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Blague:
Sahibi et
l’Ignorance
Sahibi et Waldar
sont deux amis de longue date et beaux-parents (Waldar est le
frère d’Akhoutna, la femme de Sahibi). Mais la pratique et
l’appréhension de la religion ont toujours opposé les deux
hommes : Waldar est un bon musulman et fervent pratiquant alors
que Sahibi même « officiellement » considéré comme musulman, ne
croit guère en Dieu. Il croit certes à certaines manifestations
de Dieu comme la mort, la naissance ou encore la pluie mais
l’appréhension de la personnalité divine et les exigences
religieuses ont toujours été des vrais casse-têtes pour lui.
Waldar à maintes reprises a tenté de ramener son ami sur « le
droit chemin » mais ses efforts ont toujours été vains tant
l’ignorance de Sahibi est grande.
Cette année, après un long et épuisant mois de Ramadan, Waldar
décida de s’acquitter du devoir du pèlerinage. Il se rendit à
Makka, comme on dit chez nous. Mais au cours de
l’accomplissement du pèlerinage, l’ami Waldar trouva la mort !
Il fut appelé au Ciel comme le diraient mes amis Chrétiens.
La douloureuse nouvelle émut toute la contrée natale de Waldar.
En effet, il est considéré comme mérite, par les Musulmans de
trouver la mort au cours du pèlerinage. Mais Akhoutna, la femme
de Sahibi, en âme sensible ne put s’empêcher de pleurer son
frère et cela des jours durant. Ce qui finit par agacer Sahibi :
-
Écoute, arrête de pleurer pour rien ! Si Waldar est parti mourir
là-bas c’est de sa faute. Ce n’est pas la faute de Dieu ! Il est
parti le provoquer chez lui ! Même ici, il nous cherche la mort,
combien de fois chez lui. Il est très idiot ce Waldar, wallay
(!!??) ! Expliqua
Sahibi à sa manière, apparemment très ignorant des pouvoirs
divins.
NB :
Les Musulmans considèrent la Kaba qui se trouve dans la ville
saoudienne de la Mecque comme la Maison de Dieu. La Kaba fut
construite par le prophète Ibrahim ou Abraham pour les Chrétiens
et qui se trouve être l’ancêtre commun aux prophètes Mohamed
(paix et bénédiction sur lui) et Jésus Christ (paix et
bénédiction sur lui).
Leçon :
L’ignorance de Sahibi est ici certes d’ordre religieux mais pour
nous Tchadiens, l’IGNORANCE est le plus grand mal qui nous
habite et est à l’origine de beaucoup de nos problèmes. Alors
combattons l’ignorance par la recherche du savoir et la
compréhension du prochain.
Abderamane
Oki Youssouf
oki_abderamane@yahoo.fr
Bratislava, Slovaquie.
Blague:
Sahibi
le bouc
Sahibi est un éleveur de caprins dans l’un des innombrables
ouaddis de L’Ennedi. Son emploi du temps est le même depuis des
années : faire abreuver et paître ses chèvres, dormir pendant
les heures chaudes de la journée quand les bêtes sont au repos
et rentrer chez lui le soir.
Un soir en rentrant chez lui comme à l’accoutumée, il trouva son
épouse Akhoutna entrain de moudre du mil pour le repas du soir.
Elle avait les genoux au sol et le corps penché à l’horizontal
sur la broyeuse (pierre à moudre). Elle était à peu près à
« quatre pattes ». En apercevant sa femme dans cette position
plutôt "incongrue", Sahibi se mit à quatre pattes et marcha vers
elle.
- Aboûuboûu, aboûuboûu !!! Cria-t-il.
- Qu’est ce que ce ? S’étonna
Akhoutna
- Je suis le Bouc et tu es ma Chèvre !
Répondit Sahibi.
- Humm ! S’exclama Akhoutna.
Sahibi s’approcha davantage et fit son crie de Bouc de plus
belle, en serrant Akhoutna pour les reins.
- Arrête
Sahibi, laisse-moi travailler !
Supplia la courageuse femme.
- Non !
Tu ne vas pas travailler, on va jouer au Bouc et à la Chèvre !
Ordonna-t-il.
- Tu
es ridicule, Sahibi !
- Oui !
Et je m’en fou du ridicule.
Apostropha Sahibi d’un air tout à fait sûr.
A
cet instant, arriva Waldar, son ami de toujours.
- Salam
Alekoum!
Salua
l’hôte.
-
Wa-alekoum Salam !
Faddal (prends place) !
La monotonie
et l’ennui m’ont transformé en bouc. Avoua le berger Sahibi à son ami qui avait tout
vu en arrivant.
-
Pas grave !
Lâcha Waldar dans le soucie de temporiser.
Leçon : La monotonie de la vie est une prison pour
beaucoup d’entre nous. Il faut quelques fois s’évader de cette
monotonie pour reprendre goût à la vie, d’où le comportement
quasi-enfantin de Sahibi.
Abderamane Oki Youssouf
oki_abderamane@yahoo.fr
Blague:
Sahibi
confond circoncision et amputation du pénis!
Sahibi
a un ami très cher qui s'appelait Perlaih.
Celui-ci vivait dans une province du Sud du Tchad où le
Commandant Filann, illettré galonné, exerçait son autorité
avec frasques, étourderies et bévues.
Un
jour, le commandant Filann et ses éléments surprirent Perlaih
entrain de pisser à l'air libre, manipulant sa queuquette avec dextérité.
Un coup d'oeil furtif suffit au Commandant Filann de découvrir
que Perlaih
portait encore son prépuce intégré. Il était un "zoumboulou"
comme disait l'arabe dialectal ou un "Kafidé"
comme l'on disait en Gorane.
Aussitôt
après la découverte de cette anatomie vierge de Perlaih, le
commandant fit pleuvoir ses ordres:
- Amenez
ce Zoumboulou chez le wadjami (guérisseur traditionnel) pour le
circoncire!
Martela-t-il envers ses éléments. Manu militari, Perlaih s'était
vu forcé de se circoncire. On lui coupa alors le prépuce à la
façon des "musulmans" ou des juifs.
Sahibi, lui-même non circoncis, prit le large et se réfugia dans
une ville camerounaise, de l'autre coté de la rive. Là, Waldar,
un réfugié de longues dates, demanda les nouvelles du pays au
nouveau venu:
- Sahibi, Darr-da afi fi wa-la afi mafi wa??( Sahibi, est-ce qu'il y a
la paix au pays?)
