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  Poésie(suite)
         L'ESPACE IALTCHAD DE LA POÉSIE  

Vous avez de l'amour pour votre pays le Tchad et vous voulez l'exprimer, vous aimer la femme tchadienne et désirez faire une dédicace, votre beau village natal vous manque et vous voulez le dire, vous vous souvenez de votre quartier d'enfance et vous voulez les partager avec les autres ialtchad, alors à vos plumes, écrivez votre poème envoyez-le et nous le publierons dans cette rubrique. Nous vous remercions d'avance pour l'intérêt que vous montrez et votre participation.


SIDA: LOIN DE MON PEUPLE !

Loin de mon peuple !
Bonheur mirage…
Finies tes plaisirs envoûtants…
Je connais ton secret…tu es sans cœur…
Dans les entrailles de ma nation,
Tu fait finir la vie…
Tu rends dérisoire la cohabitation…
De tes parvis ne sortent que des monstres…
Des condamnés en sursis…

Combien d’orphelins as-tu conçu
Au milieu des peuples qui pourtant aiment  la vie !
Des veuves qu’on montre du doigt …
Des familles déstabilisées,
Des nations aux leaders tourmentés…

Sida !tu t’es fait un renom…
Avec toi ni sourire, ni bonheur…
Aux hommes tu ôtes le goût de la vie
Tu as frappé le cœur de l’humanité…

Le jardin de la vie,tu en fais un interdit…
Ah ! je comprends ton rituel…
Tu es sans cœur !
Va t’en ! va t’en loin de mon peuple !
Que l’homme et la vie se sourissent !
Que le  jardin de la vie sera reverdisse…

Que mon peuple redécouvre la vie
L’essence de la vie…
Afin que sur les portes de  nos vies,
Les anciens s’enorgueillissent de leur fidélité !
Pour que la jeunesse s’abstienne de ton mirage

Sida ! je comprends ton rituel,
Tu es fini !
Tes paroles charmantes ne perceront plus le cœur de mon peuple.
Même au-delà de nos faiblesse,
La prudence restera à jamais notre bouclier.
Tu ne passeras plus jamais par nous ! 

SALTOKOD Jérémie - saltokodj@yahoo.fr - Salon de Belles Lettres...


MON JUSTE JUGE

Voulant faire du mal,
Mon cœur me questionne
Combien de fois l’as-tu déjà fait ?

Voulant insulter autrui…
Mon cœur me questionne
De quelle nature es tu ?

Voulant mentir
Mon âme me dit
Pourras tu me mentir ?

Voulant chasser les oiseaux,
Mon âme me dis

Ne symbolisent ils pas la paix ?
Combien de fois les as-tu chassé ? 

Je deviens prisonnier pour moi-même…
Je me vois couvert de honte…
Puis elle me dis :
« -Prends courage
Ne fais plus de mal…
N’insultes plus personne !
Ne mens plus jamais !
Cesse de tromper...
Arrêtes de chasser les oiseaux…
Autant qu’ils ne vivrons à nos cotés…
Les armes du mal y resteront toujours… »

SALTOKOD Jérémie - saltokodj@yahoo.fr - Salon de Belles Lettres...


L'hydre de nos vies 

Brutalisés par des grivetons devenus soudards
Esclaves de leurs couteaux, de leurs mitrailleuses
Victimes de leurs barbaries qui nous rendent froussards
Martyrisés par ces guerriers aux âmes belliqueuses

Nous sommes le peuple déchiré par la haine, les guerres
Ruiné, clivé par une bande de politicards à la noix
Nous sommes le peuple lassé de désespoir et de galère
Aspirant à la douceur de la  paix, la prospérité et la joie
 

Corrompus, ils sont cousus de beaux fils d’or
Et nous pillent jusqu’aux oripeaux sur nos peaux
Faux-culs, ils pètent dans la soie sur leurs corps
Et nous donnent l’enfer, le paradis nous l’auront là-haut

Escrocs devenus accros de picaillons, accros de vices
Ils façonnent des lois pour protéger leurs arrières
Etre plus forts encore et nous maintenir dans le précipice
Assurer à leurs fils chéris la gloire pour une autre ère  

Et pourtant, de sang, de chair ils sont nos frères
Mais avides de pouvoir, cupides jusqu’à la moelle
Ils tuent nos pères, violent nos mères sous nos prunelles
S’accaparent tout l’héritage et nous laissent dans la misère  

Nous sommes le peuple déchiré par la haine, les guerres
Ruiné, clivé par une bande de politicards à la noix
Nous sommes le peuple lassé de désespoir et de galère
Aspirant à la  douceur de la paix, la prospérité et la joie

Pour échapper aux moindres coups bas de leurs sicaires
Avec des larmes, nous implorons nos anges tutélaires
Avec l’espoir de sortir enfin de l’ornière, rêver à nouveaux
Pour un quotidien plus beau et sans nos pires maux

Mais les années passent, le mal dure, nos douleurs perdurent
Et nos vies se meuvent en  longue spirale de désillusions
De nos sangs versés ne restera qu’une simple coulure
Et nos cœurs enténébrés ne porteront que de vaines passions

Nous sommes le peuple déchiré par la haine, les guerres
Ruiné, clivé par une bande de politicards à la noix
Nous sommes le peuple lassé de désespoir et de galère
Aspirant à la  douceur de la paix, la prospérité et la joie

N’Djaména, 06/06/05   - Jimmy Le SAO - E-mail : sao_poet@yahoo.fr


Tu resteras ma plus belle déception

L’heure est arrivée, tu vas t’en aller
Tout s’arrête pour moi, tout se lamente en vain
Tout est triste, tout pleure, mon cœur saigne
Hier sauvé in extremis par l’amour
Aujourd’hui attristé par l’amer désamour
Et cent fois je me souviens de notre histoire…

Le temps de t’aimer, d’être avec toi, de sentir ta présence,
La vie m’avait paru plus agréable, moins monotone, le temps moins lent ;
Le temps de t’aimer je me suis senti moins seul, moins inutile, moins absent.
Et c’est de ça que je voudrais me souvenir.
C’est ça que jamais je n’oublierais.
Quoiqu’il arrive, souviens toi que tout ce que je t’écris ou t’ai déjà écrit,
Tout ce que je te dis ou t’ai déjà dit,
Je le pensais sincèrement au moment où je le disais ou l’écrivais.
Et quoique j’en pense aujourd’hui, quoique que j’en penserais demain,
Ça n’aura plus d’importance.
L’important c’est ce que je pensais au moment où je l’écrivais ou le disais.  

Hier encore je voyais le soleil qui brillait,
J’entendais la musique suave des oiseaux qui chantaient,
J’admirais tes yeux qui pétillaient de bonheur,
Je restais dans l’extase quand ton sourire se répandait autour de moi.
Aujourd’hui  je ne vois plus que le ciel qui s’assombrit,
Je n’entends plus que les soupirs
Et les cris de mon cœur qui a peur d’être sans toi à nouveau ;
Je vois avec tristesse tes yeux qui n’ont plus leur éclat d’antan,
Je reste dans la douleur quand ton sourire devient forcé et se fige sur tes lèvres pulpeuses.

Tu sais, ce qui me tue c’est de devoir continuer à chercher ailleurs
Tout ce que je rêvais trouver en une femme et que j’ai trouvé en toi.
Je sais qu’il y a peu de chance de trouver ce que je cherche là où je vais,
Mais je continuerais à chercher .
Tu ne me laisses pas le choix.
Peut-être qu’au moins je me trouverais dans cette quête sans fin…  

Grâce à toi j’ai vécu des moments exceptionnels.
Pour toi, j’étais près à tout faire pour voir le sourire sur ton visage
Et savourer l’infini plaisir que me procurait chaque seconde à tes côtés.
Si tu m’avais demandé de t’offrir la lune,
J’aurais essayé de la décrocher pour toi,
Même si je sais qu’il est presque impossible d’y arriver.
Personne avant toi ne m’avait donné des ailes
Pour espérer atteindre des telles hauteurs !  

Tu m’as apporté gracieusement l’étonnement, la surprise, l’émotion ;
Tu as rallumé le soleil  dans mon ciel jadis truffé de nuages géants et sombres ;
Tu m’as sauvé du déluge ;
Tu m’as redonné la vie…  
Mon cœur est brisé, ma douleur est indéfinissable.
Je ne trouve pas assez de mots pour la décrire.
Peut-être qu’aucun mot, aucun vers, aucune complainte ne saurait la peindre.
Les larmes ne peuvent suffirent, les mots ne peuvent rien dire…
Seul peut-être le silence pourrait la chanter…  

Dans les fouillis, les lacis de mes pensées portées vers toi
Dans les gribouillis des errances de ma plume, de mon cri, de mon cœur cramoisi de douleur
Dans les cendres encore chaudes des brûlis de mon bonheur qui se dissipe avec toi
Dans les ultimes baisers que mes lèvres frémissantes aimeraient couvrir ton corps gracile
Dans nos ultimes étreintes rêvées
Dans les larmes sourdes, invisibles, intarissables de mes yeux humides
Dans les taillis de mes aveugles espoirs qui dans leur délire veulent croire à l’impossible
Dans mon silence assourdissant
Puisse-tu pouvoir lire, deviner, sentir mon désarroi,
Ma peine, mes regrets, mes plus beaux souvenirs de toi, de nous, de ma vie…

Tu t’en vas là-bas où je ne suis pas
Tu me laisses là sans toi et, hélas, je vois partir tes pas
Les battements sauvages de mon cœur sonnent le glas de ma ferveur,
De ma lueur entre vie et trépas…
Sans toi mon astre s’éteint
Et peut-être ne survivrais-je pas longtemps aux ténèbres qui me guettent  déjà.
Te voir t’en aller transperce ma chair comme les fracas de verres volant en éclats.
Il fait à présent froid en moi,
Mon cœur se gèle sans toi
Le brouillard m’empêche de voir plus loin.
Le frimas retombe sur mes cheveux en folie,
Sur mes plaies ouvertes et ensanglantées.
Ma douleur décuple et me torture.
Effacée cette fresque de bonheur
Sur la presqu’île de notre amour, de notre idylle que je croyais éternelle
Comme nous, immortels…
Ma déception est grande.
La brèche en moi est profonde.
Je suis déchiré par l’idée de ne plus te revoir.
Je suis malade à l’idée de te perdre à  jamais
Et de ne plus pouvoir te dire : je t’aime…
Je suis mille fois déçu…
Mais sache simplement, ô toi mon soleil qui disparaît au couchant,
Tu resteras ma plus belle déception…

Josué DJOBLONA
Http://djoblona-creation.over-blog.com 


TCHAD

Tchad,
Le pays que je vais te présenter m'est très cher
Je l'ais connu un jour ou j'eus besoin de vivre
Il a su me donner ce dont j'avais besoin
De l'amour, de l'ivresse et de la gaîté
Il m'a fais découvrir une beauté à laquelle je n'ais su résister
Le parfum de sa culture,
Mélange de civilisation arabo-musulmane,
M'a subjugué au-delà de toutes limites
Toi l'aventurier, toi l'homme d'affaire et toi le romantique
Je t'invite à ça découverte
Et crois-moi, tu ne l'oublieras pas de sitôt
Car il m'a donné la vie.

Bonne journée, Halima Hamat   


LA TERRE DE MES RÊVES

Ah ! la terre de mes rêves
Qui est pleins de ruisseaux
Toujours je souhaite être là-bas
Dans la terre de mes rêves
La terre où personne n'a été avant
La terre que personne n'a vue il avant
La terre où personne n'a ait entendu avant
La terre où tout est trouvé
Ah ! la terre de mes rêves
Qui est pleines de ruisseaux
Toujours je souhaite être là-bas
Dans la terre de mes rêves
La terre où personne ne pourrait me déranger
Vous pourriez voir que rien mais la beauté
la terre où il n'y a pas d'endroit pour le mal 
Il n'y a pas d'endroit pour la cruauté
Ah ! la terre de mes rêves
Qui est pleins de ruisseaux
Toujours je souhaite être là-bas
Dans la terre de mes rêves
La terre où il y a de rien craindre
Il y a de rien vous nuire
Il y a de rien vous causer le chagrin
Vous pourriez apprécier Seulement la sûreté
Tout là-bas, sain et sauf
C’est la terre de mes rêves

Adam Ali Abdallah
adamali33@yahoo.com


TCHAD AU CŒUR, TCHAD EN CHŒUR!

Tchad au centre de l’Afrique profondeur
Ecoute les vers de tes entrailles hurlés d’ailleurs
Les vœux de ta descendance qui rêve de grandeur
Puisse le bleu, l’or, le rouge être meilleures couleurs
Comme l’arc-en-ciel dans un ciel bonne humeur.
Avoir pensé  t’oublier avec le temps,  ô grossière erreur !
Veinard un peu frimeur, je l’ai su juste à l’heure.

Tchad au cœur, Tchad en chœur !

Comme l’enfant candeur, pleurnicheur :
« Maman au secours, j’ai faim, j’ai peur ! »
tes enfants en sueur, touffeur, ô misère !
dans leurs yeux frayeur, fureur
dans leurs cœurs l’espoir d’une lueur
éteindre le feu destructeur, ô horreur !
chasser enfin les vautours tueurs, dévoreurs
goutter aux délices du dur labeur !

