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Humour:
Sahibi, devin du roi malgré lui
Sahibi et sa femme Djaratt sont
des paisibles citoyens d'un royaume africain dirigé par le roi
Waldar et son épouse Akhoutna.
Un jour la reine Akhoutna nettoya ses bijoux d'or et les mit au
soleil pour leur donner plus d'éclat. Tout à coup les bijoux
disparurent. La reine s'enflamma, s'enragea et demanda
l'identité' et la tête du voleur. Le Roi Waldar manda tous les
devins pour confondre le voleur.
-
le devin qui me retrouvera l'or de la
reine sera rétribué' de 10 vaches, dit le Roi.
Or la servante de la reine savait qui a subtilisé les bijoux.
La servante n'est autre que Djaratt, la femme de Sahibi. Alors
Djaratt accourt vers son mari et lui.
- Va, chéri, va jouer au devin
et on aura les 10 vaches. C'est l'autruche du roi qui a
goulument avale' les pièces d'or. Je l'ai vu faire
Sahib se présenta chez le roi
comme étant un devin, jeta ses cauris a terre, fit des sillons
sur le sable et déclara:
-
Oh, Roi, quel est cet animal au
long cou qui fréquente assidument ta cour? Existe-t-il un tel
animal dans tes parages?
-
oui, oui, j'ai une
autruche,
s'empressa de dire le roi.
- L'or de la Reine se
trouve dans le gésier de cet animal.
Le roi abattit l'autruche et l'éventra. Il trouva alors tout
l'or de sa femme dans le gésier en fournaise de l'animal. Oui,
le gésier de cet grand oiseau étant chaud, les bijoux se sont
fondus en un amas d'or précieux.
Le Roi Waldar, trop heureux d'avoir trouvé les bijoux de sa dulcinées,
légua 10 vaches et bien d'autres cadeaux au pauvre Sahibi. Mieux
encore, un décret royal nomma Sahibi comme le Grand Devin auprès
de la Cour Royale. Désormais l'art divinatoire revint derechef
au seul Sahibi.
Quelques mois passèrent et ce fut un hold-up dans la cours
royale. De nombreux œuvres d'art et des biens ont été' emportés
par des voleurs.
Le roi fit recours aux services de son devin attitre' qu'était Sahibi. Mais celui-ci, qui n'a jamais été' d'ailleurs devin,
répondu a l'appel du roi, la tête pétillante des doutes. Avec la
peur au ventre, Sahibi jeta ses cauris, fit des sillons sur le
sable mais aucun écho ni aucun signe révélateurs.
-
Oh, Roi de rois, aux heures-ci, il y a beaucoup des
piétons qui déambulent, faisant perdre les traces des voleurs.
Attendons demain pour démêler les traces et retrouver les
coupables.
Dit Sahibi, juste pour retrouver 24h de répit et de réflexion.
Sahibi rentra chez lui, tout abattu, sans même se rendre
compte que les voleurs épiaient sa personne. En effet les 3 de
7 voleurs du palais surveillaient le devin du roi pour savoir
s'il parviendra a les démasquer. Arrive' chez lui, Djaratt sa
femme, voulant lui présenter le diner, lui demanda:
-
Je t'amène combien de pigeonneaux grillés?
-
Amene 3 pigeonneaux et il restera
alors 4 pour le soir, répondu
Sahibi qui savait que son épouse avait égorgé' 7 pigeonneaux
pour le repas.
Les
3 voleurs en guet, interceptant mal le dialogue du couple,
interprétèrent a leur façon ce dialogue et crurent que le devin
avait vu eux les trois et qu'il restait a découvrir les 4 autres
compagnons voleurs. Paniqués, il frappèrent à la porte de Sahibi
pour proposer un deal:
-
Cette nuit, nous déposerons tous
les effets du Roi sous le grand tamarinier au Nord de la ville.
Qu'il envoie ses goumiers chercher ses biens mais, toi, ne nous
dénonce pas, pour l'amour de Dieu.
Dirent les voleurs en chœur a Sahibi, en le suppliant.
Le lendemain a l'aube, Sahibi revint au palais et fit semblant
de sonder ses cauris et déclara:
-
Oh, Roi, existe-t-il un Grand arbre
au Nord de ta ville? Si oui, tes effets sont cachés là-bas. Il
faut envoyer tes goumiers pour les chercher.
Le roi ordonna ses goumiers qui trouvèrent tous les biens au pied du
tamarinier. Sahibi gagna encore de l'estime aux yeux du roi. Le
monarque se mit a vanter la force de divination de son sujet
Sahibi. Il clamait haut et fort qu'il avait le mérite d'avoir le
plus grand devin du monde.
Deux autres rois qui avaient, eux aussi, des devins
imbattables décidèrent de mettre à l'épreuve les leurs avec Sahibi.
Les trois rois mirent un criquet (appelé djaratt en arabe)
dans une grande tasse a couvercle. Ils appelèrent leurs devins
respectifs pour donner l'identité de ce qui était dans la tasse.
Gare a celui qui échoua. Il aura la tête tranchée.
Le premier devin s'avança et jeta ses cauris:
-
C'est un animal, donc c'est un lapin,
dit-il, assez sur de lui.
Le couperet
des rois lui coupa la tête
Le second devin s'avança et sonda ses fétiches:
- C'est un animal
ailé, c'est donc un pigeon.
La même sentence appliquée a celui-ci aussi: tête décapitée.
Son tour arrivé, Sahibi se mit a pleurer a' chaudes larmes,
imputant tous ses périples a' sa femme Djaratt qui l'a entrainé
dans une science dont il ne détenait aucun brin de connaissance
- Mouaaaaaaahhhhhh,
djaratt, Kataltini (djaratt, tu m'as tué).
Contre tout entente,
l'assistance l'applaudit et le congratula, comme étant le grand
devin de tous les temps qui put même voir un criquet a travers
une tassa hermétiquement fermée. Or dans ses pleurs Sahibi
appela le nom de sa femme "djaratt" qui se trouvait être
l'homonyme du criquet. Heureuse coïncidence qui sauva la vie au
pauvre Sahibi.
Leçon:
tout l'art divinatoire est battu sur les coïncidences. C'est une
science sans certitude. Il vaut mieux ne point se fier à cette
science aux contours mensongers.
Djiddi Ali Sougoudi
Medecin
sidimi1977@yahoo.fr
Humour:
Le darwinisme
selon le vieux de l'Ennedi
Sahibi est le
Grand-père du tout jeune Waldar. Or Waldar est d’une curiosité
incoercible. Il fourre ses mains partout, en quête de jouets de
toute nature. Un jour il se mit à collectionner des scarabées (image
1) pour en faire ses jouets.
Inquiet de ce
comportement de son petit-fils, Sahibi le vieil homme
s’insurge :
- Mon petit-fils, ces scarabées sont les vrais géniteurs de
scorpions (image 2). Si tu ne cesses pas tes manèges,
leurs enfants te feront gouter leurs dards.
Sahibi n’osa plus
manipuler les scarabées et cela jusqu’a ce qu’il fasse des
études scientifiques au cours desquelles il s’est rendu compte
que la théorie avancée par son grand-père est bien différente du
Darwinisme.
Leçon :
pour protéger les enfants, les adultes sont capables de pires
mensonges. Ne nous disait-on pas que les cheveux du rasage de
nos têtes d’enfants, une fois enterrés, se transforment en
oisillons ? Maintes fois expérimentée cette théorie n’a jamais
donné les résultats escomptés
Image 1 Image
2
Dr Djiddi Ali Sougoud, Médecin
Sidimi1977@yahoo.fr
Humour:
Sahibi
le paysan et sa Majesté le Sultan Waldar
Sahibi est un
paisible paysan d’un village du Centre-Est tchadien. Sa Majesté
le Sultan Waldar règne d’une main de fer sur cette terre perdue
au cœur de l’Afrique.
Un jour, le
sultan Waldar reçut un cadeau peu ordinaire (un éléphanteau) de
la part de l’un de ses amis, souverain d’un pays lointain.
L’éléphanteau devint très vite le chouchou du Sultan. Le
pachyderme jouissait d’une liberté sans limite, le permettant de
passer à travers les champs et les potagers, avec au passage des
destructions sur les fruits de durs labeurs.
Cette situation commença sérieusement à importuner les
villageois, qui finirent par tenir une réunion.
L’ordre du jour : demander au Sultan de se débarrasser de son
éléphanteau. Mais qui se chargera de transmettre une telle
doléance au Sultan? Cette question fut le vrai casse-tête car
personne ne voulait prendre le risque d’une telle mission.
Alors, Sahibi
propose : comme personne n’a le courage le dire au Sultan ce
que nous avons décidé… je vais introduire et vous allez me
compéter. Lorsque je dirai « Majesté votre éléphanteau », vous
direz en chœur « débarrassez vous le lui ».
Ayéh dâ bess , Ayéh dâ bess.
Approuvèrent les villageois.
Le Sultan
Waldar, naturellement bien informé du mobil cette visite, céda
la parole à l’assemblé après les salamalecs et autres « Sultan,
Allah yansourak » d’usages.
-
Sultan, filak dâ…
(Majesté votre éléphanteau là…). Introduisit Sahibi, mais
silence radio, dans la foule.
-
Sultan, filak dâ…
Recommença Sahibi mais aucun écho ne provint de cette foule,
qui tout d’un coup est devenue muette comme une carpe.
-
Mâ kalim (mais
parles) ! Tonna le Sultan.
-
Algaaléya Akhou
[trouvez lui un frère (un compagnon)]. Murmura notre Sahibi,
décidément bien seul dans le pétrin.
-
Kalamak adil
(c’est une bonne proposition). Conclut le Sultan.
Leçon :
Il y a toujours des gens qui peuvent vous lâcher dans les
situations difficiles malgré les promesses tenues et autres
agréments.
Abderamane Oki Youssouf
Humour:
Le
vieux Sahibi piégé par une descendance féminine
Le vieux Sahibi, riche éleveur des vaches,
se démène difficilement pour abreuver son grand cheptel. Les
cornes en rapières, les bosses mobiles, les ovidés de Sahibi
réclament chaque matin de l'eau.
Un jour
Sahibi passa toute une nuit a abreuver ses animaux aux moeurs
hydrophiles. La tache était lourde et le vieil homme, presque
seul au monde, se battait comme un beau diable pour satisfaire
ses bêtes goulues.
Waldar, un
passant qui passait son chemin, apostropha le vieux éleveur dans
une sorte de circonlocution (langage voilée):
- hey, Sahibi, pourquoi, a ton age, tu
continues a abreuver les bêtes, toi-même? N'as-tu pas fait assez
des "voyages" d'ascension nocturne?
- Evidement j'ai souvent fait mes "voyages d'ascension
nocturne" mais chacun de mes voyages deboucha sur un village
d'autrui. Ainsi je me retrouve dans cette corvée, sans une aide.
Explication:
les deux éleveurs se parlent en paraboles. Waldar demandait
plutôt si sahibi n'a pas eu une femme avec laquelle il devrait
concevoir et avoir des garçons qui s'occuperont des animaux a
cet age de Sahibi. La réponse de Sahibi signifie qu'il connut
bien des femmes et a chaque issu de grossesse, il naquit une
fille. Les filles devenues nubiles ont regagne' leurs foyers
(villages d'autrui), laissant le père avec ses corvées.
Leçon: en milieu nomade, l'homme sans postérité' masculine est un
homme incomplet. Devenu vieux, il vivra dans un océan de regrets
et de remords.
Djiddi Ali Sougoudi Sidimi, Medecin
sidimi1977@yahoo.fr
Humour:
Arrogance du menteur
Sahibi est un voyageurs sans provisions ni monture. Pour
traverser les dunes de Korotoro, il s'adjoint à Waldar, un de
ses amis. Celui-ci a un méhari bien chargé de nourritures et
d'eau. Chemin faisant, Waldar ne cesse de mentir et Sahibi ne
fait qu'avaler ses ragots, sans la moindre audace de le
contrarier, de peur de perdre un compagnon de voyage si utile en
ces temps de denrées chères.
- Un jour, mon
père et moi avions trait nos chamelles et ma mère barata le lait
pour extraire un énorme beurre avec lequel nous fîmes un hangar
pour y passer nos journées! Dit Waldar, sans une once de pudeur
pour son compagnon!
- Ah, bon? Un
hangar construit de beurre? Et cela sous le soleil ardent du
Sahara? s'enquit Sahibi, apparemment dépassé par le trop-plein
du mensonge.
- Ecoute si tu
ne me crois pas, trouve-toi une autre monture et un autre
compagnon! s'emporte le menteur!
Leçon: quand vous
dépendez de quelqu'un, il peut toujours vous faire avaler de
couleuvre.
Djiddi Ali Sougoudi,
Humour:
Sahibi,
toilettes intimes entre huile et eau!
Sahibi et
Akhoutna sont un couple sexagénaire éleveur des caprins! la
solidité de leur union est battu sur l'amabilité, la confiance
réciproque mais surtout sur cette façon d'Akhoutna d'apporter
d'éclat de rire dans toutes les situations. Le climat au sein et
autour du couple est bon enfant et Akhoutna est la comédienne
infatigable de la maisonnée.
Un soir Akhoutna
oublie de ranger son bidon d'huile de cuisine qu'elle laisse à
coté d'un autre bidon d'eau qui sert aux ablutions et autres
toilettes intimes de son vieux conjoint. Le matin, ce dernier,
acculé par une vessie trop pleine, s'empare de l'un des bidons
et s'éloigne du campement. Il croupit à quelques vingt mètres de
la case et ouvre son robinet anatomique. La vessie vidée, le
vieux Sahibi se met à se laver l'organe génital avec le contenu
du bidon qui se trouve être celui de l'huile. Il ne s’en est pas
encore aperçu de la bourde mais, déjà, Akhoutna le tourne en
dérision:
-
Eh! oh! Sahibi, que tu es orgueilleux! Que ton petit pénis est
aussi orgueilleux! osez-vous vous lavez, l'un et l'autre, avec
mon huile que je parcimonieusement extrait du lait de mes
chèvres! Aaadjaaab!!
Leçon:
il faut toujours se à marier une femme qui a de l'humour. Elle
assaisonnera la vie en couple aussi bien qu'elle sait mettre du
sel dans la sauce. Une conjointe silencieuse comme le cache-sexe
d'une vierge ou timide comme une carpe vous rendra la vie
morose!
Djiddi Ali Sougoudi,
sidimi1977@caramail.com
Blague:
Sahibi et
l’Ignorance
Sahibi et Waldar
sont deux amis de longue date et beaux-parents (Waldar est le
frère d’Akhoutna, la femme de Sahibi). Mais la pratique et
l’appréhension de la religion ont toujours opposé les deux
hommes : Waldar est un bon musulman et fervent pratiquant alors
que Sahibi même « officiellement » considéré comme musulman, ne
croit guère en Dieu. Il croit certes à certaines manifestations
de Dieu comme la mort, la naissance ou encore la pluie mais
l’appréhension de la personnalité divine et les exigences
religieuses ont toujours été des vrais casse-têtes pour lui.
Waldar à maintes reprises a tenté de ramener son ami sur « le
droit chemin » mais ses efforts ont toujours été vains tant
l’ignorance de Sahibi est grande.
Cette année, après un long et épuisant mois de Ramadan, Waldar
décida de s’acquitter du devoir du pèlerinage. Il se rendit à
Makka, comme on dit chez nous. Mais au cours de
l’accomplissement du pèlerinage, l’ami Waldar trouva la mort !
Il fut appelé au Ciel comme le diraient mes amis Chrétiens.
La douloureuse nouvelle émut toute la contrée natale de Waldar.
En effet, il est considéré comme mérite, par les Musulmans de
trouver la mort au cours du pèlerinage. Mais Akhoutna, la femme
de Sahibi, en âme sensible ne put s’empêcher de pleurer son
frère et cela des jours durant. Ce qui finit par agacer Sahibi :
-
Écoute, arrête de pleurer pour rien ! Si Waldar est parti mourir
là-bas c’est de sa faute. Ce n’est pas la faute de Dieu ! Il est
parti le provoquer chez lui ! Même ici, il nous cherche la mort,
combien de fois chez lui. Il est très idiot ce Waldar, wallay
(!!??) ! Expliqua
Sahibi à sa manière, apparemment très ignorant des pouvoirs
divins.
NB :
Les Musulmans considèrent la Kaba qui se trouve dans la ville
saoudienne de la Mecque comme la Maison de Dieu. La Kaba fut
construite par le prophète Ibrahim ou Abraham pour les Chrétiens
et qui se trouve être l’ancêtre commun aux prophètes Mohamed
(paix et bénédiction sur lui) et Jésus Christ (paix et
bénédiction sur lui).
Leçon :
L’ignorance de Sahibi est ici certes d’ordre religieux mais pour
nous Tchadiens, l’IGNORANCE est le plus grand mal qui nous
habite et est à l’origine de beaucoup de nos problèmes. Alors
combattons l’ignorance par la recherche du savoir et la
compréhension du prochain.
Abderamane
Oki Youssouf
oki_abderamane@yahoo.fr
Bratislava, Slovaquie.
Blague:
Sahibi
le bouc
Sahibi est un éleveur de caprins dans l’un des innombrables
ouaddis de L’Ennedi. Son emploi du temps est le même depuis des
années : faire abreuver et paître ses chèvres, dormir pendant
les heures chaudes de la journée quand les bêtes sont au repos
et rentrer chez lui le soir.
Un soir en rentrant chez lui comme à l’accoutumée, il trouva son
épouse Akhoutna entrain de moudre du mil pour le repas du soir.
Elle avait les genoux au sol et le corps penché à l’horizontal
sur la broyeuse (pierre à moudre). Elle était à peu près à
« quatre pattes ». En apercevant sa femme dans cette position
plutôt "incongrue", Sahibi se mit à quatre pattes et marcha vers
elle.
- Aboûuboûu, aboûuboûu !!! Cria-t-il.
- Qu’est ce que ce ? S’étonna
Akhoutna
- Je suis le Bouc et tu es ma Chèvre !
Répondit Sahibi.
- Humm ! S’exclama Akhoutna.
Sahibi s’approcha davantage et fit son crie de Bouc de plus
belle, en serrant Akhoutna pour les reins.
- Arrête
Sahibi, laisse-moi travailler !
Supplia la courageuse femme.
- Non !
Tu ne vas pas travailler, on va jouer au Bouc et à la Chèvre !
Ordonna-t-il.
- Tu
es ridicule, Sahibi !
- Oui !
Et je m’en fou du ridicule.
Apostropha Sahibi d’un air tout à fait sûr.
A
cet instant, arriva Waldar, son ami de toujours.
- Salam
Alekoum!
Salua
l’hôte.
-
Wa-alekoum Salam !
Faddal (prends place) !
La monotonie
et l’ennui m’ont transformé en bouc. Avoua le berger Sahibi à son ami qui avait tout
vu en arrivant.
-
Pas grave !
Lâcha Waldar dans le soucie de temporiser.
Leçon : La monotonie de la vie est une prison pour
beaucoup d’entre nous. Il faut quelques fois s’évader de cette
monotonie pour reprendre goût à la vie, d’où le comportement
quasi-enfantin de Sahibi.
Abderamane Oki Youssouf
oki_abderamane@yahoo.fr
Blague:
Sahibi
confond circoncision et amputation du pénis!
Sahibi
a un ami très cher qui s'appelait Perlaih.
Celui-ci vivait dans une province du Sud du Tchad où le
Commandant Filann, illettré galonné, exerçait son autorité
avec frasques, étourderies et bévues.
Un
jour, le commandant Filann et ses éléments surprirent Perlaih
entrain de pisser à l'air libre, manipulant sa queuquette avec dextérité.
Un coup d'oeil furtif suffit au Commandant Filann de découvrir
que Perlaih
portait encore son prépuce intégré. Il était un "zoumboulou"
comme disait l'arabe dialectal ou un "Kafidé"
comme l'on disait en Gorane.
Aussitôt
après la découverte de cette anatomie vierge de Perlaih, le
commandant fit pleuvoir ses ordres:
- Amenez
ce Zoumboulou chez le wadjami (guérisseur traditionnel) pour le
circoncire!
Martela-t-il envers ses éléments. Manu militari, Perlaih s'était
vu forcé de se circoncire. On lui coupa alors le prépuce à la
façon des "musulmans" ou des juifs.
Sahibi, lui-même non circoncis, prit le large et se réfugia dans
une ville camerounaise, de l'autre coté de la rive. Là, Waldar,
un réfugié de longues dates, demanda les nouvelles du pays au
nouveau venu:
- Sahibi, Darr-da afi fi wa-la afi mafi wa??( Sahibi, est-ce qu'il y a
la paix au pays?)
-
Afi?? afi wenn wa? Perlaih-koulou, houmann gayi gato-djoub-hanaou!
Da afi fi wa?? (Paix? Où se trouve la paix? Même à perlaih,
eux-là, ils lui ont amputé le pénis! Dans ce cas, est-que y a
paix?)
Leçon:
pisser à l'air libre et salir les édifices publics ne sont pas
dignes d'un bon citoyen. Cependant imposer la circoncision à ceux
qui ne sont pas de cette coutume est une cécité digne d'un
commandant illettré ou ignorant tout court. Malheureusement,
sous nos provinces et même dans la capitale, nous vivons les écarts
de conduite de ces bidasses mal inspirées!!
Sidimi Djiddi
Ali Sougoudi
sidimi1977@yahoo.fr
Blague:
Le
vieux combattant alcoolique et la mort!
Sahibi
est un combattant du FROLINAT, faisant parti depuis quelques
années de l'ANT. Muté à faya, son oasis natale pour necessité de
service, il prend le vol hasardeux de l'avion TRANSAL de l'armée
nationale. Par dessus tout, Sahibi, le vieux combattant a un
faible irrépréssible pour l'alcool. Assis à même la soute, sur
une malle qui constitue ses couchages, Sahibi promène son regard
vers l'arrière de la soute et il découvre que le cercueil volant
de l'ANT transporte pluseurs casiers de Bitt-Moundou
(bière)! Alléché, Sahibi se lève et se dirige vers la cargaison
pour rafraichir sa gorge.
- Halte! c'est une commande privée! vous ne pouvez vous en
servir! lui dit, un membre du pilotage, l'arme au poing.
Deçu, Sahibi reprime sa soif et
repart s'asseoir sur ce qui lui tient de siège.
Arrivé au dessus de
Faya-Largeau, la splendide oasis blottie dans une grande
fosse à type d'accident géologique, l'avion de l'ANT se
montre rétif et refuse de déployer ses pneus d'atterrissage.
les mécaniciens se relaient vers le moteur et sous la soute
mais en vain. les voyageurs, terrorrisés, se mettent à
psalmodier des prières pour leur survie! Certains crient la
profession de foi: 'layyyyyilahailallllllaahhh!" et d'autres
se tracent sur la poitrine la croix et crie "ohhhhhhhhhhh
Jésus! viens à notre sécours!"