-
Afi?? afi wenn wa? Perlaih-koulou, houmann gayi gato-djoub-hanaou!
Da afi fi wa?? (Paix? Où se trouve la paix? Même à perlaih,
eux-là, ils lui ont amputé le pénis! Dans ce cas, est-que y a
paix?)
Leçon:
pisser à l'air libre et salir les édifices publics ne sont pas
dignes d'un bon citoyen. Cependant imposer la circoncision à ceux
qui ne sont pas de cette coutume est une cécité digne d'un
commandant illettré ou ignorant tout court. Malheureusement,
sous nos provinces et même dans la capitale, nous vivons les écarts
de conduite de ces bidasses mal inspirées!!
Sidimi Djiddi
Ali Sougoudi
sidimi1977@yahoo.fr
Blague:
Le
vieux combattant alcoolique et la mort!
Sahibi
est un combattant du FROLINAT, faisant parti depuis quelques
années de l'ANT. Muté à faya, son oasis natale pour necessité de
service, il prend le vol hasardeux de l'avion TRANSAL de l'armée
nationale. Par dessus tout, Sahibi, le vieux combattant a un
faible irrépréssible pour l'alcool. Assis à même la soute, sur
une malle qui constitue ses couchages, Sahibi promène son regard
vers l'arrière de la soute et il découvre que le cercueil volant
de l'ANT transporte pluseurs casiers de Bitt-Moundou
(bière)! Alléché, Sahibi se lève et se dirige vers la cargaison
pour rafraichir sa gorge.
- Halte! c'est une commande privée! vous ne pouvez vous en
servir! lui dit, un membre du pilotage, l'arme au poing.
Deçu, Sahibi reprime sa soif et
repart s'asseoir sur ce qui lui tient de siège.
Arrivé au dessus de
Faya-Largeau, la splendide oasis blottie dans une grande
fosse à type d'accident géologique, l'avion de l'ANT se
montre rétif et refuse de déployer ses pneus d'atterrissage.
les mécaniciens se relaient vers le moteur et sous la soute
mais en vain. les voyageurs, terrorrisés, se mettent à
psalmodier des prières pour leur survie! Certains crient la
profession de foi: 'layyyyyilahailallllllaahhh!" et d'autres
se tracent sur la poitrine la croix et crie "ohhhhhhhhhhh
Jésus! viens à notre sécours!"
C'est au même moment que Sahibi,
profitant du tohu-bohu et de la peur-panique au bord de
l'avion, se fraye un chemin vers les casiers de biere.
Personne ne l'arrête! Il se vide une première bouteille dans
la gorge, s'en suit une seconde!
C'est en cassant sa troisième
bouteille de Bitt-Moundou qu'un homme s'approche de Sahibi
et se confie à lui:
-
l'avion ne pourra plus atterrir et c'est sûr que la mort
nous est assurée! Tiens cette somme de 500 milles francs! tu
donnes à ma famille et dit adieu! à mes enfants!
Sahibi empoche l'argent et se
mit à frédonner des chansons, comme tous les ivrognes à un
certain seuil de leur alcoolemie. Un autre passager, très
sûr que que ce chanteur en situation péril ne mourra pas,
vient lui confier 200 milles francs.
Un quart d'heure plus tard,
l'avion transal arrive à déployer ses pneus et
l'atterrissant se fait sans encombres.
(à suivre!)
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi1977@yahoo.fr
Blague:
Adieu 2007!
Tout d'abord je souhaite une année 2008 remplie de bonheur, de
santé, de prospérité, du succès, de paix et d'Amour a' tous les
internautes tchadiens.
Je suis content que l'année 2007 soit partie. Je ne suis pas un
superstitieux mais l'année 2007 était une des pires de ma vie. A
un moment donné tout le monde préfère se marier pour avoir des
enfants et laisser des traces dans cette vie sur terre. Ainsi en
2007, en vieillissant de 30 pluies, j'ai décidé de me marier a'
deux reprises, en vain. Tous les grands projets de mariage qui
ont pris corps ont fini en queue de poisson.
Pas de farce. Y'a rien qui ne m'est pas arrivé. "I went trough a
lot" comme mon camarade canadien Andrew Caci aime le dire. En
2007, j'ai perdu 2 voitures. Un peu de détail: Quand j'ai acheté
la voiture de marque "Dodge Shadow" les agents de la SAAQ
étaient en grève. Donc c'est impossible de pouvoir immatriculer
la voiture. Un jour ma voiture a disparu dans la nature. Hors
que les policiers l'ont remorquée parce que la plaque temporaire
de dix jours a été expirée.
Je suis allé le même jour pour faire une déclaration de vol.
Entre temps, le concessionnaire chez qui j'ai acheté la voiture
m'avait donné accidentellement de mauvais papiers (des papiers
d'une autre voiture). Ainsi la policière m'a demandé de lui
remettre les papiers pour vérifier dans sa base de données.
Comme ce sont des papiers d'une autre voiture la dame ne voyait
pas ma bagnole dans la liste des voitures remorquées. Sans
tarder elle m'a dit: "Peut-être que votre voiture est volée.
Donc allez chez vous et on va vous joindre une fois retrouvée."
Elle ajoute: "Au Québec toute matérielle qui coûte moins de 5000
dollars n'est pas urgente. Alors ça pourrait prendre bcp de
temps...." Ma vieille bagnole de 1994 ne coûtait même pas la
moitié de la fameuse "Quota" de 5000 pièces.
Désespéré je suis retourné bredouille. Un mois plus tard, j'ai
appelé la police pour avoir des informations sur la suite des
choses. Un policier de mauvaises humeurs m'a répondu d'un ton
sec et autoritaire en ces termes: "Ecoutez n'appelez pas ici, si
on trouve ton char c'est a' nous de vous joindre..." et il a
raccroché. J'ai mal gobé ce genre d'humiliation. "Le tchadien
est fâché". J'ai décidé de ne plus jamais chercher cette maudite
voiture (même en échange d'un gros doctorat comme celui du
docteur Kossadingar). Rire, je blague.
Trois mois plus tard, j'ai reçu un message dans ma boite vocale
qui dit: "Ecoutez Mahadjir, votre voiture n'as pas été volée
mais elle est plutôt remorquée. allez vite la chercher pour
éviter de frais exorbitants..." Rappelons que chaque jour passé
a' la fourrière de remorquage c'est 15 dollars de charge. Je me
suis présenté dare dare a' la police pour demander qu'est ce qui
ne va pas. Le Monsieur en poste m'a fait savoir que c'est de ma
faute parce que j'ai donné a' la police de mauvais papiers. Donc
c'est a' moi de payer 1250 dollars pour récupérer ma voiture.