Tchad douleur, Tchad en pleurs !

Hier lassé de ton amer calvaire,
Pauvre hère rageur, déserteur
Chercheur d’or, ô combien rêveur !
Je suis parti ailleurs
En quête de lumière, sourire sur mes lèvres colère
A mon cœur douleur trouver l’âme sœur
Dans mon empyrée faire jaillir l’éclair, ô tonnerre !

Tchad au cœur, Tchad en chœur !

Aujourd’hui loin de tes senteurs, tes couleurs
Loin de ton odeur, tes rumeurs, ô lointaines clameurs !
Triste je deviens pâleur, minceur
Seul dans la froideur, je suis en pleurs
Sans ta chaleur, je me meurs, ô mon cœur !

Tchad douleur, Tchad en pleurs !

Tes fils se dissipent dans l’air
Et tu perds tes nobles valeurs
Ils te brûlent, te pillent, c’est l’enfer !
Tu sais, ton avenir me fait peur, ô ma mère !
Et même loin de toi, il me tient à cœur
A genou, je prie avec ferveur, ô divine grandeur !
Pour que tu sortes de ta torpeur
Et contemples tes belles rondeurs !

Tchad au cœur, Tchad en chœur !

Je voudrais un jour heureux, ô suprême bonheur !
Avoir l’honneur d’élever ton nom vers les hauteurs
Faire renaître en tes enfants l’amour du labeur
L’envie de téter à nouveau tes seins, sans rancœur
Protéger à tout prix, ta pudeur, ô tendre sœur !
Des mains des pervers, voleurs, violeurs !

DJOBLONA , Rabat, le 06/03/05
http://djoblona-creation.over-blog.com/article-213269.html


UN JOUR POUR AIMER

Si seulement tu prenais le temps de m'écouter
Aujourd'hui je n'oserais plus un instant douter
Il nous arrivera aucun malheur
Nous ne connaîtrons que le bonheur
Tout ne se passera que selon la volonté de nos cœurs

Viens en moi et crois en amour
A toi seule appartiendra le reste de mes jours
La vie sera  qu'à nous deux
Et seulement pour nous pas pour eux
Ne me refuse ma belle
Tu es pour moi une gazelle
Ici ou ailleurs tu seras ma reine
Ne me fais connaître aucune peine

Pourquoi tant me faire souffrir
O mon amour je préférais mourir
Une seule raison de vivre
Rien ne empêcher d'elle je suis ivre

Ecoutes les mélodies de mon âme
Libères-moi de ces cauchemars infâmes
Lie nos vies pour toujours
Et nous ne connaîtrons que l'amour

ENFANT DE TROUPE :Youssouf Barkai Chaibo Prytanee militaire de Saint-Louis BP:404 tel: 002219611936

                                                                                                                   


AVEC LE TEMPS TOUT S'EN VA  

Avec le temps tout s’en va
Avec le temps on oublie son visage           
Avec le temps on oublie sa voix
Avec le temps tout s’en va.

L’autre qu’on caressait dans la nuit
L’autre qu’on courait avec elle sous les pluie d’été
L’autre qu’on aimait.

Avec le temps tout s’envole
Avec le temps tout s’envole même les folles passions
Avec le temps tout s’envole même les chouettes souvenirs.

Tout s’envole, on se sent seul
Tout s’envole, on se sent abandonné
Tout s’envole, on se sent mal aimé.

Avec le temps tout s’en va mais on est pénard
Pénard des folles passions de jadis
Pénard des chouettes souvenirs du passé
Pénard d’avoir aimé
Pénard d’être seul
Avec le temps tout s’en va même la vie.

                                             Par Eynem Maguergue                                            


THE LAND OF MY DREAMS (PART ONE)

Ah! the land of my dreams
Which is full of streams
Always I wish to be there
In the land of my dreams
The land where nobody has been before
The land which nobody has seen it before
Nobody has heared before
The land where everything is found
Ah! the land of my reams 
Which is full of streams
Always I wish to be there
In the land of my dreams
The land where nobody could disturb me

You could see nothing but the beauty the land
where There is no place for evil doings
There is no place for wickedness
Ah! the land of my dreams
Which is full of streams
Always I wish to be there
In the land of my dreams
The land where there is nothing to fear
There is nothing to harm you
There is nothing to cause you grief
You could enjoy Only safety
Everything there,safe and sound
That is the land of my dreams
 
            By: Adam Ali Abdallah /Khartoum Soudan          adamali33@yahoo.com     

A LOUD CRY TO THE HUMANITY  

Oh! cry for those deserted lands.
Oh! cry for those uncultivated farms.
Cry for those burnt forests.
Cry for those ruined houses.
Cry for those home-less people.
Walking about in the streets.
Oh! cry for those torn hearts.
frightened by unknown danger.
Oh! cry for those broken families.
going stray for no shelter for them.
Cry for those vagrant children.
roaming in the streets aimlessly.
Cry for those orphaned young infants.
who lost their dear fathers.
Cry for those widowed women.
who lost their beloved husbands.
Cry for those gray-haired old people.
wandering up and down in the streets.
Oh! cry for those groaning voices.
murmuring continuosly under the darkness.
Oh! cry for those sorrowful tears.
streaming down from those pale faces.
Cry for those hope-less infants.
with sad-looking in their eyes.
Cry for those empty stomachs.
extremely suffering from the starvation.
Cry for those unseen pour creatures.
being crushed under the feet.
with no one hearing their complaints.
no one hears their moans.
no one hears their groans.
O God! watch over all misfortuned people.
O God! guard them.
give them protection.
give them peace.
give them safety.
O God! give peace.
give them happiness.
that no one could do so.
but You.
only You.
O God! our Lord.

            By: Adam Ali Abdallah /Khartoum Soudan          adamali33@yahoo.com     


LA HAINE DE MON COMPATRIOTE  


La vie est un long chemin plein d'obstacles
La vie est un jeu gâché par des tacles
Il vaut mieux être un remplaçant
Attendre sagement son instant
Il vaut mieux être un meneur sans intention
Qu'un capitaine plein d'ambitions
Mais quand ton propre partenaire
Te prend pour un adversaire
Quand il marque un but contre son camp
Quand la confiance fou le camp
La vie s'arrête un moment et reprend
Prenne place les Pourquoi, les Qui, les comment
Je suis formé pour face à l'adversaire
Je ne sais pas faire la guerre à mes frères
Même si le match ne se déroule pas à domicile
Contre mon drapeau, je ne peux être hostile
On a connu trente années de guerre
Et toi ! Tu me fais la guerre en terre étrangère
L'occident est devenu ton terrain de chasse
Pour propager tes haines tribales, tes haines de race
Tes rancunes  du pays à cause d'une kaltouma
Qu'on ta dérobé au rond point de Farcha
Les lois du colon te donne l'impression d'être en sécurité
Tu provoque, bombe ton torse tel un coq dans un poulailler
Tu veux faire montrer ta présence, ton orgueil
Sache qu'au Tchad, on connaît tous les gens qu'on met dans les cercueils
Tu attises ton ethnie contre une autre ethnie
Pour toi, le combat n'est jamais fini
Je ne sais pas faire la guerre contre mon frère !
Mes frères ! Levons nous pour le faire taire
Quoi qu'il fasse, Quoi qu'il fasse !
Nous resterons uni, Nous ferons face !

P.S : Dédicace à tous ces parasites qui attisent des tensions ethniques au
sein de notre communauté

                                                    Par : Louane                                                         

VOUS N'AVEZ PAS DE CHOIX

Quand je vous demande d'arrêter
Vous devez arrêter tout de suite !
Quand je vous demande de vous asseoir
Vous devez vous asseoir tout de suite !
Ne pas me demander pourquoi ?
Ne pas me demander comment ?
Vous n'a pas de droit pour demander
Vous n'a pas de droit pour s'opposer
Vous n'a pas de droit pour refuser
Vous n'a pas de choix à tout
Parce que je parle au nom de la loi
Ici nous avons seulement des ordres

Nous avons seulement des ordres
Pour vous, vous devez les obéir
Vous devez les porter hors
Ne pas me demander pourquoi ?
Ne pas me demander comment ?
Ici rien s'appelle pourquoi
Rien s'appelle comment
Il y a seulement l'obéissance
Pour vous seulement obéir
Comprenez-vous ?
Eh ?

       Par : Adam Ali Abdallah   Adamali33@yahoo.com   Khartoum/Soudan         


A DEMAIN  

Le temps a passé et passé
Mais aucune trace pour votre promesse
Toujours les promesses et promet
Mais calme non réalisé
Aucun espoir pour remplir
Toujours demain et demain !
Oui, demain
Seulement demain
Demain je le ferai pour vous
Demain je vous le donnerai
Nous rencontrerons demain
Vous viendrez demain
Vous le verrez demain
Vous obtiendrez demain
De tous les jours demain et demain ?

Oui, demain
Demain pas aujourd'hui
Rencontrons demain
Demain ?
Oui, demain ou après demain
Demain tout sera bon
Demain tout aura raison
Mais ce n'est que la promesse !
Juste promettre
Quel interminable demain !
Quelle promesse interminable !
Mais ce n'est que demain
Juste demain
Alors à demain
Veuillez quel est demain ?  

       Par : Adam Ali Abdallah   Adamali33@yahoo.com   Khartoum/Soudan         


LA TERRE DE CRAINTE  

J'ai peur !
Oui, j'ai peur !
Vous avez peur !
Tout le monde a peur
Pourquoi je suis craintif ?
Pourquoi vous avez peur ?
Que je ne sais pas
Craintif de qui ?
Craintif de que ?
Que je Vous sais pas
Non plus peut savoir
Ou ne vous pouvez pas
Mais a il y la crainte
J'ai peur
Vous avez peur
Tout le monde a peur
Craintif de pouvoir?
Peut-être ou pas
Craintif d'injustice ?
Peut-être ou pas
Craintif d'inconnu
Peut-être ou pas
Craintif de danger ?
Peut-être ou pas
Craintif de cintre ?

Peut-être ou pas
Mais il y a la crainte
Il y a la violence !

Il y a la terreur ! 
Il y a l'horreur !
Il y a le ravage !
Il y a l'ennui !
Et beaucoup d'autres sont là-bas
Partout
Dans l'air
Dans la terre
Dans la mer
Vous pouvez voir que
Vous pouvez sentir
Même vous pouvez toucher
Peut Vous entendre
Cela est la crainte !

         Par : Adam Ali Abdallah      Mercredi.Oct.2004   Khartoum/Soudan               


LE PAYS A BESOIN DE VOUS  

Tchadiennes et Tchadiens,
Etudiantes et étudiants,
Chers frères et sœurs,
Levons-nous, levons-nous,
Dans la paix, la dignité,
L’amour, la fraternité.
Le Tchad notre partie,
Le Tchad notre beau pays,
Unissons-nous et
Unissons nos forces,
Pour relever le défi,
Qui nous attends au pays,
La devise nous rappelle ceci :
Unité, travail mais aussi le progrès,
Nous sommes les fils du pays,
L’espoir d’aujourd’hui,
L’espoir de demain,
L’espoir de toute une nation,
Le pays nous appelle,
Finissons nos études,
Retournons au pays,
Bâtissons le pays,
Construisons le Tchad,
La jeunesse en avant,
Le Tchad en avant.

         BRAHIM MAHAMAT MAI - MARRAKECH, MAROC  - babra84@yahoo.fr           


SARH LA BELLE VILLE

Sarh, la belle ville,
Sarh, la plus belle tracée,
Sarh, la fraîcheur.
 
Côtoyé par le chari et barh koh koh.
Sarh, le grenier des intellectuels du pays,
Sarh, la base de la musique Tchadienne,
Sarh, le réservoir de grand sport et de loisir.
 
Oh! Sarh, qu'es tu devenu?
Sarh est poignardé par la prostitution,
Sarh, est dévasté par la délinquance,
Sarh, est la belle proie du tabagisme et de l'alcoolisme
 
Sarh d'entre temps et Sarh d'aujourd'hui.
Tu était un symbole, un modèle pour tous
 
Oh! Sarh, que puis je faire pour toi?
 
Sarh, a besoin de moi Yasser Ibn,
 
Sarh, a besoin de toi.....
Sarh, a besoin de lui.....
Sarh, a besoin de N.O.U.S. ( nous)
Sarh, a besoin de nous tous
Jeunes, adultes, et vieillards, sans oublier bien sur les enfants,
Construisons tous ensembles notre belle cite,
Pour qu'elle se retrouve son image d'autant

C'est mon poème que j'ai présenté à Sarh lors de la première édition de la kermesse (fête des élèves) en mai 2002.

                   Yasser Ibn Adam                 E-mail : yassirato@yahoo.fr                  


SOUFFRANCES  

Des années passèrent,
des difficultés se succédèrent,
dans l'attente d'une situation prospère,
je ne vie que dans la misère;
guère les temps ne changèrent;
guère les malheurs ne s'arrêtèrent;
certes, l'espoir fût ma raison d'être;
l'espoir d'une gloire imprévue;
la gloire d'une patience infinie;
et la patience coupable d'un temps rompu;
tout ce bonheur qui m'est privé;
toutes ces chances loupées;
et toutes ces révélations et promesse non respectées;
ont fait de moi, un être sans scrupule;
un être qui domine la peur;
mais dont le cœur est rempli de douleur;
or, la vie est courte;
et l'on doit poursuivre sur cette route;
qui est presque infranchissable;
comme l'on dit les philosophes;
tant d'expérience triomphe;
mais trop de conscience fait l'inconscient d'autre part.

