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Le
pays |
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Loi
59-08 1959-11-06 fixant la devise
de la République du Tchad
La République du Tchad a pour devise :
"UNITE
- TRAVAIL
- PROGRÈS"

LE DRAPEAU: Loi 59-13 1959-11-06
Selon notre constitution l'emblème national est le
drapeau tricolore bleu, or, rouge, à trois bandes verticales et
à dimensions égales, le bleu étant du côté de la hampe.

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L'HYMNE
NATIONAL
LA TCHADIENNE
- Peuple
Tchadien, debout et à l'ouvrage!
- Tu as conquis ta terre et ton droit;
- Ta liberté naîtra de ton courage.
- Lève les yeux, l'avenir est à Toi.
- O mon Pays, que Dieu te prenne en garde,
- Que tes voisins admirent tes enfants.
- Joyeux, pacifique, en avant, en chantant,
- Fidèle à tes anciens qui te regardent. |
LE TCHAD EN BREF
Le 5éme plus
grand pays de l'Afrique continentale, par sa position géographique le
Tchad est longtemps considéré comme le cœur du plus vieux continent
au monde l'Afrique notamment par la découverte de LUCIE en Afrique de
l'Est et récemment par la découverte au Tchad d'ABEL le 23 janvier
1995, par une équipe de paléontologues, dirigée par le professeur
Michel Brunet.
Situé en Afrique centrale, Le Tchad
est limité au Nord par la Libye, au Sud par la République
Centrafricaine, à l'Est par le Soudan et à l'Ouest par le Niger, le
Nigeria et le Cameroun. Peuplé de 6 288 261 habitants(avril 1993), le
Tchad est un vaste pays d'une superficie de 1 284 000 km², il s'étend
sur 1700 km du Nord au Sud et 1000 km de l'Est à l'Ouest. Colonie
Française, le Tchad est devenu indépendant le 11 août 1960. L'Arabe
et le Français sont les langues officielles.

HISTORIQUE
L'histoire
ancienne
Le
renouveau du XIXe siècle
L'arrivée
des Européens et la colonisation
Le
Tchad indépendant
Pays
de peuplement très ancien (peintures et gravures rupestres du Tibesti
et de l'Ennedi ), le Tchad fut pendant des siècles une zone de contact
entre les Arabes d'Afrique du Nord et les populations de l'Afrique
noire. Il a connu une histoire agitée, profondément marquée par les
luttes ethniques et religieuses, qui se poursuivent aujourd'hui. Le pays
possédait plusieurs atouts dont : ses riches mines de sel et de cuivre,
et sa situation au carrefour des routes du commerce transsaharien.
L'histoire
ancienne
Le premier
royaume connu dans la région est le Kanem, qui prit son essor à la fin
du XIe siècle, sous la dynastie des Sefawad. Les relations commerciales
avec le nord du continent et la conversion des mai (souverains ) vers
l'an 1100 répandirent l'islam dans toute la sous-région. Le Kanem possédait
une armée forte et entraînée, un réseau de fonctionnaires chargés
de maintenir l'ordre et de prélever les impôts jusque dans les régions
lointaines, et une économie prospère. Mais des querelles de pouvoir et
des dissensions religieuses affaiblirent l'empire. Les Boulalas, vassaux
du Kanem, en profitèrent pour se révolter. Au XIVe siècle, les
attaques répétées des Arabes obligèrent les Sefawad à fuir le
Kanem. Au XVe siècle, la dynastie des Sefawad constitua un nouvel
empire, à l'ouest du lac, dans le Bornou. Les troupes du mai Idriss
(1497 -1519 ) envahirent l'ancien Kanem et l'intégrèrent à l'empire.
Celui -ci s'étendait de Kano jusqu'au Darfour. D'autres royaumes se
constituèrent dans la région, notamment le Ouaddaï, au XIVe siècle,
et le Baguirmi, au XVIe siècle, longtemps vassaux du Kanem-Bornou. Le
Kanem-Bornou vivait du commerce, notamment de la traite des esclaves
avec l'Arabie. Les guerres de conquête servaient de prétexte aux
Bornouans pour capturer les «infidèles », les hommes et surtout les
femmes et les enfants, très demandés sur tous les marchés du
Moyen-Orient. Les femmes, en particulier, avaient la réputation d'être
d'excellentes ménagères et des cuisinières exceptionnelles.