Son lendemain mon ami Wahili et moi même sommes allés chez le
concessionnaire pour lui expliquer la situation complexe. Ce
dernier, un québécois pur jus a rétorqué en disant: "Vous les
africains vous ne comprenez rien. La voiture a été remorquée
c'est parce que vous n'avez pas immatriculé et non parce que je
vous ai donné de mauvais papiers..." Ainsi il est parti dans son
bureau pour nous donner les bons papiers. Nous lui avons dit:
"Merci Monsieur, c'est trop tard..."
Ainsi j'ai appelé la police pour leur dire que c'était la faute
du concessionnaire donc je ne paie rien pour cette amende. Les
policiers m'ont dit que cette situation impose une enquête car
ils pensent que cette affaire est floue. Ainsi ils ont transféré
la voiture dans une fourrière de crime ou' la journée coûte
encore plus chère, 18 dollars. Deux mois plus tard, "boom" j'ai
eu une lettre de la cours municipale de Montréal comme quoi je
dois payer une amende de 850 dollars. La raison: l'agent
constate que je suis en possession de deux permis de conduire
(un de l'Ontario et un du Québec), ce qui est d'ailleurs faux.
J'ai contesté et il m'a fallu attendre 6 mois pour pouvoir gagné
la cause.
Apres presque 10 mois d’enquête, la police m’a appelé pour me
dire que le concessionnaire s’est trompé pour me donner de
mauvais papiers, il faut que j’aille vite chercher ma voiture.
Tabarnak, qu’est-ce qu’il y’a ? Je croyais que je ne payais
rien, je suis allé retirer la voiture, les employés de la 2ieme
fourrière me demandent plus de 5000 dollars pour retirer la
voiture. Pourquoi ? Droit de garderie. Pour ne pas perdre du
temps précieux en tant qu’étudiant, j’ai signé un papier de
désistement pour leur céder définitivement la voiture. « Adieu
la belle Dodge Shadow ».
L’autre voiture c’est une Toyota Camry. Un soir vers 23h30 moi
et mon intime ami dit « AMIGO » sommes revenus a’ la maison.
Mais a’ notre grande surprise le vitre du coté chauffeur ne se
fermait pas. C’est une panne technique. Donc on a garé la cabine
ouverte dans l’intention de réparer demain matin. Le lendemain
on constatait qu’un cambrioleur est parti avec la voiture.
Encore nous sommes allés faire une autre déclaration de vol.
Quelques semaines plus tard ils ont arrêté le voleur mais envoyé
la voiture a’ la fourrière. J’étais en période d’examen. Quand
je me suis présenté dix jours plus tard pour chercher ma
voiture, encore on me demande de payer trop cher pour retirer.
Il m’a fallu encore désister cette 2ieme voiture. Car la clé
contact est brisée et ça demande trop de chose pour la réparer.
« Adieu aussi la bonne Camry ».
J’ai eu plusieurs autres petites tracasseries en 2007 mais je
veux finir en vous apprenant que j’ai même raté deux cours (Java
et Linux). Je n’ai jamais auparavant raté des matières a’
l’école mais en 2007, comme j’ai vécu trop des casse-tête c’est
arriver. Durant l’Eté prochain il va falloir que je reprenne ces
deux cours. Tabarnak de calice d’Ostie de ciboire. « Voila’
présentée ma petite personne de l’année 2007 » Pour paraphraser
l’honorable ministre Allam-mi. Rire, je plaisante. J’avoue que
j’adore la plaisanterie. Ne prenez pas mal si quelque chose vous
semble incorrecte ou impolie. Faire de la plaisanterie c’est la
façon dont j’ai passée la moitié de ma vie.
Votre ami et frère
Mahadjir.fils
Amérique du Nord.
Humour :Sahibi,
la faim et l'outrage à la belle-mère
Sahibi
est un berger des régions arides du Nord du Tchad où la corvée
d'eau de boisson est un grand supplice. Il faut parfois aller
à la quête de cette eau pendant deux à trois jours. Ce qui
met à rude épreuve les nerfs de ceux qui s'y adonnent. Sahibi,
notre compatriote, en fait parti de ceux-là.
Une nuit de claire lune, Sahibi revient tout exténué des puits.
Il a la faim au ventre et la patience râpée jusqu'à la dernière
couche. Akhoutna, sa femme, qui garde la maison, avec le henné
aux plantes de pieds, essaie de causailler avec le mari, sans
avoir pris la précaution de servir à manger à l'homme:
-
Cheri, te rends-tu compte de la blancheur de la lune de cette nuit ?
- Tais-toi, si tu n'as rien à dire! La lune n'est pas
plus blanche que les mirettes de ta mère!
Replique Sahibi, rudoyé par la faim.
La
bonne épouse a tout compris. Elle prend la direction de la
cuisine et se met à entrechoquer les ustensiles, par dessus une
marmite aux vapeurs appétissantes. Une demie heure plus tard,
Akhoutna dépose un repas tout fumant.
Sahibi se jette à manches retroussées sur le repas. Crissement
de machoires et sucions des doigts. Une fois bien rassasié,
l'homme se carre sur un oreiller, en décubitus dorsal. Il découvre
alors un ciel majestueux parsemé d'une myriade d'étoiles au
milieu desquelles s'enorgueillit une lune pâle.
- C'est vrai hein! la lune est
vraiment blanche! se démentit l'homme.
Leçon:
chères dames, quand vos conjoints arrivent du boulot ou du champ,
servez-les d'abord, au lieu de les tracasser par des choses vénielles!
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Humour :
Gendre et beau-père, sous l'emprise de la
gourmandise!
Sahibi est le jeune gendre de Waldar, un vieux éleveur du nord du
Tchad. Les deux hommes, liés par le lien sacré conjugal, se
vouent un respect mutuel, teinté d'un fort relent de pudeur et de
timidité. Le jeune Sahibi fait preuve d'altruisme et de bonté à
l'égard de son beau-père, père de sa belle épouse Akhoutna,
une saharienne à la cambrure de palmier secoué par le vent.La
cohabitation entre les deux hommes semble être parfaite et aucun
d'entre eux n'a vu le défaut de l'autre.
Un soir, à la nuit tombé, la palpitante fille de Waldar, épouse
enviable de Sahibi, dépose un petit van à demie remplie des
dattes fraîches dont le miellat se colle sur les doigts. Ce sont
des dattes rares, en cette période de début de la maturation des
dattes dans les oasis. Ce sont effectivement les premières dattes
d'une saison naissante de cueillette.