               DANS CETTE VIE DE LA PATIENCE
               DANS CETTE VIE DE L'IGNORANCE
               DANS CETTE VIE DU MENSONGE
               DANS CETTE VIE OU LA CADENCE VA A L'INFINI
               QUOI  QU'IL ARRIVERA, L'ESPOIR SERA MA CLE DE SURVIE
               L'ESPOIR TOUJOURS PROCHE VERS UN AUTRE MONDE BEAUCOUP PLUS HUMAIN

      De Cotonou, Djabir DADI, LE CRATOSMAN   E-mail: djabsman@yahoo.fr      


FEMME TCHADIENNE  

Ton absence me rend fou de toi.
Ta présence me rend dingue, et m assoiffe de parler.
Tu te demandes pourquoi? je suis timide en face de toi.
Les mots s’échappent dans tes yeux couleur océan
J’ai envie de m’y mirer devant toi j’en voudrai plus rien que ça.
T’es les feux de mon hiver et le froid de mon été.
Belle et douce comme t’es je risquerai tout pour rendre plus heureuse que tu  l’es.
Sois naturelle comme t’es tu es un ange je frisonne pour toi.

                                  AHMAT ADOUM MASSR DIT MANDELA                                 


AMOUR PAR PEUR  

Il est vrai qu’on aime ce qu’on aime

Et qu’on aime celui qui nous aime

Sinon, il n’a pas montré qu’il nous aime

Il y’a aussi celui qui dit qu’on l’aime

Il n’est que dit qu’on l’aime

Car c’est lui qui dit qu’on l’aime

On l’aime car on doit dire qu’on l’aime

Si on dit, il n’est que dit qu’on l’aime

Il y’a la menace de peur

On a surtout peur de ce qu’on a peur

Que d’aimer ce qui est dit qu’on l’aime

Alors on aime ce qui est dit qu’on l’aime

Mais en vérité, on aime ce qu’on aime

Et pas ce qui est dit qu’on l’aime

 

Note : A l’exception de ses frères, si les tchadien(nes) expriment un amour en vers Deby, ce n’est que par peur.

                                           Écrit par Sougui M. Nour                                              


THE REASON I LOVE YOU

IT ISN’T YOUR  EYES
AS CUTE AS THERE ARE,
IT ISN’T YOUR FACE WHEN YOU GRIN
…. IT  ISN’T THE FEEL OF
YOUR ARMS AROUND ME,
OR THE  TOUCH OF YOUR
SWEET- SMELLING  SKIN…..
… IT ISN’T  THE KISS, FROM YOUR SOFT LIPS,
OR THE  ATTRACTION  I’VE FELT FROM THE  START…
IT’S BECAUSE OF THESE THINGS
AND SO MUCH MORE …………….
THAT I LOVE YOU WITH ALL MY HEART
BY YOUR  LOVER HUSBAND
                                                        IBRAHIM                                                           

APATRIDE  

Tu n'as aucun rempart...
Et pourtant, tu es né quelque part.
Sans nationalité légale,
De cela, je me régale.
Le Kanem-Bornou, le Ouaddaï, Chari-Baguirmi...
C'était dans le Tchad, les pays amis.
Le Tchadien, loin de son Tchad,
Mène et mènera une vie fade.
Il est dit : "Partout, c'est mieux".
Là-bas, le mode de vie, est odieux.
"Chez-soi, c'est meilleur".
Il y a de la chaleur...
Il y avait des pays,
Dans ce beau pays.
Ces pays étaient des royaumes.
Ces royaumes sentaient le baume.
Il y faisait bon vivre.
La richesse rendait ivre,
Les commerçants de tout acabit.
Le conquérant "Rabah" avait un bon alibi.
Et la France, aussi.
Les colonisateurs étaient bien assis
parce qu'ils ont, pour leur pays et pour eux, emporté
Des fabuleuses richesses importées...

                                                    DINA ABDRAMAN                                                

MON PAYS  

Oh ! Mon pays bien aimé
Mon pays natal
Pays de mes aieüx
Pays de mes ancêtres
Tchad est bel et bien ton nom
Tchad est bel et bien mon idole
autrefois si paisible, si agréable
autrefois si prospère, si enviable
ta beauté restera la même
sans se soucier de l'idem
qui t'envahit qu'à même
le temps a tout changé
le temps a tut modifié
sans parler de tous ces dangers

Oh ! Pays de mes rêves
ton avenir se voit menacer
sans que tu puisses te manifester
sans que tu puisses t'y opposer
toutes ces périodes de crises
toutes ces périodes de guerres
t'ont enfoui au plus profond du désespoir
toutes tes chances se sont volatilisées
sans que tu puisses les utiliser
la pauvreté, la misère
le chômage, la famine
l'analphabétisme, le tribalisme
la corruption et que sais-je encore
ont fait de toi une nation toujours primitive
dans laquelle règne le désordre
un Etat où la sauvagerie et la barbarie
occupent la mentalité des citoyens
un Etat où la jeunesse n'a point de place
sans ce changement tant attendu et dans lequel nous vivons
le pays se dirige vers le néant
néanmoins, la jeunesse constitue ton seul espoir
Et la sensibilisation de tout citoyen tchadien
s'avère nécessaire vers un développement prospère et durable

Oh ! Pays de la sagesse
Pays de la solidarité
Pays du respect
Certes, tu as connu un passé triste
Et la peur d'un avenir qui t'attriste
Mais, n'y a-t-il pas un temps pour pleurer
Et un temps pour oublier et respirer le bonheur ?
Une période proche s'entend arriver
Une période qui te fera connaître ce que t'as toujours rêvé
Un environnement saint et paisible comme autrefois

                      Djabir DADI E-mail : djabsman @yahoo.fr                          


L'AVENIR

Souci premier de la jeunesse,
Joie et peine de la vieillesse,
Tu emportes sans exception
Tous à chercher de solution.

L'homme use des moyens divers
Pour t'atteindre ou tendre vers
Un bon niveau d'ataraxie
Qui peut offrir la frénésie.

Le bic, lahoue, le biz, qu'importe
Tous à leur manière rapportent.
Alors un instant de réflexion
Pour mieux choisir la direction.

BIZ : business, affaires.

DOUMTELEM NJEGUEDBE DESIRE
Université de Ngaoundéré (Cameroun) dnjeguebe@yahoo.fr 

HÉ! TCHAD MON BEAU PAYS, MA PATRIE

Hé ! Tchad mon beau pays ma patrie.
Pourquoi ce regard impuissant des intellectuels tchadiens ?
Pourquoi ce silence complice des organismes internationaux ?
Pourquoi cet attitude taciturne des défenseurs de droits de l’Homme ?
Pourquoi cette indifférence des médias nationaux ?
Face à la dérive tchadienne, dont les premières victimes sont les paysans et les jeunes tchadiens.
Frères compatriotes combattants, vous êtes partis au front avec des sagaies, vous êtes revenus avec des armes à feu.

Gloire à vous.

Avec ces armes combattons plutôt l’analphabétisme !
65% de tchadiens analphabètes, n’est-ce  pas un handicap pour le développement du Tchad ?
Avec ces armes combattons plutôt l’insécurité !
70% de militaires sans aucune formation n’est-ce pas un potentiel danger pour les citoyens ?
Avec ces armes combattons plutôt la corruption et le  trafic d’influence !
Des gouvernements éphémères et sans compétences, mille et un ex-ministres en chômages, n’est-ce  pas ça la cause de la corruption et du trafic d’influence ?
Car il faut s’enrichir vite avant de partir et où il faut rendre service pour ne pas être limogé.
C’est de ces maux que souffre notre pays.

Ô Tchad pays de Toumai !

Il n’y aura jamais Tchad sans le «nord », ce nord qui représente le 2/3 du territoire national.
Ce nord qui représente l’élevage et le paysage touristique du Tchad.
Il n’y aura jamais Tchad sans le « sud » ce sud qui regorge l’immense ressource du pays.
Ce sud qui représente l’agriculture du Tchad.
Le Tchad est un pays uni et indivisible.
Tchad pays de l’agriculture ne vois-tu pas l’insuffisante alimentaire ?
Tchad pays de l’élevage ne vois-tu pas la sortie incontrôlée de tes bétails ?
Tchad pays agro-pastoral ne vois-tu pas les conflits intercommunautaires que sévissent nos agriculteurs et éleveurs ?
Tchad pays de désordre ne vois-tu pas l’insécurité galopante dans nos villes ?
Tchad pays de souffrance ne vois-tu pas ta partie engloutit par le désert ?
Tchad pays de l’avenir ne vois-tu pas la galère dans laquelle vivent tes étudiants à l’étranger ?
Le cas en Algérie , au Gabon , en Russie et j’en passe…
Tchad pays de tourisme ne vois-tu pas ton beau paysage et tes pittoresques oasis dégradés par les ravins ?

Ô Tchad ma pauvre patrie !
Tchad de mes aïeux
J’ai beau pleuré, rien n’est réglé
Mais j’espère toujours ton retour à la vie normale.
Avec l’exploitation de ton pétrole bien sûr.
Tchad ma pauvre mère, j’espère, j’espère…
J’espère quand même, ne serait-ce qu’un iota.

Ce poème je la dédie à toute la jeunesse tchadienne désespérée.
 A toutes les presses muselées. Et à tout le peuple tchadien marginalisé.

                      

Adoum Ali Adoum Étudiant à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou (Algérie)
Ex journaliste stagiaire à la RNT E-Mail : adoumaliadoum@yahoo.fr
Tel : 0021371162496


FEMME TCHADIENNE DANS SON MILIEU

Silhouette flottante dans le désert instable
Marque des pas sur le sable meuble
Parcourant les savanes et les steppes
Invincible comme une large stipe

Femme des régions arborées
Agile âme des monts élaborés
Femme de soleil, femme d'aridité
femme de combat, femme d'altérité


Amazone de la vie active
Toujours et encore combative
Inflexible devant les dangers
Et qui gagne sans se venger

Souvent victime expiatoire
Défiant tous les abattoirs
Intacte devant tant d'érosions
Toujours indemne face aux invasions

Plus grand et plus fort son combat
Partout et même dans les casbahs
Porteuse de joie sous les tentes
Quoiqu'à sa vie l'on attente

Femme, courageuse et active
Douce et jamais vindicative
A toi la gloire de l'éternité
Car seul de toi est la fraternité

                      Sidimi Djiddi, pour les filles et femmes du Tchad                           


SENAFET: FEMME TCHADIENNE

Femme tchadienne!
Toi ma sœur chérie, toi ma mère bien aimée!
Courageuse face aux situations difficiles,
Déterminée, quand tu entreprends quelque chose,
Oui, tu es la mère de la nation et on te doit tout le respect qu'il faut!
 
Malheureux sont ceux qui te maltraitent,
qui te rendent la vie impossible du jour au lendemain
Ils le font dans l'ignorance!
Ignorance parce qu'ils ne savent pas combien tu es important,
Ignorance parce qu'ils ne pensent pas plus loin que le bout de leur nez!
 
En ce jour qui t'es dédié,
Je te souhaite beaucoup de courage!
Courage pour tes projets
Avance et ne recule pas
Montre au monde que tu es la 'MERE DE LA NATION"

                                           Patricia Beguy - Lagos                                     


BROKEN HEARTS

MY THIRST

It started with a kiss
An ordinary start
It grew into a mountain
And we promised not to part.
Everything seemed so good
Everything seemed so right.
We wanted it to last forever
For more than just a night.
I'll never know just what went wrong
I'll never know the truth
Did you love me like you said?
I never asked for proof.
And now the days are very long
And the nights just drag by
Every time I hear your voice
It telling you got something aside
I miss you now you've gone
I only dream and cry.

All I need is moula charmoute

Guerdi Djogoye Dirno - UK Bristol

My long, inflamed and craving thirst
The endless pain that was felt the first
The lack that was exposed the most
When sleeping, awaken or lost
Is boiling the blood of my heart
I am all anguished and hurt
Sip me once my leading river
Your water was never bitter
Inhale and breathe in my lungs air
If you want to be just and faire
Sure, you were and will surely be
So realize it and relieve me
From this agony and distress
Do not be cruel and ruthless
Stop being hard and tough
I need your smile and laugh
To console and comfort my self
I promise your love is sound and safe  

Written by Sougui Mht Nour




UNION SANS SENTIMENTS

Belle femme tchadienne de mon Cœur
Tu étais sensé faire mon bonheur
Sans sentiments et plein de tabous
Notre union a été déclaré au pays devant le marabout
D’une photo qu’on m’a transmis par mail
Il suffisait seulement que je dise “Elle”
Et tu étais envoyé aussi vite qu’un colis DHL
J’étais ton male, tu étais ma femelle
Loin du Tchad, loin de mes parents
Sans te faire la cour, je suis devenu ton amant
Chaque chose a sa valeur habibi
Pour ta dote j’ai du y mettre le prix
Toutes ces soirées passées dans le monde de la nuit
Avec toi, je faisais des économies sans les vis de nuit
L’Europe et ces fameuses discriminations
Tu étais l’héroïne de ma coagulation
Et pour ça je te remercie
Habibi, hayati, sucari, guelbi
Mais pourquoi ce couteau dans le dos, mon bébé ?
Pourquoi cette rupture tardive est arrivée ?
Me laisser seul dans notre 10 mètres carre
Me quitter pour un autre sans pitié
Pour un individu que je dénigrait
Pourquoi me faire cette plaie ?
Notre union t’as permis de fuir la routine
Notre union a été une ruine
Pays des droits de l’homme et surtout de la femme
Avec leurs lois, tu as éteint notre flamme
Maintenant je dois affronter le quotidien
Les yeux des gens et surtout des miens
Mon Cœur, je ne sais plus du tout
Si je dois t’en vouloir ou plutôt au marabout
Seul à affronter toutes mes émotions
Je suis victime de mes traditions.