C'est au même moment que Sahibi,
profitant du tohu-bohu et de la peur-panique au bord de
l'avion, se fraye un chemin vers les casiers de biere.
Personne ne l'arrête! Il se vide une première bouteille dans
la gorge, s'en suit une seconde!
C'est en cassant sa troisième
bouteille de Bitt-Moundou qu'un homme s'approche de Sahibi
et se confie à lui:
-
l'avion ne pourra plus atterrir et c'est sûr que la mort
nous est assurée! Tiens cette somme de 500 milles francs! tu
donnes à ma famille et dit adieu! à mes enfants!
Sahibi empoche l'argent et se
mit à frédonner des chansons, comme tous les ivrognes à un
certain seuil de leur alcoolemie. Un autre passager, très
sûr que que ce chanteur en situation péril ne mourra pas,
vient lui confier 200 milles francs.
Un quart d'heure plus tard,
l'avion transal arrive à déployer ses pneus et
l'atterrissant se fait sans encombres.
(à suivre!)
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi1977@yahoo.fr
Blague:
Adieu 2007!
Tout d'abord je souhaite une année 2008 remplie de bonheur, de
santé, de prospérité, du succès, de paix et d'Amour a' tous les
internautes tchadiens.
Je suis content que l'année 2007 soit partie. Je ne suis pas un
superstitieux mais l'année 2007 était une des pires de ma vie. A
un moment donné tout le monde préfère se marier pour avoir des
enfants et laisser des traces dans cette vie sur terre. Ainsi en
2007, en vieillissant de 30 pluies, j'ai décidé de me marier a'
deux reprises, en vain. Tous les grands projets de mariage qui
ont pris corps ont fini en queue de poisson.
Pas de farce. Y'a rien qui ne m'est pas arrivé. "I went trough a
lot" comme mon camarade canadien Andrew Caci aime le dire. En
2007, j'ai perdu 2 voitures. Un peu de détail: Quand j'ai acheté
la voiture de marque "Dodge Shadow" les agents de la SAAQ
étaient en grève. Donc c'est impossible de pouvoir immatriculer
la voiture. Un jour ma voiture a disparu dans la nature. Hors
que les policiers l'ont remorquée parce que la plaque temporaire
de dix jours a été expirée.
Je suis allé le même jour pour faire une déclaration de vol.
Entre temps, le concessionnaire chez qui j'ai acheté la voiture
m'avait donné accidentellement de mauvais papiers (des papiers
d'une autre voiture). Ainsi la policière m'a demandé de lui
remettre les papiers pour vérifier dans sa base de données.
Comme ce sont des papiers d'une autre voiture la dame ne voyait
pas ma bagnole dans la liste des voitures remorquées. Sans
tarder elle m'a dit: "Peut-être que votre voiture est volée.
Donc allez chez vous et on va vous joindre une fois retrouvée."
Elle ajoute: "Au Québec toute matérielle qui coûte moins de 5000
dollars n'est pas urgente. Alors ça pourrait prendre bcp de
temps...." Ma vieille bagnole de 1994 ne coûtait même pas la
moitié de la fameuse "Quota" de 5000 pièces.
Désespéré je suis retourné bredouille. Un mois plus tard, j'ai
appelé la police pour avoir des informations sur la suite des
choses. Un policier de mauvaises humeurs m'a répondu d'un ton
sec et autoritaire en ces termes: "Ecoutez n'appelez pas ici, si
on trouve ton char c'est a' nous de vous joindre..." et il a
raccroché. J'ai mal gobé ce genre d'humiliation. "Le tchadien
est fâché". J'ai décidé de ne plus jamais chercher cette maudite
voiture (même en échange d'un gros doctorat comme celui du
docteur Kossadingar). Rire, je blague.
Trois mois plus tard, j'ai reçu un message dans ma boite vocale
qui dit: "Ecoutez Mahadjir, votre voiture n'as pas été volée
mais elle est plutôt remorquée. allez vite la chercher pour
éviter de frais exorbitants..." Rappelons que chaque jour passé
a' la fourrière de remorquage c'est 15 dollars de charge. Je me
suis présenté dare dare a' la police pour demander qu'est ce qui
ne va pas. Le Monsieur en poste m'a fait savoir que c'est de ma
faute parce que j'ai donné a' la police de mauvais papiers. Donc
c'est a' moi de payer 1250 dollars pour récupérer ma voiture.
Son lendemain mon ami Wahili et moi même sommes allés chez le
concessionnaire pour lui expliquer la situation complexe. Ce
dernier, un québécois pur jus a rétorqué en disant: "Vous les
africains vous ne comprenez rien. La voiture a été remorquée
c'est parce que vous n'avez pas immatriculé et non parce que je
vous ai donné de mauvais papiers..." Ainsi il est parti dans son
bureau pour nous donner les bons papiers. Nous lui avons dit:
"Merci Monsieur, c'est trop tard..."
Ainsi j'ai appelé la police pour leur dire que c'était la faute
du concessionnaire donc je ne paie rien pour cette amende. Les
policiers m'ont dit que cette situation impose une enquête car
ils pensent que cette affaire est floue. Ainsi ils ont transféré
la voiture dans une fourrière de crime ou' la journée coûte
encore plus chère, 18 dollars. Deux mois plus tard, "boom" j'ai
eu une lettre de la cours municipale de Montréal comme quoi je
dois payer une amende de 850 dollars. La raison: l'agent
constate que je suis en possession de deux permis de conduire
(un de l'Ontario et un du Québec), ce qui est d'ailleurs faux.
J'ai contesté et il m'a fallu attendre 6 mois pour pouvoir gagné
la cause.
Apres presque 10 mois d’enquête, la police m’a appelé pour me
dire que le concessionnaire s’est trompé pour me donner de
mauvais papiers, il faut que j’aille vite chercher ma voiture.
Tabarnak, qu’est-ce qu’il y’a ? Je croyais que je ne payais
rien, je suis allé retirer la voiture, les employés de la 2ieme
fourrière me demandent plus de 5000 dollars pour retirer la
voiture. Pourquoi ? Droit de garderie. Pour ne pas perdre du
temps précieux en tant qu’étudiant, j’ai signé un papier de
désistement pour leur céder définitivement la voiture. « Adieu
la belle Dodge Shadow ».
L’autre voiture c’est une Toyota Camry. Un soir vers 23h30 moi
et mon intime ami dit « AMIGO » sommes revenus a’ la maison.
Mais a’ notre grande surprise le vitre du coté chauffeur ne se
fermait pas. C’est une panne technique. Donc on a garé la cabine
ouverte dans l’intention de réparer demain matin. Le lendemain
on constatait qu’un cambrioleur est parti avec la voiture.
Encore nous sommes allés faire une autre déclaration de vol.
Quelques semaines plus tard ils ont arrêté le voleur mais envoyé
la voiture a’ la fourrière. J’étais en période d’examen. Quand
je me suis présenté dix jours plus tard pour chercher ma
voiture, encore on me demande de payer trop cher pour retirer.
Il m’a fallu encore désister cette 2ieme voiture. Car la clé
contact est brisée et ça demande trop de chose pour la réparer.
« Adieu aussi la bonne Camry ».
J’ai eu plusieurs autres petites tracasseries en 2007 mais je
veux finir en vous apprenant que j’ai même raté deux cours (Java
et Linux). Je n’ai jamais auparavant raté des matières a’
l’école mais en 2007, comme j’ai vécu trop des casse-tête c’est
arriver. Durant l’Eté prochain il va falloir que je reprenne ces
deux cours. Tabarnak de calice d’Ostie de ciboire. « Voila’
présentée ma petite personne de l’année 2007 » Pour paraphraser
l’honorable ministre Allam-mi. Rire, je plaisante. J’avoue que
j’adore la plaisanterie. Ne prenez pas mal si quelque chose vous
semble incorrecte ou impolie. Faire de la plaisanterie c’est la
façon dont j’ai passée la moitié de ma vie.
Votre ami et frère
Mahadjir.fils
Amérique du Nord.
Humour :Sahibi,
la faim et l'outrage à la belle-mère
Sahibi
est un berger des régions arides du Nord du Tchad où la corvée
d'eau de boisson est un grand supplice. Il faut parfois aller
à la quête de cette eau pendant deux à trois jours. Ce qui
met à rude épreuve les nerfs de ceux qui s'y adonnent. Sahibi,
notre compatriote, en fait parti de ceux-là.
Une nuit de claire lune, Sahibi revient tout exténué des puits.
Il a la faim au ventre et la patience râpée jusqu'à la dernière
couche. Akhoutna, sa femme, qui garde la maison, avec le henné
aux plantes de pieds, essaie de causailler avec le mari, sans
avoir pris la précaution de servir à manger à l'homme:
-
Cheri, te rends-tu compte de la blancheur de la lune de cette nuit ?
- Tais-toi, si tu n'as rien à dire! La lune n'est pas
plus blanche que les mirettes de ta mère!
Replique Sahibi, rudoyé par la faim.
La
bonne épouse a tout compris. Elle prend la direction de la
cuisine et se met à entrechoquer les ustensiles, par dessus une
marmite aux vapeurs appétissantes. Une demie heure plus tard,
Akhoutna dépose un repas tout fumant.
Sahibi se jette à manches retroussées sur le repas. Crissement
de machoires et sucions des doigts. Une fois bien rassasié,
l'homme se carre sur un oreiller, en décubitus dorsal. Il découvre
alors un ciel majestueux parsemé d'une myriade d'étoiles au
milieu desquelles s'enorgueillit une lune pâle.
- C'est vrai hein! la lune est
vraiment blanche! se démentit l'homme.
Leçon:
chères dames, quand vos conjoints arrivent du boulot ou du champ,
servez-les d'abord, au lieu de les tracasser par des choses vénielles!
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Humour :
Gendre et beau-père, sous l'emprise de la
gourmandise!
Sahibi est le jeune gendre de Waldar, un vieux éleveur du nord du
Tchad. Les deux hommes, liés par le lien sacré conjugal, se
vouent un respect mutuel, teinté d'un fort relent de pudeur et de
timidité. Le jeune Sahibi fait preuve d'altruisme et de bonté à
l'égard de son beau-père, père de sa belle épouse Akhoutna,
une saharienne à la cambrure de palmier secoué par le vent.La
cohabitation entre les deux hommes semble être parfaite et aucun
d'entre eux n'a vu le défaut de l'autre.
Un soir, à la nuit tombé, la palpitante fille de Waldar, épouse
enviable de Sahibi, dépose un petit van à demie remplie des
dattes fraîches dont le miellat se colle sur les doigts. Ce sont
des dattes rares, en cette période de début de la maturation des
dattes dans les oasis. Ce sont effectivement les premières dattes
d'une saison naissante de cueillette.
Les deux hommes s'apprêtent à plonger les mains au fond du van
pour se délecter des fruits du sahel. Au même moment, quelques
gouttes d'eau de pluie tombent d'un ciel bas et chargé de nuages
frivoles. Quelques éclairs lézardent de temps en temps le
firmament. Les mâchoires de deux hommes broient la pulpe des
dattes, dans un mouvement commun d'équité.
Equité? Non! quelqu'un triche, en complicité avec les pénombres
du crépuscule déjà né. C'est Sahibi, l'insoupçonnable gendre
qui prend deux dattes à la fois pour se fourrer dans sa gueule
gourmande au lieu d'une seule, comme le veut la coutume. Il s'en
veut pour son « larcin » devant un beau-père qui ne
se rend compte de rien. Cependant, il ne cesse pas son manège
infiniment gourmand.
Tout à coup, un lumineux éclair déchire le ciel, épandant sa
forte lumière éphémère sur les deux hommes accroupis autour du
van aux dattes. Stupeur! Au même moment Sahibi découvre que
Waldar le beau-père prend trois dattes à la fois!
Leçon: A gourmand, gourmand et demi! N'est-ce pas?
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour :
Les deux envieux
amis
Waldar et Sahibi
sont deux amis d'enfance qui ne se séparent que rarement.
Cependant, malgré leur amitié de longue date, les deux compères
sont jaloux l’un de l’autre. Et chacun ne souhaite pas que
l'autre aie une bonne chose.
Un jour, le sultan les convoque dans son palais royal pour
tester le niveau de leurs envies. Il demande à chacun de
solliciter ce qu'il désire et offrira à l'autre le double.
Sahibi et Waldar jaloux de « carrière » réfléchissent
longtemps, chacun voulant éviter de choisir quelque chose de
merveilleux afin que le second n’ait pas le double.
Plusieurs heures après, Ils n’arrivent toujours pas à se décider.
Le sultan décida, alors qu’il est temps de faire leurs choix. Sinon
il ordonnera leur exécution sur le champs. Waldar, apeuré par la
décision royale fut son bon choix. Il demanda qu'on lui crève
l'oeil droit. Et paf !, c’est fait. Au second: Et pif !
on ôta à Sahibi ses deux yeux.
Voila le choix de ces deux amis très
envieux qui n'ont rien trouvé de bon que de donner leurs yeux
afin que l'un ne soit pas plus aisé que l'autre.
Leçon:
il faut savoir choisir son ami pour ne pas tomber dans la
situation de Sahibi et Waldar.
Mahamat
Abdoulahi Absakine
Humour :
L'immoraliste Sahibi
Sahibi est un vieux dont les attitudes sont
immoralistes de telle sorte que les enfants de sa contrée ne lui
obéissent pas et mêmes ses propres fils.
Un jour sa femme leur a préparé un régal,
une sauce très délicieuse, agréable contenant un seul gros
morceau de viande. Sahibi et son enfant « kirkir » se
mettent à table pour se rassasier, après quelques bouchées, le
papa 'immoraliste' s'est emparé du morceau en criant fort
« jocker », se rappelant de jeu de cartes (arbatachar),
son fils kirkir très vexé par "les comportements
irresponsables" de son papa, prend la tasse contenant la
sauce appétissante et la verse par terre,en hurlant ironiquement
« carté indacca » le jeu est annulé.
Leçon
: l'attitude d'un père de famille doit être toujours responsable
devant tout petit et surtout quand ses enfants sont présents
à son côté, il faut qu'il
contrôle ses actes et paroles sinon ses fils seront plus
pires que lui dit- on « tel père
tel fils »
Mahamat abdoulahi absakine/ Tripoli
Courriel:abousakine@yahoo.com
Humour :
Guéguerre
sournoise et mortelle entre Sahibi et Waldar
Sahibi
et Waldar sont deux voisins de longues dates. Chacun a une femme
et quelques gosses. Depuis
quelques temps, le climat entre les deux hommes devient délétère.
En effet, Sahibi digère mal le comportement ni catholique ni
mahométan de son voisin Waldar. Qu'est-ce qui opposent les deux
hommes aux maisons mitoyennes?
Personne ne pourra le savoir et eux-mêmes ne pourront nous
le dire... Bizarre et bien drôle!
Un jour Waldar tombe subitement et gravement malade. Ses jours
sont inéluctablement comptés et sa fin s'approche
inexorablement. Juste avant de rendre l'âme, il demande à parler
en secret à son voisin Sahibi. Celui-ci vient en courant et prête
une oreille religieusement attentive à son voisin agonisant.
-
Voisin, Sa-a-mini (pardonne-moi!) car il m'est arrivé très
souvent de coucher avec ta femme. C'est un grand péché et je
veux que tu me le pardonne avant que je ne sois devant Dieu! Se
confesse Waldar!
-
Ok, je te pardonne à condition que tu me pardonnes pour t'avoir
donné le poison qui aura raison de ta vie dans les minutes qui
suivent. Oui, c'est moi qui t'ai donné ce qui te tue maintenant!
Leçon:??????????????????????
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour :
Sahibi, le « fils
de caprins » ou la lourdeur d'un sobriquet!
Sahibi
est un berger nomade de l'Ennedi. L'élevage des chèvres et des
moutons lui réussit fort bien. Il devient en quelques années un
grand propriétaire de ces ruminants. Contre toute attente, les
autres bergers de cette contrée délient leurs langues jalouses
et trouvent à l'humble éleveur des caprins un sobriquet:
« Sahibi, le fils de caprins », juste pour le décourager
dans son entreprise d'élevage.
Un soir de nombreux éleveurs de ce milieu, en route pour régler
un différend, posent pied à terre, près du campement du
« fils de caprins ». Comme veut la tradition en milieu
nomade, Sahibi décide d'honorer les hôtes en leur égorgeant un
ou deux ruminants. Mais il est aussi déjà au courant du
sobriquet qu'on lui a collé depuis quelques années. Il amène
alors deux gras moutons qu'il offre aux voyageurs, sans prendre la
décision de les égorger comme le recommande la coutume en milieu
nomade.
- Il faut
nous égorger les moutons au lieu de nous amener vivants!
S’exclament les voyageurs, très contents d'avoir une si
abondante ration carnée.
- Egorgez-les, vous-mêmes! N'est-ce pas que vous m'avez
surnommé "fils de caprins"! Alors un fils peut-il tuer
ses parents? Réplique Sahibi, revanchard mais généreux!
Leçon:
"quand tu fais quelque chose de positif, tu as contre toi
ceux qui font la même chose, ceux qui font le contraire de la
chose et la majorité qui ne fait rien." (Pierrette Adams)
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour :Argent
du charbon ou du chameau, quelle différence!
Sahibi
vivait dans son Ennedi natale et il était issue d'une famille
plus ou moins pauvre. Se sentant comme tel, il décida de sortir
du chaos de la pauvreté par la sueur de son front mais aussi par
le génie de son esprit. Ainsi il parcourait les oueds de l'Ennedi
pour dénicher des arbres asséchés qu'il les transformait en
charbon et en bois de chauffe. Il élevait également des poules.
Lorsqu'il rencontrait une caravane en partance pour les grandes
oasis du B.E.T (Faya, Fada, Ounianga, Gouro...), il s'adjoignait
à elle pour aller vendre son charbon, ses bois de chauffe et
quelques volatiles. Dans ce milieu désertique où les hommes
boudaient certains métiers et abhorraient par dessus tout la
vente du charbon et des volailles, Sahibi était traité de tous
les noms dès qu'il tournait le dos. Il se savait calomnié et
vilipendé à son absence pour son métier qui n'était en fait
pas ingrat du tout. Les mois et les années passèrent et Sahibi
devint le plus riche de sa contrée. Ceux qui se moquaient de lui
venaient nuitamment pour lui emprunter de quoi pour faire survivre
leurs familles. Eux qui ne savaient que s'enorgueillir de la vente
de chameaux (dromadaires)! Eux qui se moquaient de la vente du
charbon.
Un jour, au moment d'une grande retrouvaille, Sahibi délia une
grande malle d'où jaillir plusieurs liasses d'argent dont le
montant était si énorme qu'il percuta la conscience collective.
Devant le monde ébahi et envieux, Sahibi invita un homme du grand
groupe et demanda:
- Regarde bien cet argent et prends tout temps pour me séparer
par l'odeur l'argent du charbon, des bois de chauffe et des
volailles!
Leçon:
L'argent n'a pas d'odeur mais la pauvreté en a une. Regardez bien
autour de vous, chers compatriotes, ceux qui disposent de l'argent
sont détenteur d'un grand pouvoir. Ceux qui n'en ont pas sont
l'ombre d'eux-mêmes et ne récoltent que mépris et déchéances.
"l'homme est mauvais: celui qui a l'argent prend ta femme,
prends ta fille..." (selon Longuélongué, musicien
camerounais). Par ailleurs sachez également que l'on peut devenir
riche aisément et licitement. Il suffit d'être persévérant et
clairvoyant comme Sahibi, le vendeur des poules et de charbon.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour:
La
femme et la braise, deux grandeurs sans commune mesure!
Sahibi,
un quinquagénaire, décida de convoler à une seconde noce. Il
dota sa nouvelle conquête, à peine nubile, Akhoutna, une
adolescente de 12 ans. Il la prit avec lui pour fonder son second
foyer. Contre toute attente, Sahibi découvrit que sa femme était
trop jeune pour supporter une nuit de noce. La ramener chez ses
parents fut une autre paire de manches. Ca ne s'était jamais
fait auparavant. Une alternative fut vite trouvée: Sahibi procédera
à une couvaison de sa dulcinée, le temps de la maturer.
Chaque nuit, Sahibi
partageait le lit avec sa femme-enfant mais sans
jamais la toucher. Ainsi le manège dura quelques deux années.
Un après-midi, Sahibi friand du thé comme tous les jours, manda
sa femme-môme pour lui apporter la théière et la
braisière emplie des braises. Curieusement, la toute jeune
femme-fille apporta une braisière et une minuscule braise qui
ressemblait plutôt à une étincelle.
-
C'est
quoi cette petite braise? Tu n’as pas allumé le feu assez
convenablement? tonna
Sahibi, d'un ton agacé et autoritaire.
-
Monsieur,
il suffit de venter et le feu reprendra. Une braise et une femme
ne sont jamais petites! Repliqua
Akhoutna, avant de retourner les talons, déhanchant vers la
cuisine.
Le message fut trop clair pour que la même nuit, le vieux Sahibi
mobilisa ses os pour l'ascension vers le mont venus de la jeunette
de 14 ans.
Leçon: il est impératif de nos jours d'arrêter les mariages dont le décalage
d'âge est trop grand. En effet, il est peut sage de prendre une môme
qui a l'âge de votre propre progéniture pour assouvir une libido
sous un craquement d'articulations affaiblies par le rhumatisme et
la sénescence. C'est aussi une raison d'arrêter les traumatismes
d'accouchements trop difficiles, souvent mortels, des filles mères.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour :
Le prix
de la passe: Faux-billets contre Sida!
Sahibi aborda une prostituée avec laquelle il se fixa un
prix. Le prix de la passe. Quoi de plus ordinaire dans ce monde où
la dépravation des moeurs ravit la vedette à la pudeur! Le client
Sahibi entraîna alors sa proie dans une de ces chambres à
l'obscurité garantie dans lesquelles d'autres clients et
tapins font déjà commerce de leurs corps et de leur âmes, dans un
cliquetis des lits instables et bruyants; et sur des matelas
éventrés aux odeurs nauséeuses.
Après une juste et ajustée séance de couinement et d'ébranlement,
Sahibi se rhabilla et tendit des billets de banque pour régler sa
"consommation". La prostituée, non ingrate et confiante, enfouit
son argent reçu dans la dénivellation entre les deux "collines" de
sa poitrine. Reconnaissante elle accompagna son client jusqu'à sa
bagnole.