Le
renouveau du XIXe siècle
Au début
du XIXe siècle, le djihad peul lancé par Ousmane dan Fodio, qui fonda
le khalifat de Sokoto, se heurta violemment au Kanem-Bornou. Il fallut
toute l'adresse du Premier ministre, Mohammed Amin al-Kanemi, pour que
l'empire ne s'écroule pas sous ces coups de butoir. Il en profita pour
réformer la monarchie et capter à son profit la réalité du pouvoir,
qu'il légua ensuite à son fils Oumar. Il fit construire une nouvelle
capitale, Kouka, qui se trouve dans le Niger actuel. Le Ouaddaï profita
de ces désordres pour reprendre son autonomie et s'imposer à son
voisin, le Baguirmi. Il développa ses relations commerciales avec
Tripoli et l'Égypte. À la même époque, la confrérie des Senoussis
fit des émules dans une grande partie du pays. Vers 1860, ces royaumes,
épuisés par les guerres et les dissensions intestines, étaient en décadence.
En 1879, venu du Soudan, un marchand d'esclaves devenu conquérant,
Rabah, lança une vaste opération de conquête du Ouaddaï. Il établit
son emprise commerciale sur l'est du Tchad tout en constituant une armée
forte de 35 000 soldats. La vente de l'ivoire et la traite des esclaves
lui permirent d'acquérir des fusils à tir rapide et des munitions. Il
soumit alors le Baguirmi puis le Bornou (1893 ), très affaiblis, et
fonda un vaste empire. Mais l'arrivée des Européens entrava ses
projets.
L'arrivée
des Européens et la colonisation
Au milieu du XIXe siècle, les Européens
s'intéressèrent au Soudan central. Des explorateurs comme Heinrich
Barth, Clapperton et Nachtigal le parcoururent. Monteil, parti du Sénégal,
fut le premier Français à atteindre le lac Tchad, en 1891. La France
lança plusieurs expéditions pour prendre le contrôle du Tchad afin de
relier ses possessions d'Afrique septentrionale, centrale et
occidentale. En 1891, la mission de Paul Crampel se solda par un désastre.
Les Français comprirent que la présence de Rabah compromettait leurs
projets. Ils envoyèrent trois missions chargées d'éliminer
l'importun, sous le prétexte de lutter contre la traite esclavagiste :
la mission Foureau-Lamy, partie de l'Algérie ; la mission
Voulet-Chanoine, venue de l'ouest du Niger actuel et poursuivie par
Joalland ; la mission Gentil, depuis le Congo. Les trois missions se
retrouvèrent sur le lac Tchad et attaquèrent Rabah en 1899. Elles le
vainquirent à Kousseri en 1900 : Rabah trouva la mort dans la bataille
et son empire se désagrégea. Mais la résistance des peuples du Tchad
se poursuivit avec les Senoussis et le Tchad ne fut entièrement «pacifié
» qu'au bout de longues années (vers 1917 ). Le décret de 1900 créa
un «Territoire militaire des pays et protectorats du Tchad », intégré
à la colonie de l'Oubangui-Chari. En 1920, le Tchad devint une colonie
autonome, dotée d'une administration civile. En 1923, la frontière
soudano-tchadienne fut déterminée avec précision. En 1929, le Tchad
intégra le Tibesti. En 1936, un accord entre la France et l'Italie
fasciste prévit la cession de la bande d'Aozou (au nord du pays ) à la
Libye italienne ; il ne fut pas appliqué. Les Français investirent peu
dans la colonie du Tchad. Ils instaurèrent la culture obligatoire du
coton dans le Sud et, surtout, utilisèrent les Tchadiens pour
construire le chemin de fer Congo-Océan. Le travail forcé provoqua de
nombreuses révoltes.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Tchad, sous l'impulsion de son
gouverneur Félix Éboué, fut la première colonie française à se
rallier au général de Gaulle et à la France libre, en août 1940. Le
Tchad servit de base aux opérations de la colonne Leclerc dans la
campagne de Libye (1941 -1943 ). Sa position stratégique amena l'édification
d'infrastructures : un aéroport et un réseau routier destinés aux déplacements
des troupes. Après la guerre, les Tchadiens participèrent pour la
première fois à des élections en désignant leurs représentants aux
Assemblées constituantes (1945 -1946 ) puis à l'Assemblée nationale
française (1946 ). La lutte en faveur de l'indépendance eut un aspect
politique, sous l'égide de Gabriel Lisette, fondateur du Parti
progressiste tchadien (PPT ), section du RDA, en 1946, puis sous celle
de François Tombalbaye. Les désaccords entre les deux hommes, les
antagonismes religieux et régionaux, accentués par la colonisation, déchirèrent
le pays. Les Tchadiens approuvèrent à 98 % le projet de Communauté
française lors du référendum de 1958. Après soixante années de
domination française, le pays accéda à l'indépendance le 11 août
1960.