                                        Écrit par Louane (Londres)                                 


L'AMOUR A TOUT PRIX

Si ton amour c’est de la folie

Laisser moi crier la jolie

Les jours, les nuits et même au lit

Pour tempérer ce cœur remplit

Des pincements et pression diurnes

Des rêves et passion nocturnes

Ces vols dans l’imagination

Sans traces des excursions

A l’exclusion de toute collision

Exhibent la joie ; la satisfaction

Si ton amour c’est de maladie

Je jouis de son fièvre toute ma vie

En aucun cas je me replis

Alors oublier que j’oublis

                                        Écrit par Sougui Mht Nour                              


SAINT-VALENTIN

Ca y est, ça en fait trois
Et chaque fois,
Il y a toi et moi,
Nous partageons cette joie
Ce moment plein d’émoi
Qui me transforme en roi.
En cette St Valentin
Ton absence fait mon chagrin
Parce que tu es loin
Mais je ne t’en aime pas moins
Ca fait la troisième année
Que je te dédie mes pensées
A toi ma dulcinée
En ce jour presque sacré
Je ne suis pas à tes côtés,
Mais je n’ai de cesse de t’adorer.
Je ne peux plus t’oublier,
Il me suffit de te regarder
Pour encore te désirer
Il me suffit de t’embrasser
Pour à chaque fois craquer.
Pendant toute une éternité
J’ai toujours cherché
La femme dont j’ai rêvé
Pendant une éternité,
Je n’ai arrêté de souhaiter
Une femme pleine de beauté,
Pleine de grâce et de volupté
Une femme tendre à croquer,
Et douce comme une fée
L’éternité s’est arrêtée
Le jour où je t’ai rencontrée
Si les cœurs ne battaient pas
Ils battraient rien qu’à te voir
Si la lumière n’existait pas
Tu éclairerais dans le noir
Si je ne te connaissais pas,
Je te créerais pour m’émouvoir
Si je ne te connaissais pas,
Je t’inventerais pour y croire.
Je suis aujourd’hui fier
D’habiter sur cette terre,
Car « je t’aime Nasser »
Sont tes mots, et j’espère
Même si j’exagère,
Naviguer sur toutes les mers
Arrêter toutes les guerres,
Me changer en poussière,
Voler de Paris au Caire,
Voler plus vite que l’éclair
Gronder plus fort qu’un tonnerre

Boucher tous les cratères,
Rendre le monde plus prospère.

Je ferai tout ce que je peux  faire
Pour te prouver que je suis sincère.
Tu es si magnifique,
Tu as un sourire magique
Et des yeux féeriques,
Tu es si fantastique
Que je te trouve unique.
Je voudrais te dire
Combien je te désire
Et combien tu m’attires,
Mais rien ne peut suffire
Pour exprimer ou écrire
Tout ce que je peux ressentir.
Tu m’as offert ton cœur,
Tu m’as offert ta douceur,
Tu m’as offert ta splendeur
Tu m’as offert le bonheur,
Tu m’as offert plus qu’une fleur
Je me sens donc à la hauteur
Pour affronter toutes mes peurs
Car ma vie a de la saveur.
Tu connais mes sentiments,
Et j’espère que maintenant,
Tu n’en doutes pas un instant.
Je te le répète infiniment
Je t’aime éperdument,
Je t’aime vraiment.
Tu es mon étincelle
Tellement tu es belle
Parce que tu es celle,
Qui brille dans mon ciel
Tu as dis que tu étais pucelle,
Je te suis donc fidèle
Toi qui m’ensorcelle
Toi qui me donnes des ailes.
Où as-tu pris ces yeux
Ils sont si merveilleux
Même s’ils ne sont que deux.
J’aime ton corps si voluptueux
J’aime tes baisers si langoureux
Le son de ta voix est si délicieux
Que t’entendre me rend heureux
Tu es tout ce que je veux,
Et t’aimer c’est tout ce que je peux
Je veux continuer à suivre
D’autres pages de ce livre
Je veux continuer à vivre
Cet amour qui m’enivre.
Je suis comme un loup,
Je te veux jusqu’au bout.
Chaque fois, ton rire si doux
Me rend comme un fou,
Je ne vois plus que nous,
Je t’aime Kaltou,
Je t’aime plus que tout

                                        Nasser                                  


LAISSE MOI EN PAIX!

O FANGEUSE GRANDEUR 

OH mon dirigeant
je veux t'oublier
je veux tourner ta page
cesser d'attendre 
le bonheur perdu
le rêve fanatique
je veux étouffer l'espoir...
sécher mes larmes...
Car je dois prononcer le dernier mot...
je veux crier...
pour que ma voix transperce
le ciel...ton cœur et l'irréel
je veux me révolter ... contre toi
contre tes actes inassouvis
je m'adresse à toi...
toi qui as toujours tenaillé mon cœur
entre le désespoir et la peur
Aujourd'hui, je te dis... que je ne veux plus
de toi dans ma vie.
S'il te plait
laisse moi en paix
pour enfin
pour jouir d'une réelle vie
d'un éventuel plaisir
de vivre dans ce pays.
va t'en pour l'amour de ta patrie!
QUE DIEU ACCOMPLISSE MON APPEL.
AMEN!

                    Nadoum  Malick

                 
nadoum60@yahoo.fr

Tu mettrais l'univers entier dans ta ruelle,
femme impure! l'ennui rend ton âme cruelle,
pour exercer tes dents à jeu singulier,
il te faut chaque jour un cœur au râtelier

Tes yeux, illuminés ainsi que les boutiques
et les ifs flamboyants dans les fêtes publiques ,
usent insolemment d'un pouvoir emprunté,
sans connaître jamais la loi de leur beauté
machine aveugle et sourde en cruauté, féconde !

salutaire instrument, buveur du sang du monde,
comment n'as-tu honte et comment n'as-tu pas
devant tous les miroirs vu pâlir tes appas?
la grandeur de ce mal où tu te crois savante.
Ne t'a donc jamais fait reculer d'épouvante,

Quand la nature, grande en ses desseins cachés,
- de toi se sert, ô reine des pêchés,
-de toi, vil animal, pour pétrir un génie?
O fangeuse grandeur !sublime ignominie!

Enfant de troupe Youssouf Barkai Chaibo
BP: 404   - Tel:  00221 961 19 36









ÉCOUTE, MON FRÈRE, HOMME D'ETAT

Écoute, mon frère, Homme d'État - oui tu es mon frère !
Parce que tu as atteint le sommet du pouvoir
Dis-moi pourquoi
Me places-tu des fers à mes pieds,
Des barrières sur mon paisible chemin de citoyen.
Dis-moi pourquoi
Me places-tu au dos tous les flics, brigands qu'ils sont !
Qui me traquent, traquent,
À chaque fois que je parle
Et que j'élève haut ma voix.

Écoute, mon frère,
Je ne suis pas homme pour le silence !
Je ne suis pas homme pour l'ombre !
Je ne suis fait que pour la lumière,
Pour parler haut quand tous les autres se taisent, vaincus,
Pour élever le ton quand tous les autres se taisent, soumis.

Mon frère noir - oui tu es mon frère !
Si tu as truqué les élections,
Devant le Peuple,
Devant l'opinion internationale,
Sans que personne n'ose parler.
Si tu as détourné les deniers publics
Avec l'aide de tes complices,
Sans que nulle voix ne s'élève.
Si tu as détrôné ton autre frère par la force des armes,
Sans que nulle voix ne se prononce.
Si tu as usé de ton pouvoir
Pour t'accaparer, comme un prédateur,
De toute la richesse de ton Peuple,
Sans que ce Peuple même n'ose se défendre.
Crois-tu que, moi,
Qui suis fait pour la lumière,
Crois-tu que je dois
Ne pas parler, parler
Et faire le procès de tes mensonges
Dans tous les journaux ?

Mon frère nègre,
Tu perds ton temps, mon frère,
À vouloir me réduire au silence,
À vouloir me dompter
Et m'absorber dans ton pouvoir.
Car je ne suis pas fait pour être ton valet,
Comme ces " hauts ministres ",
Comme " ces hauts fonctionnaires ",
Qui s'abrutissent devant toi
Parce qu'ils veulent s'assurer une retraite dorée.

Mon frère noir,
Je ne suis pas fait pour le mouvement absurde
Qui rend absurde l'Homme.
Tu peux me traîner
Devant la barbe de tes juges corrompus jusqu'aux dents,
Mais j'aurai toujours la tête haute,
L'honneur sauvé,
La dignité protégée,
En faisant le procès de tes corruptions,
Devant les jurés, devant le Peuple, devant le Monde !
Tu peux me mener
Devant le Code Civil, qui n'est plus Code,
Mais Corde pour le Peuple,
Mais je ferai toujours
Le procès de ton régime honni,
Qui vit avec le sang,
Qui vit avec la sueur des faibles,
Qui vit avec le pain des pauvres.
Ton régime barbare,
Qui vit avec l'injustice au flanc,
Je le mettrai devant le Soleil de la Vérité !
Tu peux m'enchaîner
Derrière les barreaux des prisons,
Mais j'aurai toujours la force
De dénoncer ton régime
Corrompu jusqu'à la moelle.
Tu peux me mener au poteau,
Ordonner à tes complices corrompus
De m'abattre comme un chien,
Mais, sache que,
La Vérité
Se fera jour devant le Peuple
Et tu n'auras plus du tout du sommeil,
Car mon âme triomphera !
Le Peuple triomphera !
La Vérité triomphera !

Écoute, mon frère,
Sache que nous sommes périssables,
Et toi aussi tu es périssable,
Et un jour tu devras rendre compte de tes actes,
Et un jour tu devras rendre compte de tes crimes.
La justice des hommes, la justice du Peuple,
S'abattra sur toi
La justice divine, elle aussi,
S'abattra sur toi,
Et ce jour, jusqu'aux Portes du Paradis,
Je t'entendrai crier, crier,
Traqué, traqué par les Diables de l'Enfer.

Mon frère, l'homme est fait poussière
Et il retournera poussière,
Telle est la volonté divine.
Nous sommes périssables,
Moi aussi,
Toi aussi tu es périssable,
Ton régime aussi.
Le jour où l'Ange de la Mort
Viendra te prendre d'entre les vivants,
Avec sur le dos tous les péchés du monde,
Avec sur le dos tous les maux dont souffrent la Cité,
Je ne viendrai pas pleurer sur ta tombe
Le Peuple non plus ne viendra pleurer sur ta tombe.
Se sera la fête
Et tout le monde parlera,
Et le Peuple parlera enfin, moi devant,
               De ton régime honni
                              De ton régime de tyran !

                                       Dakar 2003, Djamal SIlvestre !                               


JE SUIS PARTOUT AU TCHAD

Je suis partout au Tchad. 
Je suis au Batha en bon état 
Je suis au B.E .T dans la fierté, 
Je suis au Moyen-chari, 
qui m'a beaucoup chéri, 
Je suis au Kanem, 
c'est ce coin que j'aime, 
Je suis au Ouaddai, 
j'y reste sans faille, 
je suis aux deux Logones 
Occidental et Oriental qui me donnent 
une meilleure et agréable vie, 
au même climat que Mayo-kebbi, 

demain, je serai à bol, 
au bord du lac ou les oiseaux volent 
Je serai à la Tandjilé, 
pour me nourrir du riz et du blé, 
Je serai à Biltine, 
où l'atmosphère est opportune, 
le Salamat, 
c'est la bonne nature, 
où je pourrais faire mon aventure. 
dans le Chari-baguirmi, 
se trouvent tous mes amis. enfin , 
le Guéra, je t'adore, 
et je serai avec toi encore. 