Les deux hommes s'apprêtent à plonger les mains au fond du van
pour se délecter des fruits du sahel. Au même moment, quelques
gouttes d'eau de pluie tombent d'un ciel bas et chargé de nuages
frivoles. Quelques éclairs lézardent de temps en temps le
firmament. Les mâchoires de deux hommes broient la pulpe des
dattes, dans un mouvement commun d'équité.
Equité? Non! quelqu'un triche, en complicité avec les pénombres
du crépuscule déjà né. C'est Sahibi, l'insoupçonnable gendre
qui prend deux dattes à la fois pour se fourrer dans sa gueule
gourmande au lieu d'une seule, comme le veut la coutume. Il s'en
veut pour son « larcin » devant un beau-père qui ne
se rend compte de rien. Cependant, il ne cesse pas son manège
infiniment gourmand.
Tout à coup, un lumineux éclair déchire le ciel, épandant sa
forte lumière éphémère sur les deux hommes accroupis autour du
van aux dattes. Stupeur! Au même moment Sahibi découvre que
Waldar le beau-père prend trois dattes à la fois!
Leçon: A gourmand, gourmand et demi! N'est-ce pas?
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour :
Les deux envieux
amis
Waldar et Sahibi
sont deux amis d'enfance qui ne se séparent que rarement.
Cependant, malgré leur amitié de longue date, les deux compères
sont jaloux l’un de l’autre. Et chacun ne souhaite pas que
l'autre aie une bonne chose.
Un jour, le sultan les convoque dans son palais royal pour
tester le niveau de leurs envies. Il demande à chacun de
solliciter ce qu'il désire et offrira à l'autre le double.
Sahibi et Waldar jaloux de « carrière » réfléchissent
longtemps, chacun voulant éviter de choisir quelque chose de
merveilleux afin que le second n’ait pas le double.
Plusieurs heures après, Ils n’arrivent toujours pas à se décider.
Le sultan décida, alors qu’il est temps de faire leurs choix. Sinon
il ordonnera leur exécution sur le champs. Waldar, apeuré par la
décision royale fut son bon choix. Il demanda qu'on lui crève
l'oeil droit. Et paf !, c’est fait. Au second: Et pif !
on ôta à Sahibi ses deux yeux.
Voila le choix de ces deux amis très
envieux qui n'ont rien trouvé de bon que de donner leurs yeux
afin que l'un ne soit pas plus aisé que l'autre.
Leçon:
il faut savoir choisir son ami pour ne pas tomber dans la
situation de Sahibi et Waldar.
Mahamat
Abdoulahi Absakine
Humour :
L'immoraliste Sahibi
Sahibi est un vieux dont les attitudes sont
immoralistes de telle sorte que les enfants de sa contrée ne lui
obéissent pas et mêmes ses propres fils.
Un jour sa femme leur a préparé un régal,
une sauce très délicieuse, agréable contenant un seul gros
morceau de viande. Sahibi et son enfant « kirkir » se
mettent à table pour se rassasier, après quelques bouchées, le
papa 'immoraliste' s'est emparé du morceau en criant fort
« jocker », se rappelant de jeu de cartes (arbatachar),
son fils kirkir très vexé par "les comportements
irresponsables" de son papa, prend la tasse contenant la
sauce appétissante et la verse par terre,en hurlant ironiquement
« carté indacca » le jeu est annulé.
Leçon
: l'attitude d'un père de famille doit être toujours responsable
devant tout petit et surtout quand ses enfants sont présents
à son côté, il faut qu'il
contrôle ses actes et paroles sinon ses fils seront plus
pires que lui dit- on « tel père
tel fils »
Mahamat abdoulahi absakine/ Tripoli
Courriel:abousakine@yahoo.com
Humour :
Guéguerre
sournoise et mortelle entre Sahibi et Waldar
Sahibi
et Waldar sont deux voisins de longues dates. Chacun a une femme
et quelques gosses. Depuis
quelques temps, le climat entre les deux hommes devient délétère.
En effet, Sahibi digère mal le comportement ni catholique ni
mahométan de son voisin Waldar. Qu'est-ce qui opposent les deux
hommes aux maisons mitoyennes?
Personne ne pourra le savoir et eux-mêmes ne pourront nous
le dire... Bizarre et bien drôle!
Un jour Waldar tombe subitement et gravement malade. Ses jours
sont inéluctablement comptés et sa fin s'approche
inexorablement. Juste avant de rendre l'âme, il demande à parler
en secret à son voisin Sahibi. Celui-ci vient en courant et prête
une oreille religieusement attentive à son voisin agonisant.
-
Voisin, Sa-a-mini (pardonne-moi!) car il m'est arrivé très
souvent de coucher avec ta femme. C'est un grand péché et je
veux que tu me le pardonne avant que je ne sois devant Dieu! Se
confesse Waldar!
-
Ok, je te pardonne à condition que tu me pardonnes pour t'avoir
donné le poison qui aura raison de ta vie dans les minutes qui
suivent. Oui, c'est moi qui t'ai donné ce qui te tue maintenant!
Leçon:??????????????????????
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour :
Sahibi, le « fils
de caprins » ou la lourdeur d'un sobriquet!
Sahibi
est un berger nomade de l'Ennedi. L'élevage des chèvres et des
moutons lui réussit fort bien. Il devient en quelques années un
grand propriétaire de ces ruminants. Contre toute attente, les
autres bergers de cette contrée délient leurs langues jalouses
et trouvent à l'humble éleveur des caprins un sobriquet:
« Sahibi, le fils de caprins », juste pour le décourager
dans son entreprise d'élevage.
Un soir de nombreux éleveurs de ce milieu, en route pour régler
un différend, posent pied à terre, près du campement du
« fils de caprins ». Comme veut la tradition en milieu
nomade, Sahibi décide d'honorer les hôtes en leur égorgeant un
ou deux ruminants. Mais il est aussi déjà au courant du
sobriquet qu'on lui a collé depuis quelques années. Il amène
alors deux gras moutons qu'il offre aux voyageurs, sans prendre la
décision de les égorger comme le recommande la coutume en milieu
nomade.
- Il faut
nous égorger les moutons au lieu de nous amener vivants!
S’exclament les voyageurs, très contents d'avoir une si
abondante ration carnée.
- Egorgez-les, vous-mêmes! N'est-ce pas que vous m'avez
surnommé "fils de caprins"! Alors un fils peut-il tuer
ses parents? Réplique Sahibi, revanchard mais généreux!