Juste avant d'appuyer sur l'accélérateur de sa voiture, le client
Sahibi, sortant sa tête par l'entrebâillement de sa portière, cria
à l'endroit de la prostituée:
-
Hey, Azaba (prostituée)! L'argent que je t'ai donné pour la passe
n'est que des faux-billets qui ne serviront à rien! HaHa Ha!!!!
-
Merci de ta gentillesse! Je t'informe que je suis séropositive
depuis deux ans. N'oublie pas que tu as "mangé
la banane sans la peau"
(relation sexuelle sans condom)!
Faux-billet
contre Sida, qui est le perdant ou la perdante??
Lui répliqua la prostituée, revancharde à l'égard de ce client
escroc.
Leçon: la prostitution est condamnable mais elle n'a jamais
pu être éradiquée de nos cieux. Ceux qui s'y adonnent doivent
faire preuve d'équité et de justice dans le règlement de leurs
factures après les passes. Et il faut toujours "manger
la banane avec la peau!"
pour éviter la pandémie du siècle.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour:
A la
recherche de l'hymen perdu!
Akhoutna, la dulcinée de Sahibi, attend la réalisation de sa
première nuit de noce. Son coeur bat la chamade, l'anxiété la
ronge. Elle est anxieuse... vraiment anxieuse!
Joliment parée, kohol aux yeux, hénné aux plantes des pieds,
dilkéé sur le corps, la jeune mariée est introduite dans la case
nuptiale pour attendre l'arrivée du fiancé Sahibi qui la
consommera, sans sel et sans sucre, tant elle est bien faite et
bien préparée et parée aussi.
Au beau milieu de la nuit, la mariée, dans l'attente de son
conjoint, se trouve être seule avec sa grand-mère maternelle. Elle
décide de s'ouvrir à celle-ci, en se confessant sur l'objet de son
anxiété.
-
Kahkah! (grand-mère!), je...je.... n'en ai pas, la "chose"!
-
Quelle chose? Hein? quelle chose?
- La "chose" de jeunes filles. Cette "chose" que l'on va
vérifier toute de suite!!
- Ah! Ma petite-fille, si tu n'en as pas, moi, aussi je l'ai
perdue avant la naissance de ta mère. Certes le temps est court et
je ne saurai où la trouver pour toi. Il n'y a même pas les moyens
d'emprunter chez quelqu'un. Tu vois???
finit par dire la mémé, en désarroi face à la pluie de culpabilité
et du déshonneur qui s'abattra sur eux.
Leçon:
l'hymen ou l'hyménée, cette petite voile charnue, crée bien des
soucis aux sociétés tchadiennes. Tout un commérage et une
philosophie de rente se sont construits autour de ce minuscule et
fragile élément de l'anatomie féminine. L’avoir ou ne pas l'avoir
constitue une fierté ou un déshonneur pour les sociétés primitives
du Tchad. Avec l'hymenoplastie (reconstruction chirurgicale de
l'hymen) en vogue, beaucoup des filles se laveront la face!!!!
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour:
Un doigt
dans un vieux trou!!
Sahibi lorgne depuis quelques temps une jeune femme mariée. il
finit par l'aborder et par la convaincre. Rendez-vous pris chez la
pulpeuse femme aux moeurs faciles.
Une nuit Sahibi arrive chez la femme. A peine une
séance de jambes en l'air commencé, le mari de la femme fait un "toc
toc" derrière la porte de la chambre. Peur-panique
dans les coeurs des fornicateurs. les apeurés finissent par
trouver une solution: la fenêtre, bien que haut située.
Sahibi, sans seroual, s'accroche au mur, en quête
d'issue par la fenêtre. L'amante l'aide tant bien que mal: ses
mains en soutien sur les pieds, cuisses et fesses de Sahibi qui se
débat comme un beau diable. Dans cette lutte effrénée de Sahibi vers
la liberté, la femme, par inadvertance, introduit son doigt dans
l'anus du fuyard.
-
Saami-ni! (excuse-moi) je t'ai blessé par mes ongles qui sont
pointus!
s'excuse la femme, entre deux efforts de poussées.
-
Ne t'en fais pas, pousse-moi! tu n'as mis le doigt que dans un
vieux trou, aussi vieux que moi-même. Réplique Sahibi qui finit par s'éjecter hors de
la chambre.
Leçon: n'allez point chez les femmes d'autrui. Si vous osez
le faire, vous récolterez deux choses: la peur et la honte.
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour: La fortune rend-t-elle une jeune et belle femme fidèle?
Sahibi,
un fortuné sexagénaire soupçonnait sa jeune et élégante femme
de 40 ans de s'envoyer en l'air. Ainsi il demanda de l'aide auprès
de Waldar qui est expert de faire des filatures parce qu’il lui
arrive occasionnellement d'effectuer ce genre des choses pour le
compte de certaines compagnies, comme pour surveiller les
agissements d'un mari ou d'une épouse qui doute que son
partenaire est infidèle.
Le vieux Sahibi confie Waldar que chaque vendredi soir, depuis
quelques temps, madame prétextait une sortie entre femmes et
revenait de plus en plus tard et "pompette". Il fut
convenu que Waldar allait la suivre des le lendemain tout en lui
remettant quelques photos de sa femmes. En retour le jeune
recevait $
100 l
'heure pour ce travail rare et exceptionnellement juteux.
Rappelons que la femme du vieux était du genre assez belle et
assez sexy pour faire la page centrale des grands magasines du
Monde.
Apres
quelques semaines d'enquête, Waldar s’est aperçu que madame
allait dans un endroit fixe pour faire l’Amour. En son retour,
Waldar a expliqué en détail de ce qu'il a vu. A ces détails, le
vieux patron insiste pour être présent lors de la filature de
son épouse le prochain vendredi. Au vendredi fatidique, en fin
d'après midi, Waldar et le vieux Sahibi ont dressé un plan
rocambolesque : Le siège du passager allait être en
position couchée. Sahibi devait s’y étendre de tout son long
et se couvrir avec un drap. Waldar entame la filature de « Madame
la belle sexy ».
Au bout de quelques minutes de surveillance, le jeune aperçois le
bagnole de Madame qui s’immobilise dans le même stationnement
d’un immeuble a’ logement multiples a’ coté d’un véhicule
récréatif. Waldar s’est aussi stationné a’ coté du même véhicule.
Soudainement quand le vieux levait la tête, il a vu sa femme
embrasser un gars avec qui elle se trouvait dans la banquette
avant.
A cette expérience, Sahibi a eu la mauvaise idée d'ouvrir la
portière pour laisser savoir a' sa femme qu'il l'avait démasquée.
Mais aussitôt qu'il a ouvert la portière, sa femme, qui était
au volant, a reculé a' toute vitesse. Lorsqu'elle a freiné
brusquement pour sortir du stationnement, Sahibi est tombé sur
l'asphalte et il s'est blessé a' une jambe et un bras. Le gentil
Waldar a accompagné le vieux a’ l’hôpital. Quand les
infirmiers lui demandaient de ce qui lui était arrivé, Sahibi
n'avait qu'une seule réponse et c'était: "vous
auriez du voir l’acte osé que ma belle dulcinée vient de
commettre".
NB : Cette blague est basée
sur une histoire vraie. Un adage dit : « Si l’argent
se trouve au sommet de l’arbre, les filles se marierons aux
singes ». Certes les femmes aiment un mari riche et généreux.
Par contre, n’oublions pas aussi que les femmes et surtout les
jeunes, belles et élégantes aiment aussi être satisfaites aux
lits. La fortune seule ne peut rendre une jeune, élégante et
belle femme fidèle a’ son mari. Je m’excuse si cette blague
offense par hasard quelques gens. Et pour le malheureux Sahibi, il
devait supporter l’infidélité pour pouvoir la garder ou bien
qu’il cherche une autre femme plus modeste et moins « Sexy ».
Votre ami et frère
Mahadjir.fils,
Amérique du Nord.
Humour:
Sahibi, le
soupçonneux aveugle et le poulet rôti
Sahibi était un malvoyant qui partage le même
damalaye
(salon de repas) avec le reste de sa famille. Il vivait toujours
dans l'anxiété d'avoir été floué à chaque repas par ses
consanguins qui avaient une vision indemne.
Un jour, un poulet rôti, en position d'un yogi en exercice, fut
présenté au Damalaye. Sahibi, l'insatisfait infirme, à tâtons,
promena ses doigts revêches et calleux sur le plateau et s'empara
du poulet en entier et tourna le dos au groupe, avant de
déclarer :
-
Moi, un malvoyant même, j'ai un tel gros morceau ! Et vous autres,
quels furent vos parts ?
NB: la société tchadienne a très souvent soutenu que les aveugles ont
toujours cru qu'ils sont victime de la gourmandise et de
l'iniquité de ceux qui ont l'intégrité de la vision. En voulant se
défendre, ils font de grosses bourdes. Cette histoire en est-elle
une illustration ?
Sidimi
Djiddi A li Sougoudi
sidimi@caramail.com
Humour:
Le vieux
juge Sahibi et la transmission du VIH-Sida
L'oasis de Fada, capitale de l'Ennedi, blottie à
l'ombre matinale du mont Yiin-Toll (montagne du télégramme), se
réveillait d'une nuit glaciale d'un hiver rude. Les
palmiers-dattiers balançant leurs longs bras, dansotaient au
rythme du vent.
Tout à coup des cris de femmes, des youyous de filles nubiles
et d'attroupements des badauds interrompirent le calme de l'oasis.
Une bagarre entre des filles jacasseuses tourna au vinaigre. A
l'origine, une accusation, vraie ou fausse, de séropositivité chez
une meuf dont le petit ami serait le coupable qui avait transporté
le dangereux virus au coeur d'une oasis qui s'enivrait d'une
pureté inégalée, d'une chasteté à vérifier.
L’affaire atterrit chez les vieux juges traditionnels qui
tentèrent de la dénouer. Au moment où les deux partis prenaient
place sur des bancs (l'école primaire de fada servait d'assise
provisoire), le vieux Sahibi, un des juges s'insurgit, bras en
l'air:
- mes filles, ne mettez pas vos culs sur les bancs. Vous allez
laisser votre "schida" (Sida) et demain nos enfants seront
contaminés à leur tour! On va traiter votre affaire et en
attendant vous vous tenez debout, sans toucher les bancs!
D'ailleurs c'est simple, ceux qui sont accusés iront à Ndjamena
pour se faire dépister. Au retour, s'ils n'ont pas cette vilaine
maladie, les délatrices paieront une amende. Terminé!!
leçon:
le VIH reste obscur dans ses modes de transmission chez beaucoup
de nos villageois et citadins. Retenons que le banc ne peut
transmettre le Sida.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi ,
sidimi@caramail.com
Blague:
Sahibi s'est fait
avoir !
Après avoir été séparé de sa "girl friend" pour
plusieurs mois, Sahibi a décidé de se payer une prostituée. Il
s'est rendu au coin ou’ on trouve facilement des prostituées. Il a
fait le "Tour du Bloc" deux ou trois fois pour étudier la
situation. Par hasard Sahibi s’est croisé a’ une belle russe du
genre "Angelina Jolie" (rire!). Elle était vraiment jolie et
attirante. Elle avait une bouche de suceuse avec des lèvres
épaisses qui donne la « vertige » pour un homme assez fragile qui
n’a pas fait l’Amour y’a longtemps.
Lorsqu'elle est montée dans la voiture de Sahibi,
elle lui a dit:
"On va chez
toi ou chez moi?" Sahibi lui a répondu naïvement:
"Chez toi!". Bref, ils se sont rendu devant un immeuble a'
logement multiples (pas loin du coin). Madame la trompeuse lui a
demandé de la déposer devant l'immeuble et elle lui a donné son
"prétendu" numéro d'appartement. Puis elle lui a demandé d'aller
stationner son auto et d'aller la rejoindre.
Elle a ouvert la portière et, alors qu'elle était
sur le point de sortir, elle s'est brusquement retournée vers
Sahibi en lui disant avec autorité: "Donnes
moi l'argent tout de suite parce que je ne veux pas que tu me
paies a' l'intérieur."
Le généreux Sahibi, sans hésitation, lui a donc
remis $200 qu'elle chargeait pour un service complet!
Le naïf Sahibi est allé stationner sa bagnole et
il s'est rendu a' l'appartement indiqué. A sa grande surprise
c'est un couple sexagénaire qui est venu répondre. Sahibi a enfin
compris qu'il venait de se faire avoir par une maudite belle
salope qui avait disparu dans la nature aussitôt qu'il lui a remis
son argent.
NB: Cette blague est basée sur une histoire vraie. Un de mes
camarades de classe m'a raconté pendant l'une de nos recréations.
On a eu la chance d'apprendre l'histoire intitulée "Sahibi l'Eternel
Loser" mais cette fois-ci Sahibi est un "Naïf loser". J'espère que
cette blague contribue a' nous donner une belle leçon de vie. Si
je prends le temps de vous écrire cette mésaventure de Sahibi
c'est pour peut-être empêcher qu'un autre épais et naïf comme
Sahibi se fasse voler d'argent de façon aussi idiote. Tabarnac de
calice d'ostie de Ciboire!!!!!!!!!!!!!!
Votre ami et frère,
Mahadjir.fils
Amérique du Nord.
Blague: La moto
savante de Sahibi
De nos
jours la technologie a atteint un tel niveau qu'il n'est pas rare
de rencontrer dans les rues de N’djamena des motocyclettes
importées qui s'expriment en chinois, anglais, coréen etc...
Sahibi, un contrebandier, s'est fait acheté une de ces motos pour
le trafic du sucre entre Kousseri et N’djamena. Le fraudeur charge
sur sa nouvelle monture dix sacs de 50 kg de sucre, la démarre et
tente de quitter:
-
No go! No go! s'écrie l'engin à deux roues, visiblement en courroux.
Sahibi
descend et diminue la charge de deux (2) sacs. Il essaie de
quitter de nouveau.
-
No go! No go!
persiste la moto.
Sahibi
ôte encore deux (2) sacs. Il lui reste alors six (6) sur la moto.
Il lance le moteur et tente de quitter.
- Go! Let's go! crie
la moto, visiblement, satisfaite de la dernière charge.
Leçon:
Désormais l'homme n'est pas la seul créature pensante. Les
créations de l'homme ne sont pas loin de l'homme lui-même pour
revendiquer leur droit de cité.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague: Un ixode sur les couilles
Il
fait un froid terrible à Moussoro. Sahibi et son beau-père,
éleveurs des vaches, se chauffent autour d'un feu bien alimenté
par des bois de chauffe. Les deux hommes sont face à face, autour
d'une flamme dansante et sous la férule d'un hiver torride.
Le vieux beau-père porte un séroual type
dourbali, trop large et béant. A travers un pan du
pantalon, les testicules du vieux sont bien visibles aux yeux du
gendre. Mieux, ce dernier voit même un ixode (tique) sanguicole
appendu sur les "bijou de famille" du vieil homme. L'acarien suce
goulûment du sang, bien perché sur la bourse du vieux berger.
Sahibi se trouve aussitôt dans un dilemme: avertir le vieux ou
non? Et s'il l'avertit, très certainement son beau-père lui en
voudra d'avoir regardé dans ses parties intimes? Que faire? Que
dire?
-
Je ne te le dirai jamais et lorsque je prendrai enfin la décision
de te le dire ou de te le montrer, "il" sera aussi gros qu'un
taurillon.
Dit Sahibi, dans un langage détourné (circonlocution), s'adressant
à son beau-père.
-
Je ne lui laisserai même pas le temps de devenir aussi gros qu'un
cabri.
Réplique le vieil homme, arrachant d'un mouvement vif la bestiole
parasite qui lui mord les couilles.
Leçon:
un adage dit: "celui qui ne sait pas interpréter les langages
voilés ne saura être capable de comprendre les langages les plus
directs." Dans certaines contrées du Tchad, les hommes se
communiquent par des bribes d'informations inaccessibles aux
étrangers.
Sidimi Djiddi
Ali Sougoudi
Blague: Sahibi,
vrai ou faux marabout??
Sahibi
quitta son village du Kanem et atterrit dans un bivouac du Nord du
tchad. A bon mentir qui vient de loin. Sahibi s'y proclama grand
fakir et se mit à faire des gris-gris et à prêcher la bonne parole
mahomettane au milieu des bergers ignorants de ce monde-là. Ces
derniers, assoiffés de foi et de savoir livresque coranique,
adoptèrent le grand fakir Sahibi qui, en vérité, n'avait
aucunement les moyens de sa prétention. Mais comme personne
n'était instruite dans ces contrées désertiques, Sahibi étalai des
vérités et des contre-verités sans être contredit. Des années
passèrent ainsi, Sahibi détenant la palme du savoir.
Un jour, un autre émigrant, sorti du néant, vint mettre pied
à terre dans le même bivouac. Ce dernier s'appelait Filann et
c'était un vrai érudit en Coran. Il finit par mettre en doute
toutes les sornettes de Sahibi, qui entra dans une grande colère
indescriptible. Une vraie haine s'installa entre les deux hommes
de foi. les villageois étaient sûrs d'une chose: aucun d'entre eux
ne pourra apporter un démenti sur les versets de l'un ou de
l'autre des marabouts car ils sont tous analphabètes comme la
queue de l'âne ou l'anus du bouc. La lutte de leadership entre les
deux charlatans (appelons-les ainsi) fut telle qu'il a fallu
convoquer une grande réunion de réconciliation.
- comme vous tous, vous ne savez pas
lire entre les pages d'un coran, vous ne pouvez pas nous
departager dans ce conflit avec cet innovateur nouvellement venu.
Si vous voulez savoir qui d'entre nous est le plus grand et vrai
fakir, je propose un combat des livres: il va me frapper avec son
coran et je vais le frapper avec le mien. le faux marabout mourra
sur le coup. Etes-vous d'accords?
Dit Sahibi, air malicieux, aux
villageois.
-
Ouai! ouai! D'accord! d’accord!
Crièrent les mille profanes de la contrée.
Filann frappa du sacoche de son coran sur la tête de Sahibi.
Sahibi résista sans gêne. Sahibi, qui a dissimulé quelques gros
cailloux dans sa sacoche à la place du coran, balança un coup sec
et rude sur la nuque de son adversaire qui tomba raide sans vie.
Comme le coran de Sahibi était plus fort que le coran de
l'arriviste, Sahibi resta, malgré son ignorance, le plus grand
marabout du Nord.
leçon:
toutes les vérités ne passent pas. Il arrive très souvent que le
mensonge prenne le dessus sur la verité. Et c'est ainsi ce
bas-monde. N'est-ce pas?
Sidimi Djiddi
Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague: Sahibi et
la queue de l'hyène
Sahibi
arrive dans une contrée du Tchad. Cette contrée n'est pas la
sienne. En plus, dans cette contrée, l'hyène règne en maîtresse
absolue, allant jusqu'à tuer des hommes et des femmes qui
deviennent alors des proies faciles.
Cette situation laisse perplexe Sahibi qui, dans son village, a
un mépris pour l'hyène qu'il l'assimile à un chien sauvage.
Une nuit, Sahibi arrive dans un bivouac des nomades. Là, les
habitants jacassent sur les prouesses et la dangerosité de
l'hyène, la vilaine bête. L'un d'eux dit à Sahibi:
- Comment peux-tu te promener à cette heure-ci sans craindre
l'hyène?
- Avoir peur de l'hyène, un chien sauvage? S’étonne
l'étranger Sahibi.
Après les causeries et thé, Sahibi prend congé de ses hôtes qui
protestent de le voir partir au milieu de la nuit car
l'hyène...... rôde non loin du campement.
Chemin faisant, Sahibi tombe nez à nez avec l'Ennemi le plus
craint de la contrée, l'hyène qui montre des crocs acérés, en
battant la queue au sol. Sahibi se saisit de sa cravache et assène
des coups brûlants à l'hyène qui décampe en hurlant. Il saisit la
queue de l'hyène et de son poignard tranchant, la coupe à la base.
Le brave homme retourne au campement et ramène aux jacasseurs la
queue coupée de l'hyène à qui il a délibérément laissé la vie
sauve.
En voyant la queue de l'hyène qui n'a pas été tuée, l'un des
habitants de la contrée panique et lâche des propos inattendus:
-
comment oses-tu couper la queue à l'hyène sans la tuer. C’est une
provocation de cette terrible bête. Tu es parti réveiller la Bête
qui dors. Nous sommes cuits car elle va nous attaquer puisque tu
l'as enragée!!!
Sahibi
se sert du thé, riant sous cape, sans la moindre crainte.
Leçon: tout fauve a
sa proie et toute proie a son fauve. Une hyène ne peut s'attaquer
qu'à ceux qui ont peur d'elle. Une hyène matraquée ou cravachée
par un homme qui lui coupe la queue ne peut plus aller à la
rencontre d'autres hommes sans crainte.
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague:
Akhoutna,
le beurre, le sexe et la mort
Akhoutna, la veuve de Sahibi, toujours décidée à aller au bout de
ses désirs, persiste et signe: elle veut se marier. Comme nous
l'avons suivi précédemment, les siens ne sont pas de cet avis.
Alors que faire? Akhoutna, bien maligne, se plonge dans une
hystérie très proche d'une grave maladie. Sa postérité s'inquiète
et se plonge à son tour dans une grande angoisse: grand-mère
Akhoutna va mourir.
Un oracle est appelé à son chevet. la vieille dame se tord de
douleurs. Le devin jette ses cauris, trace des sillons sur le sol
et fait des incantations et des imprécations aux profondeurs
insondables. le féticheur lâche, comme un couperet, le traitement
du mal qui ronge Akhoutna:
- cette dame souffre d'un mal sérieux mais son traitement est
simple: soit elle ingère du beurre ou elle doit avoir une relation
sexuelle!!!! Seul son choix à elle est déterminant dans sa
guérison. Demandé son avis!
Dit le guérisseur, ramassant ses fétiches éparpillés au sol.
La
postérité d'Akhoutna se plonge encore dans un grand émoi: comment
aller parler à la grande mémé des choses intimes? Non, ce n’est
pas possible! Du respect aux personnes âgées, tout de même!
Une des ses amies est envoyée auprès d'elle pour avoir son avis
sur le choix du traitement (sexe ou beurre?). La réponse d'Akhoutna
n'a pas mis du temps pour parvenir.
- vous savez tous que je suis vieille et je n'ai pas assez de
dents solides pour mâcher du beurre, l'autre traitement est
mieux,
réplique la vieille Akhoutna, air libidineux et une lueur lubrique
dans les yeux.
Leçon:
encore une fois, quand une femme, quel que soit son âge, songe
à se marier ou se remarier, ne vous en opposez pas! La preuve,
même la vieille qui n'a pas des dents pour mâcher du beurre (zibdé)
est partante pour une séance de jambe en l'air.