Par Mr Tahir Mourno Adam étudiant 
à l'école nationale des impôts d'Algérie e-mail: tahir.mourno@voila.fr


L'INJUSTICE AU TCHAD

Tchad, le vaste et l’immense
Le pays de la richesse dense
Victime de la mauvaise gouvernance
Rêve depuis son indépendance
De celui qui pense à lui
Pas en celui qui trompe et nuit
Laisse le peuple avec désespoir
Et qui s’accroche au pouvoir
Pour garantir ses pillages
De la capitale aux petits villages
Celui qui remplit son ventre
Par les biens de ces pauvres
Qui meurent en milliers
Dans tous les milieux
Celui qui sans pitié et honte
Détourne et sature ses comptes
Et prend fierté de cette fortune indigne
Ouvre ses mains malignes
A ceux qui donnent les dettes

Montrant des fausses recettes
Notre dénonciation, n’est plus un choix
Mais plutôt le minimum qu’on te doit
Et dire aux générations futures
De ne pas nous inclure
Dans la mafia qui aurait cause leur misère
Et qu’il n’y aurait plus un mystère
Sur le détournement et voles
Et tous les enlèvements et violes
De ces belles sœurs dignes du respect
En tout temps et de tout aspect
Notre problème n’est pas la religion
Ni plus la région
A laquelle nous appartenons
Ou la foi a ce que nous croyons
Mais plutôt ces opportunistes
Maladroits et égoïstes
Qui ne pensent qu’à leurs poches
Et ne donnent qu’à leurs proches

                                        Par Sougui Mht Nour                                  


RAS LE BOL

Le désespoir m'écrase
Et  je couche toutes ces phrases
Pour décharger mon cœur
Ce cœur qui se noie dans les rancœurs

Le désespoir me tue mais je continue à être têtu
Je m`en veux de végéter dans cette société ou il n’y a plus de vérité,
Je m`en veux de vivre dans cette jungle ou il n’y a plus de pitié
Je m`en veux de croître ici ou on se massacre pour des chameaux,
Des bœufs, des motos ou pour du cash a coup de kalachs ou de couteaux
O Dieu,
Pardonne-moi d’être si dur contre cette descente aux enfers qui perdure
Il y a-t-il une autre manière de narrer ce que je vois et vis au quotidien ?
Comment faire pour fermer mes yeux sur ce massacre de Tchadiens par des Tchadiens?

Oui, je m’en veux d’être ici dans ce mouroir crasseux et odieux,
Ce pays bourre de ventrus corrompus qui puent,
Cette terre livrée aux vautours qui rodent aux alentours me fait pitié,

Ils nous enferment dans ce goulag
Regarde, regarde notre beau lac
Il  déborde de cadavres que le Chari et le Logone peinent à charrier
Regarde la-bas, regarde ici, il y a plein de charniers
Et le spectacle macabre continue
Et la dictature perdure,
Changement dans la continuité,
Même décor, mêmes acteurs
On prend les mêmes et on recommence
DDS, ANS, instruments de la terreur qui m`a rendu orphelin
Homicides, génocides voilà tout ce que j`ai connus
Et je suis prisonnier dans ce régime impitoyable, infernal et liberticide

Ici, ne prime que l’argent et le crime
Je m`en veux de naître ici, sur cette terre de guerre ou j`erre
Ici, ici, ici, l`amour est mort, assassine par des gens qui se disent forts
Ici, on ne sait que s`exécuter, se déchiqueter À coup de mitraillettes ou de machettes
Pour je ne sais quoi. Pour être tous des rois ?
J’en ai ras le bol
Ou en est-on avec le discours de LaBaule ?
J’en ai assez de nos conneries.

Armel Ramadji Doumnande Barry
Extrait du recueil inédit intitule « vers dans un verre de larmes », écrit en 1996.


MES BOURREAUX

Mes bourreaux, cette douzaine de combattants.
Ceux-la qui, sauvagement m'ont bastonné a coup de gourdins, câble électriques,
cordelettes, crosse de kalachnikov,
Ces soldats qui m'ont insulté « kelibda »*,
chiffonne, humilie, inflige des coup par milliers
Impunément ils circulent dans cette cite sans être inquiétés ou cités
Règne de l'impunité,
Ils sont au-dessus de la loi me dit-on
Aucun des barbares n'a été à la barre.

Mes bourreaux, ceux-la qui voulaient m'allumer,
Sous ma barbe ils se baladent dans leur Toyota land-cruiser
Ils me narguent, ils me menacent, disent que si je persiste, ils vont me buter

Mes bourreaux, ceux-la qui ont failli m'empêcher de connaître Annie,
Je les veux punis et bannis parce qu`ils m'ont hai
Ils se croient vraiment forts,
A tort ils se croient avoir droit de vie et de mort sur le petit peuple d'en bas sans défense qui croule sous leurs horribles supplices
Contre eux, impuissante est la justice
Parce qu'ici, l'impunité règne en règle d'or.

Alors, j'ai eu envie de prendre un flingue
Et pareil a un dingue, j'étais prêt à répondre au coup par coup
Parce que les douleurs et les pleurs j`en ai connu toute ma vie
Mais faut-il se faire justice ?
En quoi serai-je différent de mes bourreaux qui sèment la mort ?
Non-violent je suis, avec ma plume je lutterai et je mourrai.


* Espèce de chien

Armel Ramadji Doumnande,
Extrait du recueil inédit intitulé « vers dans un verre de larmes », 25 mai 2000


WHAT’S LOVE?

Love is the key  of happiness in life
The very basic of husband and wife
It starts from a simple acquaintance
Of   a  very  first  and  little   glance
Grows in heart and makes you tense
It  is a  new  world, it is a new sense
It is pitiless, cruel but makes you feel better
Still you hope this feeling lasts   forever
It  brings  joy  and  lets you smile
A beam that lasts only for a while
Because it creates in your heart jealousy
That   makes   you   behave   like   crazy
And pushes you to jeopardize the future
Based   on    unsubstantiated  conjecture
After, the regret comes but it might be late
You   wish   that   were   not   the   fate
Your heart increasingly becomes mad
And  will  live  the  rest of the life sad
Love makes you laugh but also cry
Sometimes,   reluctantly   you   lie
No  matter  how  hard  you  try
It won’t be forgotten until the day you die

                                        Written by Sougui Mht Nour                                  


LE BIEN EST MORT

La tourterelle et le lézard
Sont en deuil
Ils ont été expropriés
L’homme a décidé d’abattre son neem
Parce que, dit-il, il est amer

Les mouches sont allées
Se plaindre devant dieu
La mairie
A
Enlevé les ordures de la ville

L’accoucheuse n’a plus son pain
Elle n’a plus qu’une faim
Les femmes décident
D’accoucher au quartier
L’hosto est déserté
Alors qu’il est réfectionné

La démocratie est terminée
Tous les chefs de parti
Ont été une fois ministres
Summum après lequel
Plus rien à faire

                             Flavien Kobdigué / Moursal, le 30.05.1997                        


J'AI RÊVÉ D'UN PAYS PAISIBLE

J'ai rêvé d'un pays paisible, un pays ou tout va pour le mieux
la bas il y règne justice et liberté, égalité et fraternité, pardon et partage, tolérance et solidarité, sécurité et paix, amour et joie, un pays différent de ceux dont j'ai déjà rêvé, un pays propre drainé par un bonheur sain, les droits de l'homme sont respectés, les dirigeants règnent avec droiture; la corruption n'a pas sa place, le juge n'a pas de parti pris, l'ouvrier est payé convenablement, les classes sociales amoindries.
Les parents respectés mais aussi les enfants écoutés
Oh oui! J'ai rêvé d'un pays de tout temps basé sur le dialogue, un pays s'exprimant d'une seule voix un pays qui n'a ni faim ni soif un pays ou stagne le respect d'autrui oui! j'ai rêvé de toutes ces choses, de vous de nous
Comment ensemble nous devons VIVRE

Par le Prytane YOUNOUS A. MADJID
Email:madjid652@yahoo.fr


AMOUR LOINTAIN

      Elle ne sait pas combien de fois

     Je pense à elle loin qu’elle soit

     Mes pensées s’envolent vers elle

     O belle et admirable Prudence !

     A la beauté dense

     Si tu pouvais entrer dans mon cœur

     Si tu pouvais lire dans mon âme

     Tu sauras Prudence la flamme

     Que j’ai pour toi ma fleur

     O belle et admirable Prudence !

     A la  beauté immense

Je t’aime comme un perdu

C’est pour que tu le saches

Qu’incapable de fermer l’œil cette nuit

Nuit d’insomnie, nuit blanche

Nuit de souffrance atroce

Pour l’être qu’on chérit

Que je sursaute de mon lit

Pour t’écrire ses vers

Tu pourras me dire le contre vers

Mais ce feu que j’ai pour toi

Brûlera toujours en moi.

Poème, tiré du recueil inédit Amour Lointain, de Maguergue Eynem,
Maison Don Bosco.
Institut de Philosophie & Sciences humaines. Lomé Togo. 
Publiés sur ialtchad avec l'autorisation de son l'auteur.


TOI, FEMME DU TCHAD : C'EST À TOI QUE JE PARLE

Toi, Femme, Tu es Ma Mère, Tu es ma Seule et Unique VÉRITÉ.
Toi, Ma vérité en ce monde.
Toi Ma certitude. Tu es unique,
Toi, Vérité et Certitude desquelles découlent toutes mes certitudes.
Toi, fondement de ma vie. Toi, genèse de mon existence.
Je suis sorti de tes entrailles que j'ai squattées neuf mois durant.
Et plus parfois et, même à plusieurs parfois.
Toi que j'ai fait souffrir, quant à l'appel du soleil je n'ai pu résister.
Pour un bol d'air, pour un rayon de soleil ou de lune
Pour une goutte de pluie, pour le souffle de l'harmattan,
Je t'ai torturée : blessures, déchirures, mutilations, voire ta mort.
Dans mon désir de voir le jour, je ne t'ai épargnée d'aucune souffrance.
Pour arriver à maturité je me suis connecté sur ton réseau sanguin
Vrai parasite utérin, c'est de ton sang que je me suis nourri.
Puis, je vivre Je me suis
Ô Toi qu'aucun sacrifice n'a rebutée pour que je puisse vivre.
Qu'ai je fais pour toi ? Que t'ai-je offert en récompense ?
J'ai pris les armes pour tuer ceux qui, comme moi,
Par d'autres mères ont été engendrés sur cette terre du Tchad.

Désespérée, en silence tu souffres. Tes nuits ne sont que cauchemars.
Tu souffres. Tu pleures. Tu désespères. Tu périclites.
Ce sont là mes gratifications à ta gratitude.

Toi, Femme, Tu es Ma Sœur, vraie petite mère,
Grande ou petite sœur tu t'es dévouée à ma cause.
Tu te levais tôt mais c'est tard que tu dormais :
Tu étais et es toujours de corvée.
Balayer la cour, puiser de l'eau, aller au marché ou au champ,
Faire la cuisine, nettoyer les linges ou la vaisselle, rapiécer mes habits ;
Abrutie par tes corvées tu n'as pu poursuivre ta scolarité.
Mais tu restes fière et digne car ton frère lui a réussi.
Ma gratitude pour ton sacrifice est de dire :
« Une fille à l'école cela ne mène à Rien ».
« Toi, Ma sœur n'en es-tu pas la preuve vivante » ?
« On t'a mise à l'école comme moi mais toi »,
« Fille, tu n'es pas du tout douée pour de longues études » ;
« Il fallait te caser avant que tu te dévergondes ».
« Un mari on t'a trouvé. Heureusement ».

Toi, Femme, Tu es ma voisine de quartier ou d'étude
Objet de mes désirs, Tu as subi mes cours acharnés.
Je te déclinais des « Je t'aime, je t'adore, Toi et Moi c'est pour la vie ».
Vrai stratège je savais utiliser tous les supports de communication :
Musique : toutes mes compositions musicales ne sont que des « je te t'aime ».
Verbe : la première lettre que j'ai écrite dans ma vie c'est pour te dire « je t'aime».
Touchée dans cour sensible tu m'as cru. À Moi Tu t'es donnée. Pour ton malheur :
Perte de ta pureté, Grossesse non désirée, Maladies sexuellement transmissibles
Sont, à coup sûr, ce que tu as toujours récolté pour m'avoir écouté.
T'ai-je réellement aimé ?
Non. Sous l'emprise des bouillonnements de mes hormones.
J'étais prêt à tout pour te consommer.
Pour moi tu n'étais qu'un produit à consommer et à tout prix.
Je ne t'aimais pas : je te désirais. J'avais envie de Toi.
Quand tu m'as annoncé, les larmes aux yeux : « Je suis enceinte » ;
Que t'ai-je répondu ? « TU ES SÛR QUE C'EST MOI ? »
Blessée, humiliée tu as tenté de me convaincre :
« Tu es le seul garçon à qui je me suis donnée ».
Méprisant, je crie au scandale. J'affirme ne pas être seul dans cette affaire.
Pour ton malheur la communauté se ligue contre Toi pour te dire :
« Cette fille n'a que ce qu'elle mérite. Elle a toujours aimé la compagnie des garçons ».
En désespoir de cause tes parents t'ont débarquée chez les miens.
Rares sont ceux de mes parents qui t'ont accueillie :
Tu n'es que la fille d'un Miskine-Allah.
Mes maternelles, vraies matrones, t'ont fait subir, sans arrêt, des tortures psychologiques :
« Tes parents t'ont mise à l'école mais toi au lieu d'ouvrir tes yeux pour apprendre »,
« Ce sont tes jambes que tu sais écarter. Tu n'es qu'une vespasienne » ;
« Et tu crois te sortir de cette situation en accusant Notre Fils ? Lui seulement » ?
Pour ta paix ; tu as déguerpi les lieux en catimini,
Et chez une amie, déjà éprouvée elle aussi, que tu as atterri.
Formant ainsi le club des SANS PÈRE.
Pour toi, fille mère, plus d'étude ; plus d'avenir doré rêvé :
Tu dois te battre pour élever et seule cet enfant non désiré.