Leçon:
"quand tu fais quelque chose de positif, tu as contre toi
ceux qui font la même chose, ceux qui font le contraire de la
chose et la majorité qui ne fait rien." (Pierrette Adams)
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour :Argent
du charbon ou du chameau, quelle différence!
Sahibi
vivait dans son Ennedi natale et il était issue d'une famille
plus ou moins pauvre. Se sentant comme tel, il décida de sortir
du chaos de la pauvreté par la sueur de son front mais aussi par
le génie de son esprit. Ainsi il parcourait les oueds de l'Ennedi
pour dénicher des arbres asséchés qu'il les transformait en
charbon et en bois de chauffe. Il élevait également des poules.
Lorsqu'il rencontrait une caravane en partance pour les grandes
oasis du B.E.T (Faya, Fada, Ounianga, Gouro...), il s'adjoignait
à elle pour aller vendre son charbon, ses bois de chauffe et
quelques volatiles. Dans ce milieu désertique où les hommes
boudaient certains métiers et abhorraient par dessus tout la
vente du charbon et des volailles, Sahibi était traité de tous
les noms dès qu'il tournait le dos. Il se savait calomnié et
vilipendé à son absence pour son métier qui n'était en fait
pas ingrat du tout. Les mois et les années passèrent et Sahibi
devint le plus riche de sa contrée. Ceux qui se moquaient de lui
venaient nuitamment pour lui emprunter de quoi pour faire survivre
leurs familles. Eux qui ne savaient que s'enorgueillir de la vente
de chameaux (dromadaires)! Eux qui se moquaient de la vente du
charbon.
Un jour, au moment d'une grande retrouvaille, Sahibi délia une
grande malle d'où jaillir plusieurs liasses d'argent dont le
montant était si énorme qu'il percuta la conscience collective.
Devant le monde ébahi et envieux, Sahibi invita un homme du grand
groupe et demanda:
- Regarde bien cet argent et prends tout temps pour me séparer
par l'odeur l'argent du charbon, des bois de chauffe et des
volailles!
Leçon:
L'argent n'a pas d'odeur mais la pauvreté en a une. Regardez bien
autour de vous, chers compatriotes, ceux qui disposent de l'argent
sont détenteur d'un grand pouvoir. Ceux qui n'en ont pas sont
l'ombre d'eux-mêmes et ne récoltent que mépris et déchéances.
"l'homme est mauvais: celui qui a l'argent prend ta femme,
prends ta fille..." (selon Longuélongué, musicien
camerounais). Par ailleurs sachez également que l'on peut devenir
riche aisément et licitement. Il suffit d'être persévérant et
clairvoyant comme Sahibi, le vendeur des poules et de charbon.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour:
La
femme et la braise, deux grandeurs sans commune mesure!
Sahibi,
un quinquagénaire, décida de convoler à une seconde noce. Il
dota sa nouvelle conquête, à peine nubile, Akhoutna, une
adolescente de 12 ans. Il la prit avec lui pour fonder son second
foyer. Contre toute attente, Sahibi découvrit que sa femme était
trop jeune pour supporter une nuit de noce. La ramener chez ses
parents fut une autre paire de manches. Ca ne s'était jamais
fait auparavant. Une alternative fut vite trouvée: Sahibi procédera
à une couvaison de sa dulcinée, le temps de la maturer.
Chaque nuit, Sahibi
partageait le lit avec sa femme-enfant mais sans
jamais la toucher. Ainsi le manège dura quelques deux années.
Un après-midi, Sahibi friand du thé comme tous les jours, manda
sa femme-môme pour lui apporter la théière et la
braisière emplie des braises. Curieusement, la toute jeune
femme-fille apporta une braisière et une minuscule braise qui
ressemblait plutôt à une étincelle.
-
C'est
quoi cette petite braise? Tu n’as pas allumé le feu assez
convenablement? tonna
Sahibi, d'un ton agacé et autoritaire.
-
Monsieur,
il suffit de venter et le feu reprendra. Une braise et une femme
ne sont jamais petites! Repliqua
Akhoutna, avant de retourner les talons, déhanchant vers la
cuisine.
Le message fut trop clair pour que la même nuit, le vieux Sahibi
mobilisa ses os pour l'ascension vers le mont venus de la jeunette
de 14 ans.
Leçon: il est impératif de nos jours d'arrêter les mariages dont le décalage
d'âge est trop grand. En effet, il est peut sage de prendre une môme
qui a l'âge de votre propre progéniture pour assouvir une libido
sous un craquement d'articulations affaiblies par le rhumatisme et
la sénescence. C'est aussi une raison d'arrêter les traumatismes
d'accouchements trop difficiles, souvent mortels, des filles mères.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour :
Le prix
de la passe: Faux-billets contre Sida!
Sahibi aborda une prostituée avec laquelle il se fixa un
prix. Le prix de la passe. Quoi de plus ordinaire dans ce monde où
la dépravation des moeurs ravit la vedette à la pudeur! Le client
Sahibi entraîna alors sa proie dans une de ces chambres à
l'obscurité garantie dans lesquelles d'autres clients et
tapins font déjà commerce de leurs corps et de leur âmes, dans un
cliquetis des lits instables et bruyants; et sur des matelas
éventrés aux odeurs nauséeuses.
Après une juste et ajustée séance de couinement et d'ébranlement,
Sahibi se rhabilla et tendit des billets de banque pour régler sa
"consommation". La prostituée, non ingrate et confiante, enfouit
son argent reçu dans la dénivellation entre les deux "collines" de
sa poitrine. Reconnaissante elle accompagna son client jusqu'à sa
bagnole.
Juste avant d'appuyer sur l'accélérateur de sa voiture, le client
Sahibi, sortant sa tête par l'entrebâillement de sa portière, cria
à l'endroit de la prostituée:
-
Hey, Azaba (prostituée)! L'argent que je t'ai donné pour la passe
n'est que des faux-billets qui ne serviront à rien! HaHa Ha!!!!
-
Merci de ta gentillesse! Je t'informe que je suis séropositive
depuis deux ans. N'oublie pas que tu as "mangé
la banane sans la peau"
(relation sexuelle sans condom)!
Faux-billet
contre Sida, qui est le perdant ou la perdante??
Lui répliqua la prostituée, revancharde à l'égard de ce client
escroc.