Sidimi Djiddi A li Sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague:
La veuve
de Sahibi et le natron du mariage
Akhoutna est veuve. Sahibi, son conjoint était mort depuis plus de
trente (30) ans. Elle-même trône du haut de ses plus de 70 ans.
Elle est aussi proche d'être sous la terre que la queue pendante
de la vache.
Un jour elle exprime le désir irrépressible de convoler à une
seconde noce. Ce qui sème un tollé sans mesure parmi ses fils,
petit-fils et ses arrière-petits-fils qui n'en reviennent pas de
cette subite envie de se marier chez une vieille de son âge.
-
Te remarier à ton âge, non, ce n'est pas digne de toi ni de nous!
Grommelle en bloc la lignée d'Akhoutna.
-
Pourquoi ne pas me remarier??
A-t-on refusé un jour du natron à une chamelle parce qu'elle est
vieille!! Ainsi
Akhoutna monte-t-elle sur ses ergots, imperturbable et surtout
décidée à aller au bout de son projet.
Leçon:
Le natron est le bicarbonate de soude. C’est un sel très utile
pour les dromadaires qui, en manque de ce sel, maigrissent et
finissent par périr. Nous ne savons pas si le mariage est aussi
vital chez les femmes que le natron chez les chamelles. En tout
cas si jamais une femme veut goûter au miel du mariage, ne vous en
opposez pas!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague:
La femme, école
de la vie
Se
marier n'est pas un plaisir ni une aventure. C’est une
responsabilité. Une grosse responsabilité. Sahibi, l'enfant
insouciant de son père, goûtera à cette lourde responsabilité.
Lisons cette histoire:
Sahibi est un enfant insouciant, intraitable et agité. Son père
Filann l'a longtemps sermonné mais il ne change guère. Que faire
face à un fils ibliss (diable)?
La solution est vite trouvée. Son père lui trouve une épouse.
Et miraculeusement Sahibi, le turbulent enfant, devient timide,
sage et irréprochable et cela dès la nuit de sa noce. il devient
un jeune responsable, s'attelant à bien garder le patrimoine
familial et s'occupant de sa femme avec tact et virilité.
Un jour, Sahibi qui élève un chiot se trouve confronté à
l'agilité et aux turbulences de son canidé. Le chiot sautille,
mord les habits, renverse les nourritures, aboie à se rompre les
cordes vocales et renâcle tout le temps. Sahibi qui a le
ras-le-bol à l'égard de son chien, sermonne son caniche:
- hey!
chiot, reste tranquille sinon je dirai à papa pour te marier à une
femme!
Leçon:
Qu'a une femme pour dresser un homme turbulent? Nul ne le sais
mais une chose est sûre : la femme, une fois dans ses ménages,
devient un garde-fou pour son homme. Dans beaucoup des foyers où
l'homme est un torchon (saoulard ou fainéant) la femme arrive à
redresser la situation et faire de son homme un héros de la femme.
Qui a dit que "derrière un grand homme, il y a une grande femme?".
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi
irrésistiblement menteur
Sahibi et Waldar se retrouvèrent acculés par la faim et cela loin
des campements. Ils décidèrent de tendre piège à des animaux.
Clac! le piège prit un animal qui n'est pas socialement
comestible: ce fut le chacal. Manger un chacal? Non! c'est une
chose affreuse et culturellement honteuse à travers leur terroir.
Comme le deux compagnons étaient si rudoyés par la faim, ils
écoutèrent leurs ventres et mangèrent la chair du canidé, en se
promettant de garder le secret au fond d'eux-mêmes. Waldar
connaissait bien son ami Sahibi, un menteur incœrcible. De ce fait
il l'avait longtemps sermonné et l'avait mis en garde afin
d'obtenir une voile de silence sur la nourriture insolite.
Une fois arrivés dans un village, les deux comparses furent
accueillis avec une calebasse d'eau de la part des villageois,
comme le veut la tradition.
Sahibi s'empara du récipient d'eau et vida la calebassée dans son
estomac et clama:
- Haaaasch! Avec ses dents acérées, ce gibier me donne des moeurs
hydrophiles!
Waldar fusilla du regard son compagnon soumis à la corrosion du
mensonge qui démangeait ses entrailles. Se sentant intimidé voire
menacé par la torve du compagnon, Sahibi lâcha de nouveau:
- Pourquoi ce regard oblique en mon endroit! J'ai dit seulement
que la viande du canidé me fait boire beaucoup d'eau mais je n'ai
pas dit qu'on a consommé de la chair de chacal.
Les villageois présents au même endroit avaient
tout compris: les deux comparses ont dégusté la chair interdite du
chacal.
Leçon:
tous les hommes ne sont pas capables de garder un secret. Certains
ont d'ailleurs une envie irrepressible de divulguer le moindre
secret sans tarder. Chez bien des hommes le secret est comme un
corps étranger dans leurs corps et ils cherchent à l'expulser à la
moindre occasion.
Djiddi
Ali Sougoudi Sidimi
Blague:
Sahibi et la morsure de l'agneau
Il était une
fois au Nord du Tchad. Là-bas l'hyène s'était faite une funeste
renommée: elle s'attaquait aux hommes, surtout ceux les plus
vulnérables tels un jeune berger égaré du ferrick, un adulte
secoué par la soif ou la fatigue, une femme fugueuse etc... Elle
finit d'ailleurs par roder autour des campements nomades, crocs
menaçants.
Sahibi, un jeune marié vivait avec sa dulciné Akhoutna auprès de sa
belle-famille.
Un soir, Sahibi, soucieux d'éviter de rencontrer la hyène, rentrait
d'un pas pressé au campement. Tout à coup surgit d'un buisson une
silhouette qui se mit à courir vers Sahibi. Le jeune berger mit
ses jambes au cou et se lança à toute allure vers chez lui, la
créature à ses trousses.
Arrivée à la hauteur du campement, Sahibi
se fait apostropher par sa jeune et ravissante épouse:
- pourquoi cours-tu de la sorte? Ce
n'est qu'un agneau mais pas une hyène!
-
Ôte-toi de mon passage! Que sais-tu de la gravité de la morsure
d'un agneau?
S'emporta le poltron Sahibi qui voulait
sûrement justifier sa peur-panique gratuite.
Leçon:
un agneau très jeunes (de quelques mois) a la manie de courir
après tout ce qui bouge, le confondant à sa propre mère par sa
vision encore immature. Mais l'agneau est inoffensif et d'ailleurs
c'est le symbole de l'innocuité. Sahibi parlait d'une morsure qui
n'avait jamais existé. L'on ne sait pas si sa dulcinée l'avait
crû!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi,
sidimi@caramail.com
Blague:
Sahibi, l'eternel
"loser"!
Sahibi
a habité pendant quelques années avec une femme. Lorsqu'il l'a
laissée, elle est devenue prostituée. Quelques mois plus tard, son
ex-amie lui a appelé pour lui demander d'aller manger avec elle,
car elle avait une histoire très particulière à lui raconter.
Sahibi a accepté l’invitation parce qu'il voulait savoir par
curiosité ce qu'elle avait de si important à lui dire.
Au
rendez-vous, à sa grande surprise son ex-amie lui a avoué qu'elle
se prostituait depuis que Sahibi l'avait quittée et elle lui a
demandé un service, soit d'aller collecter un client qui lui
devait $1000 parce qu'il avait fait une orgie avec elle. A la fin
de l'Orgie, le client n'a pas voulu la payer et il est parti sans
lui laisser un seul sou!!!!!!
L'ex-femme de Sahibi savait ou' son client habitait et elle a juré
que Sahibi n'aurait aucun problème à le collecter, car le client
était du genre peureux et il ne faisait pas le poids avec sahibi.
Rappelons que Sahibi mesure presque six pieds et il pèse environs
200 livres, alors que son client, selon toujours notre DAME DE
FER, faisait à peine 5 pieds et il était du genre
maigrichon!!!!!!!!!!
Pire
encore, madame faiseuse des troubles a promis $500 si Sahibi
réussissait à le collecter. Ainsi Sahibi, sans aucune précaution,
s'est rendu un jour chez le gars. Il a monté chez le client en lui
disant que l'heure était venue de payer pour sa petite partouze
avec son ex-amie. Le gars lui a répondu "Ok attends moi
quelques minutes!". Mr. le Défenseur, plus grand, plus fort et
plus brave que Sahibi a sorti un bâton de baseball et il a frappé
directement au visage de Sahibi. Ce dernier s'est dégringolé en
criant du haut de l'escalier qui mesure environs 15 mètres. Sahibi
a en effet écopé au moins 5 points de suture à la tête. Dommage « Kaffara ».
Malheureusement pour Sahibi il ne pouvait pas appeler la police
parce que son ex-copine faisait la gaffe, par surcroît, c'est une
affaire de prostitution. Donc il n'était pas question de la
dénoncer. Quelques jours après la mésaventure de Sahibi, madame la
diable a rendu visite a son ex-ami. L'ex-blonde s'est vraiment
désolée de ce qu'il lui est arrivé, de surcroît, elle lui dit que
s'il réussissait à la collecter, Sahibi pouvait garder le $1000 au
Complet. L'affaire est à suivre. Une question demeure posée: "Est-ce
que ça vaut la peine pour Sahibi d'aller coûte que coûte chercher
cette somme d'argent virtuelle?"
NB: Chacun a' sa manière de répondre à
cette question. Quant à moi je qualifie Sahibi pour un Eternel
"Loser" (perdant). La meilleure des solutions c'est de laisser
tomber cette affaire. Ce problème ne va apporter que d'autres
problèmes pour Sahibi. Et l'option de la vengeance serait la pire
des choses pour ce dernier. Merci pour votre lecture et bonne
journée.
Ps:
Cette blague est basée sur une histoire vraie. Un de mes camarades
de classe (un canadien anglais) m'a raconté cette histoire. Et
c'était arrivé à un de ses oncles. J'ai simplement ajouté quelques
mots plus comiques et significatifs pour détenir peut-être un
"rayon" en humour. Thank you.
Votre
ami et frère,
Mahadjir.fils,
Amérique du Nord.
Blague:
Sahibi : son ambition des garçons
Akhoutna, la femme de Sahibi a déjà donné quatre filles, au grand
désespoir de ce dernier, malgré les démarches traditionnelles pour
avoir un garçon, Sahibi reste démoraliser.
A la cinquième grossesse de sa femme, Sahibi décide de faire un
voyage de quatre mois pour revenir après l’accouchement de son
épouse. Mais, avant de voyager, il avertit sa femme que si elle
mettait au monde une cinquième fille, elle et ses filles
constituant la demi-douzaine, devraient toutes vider la maison.
De retour, heureusement, Akhoutna mit au monde un garçon.
Ainsi, lorsque Sahibi apprit la nouvelle, il dit à sa femme :
Tu vois, bien que tu peux faire un effort quand tu es menacée
de divorce ! à la prochaine grossesse, je veux des jumeaux, tu
m’entends ? Des Jumeaux !!!!
Morale : Mes chers internautes, la
conception d’un fœtus n’est dépend pas de la volonté d’un être et
combien de fois du pouvoir maternel alors nous sommes appelés de
se contenter de notre destin et voir le bon côté de nos
progénitures sans aucune qualification quelconque
Daraya
ALLATCHI
Blague:
La
gonococcie selon Sahibi
Sahibi,
un berger du Nord du Tchad, décide un jour d'aller en ville
pour s'approvisionner en thé et sucre, deux denrées fort prisées
chez tout nomade. Pour la circonstance, il se fait accompagner par
sa fille de sept (7) saisons humides. Le père et la fille débarquent
au marché de l'oasis. Là, Sahibi rencontre Waldar, son meilleur
ami. Les deux pâtres se fendent en des causeries intarissables,
sirotant du thé mi-amer, mi-sucré. La jeune fille de sahibi
gambade, à cloche-pied et pieds nus près de deux adultes.
-
ma
fille, ne joue pas les pied nus et vite chausse-toi! Sinon tu
attraperas le begel
(gonococcie), sermonne papa Sahibi, tout confiant en ce qu'il dit.
-
Oui, c'est vrai ma fille! la ville est infestée de begel. Si tu
traverse un caniveau, c'est sûr que tu le chopperas. Ne
te promène surtout pas les pieds nus! Renchérit Waldar avec
certitude.
Leçon:
la gonococcie ou gonorhée ou blénnoragie ou Begel est
une maladie sexuellement transmissible (la mère peut transmettre
à son enfant lors de l'accouchement et se manifeste par une
atteinte occulaire). C'est une maladie due au germe appelé
gonocoque et a une durée d'incubation de 24heures à 15 jours.
Elle se traduit chez l'homme par une miction douloureuse
(chaude-pisse) et un écoulement purulent (urethrite) mais elle
est inapparente chez la femme qui reste un réservoir de
contamination lors des rapports sexuels.
Dire qu'on peut attraper la gonococcie en marchant les pieds nus
ou en traversant un caniveau relève de l'ignorance crue dont
beaucoup des tchadiens en souffrent!!!!
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramai.com
Blague:
La
mise knock-out
(K.O) de Sahibi par le rejeton de son rival
Sahibi
est un grand plaisantin et ses plaisanteries ont vite fait de déborder
les confins de son village pour se répandre dans la sous-région.
Sahibi est ainsi devenu assez célèbre pour ses taquineries aussi
vexantes qu'épatantes, aussi saugrénues qu’insensées. Sahibi
détient la palme de la galéjade et personne, dans les parages,
ne tente de l’égaler ou de se mesurer à lui.
Un jour le taquin homme
ouï dire qu’il vit dans un village mitoyen, un homme plus
blagueur que lui. Loin de céder son fauteuil d’homme
bonimenteur, Sahibi décide d’aller se mesurer avec celui qui
lui subtilise son insolite titre. Il se dirige alors vers le
village du nouveau plaisantin et arrive devant la tente de
celui-ci. Sahibi ne trouve pas son rival mais plutôt le rejeton
de cet homme, un garçon d’environ sept pluies, jouant à
cloche-pied dans la maison.
-
Bonjour
fiston, où est ton père ?
Lui demande Sahibi.
-
Le
globe terrestre s’est fissuré à l’endroit où s’élève le
soleil. Mon père y est allé, muni de son aiguille et de fil,
pour recoudre cette faille.
Lui répond le môme, avec un sérieux
accablant.
-
Et
ta mère, où est-elle ?
-
Ma
mère est une adroite vanneuse. Elle est partie aider mon père en
vannant les collines et les montagnes à l’aide de son Aharay
(van.)
-
Comme
tes parents sont absents, je retourne chez moi. Fiston peux-tu me
donner un peu d’eau à boire ?
Lui demande Sahibi.
Le gosse se met à plonger et replonger la
carafe dans la jarre d’eau sans arrêt. Ce qui intrigue Sahibi
qui s’empresse de lui demander :
-
Que fais-tu là ?
-
Comme
la jarre contient l’eau d’avant-hier, d’hier et
d’aujourd’hui, j’aimerai juste séparer les trois eaux pour
te servir la plus récente.
Lui rétorque le gamin, imperturbable.
Peu
après, le jeune garçon se met à poursuivre une poule, tenant
entre ses mains frêles, la carafe d’eau.
-
Que
fais-tu de nouveau, fiston ?
Lui demande Sahibi, inquisiteur et inquiet.
-
Nous
n’avons pas l’habitude de servir l’eau pure à nos étrangers.
Comme veut la tradition nomade, j’aimerai te servir l’eau mélangée
à du lait. Comme les chamelles sont aux pâturages, j’aimerai
traire la poule pour la circonstance.
Répond l’enfant, toujours à la poursuite
de la volaille.
Sahibi, vaincu deja, lève précipitamment
son camp car il est sûr de lui qu’il ne pourra égaler en
pitrerie celui qui a enfanté ce gamin si plaisantin.
Leçon :
comme les égyptiens ont écrit à l’entrée de leur aéroport,
il y a « mille comme toi.» Il ne sert à rien
de se croire invaincu. A malin, malin et demi, n’est-ce pas ?
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague:
Le
goumier Sahibi exige et exagère!
Sahibi,
goumier et garde-forestier, sillonnait bivouacs et ferricks, oueds
et vallées, à la recherche des coupeurs de bois et autres
charbonniers et braconneurs.
Un jour Sahibi, après un long périple de contrôle et
d'inspection dans plusieurs contrée, décida de regagner sa base.
Il était déçu de n'avoir pas surpris un abatteur
d'arbre ou un braconnier afin de le rançonner.
Chemin de retour faisant, Sahibi
mit pied à terre devant un campement nomade. il faisait tard et
les occupants de la tente semblaient dormir. Sahibi, l'arrogant
goumier illumina de sa torche l'intérieur de l'habitat et
surprit le maître du bivouac en devoir conjugal avec son épouse.
Les ébats nocturnes s'estompèrent et le couple se précipita
pour troquer leurs tenues d'Eve en tenues traditionnelles nomades.
Sahibi constata que la femme était en grossesse avancée.
Une raison de plus pour qu'il s'emporta:
- Monsieur, osez-vous vous couchez
avec une femme à terme? C'est un délit grave car avec vos ébats,
vous risquerez de rendre sourd ou muet l'enfant dans le
ventre. Pour ce crime commis sous mes yeux, vous serez amandés de
deux chameaux et deux moutons.
Le mari s'en soumit sans broncher car qui peut contester les
sentences d'un goumier comme Sahibi? N'est-il pas un dieu sur la
terre des pauvres citoyens? Comme tous les goumiers d'ailleurs!
Leçon:
tout homme est libre d'avoir une relation sexuelle avec son épouse
sans que le moindre préjudice ne soit fait au foetus. Mais il
faut des précautions pour conduire l'acte avec douceur. La poussée
du ventre à terme peut gêner l'acte sexuel mais il est purement
fantasque et illogique de croire que l'enfant en sortira muet ou
sourd, comme l'as inventé le goumier Sahibi afin de rançonner le
couple.
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague:
Sahibi
en flagrant délit de vol.
Dans les contrées du Nord du Tchad, il pullulait beaucoup
d'armes de guerre, détenues par les bergers civils. Les autorités
du pays décidèrent de procéder à des fouilles dans les tentes
et les bivouacs afin de récupérer ces machines de guerre. Il
fallait alors mobiliser les forces armées nationales (ANT) pour
ce désarmement des bergers et chevriers septentrionaux.
Sahibi, militaire de son état, faisait parti des
fouilleurs. Il entra sous une tente pour fouiller tous les coins
et recoins de l'habitat. Il ne trouva ni une arme ni une
trace d'arme. En sortant de la tente, il plongea sa main dans une
tasse, s'y attarda avant d'y extirper de la haddy
qui n'est autre que de la confiture des dattes, base d'aliment
dans nos régions du Nord. Le militaire subtilisa la haddy et la
glissa dans la poche de son treillis. Mais peine perdue, le père
de la famille, propriétaire de la tente ainsi qu'un enfant l'observaient
avec perplexité.
-
vous, civil-là! vous ne vous lassez pas de vous accaparer des
biens militaires! Le
militaire essaie-t-il de justifier son larcin.
- depuis quand une haddy est
devenue une arme? Savez-vous tirer avec une haddy? Lui
répliqua le gosse morveux et tatillon, debout sous les
pieds du militaire tricheur.
Leçon:
fouiller les humbles citoyens pour les désarmer est une chose louable
mais il faut savoir le faire avec tact et noblesse. Il ne
faut point se verser dans la subtilisation des bijoux et des
denrées alimentaires comme le démontre cette histoire vraie vécue
au Nord du Tchad, il y a quelques années.
sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague:
Sahibi, le défenseur
des fourmis
Sahibi
est un garde-forestier et il est à l'affût des abatteurs
des arbres qu'il les rançonne sans vergogne.
Un jour, parcourant les savanes et les steppes du Nord du Tchad,
tombe sur un couple d'affamés qui creusent une fourmilière afin
de récupérer les grains de mil emmagasinés par les studieuses
bestioles. En effet les fourmis de la savane africaine sont
capables de stocker plusieurs kilogrammes de céréales (mil,
millet, sorgho et grains sauvages) dans leur terrier. Ce qui les
met à la convoitise des hommes secoués par la sécheresse.
-
Pensez-vous que les fourmis sont les seuls êtres sans protection sur
la terre? Vous êtes passibles d'une amende de Huit (8) ovins pour
avoir dévalisé les humbles citoyens que sont les fourmis.
Tonne le garde-forestier, surprenant le couple creuseur des
fourmilières.
Le pauvre couple s'empresse de payer
la sentence tant il redoute les représailles du goumier qui est
bien connu pour ses frasques punitives.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague:
Sahibi
au delà du sommet
Autrefois les hommes ne connaissaient par encore
les moustiquaires et pour se prémunir contre les piqûres de
tipules et autres moustiques, ils se construisaient des terrasses
au sommet des arbres pour passer leurs nuits.
Sahibi était un homme de cette époque. En outre Sahibi avait un
regard particulier sur la femme de son voisin de l'Ouest. Le
couple passait aussi ses nuits blotti sur le sommet d'un acacia,
soigneusement aménagé.
Un jour, ayant eu vent du voyage probable du mari
de la femme, Sahibi décida de visiter celle qu'il avait toujours
convoitée. Il grimpa alors sur l'acacia et accéda à la
terrasse. Là, stupéfaction! le mari était présent et celui-ci
demanda en dégainant son couteau attaché haut sur le bras:
- Qui es-tu et où vas-tu?
- C'est moi! Je suis juste....de passage. Oui, c'est
le chemin qui m'a mené jusqu'à là. Parvint
par dire Sahibi, tout grelottant de peur et de surprise!
-
alors passe ton chemin! Pourquoi t'arrêtes-tu? Vociféra le mari, sans se départir de sa colère.
NB:
admettons que dans cette histoire, Sahibi faisait seulement son
chemin, alors qu'est-ce qui l'amenait à grimper sur un arbre?
Comme on lui demandait de continuer son chemin, alors
parviendra-t-il à aller au delà du cime de l'arbre? That
is the question!
sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague:
Sahibi,
l'enfant à malédiction
Sahibi, enfant d'un village tchadien, est un sourd-muet
jusqu'à l'âge de six ans. A partir de six ans, l'enfant ne
prononce rarement qu'un nom et celui qui répond à ce nom meurt
avant 24h. L'enfant sème la panique parmi les villageois et
chaque habitant prie pour que son nom ne soit prononcé par
la bouche de cet enfant aux propos funestes.
Un matin, après le petit-déjeuner, Sahibi, le terrible enfant,
se tourne vers son père et le fixe dans les yeux. Aussitôt le père
se mit à grelotter, sentant venir son tour de la mort.
L'enfant avance, ouvrant la bouche pour actionner ses cordes
vocales et le père recule, tremblant comme une feuille morte léguée au
vent.
-
paaa....pa!
finit par dire l'enfant, contre toute l'opposition du père.