Mais pour moi et au pire, la sanction n'est que financière.
Car un objet se paye. J'ai payé. Je suis quitte. La chasse peut continuer.

Toi, femme, Tu es ma compagne. Toi mon épouse. Toi la persévérante.
Tu as su résister à mes dithyrambes. Tes parents t'ont donné les armes adéquates.
Tu as cru que ta résistance à conquis mon cour. ERREUR.
Je suis un prédateur blessé dans son orgueil ;
Peu importe les moyens : Tu dois figurer sur mon tableau de chasse.
Le mariage est ta victoire. Mais ta joie et tes projets de vie vont être éphémères.
C'est avec horreur que vas découvrir mon vrai visage : un tyran domestique.
Tous les prétextes me sont bons pour t'avilir et te faire souffrir.
Un deuxième bureau je prends Puis des maîtresses j'ai dans tous les quartiers.
Tu n'es pas d'accord ? « Mais c'est avec mon argent que je m'offre tout ça.
Tu persistes dans ton refus ? « Hé bien je prends une deuxième épouse ».
Plus jeune que Toi, la pauvre idiote se croit t'être supérieure : Elle est ma préférée.
Mais elle n'est qu'un instrument dont je me sers. Momentanément.
Ton sort elle ne tardera pas à subir.
Et moi je m'ingénie à vous diviser pour mieux régner.

Toi, Femme, Tu es mon amante, mon thérapeute :
Dans tes bras je viens trouver du réconfort pour mes supposés malheurs.
Complice d'un instant c'est à toi que je dis ce que mes femmes « me font subir ».
Je te dis qu'avec toi je me sens bien. Tu es différente de celles que j'ai à domicile.
Je te dis qu'il est anormal qu'une femme comme toi n'ait pas d'époux.
Mais, dés que le jour se lève mes beaux discours s'envolent. S'évaporent.
Tu n'es plus pour moi que la prostituée qui ne fait ça que pour de l'argent.
Et j'ai grassement payé tes services : « Au revoir et surtout oublie-moi ».

Toi, Femme du Tchad. Toi Ma Mère, Toi Ma Sœur.
Toi Ma Voisine. Toi Mon Épouse. Toi ma compagne d'une nuit.
Je T'en conjure, en cette journée du Huit Mars, Écoute-Moi.
Moi Ton Fils ; Moi Ton Frère. Moi Ton amoureux.
Moi Ton Époux. Moi ton amant d'une nuit.
Te dis que Tu mérites chaque journée de ma vie : JE TE DOIS D'EXISTER.
Mais comprends-moi : je ne suis que le produit d'un mensonge universellement admis.
Je suis conçu par cela, dans ce but et pour cet objectif.
Perpétuer ce mensonge séculaire :
« La Femme n'est qu'un sous-produit de l'homme : elle n'est que sa côte » ;
« La Femme a été l'origine des malheurs de l'humanité : en désobéissant à Dieu »,
« La femme a entraîné l'homme dans la déchéance » ;
« L'acte de procréer n'est que la punition que Dieu a infligé à la femme » ;
« La femme doit rester soumise à l'homme, telle est le canon divin »
Moi, YALNASS, Moi Ton Fils ; Moi Ton Frère.
Moi Ton amoureux. Moi Ton Époux. Moi ton amant d'une nuit.
J'ai, avec le temps, pris conscience de ta VRAIE VALEUR.
J'ai mis du temps pour évoluer et saisir ta VRAIE DIMENSION.
J'ai appris, au fil du temps, à comprendre pourquoi l'homme s'évertue à te rabaisser.
Et dans sa quête, l'idiot se contredît à force de vouloir prouver ton infériorité.
- L'homme admet et confesse que nous sommes créés à l'image de Dieu
- L'homme dit que notre intelligence est une infime parcelle de la lueur divine.
- L'homme rend grâce à Dieu d'inspirer ses actions et réalisations.
Mais l'homme dit que Dieu l'a créé le premier pour qu'il soit le dominateur ;
Que c'est de lui, homme, que tu es sortie : tu es sa côte.
Je suis perplexe devant tant de contre vérités.
Quand j'observe les réalisations de l'homme :
POUR TOUTE RÉALISATION, SI PETITE SOIT-ELLE,
L'homme part d'une esquisse, d'un brouillon, pour arriver au chef-d'œuvre.
Mais l'homme affirme que Dieu, son Créateur, Lui de qui il tient l'intelligence ;
Dieu donc a eu une démarche tout à fait contraire :
DIEU SERAIT PARTI DE L'ÊTRE PARFAIT : l'homme ;
POUR CRÉER UN ÊTRE IMPARFAIT : la femme.
Alors pourquoi le Créateur a dévolu à la femme l'acte de porter la vie ?
De donner naissance ? C'est pour la punir me répond-on.
Mais punis-t-on en donnant au condamné un pouvoir si grand et unique ?
Je n'ose croire une telle démarche illogique de la part de Dieu :
LA QUINTESSENCE DE LA LOGIQUE.
Moi, YALNASS, en cette journée de la femme, j'affirme le contraire :
L'ESQUISSE, LE BROUILLON DE LA CRÉATION c'est l'homme ;
LE CHEF-D'ŒUVRE, LA PERFECTION c'est la femme.

Ô Toi, Femme du Tchad au jour d'aujourd'hui je suis à tes pieds
Pour te supplier de prendre en main le destin du Tchad.
Redonne vie à cette espace que je m'évertue à détruire.
Ne vois-tu pas ma flagrante incapacité à gérer les ressources du Tchad ?
Ne constates-tu pas mon incompétence notoire à faire la paix avec mes frères ?
Car dans la paix je dois bâtir et je suis incapable de le faire : je suis un prédateur.
Défaut de fabrication indissociable à mon statut de BROUILLON.

Toi, Femme du Tchad. Toi Ma Mère, Toi Ma Sœur.
Toi Ma Voisine. Toi Mon Épouse. Toi ma compagne d'une nuit.
Lève-toi. Fédère ton énergie. Puise ta force dans ta puissance créatrice.
Boute, Moi Ton Fils, Moi Ton Frère. Moi Ton amoureux.
Moi Ton Époux. Moi ton amant d'une nuit.
Hors du champ du pouvoir que je n'ai pas su gérer depuis plus de quarante ans.
N'écoute plus mes justifications : l'incompétent sait toujours se justifier :
« Ce n'est jamais de sa faute, ce sont ses prédécesseurs qui ont. »
On ne lui a pas laissé le temps pour faire mes preuves ».
Mais ne crois-tu pas que quarante années c'est bien suffisant ?

TOI, FEMME DU TCHAD. J'OSE DONC T'AVOUER MON INCOMPÉTENCE.
FEMME DU TCHAD, EN CE JOUR SOLENNEL DÉCIDE-TOI.
PRENDS LE POUVOIR POUR LE BIEN ÊTRE DE CEUX QUE TU AS MIS AU MONDE.
JE T'EN CONJURE FAIS-LE. N'ATTENDS PAS. N'HÉSITE PLUS.

Toi Ma Mère, Toi Ma Sœur. Toi Ma Voisine.
Toi Mon Épouse. Toi ma compagne d'une nuit

VOLE À MON SECOURS.
ENTRE TES MAINS JE REMETS MON DESTIN.
NE ME DÉÇOIS PAS.

À tes pieds je me prosterne en ce jour.
Moi, YALNASS : ton fils, ton frère, ton amoureux, ton époux, ton amant d'une nuit.

                              Yalnass / yalnass@voila.fr                           


JOURNÉE MONDIALE DE LA FEMME

A toi ma mère,
Femme noire, Femme africaine,
Femme tchadienne, Fille de Fort Lamy,
Toi qui m'a donne vie, toi qui m'a nourri,
Je te dédie ce poème,

En ces temps durs d'incertitudes et de peurs.
A la veille de la journée mondiale de la femme.
Ma bien aimée, je revois encore ton visage plein de pleures.
Les pleures versées pour la disparition de ton homme,

Maman, j'ai eu mal au sœur pour toi,
J'ai toujours mal au cœur pour toi,
Ton courage face à cette épreuve,
Ta sagesse et ton amour pour nous t'ont soutenus.

Tes actions m'ont beaucoup appris,
Je suis la femme que je suis aujourd'hui à cause de toi,
J'aspire à mieux, je me bats tous les jours à cause de toi,
Je suis fière d'être ta fille.

Merci d'avoir été forte, merci d'être la femme que tu es.
Merci pour les leçons de tous les jours.
Merci d'avoir tant sacrifié pour nous,
Nous tes enfants ne savons comment te remercier.

Sois fière de toi ma belle
Tu as élevé quatre superbes enfants,
Dans la Paix, l'Amour, la Joie et la Foi en Dieu.
Nous t'avons aimé, t'aimons et t'aimerons toujours.

Courage mon Amour, je t'aime très fort.

                                          Halmira                                         


8 MARS

La bonne à tout faire
haillons souillés de graisse
pour vêtements
somnole devant une montagne
de vaisselle et linges sales
pendant que l’arrogante maîtresse
pieds sur la table, se régale de viande grillée
À qui alors dois-je adresser mes félicitations
ce beau jour que le monde entier commémore?

Femme tchadienne
Chaque jour la tempête de ton front fiévreux
déverse partout une forte averse de sueur
sur la sécheresse de mon champ de mensonges
Cette suffocante jachère colonisée par les ronces
des lois et fois qui m’enseignent le contraire
de ta présence et contribution.
Que cette humidité née de ta souffrance
fasse germer les graines de tes qualités ignorées.

Femme de mon pays
dans le noir de ma perdition autoritaire
où je m’alimente du plagiat de tes exploits,
la richesse de ta raison, comme un flambeau
vient me guider vers le chevet de notre pays
où déjà tu m’attends, comme toujours
avec la grâce de ton sourire.

Au-delà de ce jour 8 Mars,
J’érige pour toi dans l’univers de ma vie
un obélisque de victoire
badigeonné des témoignages communs:
cueillettes, pêches, laboures, luttes, combats
marches, rebellions, révolutions, prisons, exils.

Quand le blocage exprès de la voie
du respect du savoir et de la culture
à toute âme sera unanimement rejeté
nous ferons de ce désert
que les vents du Sahara peignent sans merci
une oasis où il fait beau vivre.
Femme, sois remerciée aussi longtemps
que la terre tourne autour du soleil.

                                    Nanga Kaye Mady                                   


HOMMAGE A LA FEMME TCHADIENNE!

Tu es beauté et humilité
Tu resteras notre fierté

Gloire à toi ma sœur, ma mère
Ces mots lyriques te reviennent de droit
Tu les mérites ou que tu sois

Longtemps, tes enfants t'ont humilié
Pendant des années, tu as été endeuillée

Ton pays t'a abandonné
Ton mari t'a frappé mais aussi souvent dorlotée

Tu demeures femme tchadienne
En tenant compte des réalités siennes

Ne te laisse pas emporter par le lointain
Surtout supporte les attitudes provenant de loin

Préserve ta culture, tes valeurs
Tu dois rester femme tchadienne même ailleurs

En France tu renvoies ton mari pour des allocations
En Amérique, tu lui demandes de te faire des cuissons

Tu n'es ni française, ni américaine
Tu es intelligente femme tchadienne

Avec ton Kanga (tresses du Sud) tu es belle
En faisant le Dobou (tresses du Nord) tu fais naturelle
Les tatouages (traditions du Centre) aux lèvres te rendent plus sensuelle

L'on croit que tu es muselée
Ignorant que le soir tu as le dernier mot et le fais ramper

Refuse la journée de la femme
Demande d'être honorée tous les jours

Tes conférences se tiennent en Occident
Pendant que tu souffres et trimes dans un autre continent

Le monde à toujours été injuste
A travers tes combats tu le rendras juste

Le souffle, tu l'es, Femme Tchadienne,
Sans doute les hommes réclament ton oxygène

"Derrière un grand homme, il y a toujours sage femme"
Tu vois que même innocente, tu es une force soudaine.

Hommage à toi ma sœur, ma mère

   Ceci pour rendre hommage à mes sœurs, mères qui ont subi et continuent à subir pendant des siècles des injustices souvent sans raison valable. Mais aussi, je voudrais interpeller mes sœurs qui pensent que vivre en Occident, c'est laisser tomber les riches valeurs de notre pays d'origine, la beauté de notre éducation, notre culture. Je prône la soumission, la compréhension, mais surtout le dialogue avec son mari, son fiancé, son copain, son frère... Enfin, je demande aux hommes tchadiens qui me liront d'être plus compréhensifs, indulgents, humains en nous associant aux décisions concernant le foyer, les associations, le pays. Laissez tomber l'orgueil mal placé, véritable blocage à l'épanouissement du couple. Nous sommes incontournables dans un siècle où les conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles.  Merci   

                              Fatime Yacoub / Canada                             


J’EN AI MARRE         

- J'en ai marre de vivre dans ce coin

- Où la vie n’est guère rose

- Partout c’est la misère et l’oisiveté

 

- J’en ai marre de voir   dans ce coin

- Les jeunes juchés au long des rues

- Où la saleté est roi jouer aux  cartes

 

- J’en ai marre de voir dans ce coin

- Les jeunes noyer leur cervelle dans l’alcoolisme

- Sans se soucier de leur avenir  incertain

 

- J’en ai marre de voir  dans ce coin

- Des roitelets vivre dans l’opulence

- Et s’en ficher de ceux qui végètent

 

- J’en marre de vivre dans ce coin

- Où je respire l’odeur nauséabonde 

- D’une existence hostile

- Et avale toute la merde du sous développement

 

- J’en ai marre de me réveiller dans ce coin  

Poèmes, tirés du recueil inédit Dans les eaux du Chari, de Maguergue Eynem,
Maison Don Bosco.
Institut de Philosophie & Sciences humaines. Lomé Togo. 
Publiés sur ialtchad avec l'autorisation de son l'auteur.  