Leçon: la prostitution est condamnable mais elle n'a jamais
pu être éradiquée de nos cieux. Ceux qui s'y adonnent doivent
faire preuve d'équité et de justice dans le règlement de leurs
factures après les passes. Et il faut toujours "manger
la banane avec la peau!"
pour éviter la pandémie du siècle.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour:
A la
recherche de l'hymen perdu!
Akhoutna, la dulcinée de Sahibi, attend la réalisation de sa
première nuit de noce. Son coeur bat la chamade, l'anxiété la
ronge. Elle est anxieuse... vraiment anxieuse!
Joliment parée, kohol aux yeux, hénné aux plantes des pieds,
dilkéé sur le corps, la jeune mariée est introduite dans la case
nuptiale pour attendre l'arrivée du fiancé Sahibi qui la
consommera, sans sel et sans sucre, tant elle est bien faite et
bien préparée et parée aussi.
Au beau milieu de la nuit, la mariée, dans l'attente de son
conjoint, se trouve être seule avec sa grand-mère maternelle. Elle
décide de s'ouvrir à celle-ci, en se confessant sur l'objet de son
anxiété.
-
Kahkah! (grand-mère!), je...je.... n'en ai pas, la "chose"!
-
Quelle chose? Hein? quelle chose?
- La "chose" de jeunes filles. Cette "chose" que l'on va
vérifier toute de suite!!
- Ah! Ma petite-fille, si tu n'en as pas, moi, aussi je l'ai
perdue avant la naissance de ta mère. Certes le temps est court et
je ne saurai où la trouver pour toi. Il n'y a même pas les moyens
d'emprunter chez quelqu'un. Tu vois???
finit par dire la mémé, en désarroi face à la pluie de culpabilité
et du déshonneur qui s'abattra sur eux.
Leçon:
l'hymen ou l'hyménée, cette petite voile charnue, crée bien des
soucis aux sociétés tchadiennes. Tout un commérage et une
philosophie de rente se sont construits autour de ce minuscule et
fragile élément de l'anatomie féminine. L’avoir ou ne pas l'avoir
constitue une fierté ou un déshonneur pour les sociétés primitives
du Tchad. Avec l'hymenoplastie (reconstruction chirurgicale de
l'hymen) en vogue, beaucoup des filles se laveront la face!!!!
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour:
Un doigt
dans un vieux trou!!
Sahibi lorgne depuis quelques temps une jeune femme mariée. il
finit par l'aborder et par la convaincre. Rendez-vous pris chez la
pulpeuse femme aux moeurs faciles.
Une nuit Sahibi arrive chez la femme. A peine une
séance de jambes en l'air commencé, le mari de la femme fait un "toc
toc" derrière la porte de la chambre. Peur-panique
dans les coeurs des fornicateurs. les apeurés finissent par
trouver une solution: la fenêtre, bien que haut située.
Sahibi, sans seroual, s'accroche au mur, en quête
d'issue par la fenêtre. L'amante l'aide tant bien que mal: ses
mains en soutien sur les pieds, cuisses et fesses de Sahibi qui se
débat comme un beau diable. Dans cette lutte effrénée de Sahibi vers
la liberté, la femme, par inadvertance, introduit son doigt dans
l'anus du fuyard.
-
Saami-ni! (excuse-moi) je t'ai blessé par mes ongles qui sont
pointus!
s'excuse la femme, entre deux efforts de poussées.
-
Ne t'en fais pas, pousse-moi! tu n'as mis le doigt que dans un
vieux trou, aussi vieux que moi-même. Réplique Sahibi qui finit par s'éjecter hors de
la chambre.
Leçon: n'allez point chez les femmes d'autrui. Si vous osez
le faire, vous récolterez deux choses: la peur et la honte.
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour: La fortune rend-t-elle une jeune et belle femme fidèle?
Sahibi,
un fortuné sexagénaire soupçonnait sa jeune et élégante femme
de 40 ans de s'envoyer en l'air. Ainsi il demanda de l'aide auprès
de Waldar qui est expert de faire des filatures parce qu’il lui
arrive occasionnellement d'effectuer ce genre des choses pour le
compte de certaines compagnies, comme pour surveiller les
agissements d'un mari ou d'une épouse qui doute que son
partenaire est infidèle.
Le vieux Sahibi confie Waldar que chaque vendredi soir, depuis
quelques temps, madame prétextait une sortie entre femmes et
revenait de plus en plus tard et "pompette". Il fut
convenu que Waldar allait la suivre des le lendemain tout en lui
remettant quelques photos de sa femmes. En retour le jeune
recevait $
100 l
'heure pour ce travail rare et exceptionnellement juteux.
Rappelons que la femme du vieux était du genre assez belle et
assez sexy pour faire la page centrale des grands magasines du
Monde.
Apres
quelques semaines d'enquête, Waldar s’est aperçu que madame
allait dans un endroit fixe pour faire l’Amour. En son retour,
Waldar a expliqué en détail de ce qu'il a vu. A ces détails, le
vieux patron insiste pour être présent lors de la filature de
son épouse le prochain vendredi. Au vendredi fatidique, en fin
d'après midi, Waldar et le vieux Sahibi ont dressé un plan
rocambolesque : Le siège du passager allait être en
position couchée. Sahibi devait s’y étendre de tout son long
et se couvrir avec un drap. Waldar entame la filature de « Madame
la belle sexy ».
Au bout de quelques minutes de surveillance, le jeune aperçois le
bagnole de Madame qui s’immobilise dans le même stationnement
d’un immeuble a’ logement multiples a’ coté d’un véhicule
récréatif. Waldar s’est aussi stationné a’ coté du même véhicule.
Soudainement quand le vieux levait la tête, il a vu sa femme
embrasser un gars avec qui elle se trouvait dans la banquette
avant.
A cette expérience, Sahibi a eu la mauvaise idée d'ouvrir la
portière pour laisser savoir a' sa femme qu'il l'avait démasquée.
Mais aussitôt qu'il a ouvert la portière, sa femme, qui était
au volant, a reculé a' toute vitesse. Lorsqu'elle a freiné
brusquement pour sortir du stationnement, Sahibi est tombé sur
l'asphalte et il s'est blessé a' une jambe et un bras. Le gentil
Waldar a accompagné le vieux a’ l’hôpital. Quand les
infirmiers lui demandaient de ce qui lui était arrivé, Sahibi
n'avait qu'une seule réponse et c'était: "vous
auriez du voir l’acte osé que ma belle dulcinée vient de
commettre".
NB : Cette blague est basée
sur une histoire vraie. Un adage dit : « Si l’argent
se trouve au sommet de l’arbre, les filles se marierons aux
singes ». Certes les femmes aiment un mari riche et généreux.