Le père, sûr de mourir dans 24h, décide de partager son
patrimoine entre ses héritiers et aussi de demander pardon à ses
voisins, parents et amis, avant d'aller s'acheter son linceul.
24heures plus tard, c'est le voisin d'en face qui meurt d'une mort
subite et imprévue.
-
Merci de m'avoir trompé pour faire cet enfant maudit avec un
autre. Dit à la mère de sahibi l'homme qui croit être
depuis toujours le père.
Leçon:
Sahib, l'enfant de malédiction, a pour père géniteur le voisin.
Si tous les enfants peuvent vérifier leurs pères d'une manière
ou d'une autre, bien des hommes se rendront compte qu'ils considèrent
un père qui n'est pas le leur. En Angleterre un père sur 20
n'est pas le vrai père. En australie, une famille sur quatre
couve dans l'ignorance un enfant dont le père n'est pas du
foyer. Un adage de l'Ennedi stipule: "un
neveu n'est jamais batard pour son oncle maternel mais il peut l'être
pour l'oncle paternel".
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague:
Sahibi à l'épreuve de
l'adultère!
C'était au moment où
les moustiquaires n'existaient pas et que les hommes dormaient sur
des terrasses construites dans les cimes des arbres. Évidemment
l'humanité avait été longtemps arboricole. Au Tchad, à
une date récente et même maintenant, les populations nomades se construisent des
niches dans les hauteurs des arbres, surtout en saison pluvieuse,
pour parer l'humidité et surtout se prémunir contre les piqûres
des moustiques.
Sahibi avait l'œil rivé sur une femme mariée de sa contrée. Un
jour, ayant eu vent du voyage du mari de la femme qu'il
convoitait, Sahibi décida de tenter sa chance en la visitant
nuitamment. Il grimpa sur l'arbre sur lequel la femme passait ses
nuits. Sahibi parvint au cœur de l'habitat au sommet de l'arbre
et là, surprise, le mari était présent:
- C'est qui? Où vas-tu? Demande
le mari de la femme, brandissant son poignard.
- c'est moi,
Sahibi. Je suis juste de passage et c'est la route qui m'a mené
chez vous. Répond
Sahibi, tout tremblant comme une
feuille disséquée.
- Alors continue donc ta route! profère
l'homme, montrant le ciel de son index.
Leçon:
il est vrai qu'au delà du cime de l'arbre, sahibi ne pourra
continuer son chemin. Cependant son adversaire lui donne une
chance de tenter. Allez l'aider à aller plus haut que le toit
habité de l'arbre! Il est possible de mentir mais il faut aussi
mentir, sans fausse note.
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi
et le lion
Sahibi épousa Akhoutna,
fille unique du chef de village Guelice, de “DAR-TAMA” (pays
de Tama). Dans cette contré, le mariage est un véritable casse tête
chinois, malgré ses origines étrangères, Sahibi s’imposa. La
coutume veut que Sahibi ,jeune marié construise lui même sa case
dans l’enceinte de la concession de ses beaux parents, et que
ses entrées et sorties se fassent loin des yeux indiscrets
c’est a dire: de nuit. Soumis à la rigueur du « MENAMA »
(coutume régissant la période post noces, généralement très
difficile pour le jeune marié qui sera soumis à divers tests
dont les verdicts sont assujettis aux humeurs de la belle mère).
Cependant, les jeunes du village ont très mal accueilli ce
mariage, c’est ainsi qu ils ont unanimement décidé de l’élimination
de Sahibi. Ce dernier a eu vent de ce complot et cherche une
occasion pour les prendre au court. Alors un jour, pendant que
Sahibi se trouvait dans sa case, un lion survint et attaque le bétail
du village juste a l’entrée.
Les cris des bergers appelant le secours, mêlés aux beuglements
des bœufs apeurés, et au rugissement
du lion devant sa proie ont alerté tout le monde. Même les
villageois environnants sont venus pour la circonstance, seul
Sahibi est absent a ce rendez-vous, une absence qui ne passe
certainement pas inaperçue. Le combat avec la bête dura toute la
nuit, le lion devient de plus en plus menaçant et s’imposa sur
le terrain. Lorsque le soleil se leva, le cercle autour de
l’animal s’est
considérablement agrandi, les villageois dépassés par l événement
se sont regroupés par famille et par parent, cela traduit la
gravité de la situation. C’est le moment que choisit Sahibi
pour sortir. C’était
l’occasion pour nombre des jeunes de découvrir enfin cet
indésirable beau frère, car Sahibi était soumis au « MENAMA »,
Le narrateur rapporte qu il était un petit homme, de courte
taille, teint noir, trapus, bancale, imberbe avec des longues
moustaches, habillé d’une simple culotte qu’il ôta
d’ailleurs une fois a la hauteur du groupe des hommes et le noua
autour de sa taille, comme simple cache sexe, de façon à laisser
les fesses nus, et les testicules pendantes, et visibles de derrière.
Comportement insultant, qui veut dire que : je suis ici pas
par lien de sang mais plutôt par mon genre dont les testicules qu
il laisse dehors au vu de tous sont supposées témoigner. Sur ce,
Sahibi d’un pas décidé, traverse le cercle et fonce sur
l’animal, avec lequel il engage une lutte, et un instants après,
Sahibi se dégage avec la queue du lion, aussitôt sa belle mère
court à sa rencontre prend la queue et le brandit accompagnée
d’un you-you, auquel se mêle Gouroumbek avec son tam-tam suivi
de toutes les autres femme, elle lance a l endroit des hommes, «
que si chacun prend un morceau de cette taille le lion sera fini personne ne vienne nous rejoindre sans un morceau du lion. ».
Le groupe de femme escorte Sahibi au cri des chansons et aux pas
de danse jusqu’à sa case au sommet de la quelle la queue est
plantée, le tout dans une ambiance de fête indescriptible. Seule
la gent masculine est restait sur le terrain, elle suivait
l’événement avec désinvolture pendant qu en face le
lion blessé, devint plus dangereux. Le pont qui vient d’être
mis entre les hommes et la danse animée par gouroumbek est en réalité
infranchissable, puisqu’il faut un morceau de l’animal en
furie et quel animal? Un lion
blessé, donc il ne reste qu un seul choix pour les hommes
celui de partir vers d’autres horizons, et, à la tombée de la
nuit le groupe se volatisa, des années après, chacun envoie
chercher sa famille discrètement, et peu à peu le village Galice
s’est vidé de ses habitants, comme pour narguer les hommes
seule parmi les habitations laissées vides, la case à la queue
continue de braver le temps et l’érosion des intempérie, se
tient encore debout, évidemment pour compliquer davantage toute
idée de retour aux gueliciens qui ont l’amour de leur terre. DE
DARTAMA
MANSOUR
ABDOULAYE AHMAT
walmansour1@yahoo.fr
Blague:
L’émigration
de Sahibi pour le Darfour
Sahibi, un jeune du
village « kouzi-wait », et,
n’est pas n’importe quel jeune, il est de ceux dont la
renommé dépasse le cercle du village, c’est pourquoi il a
demandé en mariage AKHOUTNA, la sœur cadette de KOYBO, une
famille très connue dans la région.
Il est de coutume dans cette contrée, que le prétendant, une
fois l’accord de principe acquis, devrait rendre fréquemment
visites à ses beaux-parents, histoire d’intégrer la nouvelle
famille.
Alors
un beau jour lors d une visite de bon matin, Sahibi ne trouva a la
maison que Hadje Am Koybo « la mère de koybo », notre
bonne mère accueilla son gendre, selon les normes de la coutume,
elle l’installa sous un hangar, sur une bonne natte et alla
s’occuper du cheval, avant de venir avec une belle calebasse
pleine du lait frais, un de ce lait qu’à la seule vue, vous
fait venir l’eau à la bouche, et le présenta à son étranger
avec tout le respect du à son rang, mais le pédant Sahibi refusa
cette offre et convainc sa belle mère qu il a le ventre lourd car
il vient de la maison du chef de village ou il a été très bien
reçu. Pourtant il a une faim de loup, la bonne maman a pris acte,
elle alla placer la calebasse sur le hangar et pris un seau pour
chercher de l eau afin d’abreuver la monture de Sahibi. Ce
dernier lorsqu il se trouva seul et
que ‘envie de prendre un peu de ce lait l’a pris, il se
leva et voulu descendre la calebasse, alors d’un geste maladroit
il le renversa sur lui. Couvert de la tête au pied du lait
évidemment il ne pouvait attendre sa belle-mère et hop
sur son cheval, il traversa le village au grand galop à tel point
que personne n’a pu remarquer l’état dans lequel il était.
C’est
deux ans après que Sahibi donne signe de vie, et fait informer sa
belle-famille de son intention de faire aussitôt ses noces. Ce
jour tout le village a rendez-vous à la maison de Akhoutna, la fête
s’annonce des le matin, lorsque l’ambiance est devenue chaude
et pendante qu’on ne parlait que de l’arrivée imminente du
nouveau marié, et que la danse aussi battait son plein, un groupe
des jeunes, celui la même du cercle rapproché de la nouvelle
mariée, se sont fait accompagner de GOUROUMBEK le batteur de
tam-tam, la belle Médine a leur tête entonnait des chansons,
elles ont pris la route qui mène a la sortie afin d’accueillir
le marié à l’entrée du village et l’escorter, jusqu’à la
maison dans une atmosphère de chansons et de parades, question de
tradition, mais juste à la sortie la belle Djamila aperçu de
loin le cheval de Sahibi qu’elle reconnu, et elle cria aussitôt
pour les autres « voilà Sahibi » et elle couru a sa
rencontre, suivi de tout le groupe, or entre temps Sahibi qui se
trouvait juste à l’entrée du village, a senti un besoin
naturel, il attacha sa monture autour d’un arbuste qui borde la
route, puis s’abaisse à quelque pas de la, derrière
l’arbuste pour se soulager, juste au moment où il vient de
faire un dépôt énorme qu il entend de bruit et des you-you, il
se lève pour voir un
peu, il croise les regards de la belle Djamila, laquelle en le découvrant
crie a tue-tête : voilà Sahibi et elle court vers lui,
suivie de tout le monde. Sahibi qui n’a pas eu le temps de
prendre ses dispositions couvre son dépôt par son bonnet et
resta a cote immobile jusqu’à la première venu tomba sur ses
bras, pendant le « salamalek » et lorsque tout le
monde est déjà la, Médine de dire: mais Sahibi ton bonnet
est a terre, et, d’un geste brusque elle soulève le
couvercle et le pot au rose se découvre, une bonne montagne a la
vue de laquelle la fille de pousser un cri « atchatchatchaaaa »
repris par les autres et le groupe éclata, chacune courrait de
son cote et Gouroumbek courrait aussi vers la maison battant fort
son tam-tam. C’est un instant après que Sahibi est revenu a lui
et a compris que le ciel vient de tomber sur sa tête et cette
fois-ci son village ne peut le contenir et hop sur son cheval
direction le Darfour Soudanais, depuis lors il n’a pas donné
signe de vie
MANSOUR
ABDOULAYE AHMAT
walmansour1@yahoo.fr
Blague:
Sahibi,
le vieux guide
Sahibi est un vieux toubou
qui connaît le Sahara dans ses coins et recoins. Le vieil homme a
fait mille et un voyages à travers le Sahara tchadien, sans s'égarer
une seule fois. Les routes de Libye, du Niger et du soudan lui
sont familières dans sa tête et dans son âme.
Avec le temps et par le temps, le vieux Sahibi a perdu la vue mais
il refuse de perdre de vue les longues pérégrinations à travers
le sahara. Aveugle, il joue le rôle de guide. Comment? Hé, bien
le vieil s'en sert de son odorat et reconnais chaque odeur de
chaque lopin de son Sahara natal.
Un jour, en pleine méharée (voyage) ses compagnons décident de
lui jouer un tour. A chaque halte, les compagnons crient aux égarés
et se rapprochent du vieux pour le sonder. En retour le vieux
guide leur demande de lui donner une poignée du sol qu'ils
foulent et aussitôt il donne le nom de l'endroit et les repères
minéraux qui environnent après avoir humé l'odeur du sable.
Les compagnons, incrédules, décident de garder un sable de la
veille et après une longue et harassant étape ils testent le
vieillard en se plaignant auprès de lui. Lorsque celui-ci
demande à humer le sol, les compagnons lui donnent le sable
de la veille.
- Mes
enfants, si ce sable est du sol que nous foulons présentement,
nous sommes vraiment égarés. Et surtout sachez que nous tournons
en rond depuis hier. Si vous ne mentez pas, alors prenez garde et
économiser l'eau. Réponds le vieux, sûr de lui!
Leçon:
autant nous savons lire entre les pages d'un livre, il existe des
hommes analphabètes qui savent lire leur environnement qu'ils épousent
pour le meilleur et pour le pire.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
sidimi@caramail.com
Blague:
Le
violeur Sahibi et la veuve Akhoutna
Sahibi
un violeur redouter au quartier fait une perquisition chez la
veuve Akhoutna et la trouve couchée dehors au veranda avec sa
fille Nihibba de 18ans. Bonne occasion, il se déshabille et saute
sur la fille qui pousse un grand cri. Alerté, Akhoutna la mère
de la fille prend un bâton roule Sahibi de quelques coups. Sahibi
laisse la fille et se tourne vers la maman et la terrasse. C’est
au tour de la fille de vouloir sauver sa mère victime du violeur
Sahibi. Un premier coup de bâton aux fesses de Sahibi et fut la réaction
de la maman :
- Laisses le,
il est à moi, je vais lui montrer ce qu'il n'a jamais vu
A cette intervention, rétorqua
la fille:
- Maman,
quand il était sur moi, tu me défendais et pourquoi pas?
La réponse de Akhoutna ne
fut pas attendre:
- Bineïti (ma
fille), laisse-moi, je connais ces genres de personnes et voila
que je l'ai maîtrisé.
- Bineïti (ma
fille), laisse-moi, je connais ces genres de personnes et voila
que je l'ai maîtrisé.
NB:
Ce qui vous semble succulent, l'est peut-être aussi pour les
autres.
Kolpele
Maurice Nassandou
Bp
104 - Tel : 00235 698130
- Portable:00235
262665
- kolnass@yahoo.fr.
Blague:
Sahibi
et Waldar, deux broussards en ville!
Sahib et Waldar, deux éleveurs nomades, n'ont
jamais décollé de leurs zones de pâturage. Ils ne se sont
jamais rendus en ville. Cependant, par oui-dire, ils ont bien des
préjugés de la ville.
Un jour, acculés par la rupture du thé et du
sucre, les deux broussards décident de se rendre à Fada,
la préfecture de l'Ennedi. Ils arrivent au cœur
du marché de l'oasis où grouillent des centaines d'âmes.
Tout à coup Sahibi, voyant une femme en
hauts-talons, s'écria:
-
Waldar, regarde ce qu'elle porte cette femme! C'est une azaba, une
pute!
La femme, piquée au vif par les propos malveillants du berger, réplique:
-
qu'en sais-tu d'une pute, espèce de sale berger?
- c'est vraiment une azaba, elle injurie les hommes! finit par dire Sahibi, sûr
de lui.
Leçon:
dans les contrées du Nord, certaines personnes intimement liés
à leurs terroir où elles sont nées, ne savent jamais que les
hauts-talons peuvent être portés par une femme de bonne moralité.
En outre, dans la brousse du Sahara, une femme bien éduquée ne
doit jamais lever le ton sur un homme. Seule une femme de moeurs
legers peut s'en prendre à un homme. D'où les raisonnnements de
Sahibi en ville! A chacun sa conception de la vie, au berger la
sienne!!!!!!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi et le
diable
C'était vers 1940.
Sahibi était un schérédé, un rebelle
contre l'administration coloniale. Il campait sur les aspérités
inaccessibles du plateau de l'Ennedi et défiait les colons en
faisant des raids meurtriers ainsi que des actes de vandalisme sur
les populations qui adhéraient à la cause des colons. ces
derniers avaient beau organisé des battues, le récalcitrant Sahibi, agile sur la montagne comme une bique, restait
insaisissable.
Un soir vers le coucher du soleil, le rebelle s'apprêtait
à allumer un feu de bois. Soudain surgit une créature mi-homme,
mi-animal, avec une queue fourchue et une tête aux cheveux longs
et en broussaille. La bizarre créature se mit à imiter Sahibi
dans tous ses gestes et actions. Sahibi apporta des bois et alluma
son feu. La créature apporta ses bois et alluma son propre feu.
Le rebelle mit sa théière sur les braises. La vilaine créature
en fit de même. L'homme se gratta la tête et bailla. Le visiteur
se gratta la tête et bailla, exposant des dents horriblement acérées.
Sahibi fit un clin d'œil et se pinça le nez et il en reçut
de la part de son nouveau compagnon les mêmes gestes, au millimètre
près! Alors Sahibi eut une idée: il prit une brindille et
plongea le bout dans la flamme. La créature imita le geste.
Sahibi fit semblant de passer la flamme de la brindille sur sa tête.
Le diable passa sa brindille enflammée dans sa tignasse et hop!
la flamme se propagea dans ses cheveux. Il se mit à crier et à
s'agiter, avant de se fondre dans les pénombres de la nuit. les
derniers décibels du cri de la créature se dissipèrent dans les
profondeurs de la nuit naissante.
Sahibi, le schérédé, bien content de s'être débarrassé
du singulier visiteur, se carra sur son oreiller, se
versant un dinedj (verre) de thé qu'il
sirota patiemment et avec quiétude!
Leçon:
il y a des hommes qui n'ont ni peur de leurs sembables ni des créatures
normales ou paranormales. Si Sahibi n'avait pas gardé son sang
froid, il aurait couru jusqu'à mourir de fatigue, sans que son
laid visiteur ne se separa de lui! Il y a des hommes que même le
diable a peur de les approcher!!!!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi
et le visiteur nocturne
Sahibi
est un militaire de l'ANT et il se retrouva en congé chez les
siens. Une nuit, lui et sa femme Akhoutna dormaient d'un
sommeil profond, sur un matelas bien douillet.
En pleine communion avec dieu morphée, sahibi sentit une lourdeur
mêlée de fourmillements et de tractions sur son membre supérieur
droit. Ce qui passait pour un gêne simple se compliqua par une véritable
compression, assaisonnée de vifs picotement.
Le dormeur ouvrit l’œil et rencontra un autre regard aux
yeux globuleux, juste à la base de son bras droit. Le bidasse, de
sa main libre s'empare de son arme (beretta) casée sous
l'oreiller et tapota sa femme pour la réveiller. Il s'adressa à
sa dulcinée:
-
chérie, charge-moi vite cette arme!
- charger une arme à cette heure-ci? Que t'arrive-t-il? se
paniqua la femme.
- ce n'est pas le moment de discuter, charge-moi sans délai
l'arme et je te dirai après! tonna Sahibi, toujours immobile.
Akhoutna
exécuta l'ordre et Sahibi ajusta à l'oblique son arme, juste à
la base du bras. La déflagration déchira la nuit, ameutant tout
l'entourage. Un corps de serpent tomba. Ce fut un boa qui
tentait d'avaler le bras du dormeur!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Kan
narfa mâ-nori
Le jeune Sahibi
nageant dans la trentaine, quitte Abéché au bord d'un bus
voyageur et débarque à N’djamena. Pressé d'aller remettre un
coli à M. Kamkalac qu'on lui aurait confié depuis Taradona (un
des quartiers populaires d'Abeche), arrive au domicile de ce
dernier, qui se trouvait en pot de causerie avec d'autres amis
venus comme d'habitude tuer le temps et s'animer de leur passé.
Sahibi les salut et prend place parmi eux. Après les souhaits de
djitan-djid (bienvenu) adressés par l'ensemble du groupe assis à
notre vénérable Sahibi. La causerie s'intensifiait de plus en
plus. Des belles histoires du temps de leur belle jeunesse
redoublaient d’anecdotes drôles. Abdel profite pour demander à
Sahibi les nouvelles de Akhouna dont le mari était aussi présent
parmi eux que Sahibi ignorait sans doute. Il disait : Akhouna,
Akhouna sinam-beda (aux dents blanches) je l'ai crochetée hier
avant de quitter Abéché. Et ce, juste pour me contenir durant ce
long parcourt. Il a dit ce qu'il ne fallait pas. Les autres ne
savaient quoi dire, tenant la tête baissée et M Akhouwa (le
mari) très touche, humilié et déséquilibré fixe Sahibi
d'un oeil très agressif au point de sauter sur lui. Abdel souffle
à l'oreille de Sahibi : « Eh! Inti, le type à droite
est le mari de Akhouna »
Sahibi s'étant rendu compte de sa bêtise cherche a réparer
sa maladresse.
Il
dit: depuis que le bus nous a renversé a mi-chemin je déraisonne
! Je raconte tout ce qui me passe par la tête. Mais de
quelle Akhouna me demandais-tu? S'interrogea à Abdel. C'est en ce
moment que le mari de Akhouna retrouve son souffle et esquisse un rire
a pleines dents et dit : Akhouna, l’unique, ne m'a jamais déçu.
Elle est très fidèle. N 'eut été la justification de Sahibi d'avouer
qu'il est mentalement troublé, la causerie allait désagréablement
finir par des coups de couteau. Car M Akhouwa portait à l'avant
bras un couteau de 40 cm. Lequel couteau, n'était pas passé
inaperçu aux yeux da notre Sahibi qui voulait encore vivre
longtemps.
Ccl:
sachez quoi dire lorsque vous êtes en groupe. Surtout
avec des personnes étrangères à vous. L'amour hors mariage
est illicite. Il ne fera pas de vous une honorable personne en
racontant vos aventures aux autres. C'est un secret à ne
jamais dévoiler
( vous et votre partenaire fin)
Alladoum
PIPI
Blague:
Grand Discours
Lors d"un meeting dans un stade, le Président s'exprime:
" Chers citoyens,
je suis heureux de retrouver ce soir, vous au milieu de moi, moi
autour de vous. Populations et populationes, villageois et
villageoises, villois et villoises, campagnois et campagnoises,
hommes et femmes de ce pays, enfants et enfantes, je vois que vous
êtes nombreusement venus m'écouter, et je vous merci beaucoup!
Maintenant que je suis
chef d' État, tout va bien marcher dans ce pays:
A
partir de dorénavant, il n'y aura plus de corruption dans le
ministration. Les corruptionneurs seront arrêtés par des
services specials, conduits aux tribunals, ou ils seront sévèrement
justifiés par les justiciers et emprisonnés.
Ils
n'auront ni avocats, ni ananas pour leur défense. Il n'y aura
plus de volement de fonds publics, ni de fonds privés d'ailleurs.
La justice fera son travail.
A partir de désormais, chaque village aura son hôpital et son école
et ensuite 2 hôpitals, trois hôpitals et ainsi de suite jusqu'à
ce que tout le pays soit hospitalisé.
