouou, fourouchou, sakkary, mafindi, kad dab (arrêtez le, tapez le, battez le, soûlard, vagabon, menteur) 
  Après s'être évader de justesse dont lui même ne sait pas comment, le sakkari mafindi sakran constate avoir perdu deux dents et ses chaussures. Il jure retenir qu'une leçon de cette expérience où en moins de cinq minutes il est passé d'allier en ennemi, celle que même l'enfer est pavé des bonnes intentions, lui qui voulait aider se retrouve en mauvaise posture. Visiblement très déçu et fâché il dit tout bas:
- nass ma indoum khére, boutan kan gamar marac guidami koulla, ni laffid allé saba, wa kan marac allé saba ka man n'akdar le khachoumi (les gens ne sont pas reconnaissants, dorénavant si la lune apparaît devant moi je tourne à l'Est mais si jamais il apparaît encore à l'Est, je ferait mieux de me taire) Tchadicus


Anecdote: Un goum en situation 
   
Un goum (ancien militaire) par une claire de lune se trompa de dourbali (culotte) en portant celle de son amante. Arriver à la maison, sa femme  constata la nouvelle tenue que son mari balançait entre les jambes, très étonnée  elle demanda à son mari
- HÉ! ou est ce que tu as troqué cette culotte?
Après avoir eu chaud quelques seconde il répond:
-tu crois que nous les goumiers (goums) on a le choix avec ce Hakouma (colon) qui nous donne des tenues bizarres à chaque fois, pire encore je crains que la prochaine fois c'est une bornoborno (robe) qu'il nous obligera à porter, et ce jour je démissionnerai.


Blague: Le ramadan
   Deux aveugles en plein prière entendent un enfant dire" Gassoumou baden Medidé da". L'enfant pose sa tasse aux pieds d'un des deux aveugles et le reprend  sans faire du bruit et continue sa route. A la fin de la Priere, un des aveugles demande à son ami " We'n medidé da?" et l'autre de son côté répond " Inti battan, Allah isouroufac...Kélib!"
Ngoussou R. Félix, Portland State University


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