                              Maguergue Eynem, Lomé Togo                             


AU BORD DU CHARI

Je me baladais un soir

Contemplant la nature

Me voilà derrière le pont

Au bord du chari

Les pêcheurs jettent leurs filets

D’un geste nonchalant qui donne la vie

Sur le pont défile une immense foule

                                        ( à l’allure de clair

Au ciel les oiseaux chantent le cantique vespéral

Le soleil flamboyant à l’horizon s’incline

Projetant ses dernières lueurs sur l’eau

Et la nuit de son manteau noir recouvre la nature

Ma solitude apaisée je retournais l’âme en paix.

Poèmes, tirés du recueil inédit Dans les eaux du Chari, de Maguergue Eynem,
Maison Don Bosco.
Institut de Philosophie & Sciences humaines. Lomé Togo. 
Publiés sur ialtchad avec l'autorisation de son l'auteur.  

                              Maguergue Eynem, Lomé Togo                             


N’DJAMENA  

N’djamena la vilaine coquette

Au visage sale et laid

Tu n’as rien de plus beau que la merde

Les rues puent le bordel et la chiotte

Les maisons n’ont rien d’une capitale

La population sombre dans la misère fatale

Et tu souffleras bientôt tes cent ans

Cent ans d’une ville qui souffre tant

Une ville plongée dans une éternelle obscurité

Où il n’y a ni électricité ni eau

Où le système est paralysé jusqu’aux os

Qu’apportera l’après centenaire ?

Je rêve d’une N’djamena belle et coquette

Au visage clair et beau

Aux maisons blanches et splendides

Aux rues propres et saines parsemées des arbres

Où je promènerai mon triste être jour et nuit sans crainte.

                                                      N’djamena : capitale du Tchad.

Poèmes, tirés du recueil inédit Dans les eaux du Chari, de Maguergue Eynem,
Maison Don Bosco.
Institut de Philosophie & Sciences humaines. Lomé Togo. 
Publiés sur ialtchad avec l'autorisation de son l'auteur.  

                              Maguergue Eynem, Lomé Togo                             


DES HOMMES QU'IL FAUX!!

Pigiste cher ami
Je verse mes larmes pour toi
L'ingratitude politique
A drapé la vue des hommes
Parfois cupides
Parfois aussi maladroits

Le pouvoir a cette particularité
D'être à la fois palpable
Et insaisissable
A la fois instrument constructif, persuasif
Coercitif et destructif
Quand tu lèves ta plume
Lui, lève son arme
La lève toujours
La lève encore plus haut
Toujours et toujours
C'est un jeu à somme nulle

Mais ne te tais pas
On ne tait pas un homme
En lui fermant juste la bouche
Informer c'est apporter de la lumière
Dans l'univers ténébreux des pouvoirs
Habitués à fonctionner dans le noir
Ils ont la lumière en horreur

Tu es notre éclaireur
Tu t'obstines à marcher droit
Dans cette foule qui zigzague
Et elle veut donner de toi
L'impression que c'est toi
Qui zigzague
C'est faux
Avec ces hommes qu'il FAUX!!!

Le journaliste Tchadien est mis en prison
Comme on enfermait de la fumée dans une case
Mais il continue son travail
Car on ne peut pas enfermer de la fumée
Disait un proverbe de chez nous

Tu n'es pas seul, pigiste
Dans ce monde dit libre aujourd'hui
Tes confrères ne peuvent plus faire
Leur boulot tranquillement
Ils sont pourtant 'libres'
De ne faire que ce que veulent les pouvoirs
Liberté de mon oeil!

Vas-y ne lâche pas
Tiens fort
Tu as mon soutien
Et celui de ceux qui luttent
Pour que la liberté
Ne soit pas absente
Du patrimoine que nous allons
Léguer à nos gosses
Journalistes en danger!
Rappeur en soutien!

                  Kaar Kaas Sonn,     kaarkaassonn@yahoo.fr            


TIBESTI        

Les armes Sifflent au Tibesti

Où mes frères versent des larmes

Pourquoi tant de guerres pères ?

Si la guerre construisait,

Pourquoi ces années vaines ?

Je ne veux plus de guerre pères

Car ma mémoire est pleine de sang pères

Pleine de malheurs et d’horreurs

Je  veux aspirer au bonheur

Au petit matin, je veux être réveillé par mon réveil

Que le sifflotement sanglant des balles

Je te pleure mon Tchad arrête de t’enrouler dans ces guerres

                                    ( sans issues qui te ruinent

Pour toi, Tchad je pleure encore et verse des larmes

Je n’ai pas de super armes Pour mettre fin à ce carnage

Que ces vers pour apaiser ta rage

Pour toi, Tchad je pleure il y a longtemps

Pour toi Tchad je  verse autant de larmes que l’océan

Au seuil de ce millénaire soit un peuple nouveau.

Tibesti : région dans le massif montagneux du Nord du Tchad, fief des rébellions.  

Poèmes, tirés du recueil inédit Dans les eaux du Chari, de Maguergue Eynem,
Maison Don Bosco.
Institut de Philosophie & Sciences humaines. Lomé Togo. 
Publiés sur ialtchad avec l'autorisation de son l'auteur.  

                              Maguergue Eynem, Lomé Togo                             


SOUVIENS-TOI DE L’AFRIQUE VILLAGE MEURTRI

- Frère te voilà partit pour ce pays lointain

- Sans qu’on ne se revoit

- En fouillant mes affaires, je revois

- Ta photo et ces écrits que tu m’as laissés

- Lors de cette fête commémorant notre réussite

- Au bac «  La clef d’or ouvrant toutes les portes,

- A la  conquête du savoir…. »

- Ces écrits me font tout droit au cœur

- Tu dois avoir frère ce même esprit de dextérité

- Et de combat pour l’Afrique, notre mère

- Où que tu sois pour la rendre magnifique

- Je suis avec toi frère pour ce combat

- Ne te laisses point convaincre par l’Europe

- L’Eldorado dont rêve la jeunesse africaine

- N’oublie pas la voix de ta conscience

- Frère l’Afrique a besoin de toi, de nous

- Soyons Unis pour hisser notre Afrique.    

- Mon être est attristé par l’horrible récit

- De ce village victime du pouvoir des armes

- J’ai frémi pour lui et versé des larmes

 

- Ses pauvres paysans massacrés

- Ses pauvres femmes et filles violées

- Ses récoltes brûlées, ses chèvres pillées

 

- Quel calvaire de vivre dans ce pays !

- Où la barbarie prime sur le droit

- Peuple à la culture de gâchette

- Quand cesseras-tu cet enfer ?


 

Poèmes, tirés du recueil inédit Dans les eaux du Chari, de Maguergue Eynem,
Maison Don Bosco.
Institut de Philosophie & Sciences humaines. Lomé Togo. 
Publiés sur ialtchad avec l'autorisation de son l'auteur.  

                              Maguergue Eynem, Lomé Togo                             


AU TCHAD SOUS LES BALLES

- Sous les plaintes et cris que t’arrachent les serres.
- Acérées de tes malheurs, reposent les seigneurs de guerre.
- Repus du sang âcre de tes enfants qui se perd.
- Dans les entailles qui déchirent ta terre.

- Quand viennent à passer tes soldats, porte-armes.
- Innocents meurtriers, grisés par l’odeur d’un carnage calme.
- Les balles sifflent, les mines sautent de joie sous les larmes.
- Et tes seigneurs de guerre dorment dans les bras d’un pouvoir qui les charme.

- Peuple du Tchad, avec la guerre tu dois en finir.

- Tout autour de ton sol rouge, troué par les obus.
- Rouge comme le sang qu’il a trop vu.
- Ruissèlent les larmes de tes enfants que tu as bues.
- Et ces larmes, depuis 40 ans, coulent sans être vues.

- Aveuglé par les flammes des mitrailleuses meurtrières.
- Tu n’a pas vu, la couleur blanche de la bannière.
- Bannière d’une paix que tu n’as pas vue, même hier.
- Abruti par les coups de canons dans le soir, malgré nos prières.

- Peuple du Tchad, avec la guerre tu dois en finir.

- Le rythme de ton hymne orgueilleux a laissé la place.
- Au chant macabre des roquettes qui vont à la chasse.
- Pour faucher tes innocents enfants qui passent.
- Et pendant ce temps, dans l’harmonie, le monde avance.

- Du haut de ma jeunesse, je regarde l’avenir.
- Et je vois l’étoile d’un peuple venir.
- Etoile de la renaissance des enfants martyrs.
- Et qui porte les couleurs d’une paix à venir.

- Peuple du Tchad, avec la guerre tu dois en finir.

   Hamit Ogoleh Mahamat © 2003 / hamit_ogoleh_mahamat@yahoo.fr  


LA DÉMOCRATIE
- Épaules rabougries
- Par la corvée des années de sujétion
- Pieds fendillés par la longue marche
- Pour qui, haleine céleste
- Et promesse de l’oméga pas
- Sont seuls saluts

- Venez voir les murailles
- Vestiges des cités en ruines
- Les échafauds maculés de merdes
- Le faîte glissant des chemins d’exil
- Vous verrez que je bourgeonne
- Des murmures d’impatience

- Je ne viens
- Ni de Rome ni d’Athènes
- Mais comme un magma
- En instance d’éruption
- Je bouillonne dans le tréfonds
- De toute âme opprimée et dominée

- Un peuple, un chemin, une marche
- Les halètements, la sueur, le sang
- Tous fermentés dans le vase de dépassement
- C’est ici que je conditionne la naissance
- D’une nation trop savante 
-
Pour se phagocyter dans la haine

- Le verve réel de l’histoire
- Confié aux pages à la merci du moisi
- Pages lisibles pour un monde aveugle
- Puisse que la nuit ne gommera pas
- Tout ce qu’il y a d’Homme
- Appelez-moi si vous voulez, Démocratie!

Le Tchad n’a pas besoin d’un cyclone libérateur, mais plutôt des hommes et femmes qui acceptent mettre la main avec tout le monde dans la glaise pourrie, pour la pétrir et en mouler un avenir digne d’un peuple parvenu à la notion d’une nation.

                                  Nanga Kaye Mady                                  


 EN VÉRITÉ

- Jusqu'à la dernière goutte de mon encre
- je me battrai contre l'impunité, contre cette horde de cancres,
- Ne sachant manier que bâtons et armes
- Qui, quotidiennement me fait verser des larmes.
- Mon fusil d'assaut sera ma plume,
- Mes rimes qui crépitent seront les balles assassines,
- Mes caricatures qui décapitent seront mes bombes,
- N'est-ce pas grand-frère William Sassine?
- Je le sais,
- Je le sens,
- Jusqu'à la dernière goutte de sang  je crierai
- Je crierai pour que cette terre mise en coupe réglée par des
  généralissimes militaires qui veulent nous faire taire pour tout réguler,
- Insatiablement s'abreuve de cette précieuse Paix,
- Et éternellement s'enivre de liberté.

                 (c) Armel Ramadji Doumnande Barry                


CRIER, PRIER

- Crier plus haut, plus fort,
- Prier plus fort
- Crier encore et encore plus fort
- Prier encore et encore plus fort
- Prier de toutes les forces
- Crier de plus en plus fort
- Même sans cor,
- Même si on étouffe vos cris,
- Même si vous n'avez plus de souffle
 
- Crier jusqu'à fendre vos cordes vocales pour défendre
  les sans voix, les opprimés réprimés
- Crier, prier, crier
 
- Crier, prier même si on ne vous entend pas
- Crier, prier même si vous devez passer de vie à trépas
- Crier, prier pour tous ces combats
- Crier, prier pour la Liberté
- Crier, prier, crier.
- Je le fais avec fierté.

                 (c) Armel Ramadji Doumnande Barry                


UN RAP POUR LE RETOUR DE LA PAIX

Un matin ensoleillé à N'Djamena
J'ai vu la paix entrée dans le coma
Des médecins myopes sont venus à son chevet
Avec des instruments obsolètes ils l'ont opérée
Le coma perdure et la paix est évanescente
C'est pour conjurer la guerre qu'ici je chante

Ce rap attique qui nargue les épigones de paix
C'est Kaar Kaas Sonn, portant sur lui le faix
Des bêtises politiciennes à la tchadienne
Haine, haine : cette peine nous enchaîne
J'ai du mal à entrevoir l'ombre de l'amour
Dans ce bled pourtant beau comme Ab-Touyour

Ces crimes à Krim-Krim et les massacres à Kim
Toute la sauvagerie au nord que nous fîmes
Hymne à la gloire d'une paix agonisante
Que je souhaite voir vivre, même ludique ou amusante
On dirait que ceux qui aiment la paix n'ont pas place
On les chasse, on les tance, on les remplace
Faut faire face à cette guerre qu'on enlace et cajole

En foutant la paix dans une geôle
Je rêve que crève la haine au crépuscule
Que le peuple du Tchad avance et non ne recule
Peace et force!!!!