J'ai de grands projets pour le pays. Nous allons goudromenter
toutes les routes et robineter les villes pour que tout le monde
ait l'eau courante. Ceux qui n'auront pas l'eau marchante grâce
à des forages que nous allons diguer. Le pays étant très
fertile, nous allons exploiter le fer aussi l'or, car le sol est
très ortile. Nous allons construire des barrages pour fabriquer
de l'électricité et électrocuter l'ensemble du pays! Ainsi,
chacun pourra s'electriser grâce à la lumière électrique. Les
barrages serviront aussi pour l'agriculteur, la riziculture, et la
poissonculture!
Nous allons construire des ports pour les bateaux, des aéroports
pour les avions et beaucoup de trainports pour le train!
Pour l'argent, ne vous inquiétez pas! Nous allons
emprunter beaucoup d'argent au FMI, le fondement pour le
marchandage et l'industrie! Puis aux bailleurs de fonds et même
aux dormeurs de fonds avec lesquels nous entretenons des rapports
très très amicals!"
Hassan
Daoud Adoum
Blague:
Sahibi,
un vieux à la performance inégalée
Le vieux Sahibi, éleveur nomade du Nord du Tchad,
fait le voyage pour la quête du natron ou Aâtrone,
denrée rare dans nos contrées du sahel. le natron ou bicarbonate
de soude est un sel fort utile à la bonne constitution des
dromadaires qui doivent le déguster, écrasé ou dilué dans
l'eau de l'abreuvoir.
Le voyage du natron est long et exténuant: plusieurs semaines de
route et de rares bivouacs. Sahibi est aidé de sa dulcinée
Akhoutna, sa vieille épouse. D'autres caravanes font le même périple
pour le même besoin. Les caravanes doivent se côtoyer sans
s'assembler, s'entreaider au besoin.
Une nuit, après une longue étape, les différentes caravanes
mettent pied à terre aux flancs des dunes pour passer une nuit récupératrice.
A l'aube, les voyageurs grouillent d'activités, désentravant et
sellant leurs montures et tout à coup la voix d'Akhoutna s'échappe
du campement de Sahibi et parcourt sur les crêtes des dunes, en
ondes audibles:
- Eeeh! sahibi, la
nuit, quand tu m'as ôté la sourouall (culote), tu l'as mise où?
- oh! tiens! j'ai
porté la tienne à la place de la mienne. Attends que je te l'enlève!
Lui répond l'actif et infatigable Sahibi, occupé à bater ses méharis.
Les autres bivouacs environnants n'en reviennent
pas : quelle force de ce vieux qui satisfait sa vieille au moment
où d'autres n'arrivent pas à mouvoir leurs propres corps
endoloris par la lassitude!
Leçon:
il y a des vieux solides qui n'ont aucune ressemblance
avec notre génération-Nido aux muscles atrophiques et aux
mouvements lents et incertains.
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi,
le plus crétin du village
Tout le village est unanime que Sahibi est
le plus idiot et le plus crétin de toute la contrée. Les moins
jeunes aux plus vieux trouvent en Sahibi une intelligence bien
moindre que celle de l'âne.
Sahibi ne supporte pas d'être traité comme tel et il décide de
se suicider afin de se laver de son crétinisme, après la mort,
auprès de Dieu et ses anges. Il va au fleuve pour se noyer. Là
il rencontre Waldar, un de ses détracteurs remontant la berge du
fleuve, après avoir arrosé son jardin de pastèques.
-
où vas-tu, Sahibi? Demande Waldar.
- comme tout le village me traître de débile ou d'ignare, je
vais mettre fin à mes jours en me jetant dans le fleuve. Répond
Sahibi, le crétin du village.
- Avant cela, vérifions si tu es vraiment ce que les gens disent.
Sahibi, quelle est cette chose bleue de dehors mais rouge
avec des graines noirâtres de dedans.
- je ne sais pas.
- c'est une pastèque. Quelles sont ces deux choses bleues de
dehors mais rouges avec des graines noirâtres de dedans?
- c'est....tchaa! je ne sais pas!
- ce sont deux pastèques. Quelles sont ces trois choses bleues de
dehors mais rouges avec des graines noirâtres de dedans?
- eeeeh! c'est....je ne connais pas.
- ce sont trois pastèques. Quel est cet animal qui a quatre
pattes, une queue et qui crie miaou! miaou! ? lui demande enfin
Waldar
- ce sont quatre pastèques! jubile Sahibi qui croit avoir trouvé son intelligence, rebroussant
chemin pour vivre en homme doué dans son village!
Leçon:
il y a de ces intelligences médiocres irréparables mais qui méritent
de mener une existence tranquille sinon facilitée. ce qui fait la
merveille de ce bas-monde, c'est la coexistence de l'intelligence
et de l'idiotie, du mal et du bien, de la beauté et de la
laideur, du haut et du bas, du miel et du fiel etc...
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Un choix
difficile: le tarmac ou l'avion
Une jeune fille à la poitrine généreuse passe
devant l'oisif Sahibi, assis sur un banc, devant chez lui. Sahibi
mord de regard la passante qui passe son chemin avec une démarche
glamour, mêlée des déhanchements et des contorsions lubriques.
La pulpeuse fille est habillée entre autres d'un
tee-short qui porte par devant l'image d'un avion-concorde en pré-decollage,
en plein milieu de deux seins juvéniles et coniques aux aréoles
visibles à travers le tissu indiscret.
La passante, surprenant le regard détachable de l'oisif, demande
à ce dernier:
-
pourquoi me regardes-tu de la sorte? Es-tu entiché de l'image de
l'avion sur le tee-short?
- non, je veux pas de l'avion mais plutôt du tarmac sur lequel se
repose l'engin volant!
Lui répond Sahibi, dragueur endurci au regard libidineux.
Leçon:
de nos jours, aucune fille ne s'habille de façon fortuite. Elle
choisit ses vêtements pour accabler les regards des hommes et
cela sans indulgence ni pitié.
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Echec
de Sahibi au 1er Test !
Sahibi faisait trop des signes d'Amour pour sa femme Akhoutna.
Cette dernière s'était même étonnée pour cet Amour
extravagant. Un jour elle décida de partir concerter sa grand-mère
qui habitait non loin de chez elle.
Akhoutna: "Grand-ma j'ai une question".
La grand-mère: "Vas-y chérie, c'est quoi ta question?"
Akhoutna: "Mon mari m'aime trop. Je voudrais lui tester pour
savoir s'il va continuer de m'aimer mais je ne sais pas quel genre
d'épreuve est difficile pour les hommes."
La vieille: "Ecoutes ma fille, souvent si l'homme a faim, l'Amour va être inexistant
dans son vocabulaire. Alors pour tester ton Mari essaies de lui
mettre dans un état de la famine et voir s'il t'aime toujours."
A' ses mots Akhoutna était partie.
Un jour, Sahibi et sa femme ont été invités
pour une noce qui se déroulerait dans un autre village. Le trajet
devait prendre 1 a' 2 jours puisqu'ils voyageaient a' dos de
Chameau. Cette invitation était une occasion a' ne pas manquer
pour Akhoutna de tester son bien-aimé. Ainsi, le jour du voyage,
Sahibi demanda a' sa femme de bien préparer des choses (mangés
et boires). Akhoutna répondit "O.K." mais elle n'avait
rien préparé. A' la sortie, Sahibi demanda une fois encore si
Akhoutna n'a pas oublié les nourritures du voyage. Elle a répondu
qu'elle n'avait rien oublié.
Après une dizaine d'heures de voyage, Sahibi
disait: "Prenons un répit, mangeons et buvons avant d'y
continuer." Akhoutna lui répondit: "Non, il faut qu'on
soit a' destination le plus tôt possible." Du l'Aube
jusqu'au crépuscule Akhoutna insista pour que le voyage continue.
Sahibi s'est enfin nervé tout en disant
"on doit prendre un
repos. Nous visitons la noce d'un ami. Il ne s'agit pas de notre
noce etc..." Donc ils ont descendu et déchargé leur
chameau. Sahibi commença a' prier. Au cours de sa prière il
faisait des signes pour que sa femme prépare vite du Thé et a'
mangé. A la fin de sa prière rien n’était fait, il ordonna sa
femme de préparer vite quelque chose. A ses mots, Akhoutna répliqua
tout en disant qu'elle a tout oublié. Sahibi fou furieux commença
a' insulter sa femme: "Quelle
genre de femme es-tu? Durant toute ma vie je n'ai jamais vu une
femme si idiote comme toi. tu ne mérites pas d'être ma femme
etc..." Akhoutna lui regarda bouche bée.
Épuisés par la fatigue, tous les deux devaient
dormir sans manger. Akhoutna pour tester davantage Sahibi disait:
"Aujourd'hui la lune
parait très blanche!". Sahibi toujours mécontent répliquait:
"La lune n'est pas
plus blanche que les yeux de ta mère." A' ces mots,
Akhoutna conclura que sa grand-mère a parfaitement raison.
Son lendemain arrivé a' destination, ils étaient bien
accueillis. Pendant la nuit, le ventre plein, Sahibi disait a' sa
femme: "Chérie, hier
tu as raison, cette semaine la lune parait plus blanche que
d'habitude."
NB:
Quand la pauvreté garnie de famine frappe a' la porte, l'Amour de
l'homme sort par la fenêtre. En terminant, pour que l'Amour aille
durer dans une famille permettez-moi d'épiloguer en ces termes:
"Chez l'homme Il faut le minimum de moyen nécessaire (pas
absolument de la fortune), la patience et une bonne attitude. Par
contre, chez la femme il faut le minimum de beauté, propreté et
respect." Dans le cas contraire l’Amour est incompatible
dans une famille. Je m'excuse s'il y'a des gens qui vont se sentir
offensés par ces termes. Malheureusement ça c'est la réalité
de cette courte vie sur terre.
Sur ce, je vous quitte.
Votre ami et frère
Mahadjir.fils depuis l'Amérique du Nord.
Blague:
Sahibi au secours
de sa femme.
Sahibi et sa femme Akhoutna forment un couple uni et sans
histoires. Mais ce duo romantique ne voie pas d’un bon œil le
système corrompu et sans la moindre démocratie dans lequel ils
subissent sans cesse les soubresauts.
C’est ainsi que Sahibi, en bon père responsable et soucieux de
l’avenir de ses trois fils vers des cieux plus cléments, décida
d’immigrer avec toute sa couvée au pays des kangourous. Ce qui
fut fait sans problème. La famille arrive, enfin, et s’installe
dans la province de la Tasmanie. Nos nouveaux venus trouvent un
logement, une école adéquate pour leurs mômes et même
du…travail.
Après une entrevue difficile, Sahibi s’était fait embaucher
comme Technicien en Soudure dans une fonderie. Akhoutna, plus expérimentée
et diplômée, s’était vue confier une aussi lourde tâche que
celle de diriger la Direction des Ressources Humaines de FAHAM&DJOMOUR
inc. , une importante compagnie minière connue pour les fréquentes
grèves de ses employés.
Un matin, en venant au bureau, Akoutna a eu
la surprise de trouver sur son bureau une lettre anonyme très
embarrassante, laissée là sans doute par un mineur mécontent et
dont voici le contenu :
Moi,
je m’appelle Pénis, et par la présente, je sollicite une
augmentation de salaire pour les raisons suivantes :
-
Je
travaille à de grandes profondeurs.
-
Je
plonge la tête la première dans toutes les situations.
-
Je
n’ai ni week-ends, ni vacances.
-
Je
travaille en milieu humide.
-
Je
ne suis pas payé pour les heures supplémentaires.
-
Je
travaille en milieu sombre et sans ventilation.
-
Je
travaille à de hautes températures.
-
Je
suis exposé aux maladies contagieuses.
Akhoutna, après avoir lu la lettre anonyme, ne
savait plus à quel saint se vouer. En bonne musulmane, elle prend
toujours le temps de consulter ou demander l’avis de son mari
sur tout ce qu’elle entreprend, même dans les situations les
plus embarrassantes.
Sahibi,
après une longue réflexion, pris le courage de répondre lui-même
au sale plaisantin qui importune ainsi sa belle dulcinée en ces
termes :
Cher
Pénis,
Après analyse de votre requête, considérant les arguments avancés,
nous sommes au regret de ne pouvoir accepter à votre demande pour
les raisons suivantes :
-
Vous
ne travaillez pas huit heures en continu.
-
Vous
vous assoupissez après un bref effort de travail.
-
Vous
ne suivez pas toujours les ordres de la direction.
-
Vous
ne restez pas à votre poste alloué, et allez souvent visiter
d’autres sites.
-
Vous
ne prenez pas d’initiative et avez besoin d’être pressé et
stimulé pour commencer votre travail.
-
Vous
laissez votre poste de travail crasseux à la fin de votre période.
-
Vous
ne suivez pas toujours les règles de sécurité, comme le port de
vêtement protecteur.
-
Vous
êtes incapable de travailler en binôme.
-
Vous
êtes incapable de travailler deux périodes d’affilée.
-
Vous
quittez parfois votre poste sans avoir terminé le travail de la
journée.
-
Et
comme si ce n’était pas suffisant, on vous avait remarqué
entrer et sortir constamment avec deux sacs suspects.
Visiblement très embarrassé par la virulente réponse dont il ne
s’attendait point, notre revendicateur anonyme garda le silence
pour toujours. Et aux dernières nouvelles, il ne s’est toujours
pas manifesté.
Mahamat
A. Moussa Wichemi
wichemi@email.com
Blague:
Les
dégâts collatéraux du chat de Sahibi
Sahibi
est un lieutenant de l'Armée Nationale du Tchad (ANT).
Il fut affecté à l'Est du pays dans la localité de Keourra,
près d'Iriba. En plus de la piètre vie d'un militaire loin de
son terroir, Sahibi était sous une angoisse, la batrachophobie.
Oui, Sahibi a horreur des reptiles qui sont nombreux sur le sol de
Keourra. Les crotales et autres serpents à sonnette pullulent
dans les concessions et les abris. Ces serpents avaient de
surcroît une réputation démoniaque.
Le sergent Waldar, un ami à Sahibi, lui suggéra d'adopter un
chat pour parer à une éventuelle morsure de serpent. Ce que
Sahibi fit illico. Le chat jouait parfaitement son rôle de
chasseur des reptiles, ce qui épatait Sahibi qui finit par donner
tous les privilèges à son matou. Il alla jusqu'à dormir
sur le même lit avec l'animal.
Une nuit, à l'aube, Sahibi, en courte culotte, dormait d'un
sommeil profond et son chat, blotti vers ses pieds, au bord
du lit. Comme tout homme viril à l'aube, Sahibi entra en
tumescence et son zizi émergea des profondeurs de la culotte et
prit de la hauteur avec arrogance. Le matou riva son regard sur
l'organe érectile de l'homme qui se gonflait et tchap!
Il le saisit entre ses crocs, le confondant avec un reptile.
Sahibi
se réveilla, criant de douleur. Le chat ne lâchait pas prise et
le sang inondait les babines du félin. Sahibi se ressaisit et décida
de négocier avec l'animal:
-
Bisseeehhh! Baatouuu! tch-tch-tch! Baatouuu! Laisse-moi mon
pe..pe..nis! Bisseeeh!
- grrrrr! grrrrr!!! lui
répliqua le chat qui refusait toute négociation.
Sahibi décida
d'étrangler son chat chéri pour desserrer l'étau autour de son
zizi. Après la mort du chat, il fallait la manche d'une cuillère
pour desserrer les mâchoires de la bête. Trois mois plus tard
Sahibi décéda de la bartonellose, une maladie transmissible par
la morsure et griffure du chat. Paix à son âme!
Leçon:
chaque décision de l'homme à ses conséquences. Élever un chat
est aussi périlleux qu'épouser une femme, ainsi que dormir
avec le chat que faire l'amour à la même femme!
Sidimi Djiddi Ali
Sougoudi
Blague:
Sahibi
à l'épreuve de la faim
Une sécheresse sans précédent s'abat sur le village de Sahibi.
Akhoutna, la femme de sahibi décide de sauver sa famille en
partant dévaliser les fourmis. Ainsi elle creuse les fourmilières
et dilapide le contenu des greniers de ces bestioles.
Sahibi, acculé par la faim, geint des plaintes,
inconsolable comme les enfants qu'il a mi au monde. Sa femme la
console avec milles subterfuges. Et hop! la pluie tombe plouc!
plac! les champs mûrissent, apportant l'abondance.
La disette a fait oublier à Sahibi toute libido.
Un soir sa femme décide de le provoquer afin de le réveiller de
son lointain sommeil qui l'empêche d'accomplir son devoir
conjugal. Elle ôte sa culotte et expose une vulve sevrée et déçue
depuis quelques mois.
- Tiens! je ne savais pas que cela existe encore!
la sécheresse ne l'a pas emporté! s'exclame sahibi qui décide
enfin de satisfaire sa courageuse épouse!
Leçon:
La faim fait perdre al tête. Seuls ceux en sont victime peuvent
vous dire son intensité et ses méfaits!
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi
et Akhoutna en conflit!
Un jour Sahibi
marié et père d'un enfant. Akhoutna, la femme de Sahibi était
partie pendant 3 jours pour rendre visite à une amie malade.
Lorsqu'elle rentre à la maison, son petit garçon l'accueille en
lui disant: "Maman,
Maman, devine quoi? Hier pendant que je jouais dans le placard de
votre chambre, papa est rentré dans la pièce avec la voisine, et
ils se sont déshabillés et sur le lit papa s'est mis sur elle et
il a fait des pompes avec elle!"
Akhoutna prend la main de son enfant et lui dit: "plus
un mot! on va attendre que ton père rentre du travail et tu lui répéteras
exactement ce tu viens de me dire!"
Sahibi revient du travail. Akhoutna, folle furieuse, lui saute
dessus en disant: "je
te quitte! je fais mes valises et je me tire!" Sahibi, étonné,
: "Mais enfin, pourquoi?"
Akhoutna au petit garçon: "Vas-y!
raconte encore ce que tu m'as dit tout à l'heure!"
Le Garçonnet: "Et
bien, hier, alors que je jouais dans l'armoire de votre chambre,
papa est rentré avec la voisine, et ils se sont déshabillés, et
ils ont été sur le lit, et ils ont fait exactement ce que tu
avais fait avec l'oncle "Filane" quand papa était
partie l'Eté dernier."
NB: Les
êtres les plus chers sur cette planète sont les parents, le papa
et la maman. Mais quand l'enfant a moins de 12ans, souvent la mère
est plus chère et plus proche pour lui et ça c'est pour
plusieurs raisons. En ayant cette partialité en tête, l'enfant
de Sahibi n'a jamais évoqué a' son père. l'affaire que sa mère
a eue avec oncle "Filane" l'Été dernier. Mais quand c'était
le tour de son père de jouer l'infidélité sur sa mère,
l'enfant s'est précipité pour raconter tout a' sa mère des son
arrivé. Comme la mère était trop bête tout en mettant son
enfant face a' son père, l'enfant était obligé de raconter
toutes les deux affaires pour qu'il soit neutre aux yeux de son père.
Donc Akhoutna a échoué. Par le biais de cette blague on peut
comprendre que l'être le plus cher sur la planète c'est d'abord
la mère. Sur ce, je vous quitte.
Votre ami et frère Mahadjir.fils depuis l'Amérique du Nord.
Blague:
Sahibi
entre deux feux
1984:
la guerre entre les FAP (forces armées populaires) de
Goukouni et les FANT (forces armées nationales du Tchad) de
Habré fait rage dans la localité de Kalaït, une bourgade désolée
située au nord d'Arada, tout près du seizième parallèle.
Les éléments de deux camps belligérants tirent un malin et
sadique plaisir en tournant à l'erreur les civils avant des les
torturer, parfois jusqu'à la mort. c'est ainsi que beaucoup des
civils sont tombés dans les pièges de leur crédulité et mourir
sans raison. le monde des guerres est un monde d'abus, n'est-ce
pas?
Un jour un groupe des combattants de FAP perchés sur leur
Toyata rencontrent Sahibi, un paisible berger gardant ses animaux.
Les guerrieros apostrophent le nomade:
-
Hé, vieux! es-tu des FAP ou des FANT?
- Hein? je ne vous comprends pas, mes enfants?
Vous cherchez des dromadaires égarés?
Réplique le vieux berger, très malin.
- Hé! ne joue pas à l'idiot! Nous demandons si tu es un partisan
de FAP ou de FANT!
Lui crie dessus, un hargneux guerrier aux yeux injectés de sang.
-
PAP! FAP! PAF! FAP!
FANT! PAF! hi!h!ihi!hi! on dirait des noms des boites de conserve!
je n'appartiens ni à l'une ni à l'autre. je m'appartiens à mon
père et à ma mère qui ne sont plus d'ailleurs de ce monde! et
je m'appartiens en plus à mes chameaux.
Tonne le vieux Sahibi, se jetant derrière ses chameaux qui s'éloignent.
Les malicieux combattants restent perplexes devant ce vieux
bizarre par son raisonnement apolitique, donc irréprochable!
Léçon:
dans un pays d'hostilité, dés qu'on vous aborde, ne dites jamais
votre camp car souvent l'on ne sait pas qui l'on a en face.il faut
toujours user des détours comme ceux du vieux nomade pour se
reclamer neutre et insouciant! Gare! aux imprudents!!!!
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi
sort vainqueur!
Il y'avait eu un Roi (dominé par sa femme) emmerdait la
population de temps en temps par des faits divers. Un jour la
femme ordonna son mari (le Roi) de dire aux gens d'apporter chacun
un litre du lait pour remplir sa piscine. Le Roi suivait les
ordres de sa femme "a' la lettre". En effet, il passa a'
l'acte. Tout le monde était obligé d'apporter sa contribution
(un litre du lait) pour remplir cette piscine qui était censé d'être
rempli de l'eau. Notre dame avec ces esprits diaboliques était
contente pour ce geste inhabituel.
Quelques jours plus tard, la grande dame demanda a' son mari de
lui construire une belle case avec un toit en plumes d'autriche.
Il fallait que chaque villageois apporte au moins une trentaine de
plumes pour achever ce genre de travail. Souvent le Roi convoquait
une réunion générale pour faire passer ses messages. Cette
fois-ci sahibi en avait marre. Il s'est dit "trop c'est
trop." Donc il s'est absenté a' la réunion.
Rappelons que le Roi prenait ses mesures quant il etait assuré de
la présence de tous les notables (Sahibi faisait partie de ces
gens). En remarquant l'absence de Sahibi, le Roi reporta la réunion
pour une date ultérieure. Encore Sahibi n'était pas présent. Le
Roi, très choqué, annula pour la dernière fois tout en
ordonnant quelques "Goumiers", armés jusqu'aux dents,
pour forcer Sahibi d'assister la prochaine réunion et s'expliquer
les raisons de ces absences. S'il ne pouvait pas avancer des
raisons valables, Sahibi risquait d'être tranché la tête.