Par contre, n’oublions pas aussi que les femmes et surtout les
jeunes, belles et élégantes aiment aussi être satisfaites aux
lits. La fortune seule ne peut rendre une jeune, élégante et
belle femme fidèle a’ son mari. Je m’excuse si cette blague
offense par hasard quelques gens. Et pour le malheureux Sahibi, il
devait supporter l’infidélité pour pouvoir la garder ou bien
qu’il cherche une autre femme plus modeste et moins « Sexy ».
Votre ami et frère
Mahadjir.fils,
Amérique du Nord.
Humour:
Sahibi, le
soupçonneux aveugle et le poulet rôti
Sahibi était un malvoyant qui partage le même
damalaye
(salon de repas) avec le reste de sa famille. Il vivait toujours
dans l'anxiété d'avoir été floué à chaque repas par ses
consanguins qui avaient une vision indemne.
Un jour, un poulet rôti, en position d'un yogi en exercice, fut
présenté au Damalaye. Sahibi, l'insatisfait infirme, à tâtons,
promena ses doigts revêches et calleux sur le plateau et s'empara
du poulet en entier et tourna le dos au groupe, avant de
déclarer :
-
Moi, un malvoyant même, j'ai un tel gros morceau ! Et vous autres,
quels furent vos parts ?
NB: la société tchadienne a très souvent soutenu que les aveugles ont
toujours cru qu'ils sont victime de la gourmandise et de
l'iniquité de ceux qui ont l'intégrité de la vision. En voulant se
défendre, ils font de grosses bourdes. Cette histoire en est-elle
une illustration ?
Sidimi
Djiddi A li Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour:
Le vieux
juge Sahibi et la transmission du VIH-Sida
L'oasis de Fada, capitale de l'Ennedi, blottie à
l'ombre matinale du mont Yiin-Toll (montagne du télégramme), se
réveillait d'une nuit glaciale d'un hiver rude. Les
palmiers-dattiers balançant leurs longs bras, dansotaient au
rythme du vent.
Tout à coup des cris de femmes, des youyous de filles nubiles
et d'attroupements des badauds interrompirent le calme de l'oasis.
Une bagarre entre des filles jacasseuses tourna au vinaigre. A
l'origine, une accusation, vraie ou fausse, de séropositivité chez
une meuf dont le petit ami serait le coupable qui avait transporté
le dangereux virus au coeur d'une oasis qui s'enivrait d'une
pureté inégalée, d'une chasteté à vérifier.
L’affaire atterrit chez les vieux juges traditionnels qui
tentèrent de la dénouer. Au moment où les deux partis prenaient
place sur des bancs (l'école primaire de fada servait d'assise
provisoire), le vieux Sahibi, un des juges s'insurgit, bras en
l'air:
- mes filles, ne mettez pas vos culs sur les bancs. Vous allez
laisser votre "schida" (Sida) et demain nos enfants seront
contaminés à leur tour! On va traiter votre affaire et en
attendant vous vous tenez debout, sans toucher les bancs!
D'ailleurs c'est simple, ceux qui sont accusés iront à Ndjamena
pour se faire dépister. Au retour, s'ils n'ont pas cette vilaine
maladie, les délatrices paieront une amende. Terminé!!
leçon:
le VIH reste obscur dans ses modes de transmission chez beaucoup
de nos villageois et citadins. Retenons que le banc ne peut
transmettre le Sida.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi ,
sidimi@caramail.com
Blague:
Sahibi s'est fait
avoir !
Après avoir été séparé de sa "girl friend" pour
plusieurs mois, Sahibi a décidé de se payer une prostituée. Il
s'est rendu au coin ou’ on trouve facilement des prostituées. Il a
fait le "Tour du Bloc" deux ou trois fois pour étudier la
situation. Par hasard Sahibi s’est croisé a’ une belle russe du
genre "Angelina Jolie" (rire!). Elle était vraiment jolie et
attirante. Elle avait une bouche de suceuse avec des lèvres
épaisses qui donne la « vertige » pour un homme assez fragile qui
n’a pas fait l’Amour y’a longtemps.
Lorsqu'elle est montée dans la voiture de Sahibi,
elle lui a dit:
"On va chez
toi ou chez moi?" Sahibi lui a répondu naïvement:
"Chez toi!". Bref, ils se sont rendu devant un immeuble a'
logement multiples (pas loin du coin). Madame la trompeuse lui a
demandé de la déposer devant l'immeuble et elle lui a donné son
"prétendu" numéro d'appartement. Puis elle lui a demandé d'aller
stationner son auto et d'aller la rejoindre.
Elle a ouvert la portière et, alors qu'elle était
sur le point de sortir, elle s'est brusquement retournée vers
Sahibi en lui disant avec autorité: "Donnes
moi l'argent tout de suite parce que je ne veux pas que tu me
paies a' l'intérieur."
Le généreux Sahibi, sans hésitation, lui a donc
remis $200 qu'elle chargeait pour un service complet!
Le naïf Sahibi est allé stationner sa bagnole et
il s'est rendu a' l'appartement indiqué. A sa grande surprise
c'est un couple sexagénaire qui est venu répondre. Sahibi a enfin
compris qu'il venait de se faire avoir par une maudite belle
salope qui avait disparu dans la nature aussitôt qu'il lui a remis
son argent.
NB: Cette blague est basée sur une histoire vraie. Un de mes
camarades de classe m'a raconté pendant l'une de nos recréations.
On a eu la chance d'apprendre l'histoire intitulée "Sahibi l'Eternel
Loser" mais cette fois-ci Sahibi est un "Naïf loser". J'espère que
cette blague contribue a' nous donner une belle leçon de vie. Si
je prends le temps de vous écrire cette mésaventure de Sahibi
c'est pour peut-être empêcher qu'un autre épais et naïf comme
Sahibi se fasse voler d'argent de façon aussi idiote. Tabarnac de
calice d'ostie de Ciboire!!!!!!!!!!!!!!
Votre ami et frère,
Mahadjir.fils
Amérique du Nord.
Blague: La moto
savante de Sahibi
De nos
jours la technologie a atteint un tel niveau qu'il n'est pas rare
de rencontrer dans les rues de N’djamena des motocyclettes
importées qui s'expriment en chinois, anglais, coréen etc...
Sahibi, un contrebandier, s'est fait acheté une de ces motos pour
le trafic du sucre entre Kousseri et N’djamena. Le fraudeur charge
sur sa nouvelle monture dix sacs de 50 kg de sucre, la démarre et
tente de quitter:
-
No go! No go! s'écrie l'engin à deux roues, visiblement en courroux.