Le
Tchad indépendant
Après avoir
contraint Gabriel Lisette à l'exil, François Tombalbaye, devenu chef
de l'État, mit en place un régime autoritaire puis, après
l'instauration du PPT en parti unique (1962 ), une puissante dictature
qui suscita, à partir de 1963, des révoltes paysannes dans le Nord,
l'Est et le Nord-Est. En 1963, Tombalbaye réprima durement la révolte
des musulmans du Nord, principales victimes de sa politique.
L'insurrection armée éclata en 1965 et, à la suite de la formation du
Frolinat (Front de libération national du Tchad ) en 1966, un large
mouvement de rébellion se développa. En dépit de l'aide militaire de
la France, à partir de 1968, et des divisions des rebelles tchadiens
(notamment entre les partisans de Goukouni Oueddeï et ceux de Hissène
Habré ), Tombalbaye ne put en venir à bout. En 1972, il demanda
l'appui du colonel Kadhafi et lui promit la bande d'Aozou en échange.
Kadhafi ne tint pas ses engagements mais occupa le territoire promis,
riche en uranium et en manganèse. En 1973, Tombalbaye tenta de
restaurer l'unité du Tchad en prônant la tchaditude. Un coup d'État
militaire le renversa et il fut assassiné en 1975.Le général Félix
Malloum lui succéda à la tête de l'État et renforça la dictature.
Les rebelles lancèrent une nouvelle offensive en 1977 ; en 1978,
l'ancien chef rebelle Hissène Habré devint Premier ministre. Mais les
nouveaux dirigeants ne s'entendaient pas entre eux et la guerre civile
s'intensifia en 1979. Le conflit s'internationalisa avec l'intervention
militaire de la France et les médiations de paix de la Libye et du
Nigeria. La constitution d'un gouvernement d'union nationale (1979 ) présidé
par Goukouni Oueddeï et soutenu par la Libye (qui intervint
militairement en décembre 1980 ), se révéla un échec, et le conflit
dégénéra en guerre ouverte entre les factions rivales de Goukouni
Oueddeï et de Hissène Habré. En 1982, les forces d'Hissène Habré
investirent N'Djamena. Habré devint président. Il reçut l'appui de la
France pour reconquérir le Nord, mais il dut affronter seul de
nouvelles interventions libyennes. En 1990, l'opposition armée dirigée
par Idriss Déby, proche de Tripoli, lança une vaste attaque contre le
régime et prit le pouvoir. Une Conférence de réconciliation nationale
(1993 ) décida la démocratisation et le multipartisme, mais Déby
retarda les élections. En 1994, la Cour internationale de Justice déclara
tchadienne la bande d'Aozou. En 1996, Déby, après avoir promulgué une
charte nationale garantissant la liberté d'expression, le multipartisme
et une nouvelle Constitution, organisa enfin l'élection présidentielle
et la remporta. Cinq ans plus tard il remportera pour une seconde fois
l'élection présidentielle du 20 mai 2001.
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