Bref, les "Goumiers" ont réussi a' forcer Sahibi
d'assister la dernière réunion. Avant toute chose le Roi disait:
"Écoutes Sahibi, on a annulé deux réunions pertinentes a'
cause de toi. De telles annulations n'ont jamais eu lieu
auparavant dans mon royaume. Alors expliques toi les raisons de
tes absences. Sinon on te tranche la tête."
Le sage Sahibi répliquait: "Mr. le Roi, avec tous les
respects que je vous dois, je suis en train de penser sur deux
problèmes importants." Le Roi rétorquait tout en lui
coupant la parole: "Sale petit voyou, quels deux problèmes
importants que toi Sahibi, le plus idiot des notables puisse
penser. Racontes nous vite tes problèmes et si c'est des vétilles
et des bagatelles, saches qu'on te coupe la tête. Espèce de
Salaud".
Sahibi s'est levé debout pour expliquer les raisons de ces
absences. Il disait: "De 1, j'ai pris mon temps pour compter
les jours et les nuits. D'abord, pour moi, les nuits ont paru plus
nombreuses que les jours. En sus, j'ai pris le 13eme, 14eme et
15eme nuit de la "Lune Blanche" pour les considérer
comme des jours et ajouter sur la balances des jours. Éventuellement
les jours sont devenus plus nombreux que les nuits. De 2, j'ai
compté les hommes et les femmes. Au début, il m'a paru que les
hommes sont plus nombreux que les femmes. Alors je me suis permis
de considérer tous les hommes qui écoutent les paroles des
femmes "a' la lettre" comme des femmes et ajouter ces
derniers dans la listes des femmes. Ainsi le nombre des femmes a
fini par devenir plus grand que le nombre des hommes. Voila' Mr.le
Roi les deux problèmes importants qu'ils m'ont empêché de
prendre part aux réunions passées." La foule a fini par
applaudir la conclusion du
Sahibi.
Par la', le Roi a compris que sa femme exagère et écouter sa
femme "a' la lettre" c'est dangereux. Il a dit:
"Mr.Sahibi tu as raison. Hier mes gens ont rempli toute une
piscine inutilement du lait. Demain ils vont construire une case a
pour toit en plumes d'autruches. Alors quel sera le sort de mes
gens le Lendemain?" Dispersez vous ordonna le Roi.
NB: Par le biais de cette blague, je voudrais demander auprès de
nos sœurs, les femmes, de ne pas exagérer quand elles ont un
pouvoir quelconque sur leurs maris et vice versa. La seule chose
qui pousse l'homme et la femme de s'entendre davantage c'est
l'Amour réciproque. Finalement retenons tous ce conseil:
"Dans cette culture binaire, la passion s'oppose a' la
raison, l'Esprit a' la matière, le féminin au masculin, la créativité
a' la logique, la sensibilité a' la rigueur, l'émotion au
Control etc...Or tant que l'émotion s'opposera au control, la
passion a' la raison, aucune évolution sociale ne sera
possible."
Sur ce, je vous quitte.
Votre ami et frère Mahadjir.fils depuis l'Amérique du Nord.
Blague:
Sahibi
et son fils en promenade
Sahibi
aime bien son jeune fils Filânn qu'il amène en promenade dés
qu'il a un créneau de temps! Un soir, il amène sa progéniture
sur le grand axe de Dembé, près des arbres touffus qui peuplent
l'espace-verte. Là, un couple de chien font le coït. Le mâle
assaille la femelle avec un hochement vertigineux de la tête.
-Que font ces chiens, papa?
Demande le curieux bambin
- eeeehh, eeemm!, le chien
veut faire entrer l'autre dans sa maison pour se reposer! mentit
Sahibi, soucieux de préserver la mémoire immature de l'enfant.
- Si-dal- almi koulou so-wa léé
maman michil-ké! (= le porteur
de l'eau a fait aussi la même chose à maman!), informe
l'enfant qui ne cesse de se retourner pour observer l'assaut du
chien sur la chienne!
Leçon:
la vérité est dans la bouche des enfants. Toute bêtise commise
sous le regard d'un enfant, fut-il tout petit, est susceptible d'être
divulguée un jour par cet observateur! Qui prend les enfants pour
des idiots se prend pour un idiot!!!
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi et
les putes devant son fils!
Sahibi est un
humble tchadien qui vit à Abidjan. En bon tchadien, Sahibi mène
une vie emplie de pudeur. Il chasse tout ce qui prône la nudité
ou apporte la honte dans sa maisonnée. Sahibi a horreur de "Eêbb"
(la honte) et il éduque sa famille dans la discrétion, à l'abri
des bêtises du bas-monde!
Un
jour l'émigré Sahibi va en promenade avec son jeune fils Filânn.
Après une longue et éreintante flâne, Sahibi et son
rejeton loue un taxi pour rentrer. Le taxi emprunte la
"rue princesse" d'Abidjan, une rue où le sexe se vend
comme le petit pain sinon plus fréquemment et vilement encore.
Filânn, le fils de Sahibi voit les péripatéticiennes sur les
trottoirs, aussi nombreuses que des pèlerins sous le mur de
lamentation de Jérusalem! Curieux, il demande à son père:
- papa, qu'attendent ces femmes?
- elles attendent leurs maris! répond le père.
- Qui sont-ils, leurs maris? Demande
le jeune enfant, toujours curieux!
- ce sont des putes, elles n'ont pas de maris! Clame
le taximan, intervenant dans le dialogue sans être invité, telle
une mouche qui tombe dans le verre de café du matin.
-
ce quoi les putes, papa? demande encore l'enfant.
- ce sont des femmes qui ont plusieurs maris.
Rétorque Sahibi à son fils, tout en menaçant de regard
l'importun taximan aux réponses impudiques.
-
si ces femmes ont plusieurs maris, elles auront plusieurs enfants.
Et que deviendront ces enfants, papa?
réplique le terrible enfant de Sahibi.
-
ils deviendront des taximens!!
finit par dire Sahibi qui en veut au chauffeur qui a osé lever un
pan sur la discussion entre père et fils!
Leçon:
avoir un enfant curieux est une bonne chose mais toutes les
questions de sa curiosité ne méritent pas les bonnes et vraies réponses
car il y a des réponses qui pèsent lourdes sur l'éducation de
l'enfant. Un peu comme dit le savant: "si
l'on pose une question, il faut être capable de vivre avec la réponse"!
Les histoires de sexe sont l'apanage des adultes et des majeurs,
raisons pour lesquelles, Sahibi répond avec retenue aux
interrogations de son fils. Mais le taximan d'Adjamé ou de
Yopougon a failli faire sauter le cadenas ou la trappe constituant
la camisole cachant les vérités sur les sexes!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi et la
tête tranchée (2)
Nous avons lu dans un précédent article que Sahibi a rencontré
sur son chemin une tête tranchée qui parle. Cette tête a suggéré
à Sahibi de faire taire sa langue en lui rappelant que c'est sa
propre langue qui l'a mise dans cette désolante situation.
Dés la fin de cette injonction, Sahibi se précipite
chez le roi pour lui rapporter l'intrigante découverte qui est
une tête humaine tranchée mais qui parle. Le roi, peu convaincu,
décide de joindre à Sahibi deux de ses gardes-corps, armées
jusqu'aux dents comme deux gladiateurs romains sur une arène de
combat. Ces hommes en armes sont tenus d'aller vérifier la véracité
de ce que Sahibi rapporte et en cas de mensonge.....il subira le châtiment
extrême, la mort.
Arrivés sur le lieu, l'on découvre effectivement
une tête tranchée mais qui ne parle guerre. Sahibi a beau répéter
les mêmes mots et les mêmes phrases, la tête décapitée reste
coite telle une pierre en quartz, refusant de parler comme
auparavant. Conformément aux ordres du roi, les deux soldats
tranchent la tête de Sahibi pour mensonge outrancier distillé
dans les oreilles de sa Majesté.
Aussitôt Sahibi étêtée, l'autre tête rompt le silence:
-
Ne t'ai-je pas dit de faire attention à ta langue? Ne t'ai-je pas
dit aussi que c'est ma langue qui m'a mis dans cet état? Le pire
que je crains t'est arrivé!
Les deux hommes en armes rentrent au royaume avec
l'obsession de ne rien dire sur les dernières déclarations de la
tête tranchée débusquée par le maraudeur Sahibi.
Leçon:
"si la parole est d'argent, le silence est d'or". A
vouloir tout dire ou tout rapporter, l'on se rapporte bien des désagréments.
Sahibi aurait dû suivre les premiers conseils de la tête tranchée
et ne point rapporter l'objet de sa bizarre découverte au roi. La
langue, cette petite chair pendulante dans la cavité buccale joue
deux rôles importants, l'élocution et le goût. Elle est chair
certes, bien molle, mais elle peut faire perdre la tête qui est
bien gros et dur! Gare à nos langue!
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi, un
incestueux impénitent!
Sahibi est un natif du
Nord et il est d'une société où le mariage endogamique est
banni depuis des lustres. Un jour il se réveille au
milieu de la nuit et débarque chez sa cousine Akhoutna pour lui
demander ses faveurs. La jeune cousine, fort étonnée,
s'enflamme:
- tu es mon cousin et tu ne peux me demander un tel
"besoin"! Notre lien de parenté ne t'autorise pas à me
visiter pour une "telle chose"!
- Nooooon! Pendons ce lien sur le hangar pour le reprendre
à l'aube. Une femme et un homme ne sont jamais parents la nuit!
Ne sais-tu pas cela? Dit
sahibi, une lueur incestueuse dans les yeux.
Akhoutna, la brave cousine, s'empare de la manche d'un balai pour
rudoyer son cousin qui se détale et se fond dans les ténèbres
de la nuit. La mère (tante de Sahibi) de la fille s'enquit
sur ce que chasse sa fille à coups de bâton.
-
c'est le chien des voisins qui met son sale museau dans une bourma
(marmite). Réplique
Akhounta avec sagesse!
Leçon:
un cheikh égyptien disait: " un homme en érection perd les
3/4 de sa raison"! Sahibi semble avoir perdu sa tête de roc
en voulant satisfaire la tête en chair de son...zizi! Sa cousine
se comporta en brave et sage fille.
Chers cousines et cousins, sublimez vos liens
de parenté au détriment de vos basses libidos!
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Le
raisonnement d'un homme Amoureux!
Sahibi
dota Akhoutna, une douteuse fille, sans scrupule. Quelques jours
plus tard il convola à une noce avec celle-ci. Et quelques
semaines après le mariage, Akhoutna, la nouvelle mariée mit au
monde un enfant. Ce qui intrigua l'entourage qui alla de son
commentaire. Les mauvaises langues se délient et une pub mal
intentionnée se propagea dans le village du couple.
- "Sahibi
est un cocu! Sahibi maria une femme déjà enceintée par
quelqu'un d'autre". Clama la rumeur embaumant
tout le village.
Sahibi ayant eu vent de la rumeur calomnieuse réunit tout le
village. Il s'adressa ainsi à l'assistance:
-
Il est vrai que ma femme est enceinte avant que je ne la
connaisse. Mais comme ce n'est qu'une grossesse débutante, je ne
fais que la compléter. Oui, Akhoutna était enceinte de quelqu'un
d'autre au début mais finalement j'ai apporté aussi ma semence
pour parachever le produit de sa gestété. Qui doute de mon
concours indéniable dans la conception de cet enfant? Hein! qui
n'est pas d'accord? Parlez!
Les villageois s'engoncèrent dans un silence sépulcral,
incapables de comprendre une chose dans le raisonnement peu
scientifique et jamais génétique du nouveau marié.
Leçon:
une femme a beau être laide ou perverse, il y a toujours un
homme qui l'aimera. Et un homme qui aime une femme est prêt à
encaisser tous les coups pourvus que l'objet de son amour lui
reste entier, d'où le raisonnement absurde de Sahibi!
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sabihi
face à la faim
Sahibi
est un riche commerçant et son patrimoine financier est
immense mais hélas il est prisonnier de la radinerie. Il est si
radin qu'il n'arrive pas à manger à sa faim. Amaigri et
atteint dans son âme et son corps, Sahibi perd son temps à
courir derrière l'argent. Un jour il tombe dans un choc
hypoglycemique pour n'avoir pas avalé du sucre depuis plusieurs
semaines. Son vieux ami Waldar, très sage, le verbalise en
ces termes:
-
ce n'est pas en refuser de faire caca que tu lutteras contre la
faim. Et lorsque tu mourras, ce n'est pas avec un linceul en
billets de banque qu'on enveloppera ton corps avant de l'enterrer.
Leçon:
l'argent est un serviteur mais il ne faut point être le serviteur
de l'argent.
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi
à l'épreuve de l'amour
Sahibi
est fou amoureux de son amie Akhoutna mais il n'arrive pas à
l'avouer. Un jour Sahibi, prenant son courage à deux mains, décide
de lever la soupape qui emprisonne la flamme d'amour qui brûle
son cœur:
- Akhoutna, je... je...suis a..aa...aa..aamoureux de toi.
- Non, tu ne peux me dire de telles
choses. Tu es mon ami de tous les jours et de tout le temps. Nous
ne pouvons nous aimer mais seulement nous pouvons rester amis. Je
préfère qu'on soit amis mais.... Lui
rétorque Akhoutna.
Un
vieillard qui passe par là, à tout hasard, rétorque:
- "offrir l'amitié à qui veut l'amour, c'est donner du pain
à qui meurt de soif!"
(proverbe espagnol)
Leçon:
De nombreuses filles se cachent derrière l'amitié
pour éconduire les garçons au cœur pris de feu de l'amour.
Ainsi elles offrent du pain à ceux meurent de soif! Un adage dit:
"celui qui cherche des oeufs d'autruche ne peut se satisfaire
des oeufs de colibri"!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi
et le prix de la dévotion
Sahibi, combattant de FROLINAT, perdit sa vue dans une des
multiples guerres du Tchad. Soucieux il se mit à adorer Dieu avec
ferveur et assiduité. Et dans ses prières, le malvoyant ne cesse
de demander à Dieu de donner sa vue perdue. Un jour, Sahibi tend
ses paumes vers le ciel et implore Dieu:
-
Oh! Dieu le Magnanime et le Misericordieux, accorde-moi ma vue
pour mieux t'adorer et mieux m'orienter vers la qibla.
Tout à coup, en portant ses mains sur sa face, Sahibi l'ancien
combattant recupera la vue! Inondé de joie il se mit non à louer
Dieu mais à se verser dans la perversion:
-
Ah! en possession de mes yeux, les filles libres et les
belles femmes d'autrui sauront de quel bois je me chauffe! Je vais
leur rendre la monnaie de leur négligeance à mon égard lorsque
je fus malvoyant!
Soudain Sahibi perdit instantenement sa vue, aussi rapidement
qu'il reçut!
-
Oh, non! Dieu, je blague seulement! Dit-il
malicieux mais plus jamais il ne retrouva sa vue!
leçon: il
arrive que l'homme cherche à tromper son propre créateur
qui l'a créé de rien. Quelle tentative vaine!! certes Dieu éxauce
les voeux mais Il connait aussi les intentions! Il faut savoir se
comporter devant les épreuves de Dieu avec franchise et bonne
foi!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi face
à la flêche de la parole
Sahibi,
très en courroux, arriva en catastrophe à l'école de son fils
et s'en pris à son enseignant. Il trouvait inadmissible que son
fils soit le dernier de la classe. Après un interminable boucan,
sahibi, le père du médiocre élève décida de rentrer chez lui,
croyant avoir trouvé une issue honorable.
En sortant de l'école il rencontra Aba-gardi,
le vieux gardien de l'école, qui avait suivi la colère
intempestive du parent. Le vieil homme lui dit alors:
- Si tu ne veux
pas voir la coépouse de ta maman tomber enceinte, il faut
couper le zizi de ton papa!
Leçon:
pour extirper un vice, il faut s'attaquer à son origine, même si
cela peut être désavantageux pour soi, mais pas aux
contours ou aux embranchements du vice! Sahibi aurait dû bien
encadrer son fils à la maison et durant toute l'année au lieu de
culpabiliser le pauvre enseignant qui n'a fait que son job de façon
impartiale.
Sidimi
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi et la
sagesse du vieil homme
Sahib était
un agriculteur du Sahel. Il laboura son champ avec abnégation et
patience. Les jeunes plants avaient bien poussé et les épis étaient
également visibles avec leurs graines nourricières. Mais contre
toute attente, Sahibi décida de rester at home, laissant son
champ sans surveillance. Les criquets et les oiseaux granivores
avaient pillé son champ, laissant Sahibi dans le désarroi.
Un vieil homme qui passait par là dit à sahib, le cultivateur:
- Mon fils, dés
que tu commences à manger un rat, ne t'arrête point sur sa
queue!
leçon:
la sagesse du vieil homme veut dire: dés qu'on commence une
oeuvre ou un travail, il ne faut se laisser avoir à la dernière
minute qui précède le parachevement du boulot!!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi, le
criminel fugitif et ses messages
C'était
vers 1930. Sahibi, habitant du Kanem tua à coup de poignard un
colon blanc et se fondit dans la nature. En cette période, tuer
un colon était un acte qui apportait la malédiction sur toute ta
race. Les colons raseront tout sur leur passage, y compris les
innocents! Galopant son cheval, il se lança à corps perdu vers
d'autres terres que son terroir natale devenu trop petit pour le
contenir, car l'administration coloniale rétorque par la
politique de la terre brûlée. fuyant vers l'ouest, Sahibi arriva
en catastrophe aux abords d'un puits et fit plonger le museau de
son cheval dans un abreuvoir tenu par un des ses connaissances. Le
cheval porte encore son mors dans la gueule, ce qui perplexe le
tenant de l'abreuvoir:
-abreuves-tu
un animal sans ôter son mors? Demande-t-il
-M'as-tu vu faire cela auparavant? lui rétorque Sahibi qui ne
tarda pas à lancer sa monture au galop!
Il arriva
ensuite au flanc d'un campement nomade et là il rencontre un
autre berger qui s'active à allumer un feu pour se protéger du
froid. Sahibi dit alors au berger rencontré:
-
Ne te peine pas à allumer ton petit feu car le grand feu que j'ai
allumé derrière moi te suffira pour parer l'hiver.
Il se mit à
galoper, laissant le berger méditer sur ce qu'il vient de dire!
Leçon:
dans certains endroits, les messages restent à décoder et chaque
parole est un message pour qui comprend!
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi et la
peur du chameau
Sahibi est un paisible
paysan du sud du Tchad. il vit dans son village reculé des
cultures champêtres et de la chasse. Sahibi, le paysan, n'a
jamais côtoyé un dromadaire même s'il a ouï dire de son
existence. Il a même vu de très loin, une seule fois de sa vie.
Un jour sahibi quitte son village avec ses clics et ses
clacs pour s'établir un peu plus au nord de son terroir natale.
Un matin, sahibi qui part au champ avec ses trois gosses,
rencontre sur son chemin un chamelier perché sur sa monture. Le
chemin est étroit et le chamelier arrive droit sur le petit
groupe.
-
s'il te plait ne t'approche pas des enfants avec ta bête, ils ont
en horreur. mes enfants ont peur de ta monture! s'il te plait!
crie sahibi à l'endroit du chamelier qui se dirige toujours vers
le groupe, imperturbable.
- Ne t'approche pas!! Moi-même, j'ai peur de
ta vilaine bête! finit par avouer sahibi, grelottant de
peur.
leçon: bien des adultes dissimulent leur
propre effroi derrière les dos innocents des enfants.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi
en Amérique
En parachutant
du monde arriéré (l'Afrique) au monde avancé (l'Amérique)
Sahibi décida aveuglement de travailler. Le grand mal pour Sahibi, il convertissait tout ce qu'il gagnait en son argent, le
Fcfa. Oh! il comptait des millions déjà. Le Mr. s'est précipité
pour s'acheter une voiture.
Au début Sahibi payait bien l'assurance de sa voiture et les
autres petites choses tels que les tickets donnés par la police
etc. A un moment donné Sahibi s'est aperçu que tout ce qu'il
gagnait c'était le salaire minimum alors qu'il faisait le
maximum. Ainsi il décida de ne plus payer l'Assurance et les
tickets remis par la police.
Un beau matin, en revenant du travail, la police arrêta la
voiture de Sahibi. Elle remarqua que tout était flou. Sans
tarder, la police cancella son permis de conduire. Sahibi, un
enfant têtu, continuait de conduire sans permis. Mais sa malignité
lui aidait à s'en sortir souvent quand il croisa un policier.
Bref, un soir Sahibi et son ami Waldar sortait en voiture. Pour
une raison ou une autre, la police s'était mise à leur trousse.
Sahibi était obligé de s'arrêter. Heureusement pour lui il
s'est arrêté auprès d'un dépanneur (un petit magasin). En
attendant que la police vienne leur poser des questions, Sahibi
demanda à son ami de se déplacer tous les deux en arrière (sur
les chaises de derrière). Lorsque la police se présenta, il ne
voyait aucun chauffeur
(sauf deux passagers). Le policier, trop étonné, leur demanda «
Ou' est le chauffeur ?». Sahibi répondait : « il vient d'entrer
dans ce dépanneur. » Un instant plus tard, le policier ne voyait
rien. Rappelons qu'il n'a pas le temps à perdre. Il demanda aux 2
jeunes hommes : « est-ce que vous savez conduire ? » tous les
deux répondirent « Non Mr.». Le policier leur disait tout en
riant: « appeler quelqu'un pour vous amener chez vous ».
NB : Le
policier ne pouvait pas leur condamner parce qu'il n'a pas des
preuves justificatives que l'un deux était le conducteur. Pour
Sahibi c'était une tentative réussie par contre de telles
malignités ne fonctionnent pas tout le temps. Donc respectons la
loi quant on est chez les autres.
Votre ami et frère Mahadjir.fils
Blague:
Sahibi, cocufié à
l'insu!
Sahibi et sa femme Akhoutna accompagnent leur enfant qui souffre
d'une drépanocytose, une hematopathie (maladie du sang due à une
falciformation des globules rouges). Ne voulant rester tranquille
Sahibi décide de connaître les groupes sanguins de sa petite
famille, juste pour le plaisir et la vanité de savoir et clamer
aux autres qu'il en sait. Les résultats de la demande arrivent.
Sa femme et lui sont de groupe-O et son fils de groupe-A. La génétique
dit qu'un couple de groupe-O ne peut jamais donner un enfant d'un
autre groupe (A ou B ou AB). comme quoi Sahibi a fait savoir à
son médecin que sa femme le trompe et l'homme de l'art qu'est le médecin
ne peut lui dire sur ce qui se trame dans son foyer!