Sahibi
descend et diminue la charge de deux (2) sacs. Il essaie de
quitter de nouveau.
-
No go! No go!
persiste la moto.
Sahibi
ôte encore deux (2) sacs. Il lui reste alors six (6) sur la moto.
Il lance le moteur et tente de quitter.
- Go! Let's go! crie
la moto, visiblement, satisfaite de la dernière charge.
Leçon:
Désormais l'homme n'est pas la seul créature pensante. Les
créations de l'homme ne sont pas loin de l'homme lui-même pour
revendiquer leur droit de cité.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague: Un ixode sur les couilles
Il
fait un froid terrible à Moussoro. Sahibi et son beau-père,
éleveurs des vaches, se chauffent autour d'un feu bien alimenté
par des bois de chauffe. Les deux hommes sont face à face, autour
d'une flamme dansante et sous la férule d'un hiver torride.
Le vieux beau-père porte un séroual type
dourbali, trop large et béant. A travers un pan du
pantalon, les testicules du vieux sont bien visibles aux yeux du
gendre. Mieux, ce dernier voit même un ixode (tique) sanguicole
appendu sur les "bijou de famille" du vieil homme. L'acarien suce
goulûment du sang, bien perché sur la bourse du vieux berger.
Sahibi se trouve aussitôt dans un dilemme: avertir le vieux ou
non? Et s'il l'avertit, très certainement son beau-père lui en
voudra d'avoir regardé dans ses parties intimes? Que faire? Que
dire?
-
Je ne te le dirai jamais et lorsque je prendrai enfin la décision
de te le dire ou de te le montrer, "il" sera aussi gros qu'un
taurillon.
Dit Sahibi, dans un langage détourné (circonlocution), s'adressant
à son beau-père.
-
Je ne lui laisserai même pas le temps de devenir aussi gros qu'un
cabri.
Réplique le vieil homme, arrachant d'un mouvement vif la bestiole
parasite qui lui mord les couilles.
Leçon:
un adage dit: "celui qui ne sait pas interpréter les langages
voilés ne saura être capable de comprendre les langages les plus
directs." Dans certaines contrées du Tchad, les hommes se
communiquent par des bribes d'informations inaccessibles aux
étrangers.
Sidimi Djiddi
Ali Sougoudi
Blague: Sahibi,
vrai ou faux marabout??
Sahibi
quitta son village du Kanem et atterrit dans un bivouac du Nord du
tchad. A bon mentir qui vient de loin. Sahibi s'y proclama grand
fakir et se mit à faire des gris-gris et à prêcher la bonne parole
mahomettane au milieu des bergers ignorants de ce monde-là. Ces
derniers, assoiffés de foi et de savoir livresque coranique,
adoptèrent le grand fakir Sahibi qui, en vérité, n'avait
aucunement les moyens de sa prétention. Mais comme personne
n'était instruite dans ces contrées désertiques, Sahibi étalai des
vérités et des contre-verités sans être contredit. Des années
passèrent ainsi, Sahibi détenant la palme du savoir.
Un jour, un autre émigrant, sorti du néant, vint mettre pied
à terre dans le même bivouac. Ce dernier s'appelait Filann et
c'était un vrai érudit en Coran. Il finit par mettre en doute
toutes les sornettes de Sahibi, qui entra dans une grande colère
indescriptible. Une vraie haine s'installa entre les deux hommes
de foi. les villageois étaient sûrs d'une chose: aucun d'entre eux
ne pourra apporter un démenti sur les versets de l'un ou de
l'autre des marabouts car ils sont tous analphabètes comme la
queue de l'âne ou l'anus du bouc. La lutte de leadership entre les
deux charlatans (appelons-les ainsi) fut telle qu'il a fallu
convoquer une grande réunion de réconciliation.
- comme vous tous, vous ne savez pas
lire entre les pages d'un coran, vous ne pouvez pas nous
departager dans ce conflit avec cet innovateur nouvellement venu.
Si vous voulez savoir qui d'entre nous est le plus grand et vrai
fakir, je propose un combat des livres: il va me frapper avec son
coran et je vais le frapper avec le mien. le faux marabout mourra
sur le coup. Etes-vous d'accords?
Dit Sahibi, air malicieux, aux
villageois.
-
Ouai! ouai! D'accord! d’accord!
Crièrent les mille profanes de la contrée.
Filann frappa du sacoche de son coran sur la tête de Sahibi.
Sahibi résista sans gêne. Sahibi, qui a dissimulé quelques gros
cailloux dans sa sacoche à la place du coran, balança un coup sec
et rude sur la nuque de son adversaire qui tomba raide sans vie.
Comme le coran de Sahibi était plus fort que le coran de
l'arriviste, Sahibi resta, malgré son ignorance, le plus grand
marabout du Nord.
leçon:
toutes les vérités ne passent pas. Il arrive très souvent que le
mensonge prenne le dessus sur la verité. Et c'est ainsi ce
bas-monde. N'est-ce pas?
Sidimi Djiddi
Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague: Sahibi et
la queue de l'hyène
Sahibi
arrive dans une contrée du Tchad. Cette contrée n'est pas la
sienne. En plus, dans cette contrée, l'hyène règne en maîtresse
absolue, allant jusqu'à tuer des hommes et des femmes qui
deviennent alors des proies faciles.
Cette situation laisse perplexe Sahibi qui, dans son village, a
un mépris pour l'hyène qu'il l'assimile à un chien sauvage.
Une nuit, Sahibi arrive dans un bivouac des nomades. Là, les
habitants jacassent sur les prouesses et la dangerosité de
l'hyène, la vilaine bête. L'un d'eux dit à Sahibi:
- Comment peux-tu te promener à cette heure-ci sans craindre
l'hyène?
- Avoir peur de l'hyène, un chien sauvage? S’étonne
l'étranger Sahibi.
Après les causeries et thé, Sahibi prend congé de ses hôtes qui
protestent de le voir partir au milieu de la nuit car
l'hyène...... rôde non loin du campement.
Chemin faisant, Sahibi tombe nez à nez avec l'Ennemi le plus
craint de la contrée, l'hyène qui montre des crocs acérés, en
battant la queue au sol. Sahibi se saisit de sa cravache et assène
des coups brûlants à l'hyène qui décampe en hurlant. Il saisit la
queue de l'hyène et de son poignard tranchant, la coupe à la base.
Le brave homm |