NB: en
voulant piocher un peu de trop dans un endroit, on suscite des
problèmes inopportuns!
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi
son fils et le prof
Le fils de
Sahibi qui s'était présenté au lycée Ibnousyna s'est vu
recaler au test d'admission du lycée. Alors Sahibi ne comprenant
pas comment cela s'est produit cherche à avoir des explications
et se présente au lycée Ibnousyna avec son fils. Le prof chargé
des examens lui dit, monsieur Sahibi comme vous n'êtes pas
convaincu du résultat de votre fils nous allons l'interroger
oralement et ce devant vous. Et le prof demande au fils de Sahibi
un nom de messager de Dieu.
- Le fils de
Sahibi réponds Firaona (Pharaon)
- Et sahibi réplique : Salallahou aleihi wa salam.
- Le prof dis: désolé monsieur, mais on n'a pas de place pour
votre fils dans notre établissement.
Mahamat Nour
Abakar
Blague:
Sahibi
et le dixième dromadaire!
Sahibi est un sarack, un voleur, de surcroît de dromadaires. Un
jour en cherchant à s'emparer d'un camélidé égaré, il tombe
sur un groupe d'hommes insolite en pleine effervescence: neuf (9)
fous se chamaillent pour dix (10) dromadaires volés et gardés
par eux.
La raison de leur incompréhension est qu'aucun des fous ne veux
plus d'un chameau mais le partage impose à ce qu'un fou reçoive
un animal de plus (les fous étant neuf et les dromadaires, une
dizaine!).
Sahibi entre dans la danse et propose:
- Vous êtes neuf (9) et avec un dromadaire, vous ferez
dix... dromadaires. Et neuf dromadaires et moi-même feront aussi
dix animaux. comme ça, le partage n'est-il pas plus équitable?
- Youpi! Youpi!! c'est
ça même! Tu as raison.
Clamèrent les neufs idiots qui s'emparèrent d'un seul animal
pour se fondre dans la nature, laissant le malin Sahibi nanti de
neuf (9) chameaux!
Djiddi Ali Sougoudi Sidimi
Blague:
Waldar le chiche
et son ami Sahibi
Waldar est un homme qui est reconnu comme le plus chiche et
gourmand dans le quartier où il vit. Son ami Sahibi est l'un des
plus malins, qui sait s'en tirer quelque soit la situation. Un
jour, Sahibi va rendre visite à son ami. Dès qu'elle entend la
voix de ce dernier, sa complice de femme lui dit : chéri, ton ami
Sahibi le gourmand arrive. Aussitôt sa phrase finie, Waldar au
lieu de se préparer à l'accueillir cache vite son repas.
Malheureusement, le flair de Sahibi est très bon et il compris de
quoi il s'agissait alors, exprès il lui dis qu'il venait causer
avec lui jusqu'au coucher du soleil. Waldar pour le décourager
lui dis: mon cher ami, à cette heure, je fais toujours des prières
surérogatoires pour remercier le bon Dieu jusqu'au coucher du
soleil et je crains fort que tu ne soit déçu car je te laisserai
seul, il est préférable pour toi de rentrer et revenir après la
prière de Maghreb. Et sur ce, il commença la prière en
disant: miya rakates, allahou-akbar (pour dire qu'il va faire
100 rakates) Sahibi dis à haute voix alors ça tombe bien
car te connaissant, tu ne fais rien pour rien alors je vais prier
avec toi comme ça, Dieu m'aidera à avoir de quoi me mettre sous
la dent car je n'ai mangé depuis ce matin. Il rejoignit son ami.
N'en pouvant plus (fatigue aidant et faim tenaillant) Waldar s'arrêta
pour soit dire faire une pose et dis à sa femme : - akhoutna,
apporte moi le repas sous le lit ce qu'elle fit sans le lui faire
répéter. Il partageât son repas avec son ami avec le plus
grand écourement. Une fois le repas fini, Sahibi, lui dit :
j'avais raison quand je te disais que tu louais Dieu pas pour
rien, je reviendrai demain aussi pour qu'on le loue ensemble,
alors son ami lui dis;: - c'est ça ce qui est appelé
association, car Dieu châtie les «associateurs» pour une 1ère
fois, tu es pardonné mais maintenant que tu connais, il n'est
plus question sinon tu seras châtié sur place il est préférable
que tu le loue seul chez toi. Sahibi qui avait bien compris son
ami fit semblant de prendre ce qu'il lui disait comme conseil et
se réjouis de l'aubaine pendant que Waldar le maudissait. Ne
dit-on pas: à malin, malin et demi?
NB:
associateur : celui qui croit à la fois à un autre dieu et;au
Dieu Suprême et non ceux qui le louent en groupe.
Wahilo Diguera.
Blague:
Sahibi
le Ndjamenois
Sahibi
est né et grandi à Ndjamena. Il n'a même pas visité «
Massaguet » avant de pouvoir venir en Occident. Souvent en
conversant avec les amis, Sahibi qualifie tous les gens des
provinces comme étant des campagnards. S'il veut parler sur
un sujet qui concerne les provinces du Tchad, Sahibi répète tout
le temps cette phrase: « Nass Hana Barra DoolDa etc.» ce
qui veut dire: « les gens de la campagne là, etc.». Un jour,
Waldar rappelait son ami Sahibi qu'il a pu joindre ces parents et
quelques camarades par « Coup de fil » à Abéché. Pire
encore, au 21eme Siècle, Sahibi ne savait pas qu'il y a des
lignes téléphoniques dans les provinces de son pays. Sahibi,
trop étonné, demandait à son ami Waldar ceci: « Est-ce
qu'il y'a des lignes téléphoniques à Abéché ?» Waldar,
choqué, lui répliquait ceci: « Poses cette question bête
à quelqu'un d'autre pour te l'expliquer. ».
NB: Ce
message est basé sur une histoire vraie. A la place de
Waldar, je préfère répondre à Sahibi que les lignes téléphoniques
existent dans les grandes provinces du Tchad depuis l'époque de
Tombalbaye (voire avant ça). Ce qui est malheureux, c'est que des
frères comme Sahibi peuvent réciter plusieurs noms de grandes
villes occidentales ou savoir même que les habitants de « Moscou
» s'appelle « moscovites » en Français etc. mais ils n'ont
aucune idée de ce qui se passe dans leur propre pays, le Tchad. Je
conseille à ce chour d'ignorants que pour connaître l'autrui, il
faut d'abord se connaître soi-même. Au lieu de chercher à connaître
le monde de blancs, d'abord et avant tout cherchons à connaître
qui nous sommes, notre propre pays (même s'il est pauvre et
sous-développé).
Votre ami et frère
Mahadjir.fils
depuis l'Amérique du Nord.
Blague:
Sahibi
et sa femme Djijila!
Sahibi aimait trop sa femme c'est pourquoi il lui surnomma «
Djijila » (ça signifie quelque chose en patois de Sahibi.) En
revanche, les frères de Sahibi n'aimait pas Djijila. Pour
eux, Djijila n'a pas de bonnes caractères de leur tradition. Ces
derniers suggéraient toujours Sahibi de divorcer Djijila et
marier une autre femme qui savait respecter les traditions et
cultures.
Le catégorique Sahibi répondait à ses frères en ce terme: «
J'aime ma femme. Elle est belle et gentille. En plus
elle m'aime etc. Donc je ne divorce pas ma femme au profit des
autres.» Les frères s'étaient mis en colère. Tout le
monde abandonnait de visiter la maison de Sahibi. Ce dernier
s'en foutait pas mal. Quelques années plus tard Djijila décéda.
Peu après la grande funérailles du 40eme Jour, les frères
se sont réconciliés avec Sahibi et puis ils lui ont aidé à se
marier à une femme mieux que la première selon leur manière de
voir les chose (une femme de la tradition).
En étant très satisfaisant de la 2eme femme, Un jour, Sahibi
s'est mis à courir, au grand soleil, vers la tombe de Djijila en
ayant sur lui un bâton qui avait du feu au bout. Les gens
poursuivaient Sahibi pour l'arrêter. Au départ, tout le monde
pensait que Sahibi s'était affolé. A leur grande surprise,
Sahibi répliquait au gens en disant : « Laissez moi brûler
cette tombe de Djijila, c'était à cause d'elle que toute ma vie
a été gâchée. Si je l'ai divorcée tôt, je serais
beaucoup mieux aujourd'hui etc. »
NB :
Je voudrais dire par là qu'il faut considérer parfois les
conseils des autres surtout de nos vrais amis et frères. Ne
soyons pas catégoriques à toutes nos réponses. Je voudrais
aussi demander à mes sœurs tchadienne de ne pas traiter pour
quelqu'un de trop traditionaliste. Mon objectif c'est de
conseiller les compatriotes de ne pas être trop catégoriques.
Sur ce, je vous quitte. Votre ami et frère Mahadjir.fils
depuis l'Amérique du Nord
Blague:
Le cabaret de Sahibi
Sahibi est propriétaire d'un cabaret situé au bord d'une grande
route. En face de son cabaret se trouve le cimetière privé de Waldar.
Constatant la baisse de clients dans son cabaret, il accuse
l'emplacement du cimetière et écrit sur une plaque à l'entrée:
« ici, on est mieux qu'en face ».
Waldar se voyant attaqué rétorque en écrivant sur une plaque
devant le cimetière : « ici, on vient d'en face ». le
malheureux Sahibi fut obligé de déménager car il vit son
cabaret se vider encore plus.
Remarque:
il est beau de vouloir tirer profit d'une situation en cherchant
des problèmes mais attention et si l'arme de l'autre est plus
puissante que la notre?
Wahilo Diguera.
Blague:
Envie pressante
Sahibi et
Akhoutna est un couple au désarroi. Ils viennent de perdre leur
unique enfant suite à une méchante rougeole, une maladie évitable
par la vaccination. Les deux mariés décident de concevoir un
enfant au plus vite pour combler le vide laissé par leur première
progéniture. Et pour faire un enfant, il faut passer par des séances
de "jambe en l'air". N'est-ce pas? c'est ainsi qu'une
nuit, le couple fait la "chose" et en plein acte
Akhoutna promène ses doigts vers le zizi de son époux. Elle découvre
qu'en dehors de la verge qui est en pleine intromission, il se
trouve un sac plissé et cutané contenant deux boulettes
pendulantes.
-
c'est quoi ça?
Demande Akhoutna, perplexe!
- ce sont mes testicules!
lui répond Sahibi sans cesser de faire sa "chose".
-
Pourquoi sont-ils dehors? Mets-les vite dedans, dans ma
"chose"! Ne sais-tu pas qu'on a perdu un enfant et qu'on
en cherche un autre.
S'enflamme Akhoutna, trop pressée de concevoir!
Leçon:
rien ne peut arrêter une femme décidée à réussir sur une
voie, parfois même contre le bon sens.
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
La
réalité des choses
Sahibi
est un homme qui ne passe son temps qu'à chercher les situations
faciles et la belle vie. Il vit dans un monde où l'accès à
certains lieux est souvent possible. Un jour, Satan lui dit :
- mon cher ami,
tu es juste dans la contrée de Lucifer et tu ne peux même pas
profiter de certains avantages ?
- lesquels lui
demanda Sahibi
- demandes lui de te permettre l'accès à l'enfer car c'est un
endroit sublime où il y a de jolies femmes, du vin d'un goût que
tu ne peux imaginer et des mets succulents.
Ces mots enchantèrent Sahibi qui sans attendre, fit sa demande à
l'endroit de Lucifer gardien de l'enfer, lui demandant un séjour
en enfer pour une semaine. Sa demande fut agrée. Et notre ami fut
accueilli par des femmes qui le choyèrent comme il n'aurait pu
imaginer, prirent soin de lui à tel point qu'à la fin des sept
jours, il regretta pourquoi il n'avait pas demandé un mois. Deux
semaines s'écoulèrent et notre ami à qui veut l'entendre, parla
de ses exploits en enfer et commençant par s'ennuyer, fut poussé
par le diable à demander un autre séjour dans le royaume de
Lucifer. Ce dernier après la demande lui tint ces propos :
- vulnérable
humain, tu as déjà vu à quoi ressemble l'enfer donc il ne t'es
plus possible d'y retourner pour un laps de temps, c'est pourquoi
si tu veux y retourner ce sera pour toujours dans le cas
contraire, reste dans ta contrée.
Voulant tellement repartir pour continuer la belle vie, sans réfléchir,
il accepta. Dès son arrivée en enfer cette fois, Sahibi fut
accueilli par un courant d'air si chaud à faire fondre du beurre
et avant d'avoir pu dire quoi que ce soit, une ruée de coup de
chicotes enflammées lui tomba dessus. Il couru vers Lucifer
croyant que les traitements qui lui sont infligés l'ont été par
erreur mais à sa grande surprise, celui-ci lui dis avec une voix
de tonnerre mais ironique :
- ha !ha !ha
!vulnérable humain, c'est ça la différence entre le séjour et
l'immigration.
Cher internautes, je crois bien que vous avez compris Lucifer
Wahilo Diguera
Blague:
Sahibi et Akhoutna, à
qui la faute?
Sahibi est reconnu comme un coureur de jupons dans la préfecture
où il vit. Un jour, Akhoutna fatiguée de ses courses lui tint
ces propos :
- chéri,
tu veux prouver de quoi tu es capable, tu verra quand je sortirai
mes griffes
(pour lui faire comprendre qu'elle pouvait aussi le cocufier).
Notre ami, quelques temps après, est recruté dans une
institution internationale mais malheur ! Le jour où il fait ses
examens généraux, on lui fait signaler qu'il est séropositif.
Se rappelant des menaces que sa femme lui avait proliférées,
sans scrupules, il la traîne devant la police judiciaire et sans
explications, elle est enfermée. Le commissaire venu tard, devant
la beauté de cette-ci ne put résister et ils s'arrangèrent.
(Vous comprenez car c'est ce qui se fait parait il). Le jour venu,
Sabihi qui voulait imputer la faute à sa femme vint trouver le
commissaire et lui dis :
- Alors,
Commissaire, est-ce qu'elle a avoué ?
- D'abord, je ne sais pas quel est votre problème et tu viens me
demander si elle a avoué?
- elle m'a cocufié et
- jalousie d'homme, ce n'est pas parce que tu as une belle femme
que tu le dis !
- mais commissaire, puisque je sais que c'est elle qui est à
l'origine de mon malheur !
- et quel est-ce mal ?
- elle m'a transmis le sida
- quoi ??? (en
sursautant)
J'espère que vous avez compris pourquoi ce qui met le Commissaire
dans cet état ! Je préfère ne pas vous narrer la suite.
Morale:
chers internautes, si une responsabilité vous est confiée, n'en
abusez pas et n'en profitez pas pour réaliser vos intérêts
personnels car vous ne savez pas ce qui peut bien vous attendre
(comme le malheureux commissaire).
Wahilo Diguera.
Blague:
La
cécité, Sahibi et ses petits-enfants
Sahibi
est âgé de plus de cent ans. Le cristallin s'opacifiant avec l'âge,
Sahibi est donc aveugle comme un souriceau qui vient de naître.
Ses enfants, pour l'aider, lui mettent à sa disposition une
fillette et un garçon qui dirigent leur grand-père dans ses déplacements
mais aussi pour lui apporter l'eau à boire, le verre de café et
bien d'autres choses.
Au
mois de Ramadan, le vieil homme, à jeûn, demande à ses
deux petits-fils de le signaler dés que le soleil se couche afin
qu'il rompe son jeûne. Les deux mômes se mettent à
surveiller l'astre de la lumière et tout à coup le soleil se
dissimule derrière un gros nuage.
-
Grand-père! le soleil s'est couché!
crient les deux observateurs.
Le vieil homme Sahibi se met à rompre son jeûne: trois dattes,
une carafe d'eau de natron, un verre de bouille etc...
- Grand-père! le soleil est
ressorti! Crient de nouveau les deux
enfants qui voient le capricieux soleil émerger de sa cachette
momentanée.
- Soleil couché, soleil sortie! Que
Dieu vous mette dans le trou du Soleil! finit
par maudire le vieil homme qui enregistre une journée de carême
perdue.
NB:
un enfant est toujours sincère quand il est encore
jeune. Son immaturité ne l'autorise pas à faire la différence
entre un soleil qui se couche et un soleil qui joue au cache-cache
derrière des nuages. Sahibi en maudissant a condamné des
innocents.
Djiddi
Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi et les
voleurs.
Un jour, il arrive que tous les membres de la famille sont
partis au village pour un festival annuel. Sahibi se retrouve
alors seul dans la maison.
A la deuxième nuit du voyage de sa famille au village, Sahibi a
eu de la visite d'un groupe de voleurs qui ont encercle sa maison.
Ayant très peur et ne pouvant pas dormir, Sahibi était éveiller
quand les voleurs étaient arrivés. Pris par la trouille de ces
visiteurs inattendus, Sahibi dit ceci a haute voix: "réveillez-vous,
voila ce que je vous ai dit, ils peuvent venir a n'importe quel
moment! Soyez prêts!"
L'ayant entendu parler, ces voleurs se sont sauves sans accomplir
leur mission.
Par Arnaud Mbaitolnan
arnaudfms@yahoo.fr
Blague:
Sahibi, sa
femme Akhoutna et les sages
L'arbre à
palabre du village est bondé de monde. Une affaire insolite
divise Sahibi et sa femme Akhoutna. Cette dernière supporte mal
les "assauts nocturnes" et oh! combien nombreux de
Sahibi au lit. En effet, Sahibi, trop performant sur le plan
sexuel, passe 14 fois sur sa femme et cela chaque nuit que Dieu
fait! Akhoutna finit par craquer et expose son problème auprès
des sages du villages.
-
Sahibi, fils du village Mandjanfa, ton épouse se plaint de tes
"passages nocturnes" sur elle. Elle trouve que tu en
fais trop. Que penses-tu?
lui demandèrent les sages.
-Oh!
sages de mon village, je vous dois beaucoup de respect car vous êtes
le socle sur lequel se repose notre village. Par respect à vous,
j'abandonne 2 passages, par respect à ma belle-mère, j'en laisse
2 autres passages et par respect à mon beau-père je laisse
tomber encore 2 passages à l'acte. Mais pour ce qui est de reste,
c'est-à-dire pour les 8 passages par nuit, je ne peux sous aucun
prétexte les réduire. Si elle veut, qu'elle accepte sinon
qu'elle proteste encore.
Répond Sahibi, arrogant comme le sexe d'un âne.
- Tu
es un digne fils de ce village. Nous espérons qu'Akhoutna n'a
rien d'autres à dire. La séance est levée et Akhoutna assumera
ses responsabilités.
Concluent les sages de Mandjanfa.
Leçon:
toute femme a droit à exiger un meilleur acte sexuel avec son
Monsieur. Si celui-ci abuse ou s'il fait mal, le droit lui reconnaît
une protestation légitime et cela, même au village. Chers
monsieurs, assumez vos responsabilités sans abus ni déficience!!!
Djiddi
Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi et
Akhoutna en pleine intimité
Akhoutna
ne cesse de vanter le goût du sucre. Selon elle rien dépasse le
sucre en goût. Sahibi n'est pas de cet avis. D'ailleurs cette mérite
dédiée au sucre par sa femme finit par l'agacer. Que faire pour
faire taire Akhoutna qui lui creuse les tympans avec ce
raisonnement peu scientifique et non universel. Un
soir, sur le lit conjugal et en plein exercice de "jambes
en l'air" avec sa femme Akhoutna, Sahibi verse quelques
pincées de sucre dans la bouche de son épouse. Akhoutna réagit
sans attendre:
- Brrr!
du sable! Pourquoi me mets-tu du sable dans la bouche, alors que
je suis en pleine jouissance? Hein! Pourquoi ce sable?
NB:
l'acte sexuel est donc plus sucré que le sucre. Akhoutna ne
clamera plus le refrain qui dérange Sahibi.
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi,
le réfugié soudanais de Darfour
Sahibi est un
soudanais qui a fui les atrocités du Darfour et se retrouve au
Tchad. Avec quelques billets de Banque remis par le HCR, il se présente
à une grillade de viande et demande le prix d'une tête boucanée
de mouton.
-
1500FCFA! lui répond le vendeur.
- combien? S'étonne l'exilé.
- je dis bien 1500FCFA! Réplique le
vendeur.
-
Haffiz khorâân
(cette tête récite-t-il le Saint-Coran)?? s'indigne l'affamé et
pingre soudanais.
Djiddi Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi,
son fils et le maître d'école
Sahibi est fou furieux. La raison? Le maître d'école ne
donne que des notes nulles à son fils. Il décide de descendre à
l'école, tout bourré de colère et accompagné de son fils.
- Monsieur l'enseignant, quelles sont ces sales
notes attribuées à mon fils? Est-il le plus nul de la
classe?
- Cher parent, du calme! Votre fils
semble ne point posséder de la cervelle dans sa tête. Il est non
seulement nul aux cours mais même dans la vie courante.
Voulez-vous que je vous le démontre? Hé! fiston, va voir dans
l'autre salle si je suis là-bas! Ordonne
le maître en s'adressant au fils de Sahibi.
Le fils de Sahibi se lève et va à l'endroit indiqué, fouille un
peu partout et revient bredouille et dit:
-"miché", je ne sais
pas où es-tu là-bas! je t'ai cherché partout mais tu n'est pas
dans la salle.
Son père s'enflamme:
- si tu ne retrouves pas ton maître
d'école dans la première salle, cherche-le dans la salle
suivante! Pourquoi reviens-tu bredouille?
leçon:
la baisse de niveau au pays est le fait des parents: soit eux-mêmes
sont idiots et transmettent leurs idioties aux leurs, soit ils
encadrent très mal leurs progénitures!
Djiddi
Ali Sougoudi
Blague:
Sahibi et son père
Sahibi est un jeune tchadien qui émigre en Libye pour faire
fortune en travaillant comme manœuvre. Au retour au pays, il décide
de se marier. Comme veut la coutume, il donne son trésor à son père
pour qu'il aille demander la main d'Akhoutna, une ravissante fille
du village. Le père et quelques oncles partent dans ce village
pour la circonstance. Une semaine plus tard les envoyés
reviennent.
-
Papa, j'espère que tu as pu me doter la fille. Demande Sahibi à
son père.
- Quoi? doter la fille à toi? Non, les parents de la
fille ont refusé en bloc que tu sois leur gendre.
C'est après moults négociations qu'ils m'ont accepté finalement
comme leur beau-fils. Pour toi-là, ce ne fut pas du tout
possible. Répond le vieil homme, regard malicieux et traître.
Leçon:
tous les pères ne sont pas des pères dignes!!!
Djiddi Ali
Sougoudi
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