                                  Kaar Kaas Sonn                               


PROSE COMBAT

- Se taire quand de rage il faut hurler,
- C'est pire que atrocement souffrir avant de mourir
- Se taire quand de droit on doit dénoncer,
- c'est plus grave qu'accepter mollement les entraves de ces militaires,
  qui vont violemment te rosser, te blesser, te piller, te tuer
- Rester passif quand la gravité de l'heure appelle à être plus que jamais déterminé et actif
- C'est plus lâche que tous ces lâches qui ont fait des taches et qui, honteusement se cachent
- Laisser ces génocidaires faire
- C'est cautionner l'enfer,
- C'est accepter de rester dans les fers.
- Devant ces interminables supplices
- Tout silence est plus que complice.

                 (c) Armel Ramadji Doumnande Barry                


        HISTOIRE À REVERS                    LIRE LENTEMENT ET BIEN Y PENSER !!!

(Dédié à la mère Afrique)

 

Dans la nuit noire du cruel supplice,

Faiblesse et vulnérabilité

Se sont donné rendez-vous

Dans l’âme larmoyante

Des larmes de pitance et de sang,

Que d’un masochisme elle s’est créée.

 

Gloire du passé

De l’Antique Sagesse

Fierté de la race d’ébène !

Que ne te dévoiles-tu pas

Dans la nuit noire

Où gisent tes fils !

 

Exil mal gré,

Leur seconde patrie

Les mena vers ces terres,

Terres de nostalgie et de misère

Où leur entrailles remuaient

Au son du blues et du négro.

 

En leur demeure,

Humiliation et assujettissement,

Vigueur exploitée et trahie,

Dynamisme naïf et impuissant,

De leur corps meurtris et déchirés.

 

Ils s’en allaient au gré des tornades,

Des souffles de l’histoire.

Subir.

Philosophie naïve.

 

Terre des damnés de la Terre

Qui en son sein accueille

Le sang des innocents,

Pourquoi cette sérénité ?

 

Mais voilà que d’un espoir perdu,

Jaillit la lueur inattendue,

Lueur des visionnaires,

Prophètes d’aujourd’hui

De l’Amour exquis,

Du sacrifice altruiste.

 

Préfiguration d’un âge en or,

Clarté qui enfin renversera

L’ordre de l’histoire

Instituée contre le dupe.

 

Renversement ô combien espéré,

Pourtant ne gardant dent,

Mais mue par l’expérience rude

D’une histoire subie.

 

Sagesse retrouvée,

Pour que Violence s’émousse

Et qu’apparaisse Paix,

Déclic du Bonheur.

 

Naortangar Rodrigue

(Dédicace à tous les Moundoulais 
particulièrement à Prudence et Remadji)

1. Il y a au moins 5 personnes dans ce monde qui t'aiment au point de mourir pour toi.

2. Il y a au moins 15 personnes qui t'aiment d'une certaine manière.

3. La seule raison pour laquelle une personne te déteste, c'est parce qu'elle veut être comme toi.

4. Un sourire de toi apporte de la joie à quelqu'un, même s'il ne  t'aime pas.

5. Toutes les nuits, quelqu'un pense à toi avant d'aller se coucher.

6. Tu représentes le monde pour quelqu'un.
7. Si ce n'était pas pour toi, quelqu'un ne pourrait pas vivre.

8. Tu es Spécial et Unique.
9. Quelqu'un dont tu ignores l'existence t'aime.

10. Quand tu fais la plus grosse bêtise, quelque chose de bien provient de celle-ci.

11. Quand tu penses que le monde te tourne le dos, regarde bien: c'est surtout toi qui tourne le dos au monde.

12. Quand tu penses que tu n'as pas de chance quand tu n'as pas ce que  tu veux, tu ne l'auras probablement pas. Si tu crois en toi,  probablement, tôt ou tard, tu l'auras.

13.Souviens-toi toujours des compliments que tu reçois. Oublies les remarques méchantes.

14. Dis toujours aux gens ce que tu ressens à propos d'eux; tu te sentiras mieux quand ils le sauront.

15. Si tu as un meilleur ami, prends le temps de lui dire ce qu'il représente pour toi.
   Envoies cette lettre à tous les gens que tu apprécies, incluant la personne qui te l'as envoyée. Si tu le fais, tu illumineras le jour de quelqu'un et peut-être changeras-tu sa perspective de la vie, pour le meilleur.
   On dit que cela prend une minute pour remarquer une personne spéciale, une heure pour l'apprécier, un jour pour l'aimer, mais qu'on a ensuite besoin de toute une vie pour l'oublier. Envoie cette phrase aux personnes que tu n'oublieras jamais et rappelle-toi de l'envoyer à la personne qui te l'a envoyée. C'est un petit message qui leur permettra de savoir que jamais tu ne les oublieras. Si tu ne le renvoies pas ou ne l'envoies à personne, cela signifie que tu es bien pressé et que tu as oublié tes amis.
   Arrête-toi un peu et prends le temps de vivre. Alors qu'est-ce que tu attends? Envoie-le à toutes ces personnes qui sont si importantes dans ta vie. Et sois certain(e)que moi, je ne t'oublierai jamais non plus...

                     DJETO. AGNAN

                                                                                                 


ACTION: LE CHEMIN EST NÔTRE! L'INERTIE N'EST PAS UNE OPTION
      POUR UN PEUPLE QUI SE CHERCHE

Sous cet arbre aux feuilles
Déchiquetées par la chaleur
Fatigué d’être inutile
Je m’époussète les fesses
Et prends mes distances
Par rapport au thé-comérages
Cette tradition acceptée
Qui étrangle ma culture
Retirant ainsi ma gueule
De ce vieux rire risqué
Devant la calvitie grandissante
De ma terre que ronge le désert.

Que le monde m’appelle brise-raison
Je n’ai pas d’oreille
Pour ceux qui me chantent canicule
Que le monde me taxe d’énergumène
Je n’ai pas d’âme
Pour ceux qui me sermonnent tempérance.

Je sais une chose
Ces moissons mûres à perte-de-vue rêvées
Ne se donnent pas aux ouvriers de l’usine d’envie
Mais aux muscles déchaînés qui arrachent la terre
Aux mains des aléas de la nature.
                                                Nanga Kaye Mady                                   

APPEL A LA JEUNESSE TCHADIENNE  

Jeunesse Tchadienne
Nouveau stolon
L’unique espoir
De la souche racinaire
Perce ce frimas ombrageux
Qui te refuse soleil
Établis-toi ailleurs

Bien loin de cette carcasse
Que dévorent les termites
Du moi de tes aînés.
Dis-moi
Que tu vas sortir
Oui sortir de ces gouffres
Aux litiges hérités

Oui sortir de ces dinguettes
Où ton monde se consume
Dans l’ivresse de la paresse
Oui sortir avec pour drapeau
Le haillon que tu auras délivré
Par la franchise de ton volte-face
Ce trésor dignement sauvé

Au-delà des hargnes et douleurs
Le nettoyer et le raccommoder
Par la force de tes propres mains
Et l'ériger dans le ciel de cette terre
Froissée par la guerre.
Au vu de tout le monde une fois de plus,
Que flotte l’indubitable prix de la liberté.

                                                 Nanga Kaye Mady                                   

INCARNATION DE LA MORT

Maudites inventions Destructrices
Ignobles armes dévastatrices
Nocives machines des lâches
Endeuillant sans relâche
Sous couvert des bâches
 
 
Milliers de vies emportées
 
Inévitables crimes supportés
 
Nœuds gordiens des pays nantis
 
Embellissant leurs appétits
 
Souvenir fatale sans sortie

Mortelles et éternelles enfouies
Iniques appâts bernant nos ouies
Nos yeux, nos odorats et nos touchers
Entièrement promptes à nous faucher
Sans une onces de refus de nous mâcher
 Malheur à nous les suppliciés
 
Incubés sans se soucier
 
Nidifiés dans un grand torrent de sang
 
Engagés forcés au gré des non-compatissants
 
Soumis aux velléités des pays puissants
 
 
Mourir par une déflagration
 
Induites sans moindre émotion
 
Noyant tout espoir de vie
 
Engloutie sans chance de survie
 
Sordide crime sans préavis

 
Monde injuste et invivable
 
Immonde désir inviolable
 
Nourri d'ignominieux crimes
 
Entrepris par des hommes
 
Sensés nous protéger dans nos chaumes.

N.B: chaque paragraphe se lit verticalement (initiale de chaque phrase) et l'on retrouve une arme lâche qui endeuille nos familles chaque jour, au Nord du pays. 
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
                                sidimi@caramail.com                              


LE DÉSERT

     Oh! toi désert, ma belle diocèse
     Ta beauté s'exprime avec aise
     Je me baigne dans ton sable doré
     Et j'ai encore soif de ton orée
 
     Immensité des grains d'or sublime
     Ta belle flamme adorable est ultime
     Je glisse sous toi jusqu'à Faya
     Pour émerger comme un grand raya

     Terre d'asile, terroir de cactus
     Tu es toute ma vie et mes us
     Je demeure ton crotale et ton fennec
     Portant ton Amour et ta gloire à son bec

     Braver s'il faut ton aridité
     Oui et aussi avec ta précarité
     Pour toi je dompte le dromadaire
     Et relever les défis suicidaires
  Oh! désert, terre natale
  Je me proclame fatale
  A tes détracteurs sournois
  Qui fuient le tournoi

  Je caresserai tes douce palmes
  Me reposer dans tes oasis calmes
  J'observerai les ébats des scorpions
  Afin de subtiliser le dard du champion

  Pourquoi ne pas déguster tes dattes
  En se rappelant de nouvelles dates
  J'irai à la quête des peintures rupestres
  En te valorisant dans des travaux champêtres

  Gravir tes beaux collines de damans
  En effet tu es la plus belle maman
  Mon regard se perd aux lacs d'Ounianga
  Qui scintillent sous l'envol de gangas
                                          Sidimi Djiddi Ali Sougoudi                         
TCHAD, MA PATRIE
          TA JEUNESSE

  Oh! terre d'asile, havre de paix et d'espoir,
  Pourquoi devenir subitement tanière de
  désespoir?
  Socle d'uranium, de pétrole et des pépites
  A quand la fin des armes qui crépitent?

  Devant toi tout change et progresse
  Derrière toi ton destin régresse
  Plongé à jamais vers le précipice
  Ta jeunesse s'oppose à ton supplice

  Tous les sacrifices, elle consentira
  A toi de retentir ton nom et ton aura
  Accepte la perche à toi tendue
  pour vibrer de toute ton étendu

  Quoique Objet de mille convoitises
  Nous combattrons toutes tes hantises
  Terre chérie, réveille-toi et marche
  nous voulons vivre sous ton arche

   Accorde-nous tes bénédictions
   pour proscrire nos frictions
   Décide-toi de nous bénir
   nous sommes prêts à te revenir
 
   En toi gît toute la puissance
   Pourquoi craindre toute nuisance
   Tchad, tu es une nation de lance
   A la jeunesse de doubler de vigilance

      Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
           sidimi@caramail.com   
                      





UN MÉDECIN AU CHEVET 
                 DU TCHAD

 J'ai usé du bistouri et des daviers
 Pour pallier tes douleurs des nœuds de Ranvier
 Extraire ton malheur par le forceps
 Bien sûr si j'ai du tonus aux biceps
 
 Contre ta chorée de hundigton
 Nous voilà depuis Hamilton
 Juguler ton accès palustre
 Pour te faire un illustre
 
 Par l'exérèse pour ton cancer
 Par laparotomie sur tes viscères
 Le mal est à proscrire de ton vertex
 Nos colères au bout de nos index
 
 Ta guérison nous incombe
 Que ta maladie succombe
 Tes blessures sont profondes
 Mais l'espoir se refonde
 
 La chirurgie t'est salutaire
 La dextérité n'est à taire
 Car nos doigts sont sains
 Pour te rendre plus saint
 
 Pour t'éviter un kara-kiri
 Nous gardons le bistouri
 Ta glorieuse face est sans rire
 Mais ta générosité est toute sourire

 A toi tous les soins et tous les cachets
 A nous toutes les ordonnances et les sachets
 Nous sommes prêts à te guérir
 Et pour cela à nous de périr

       Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
       Étudiant en médecine(4année)
               sidimi@caramail.com
                           

NOS COULEURS NATIONALES   

Enfants du Tchad debout
Portons haut notre drapeau
son honneur dépend de nous
faisons-le un immense flambeau
qui sera une belle rengaine
qui saura assouvir nos peines
qui saura contrecarrer la haine
qui vaincra à vive haleine
notre nation constitue une racine
de l'arbre dont nous sommes les branches
qui ,diversement soudées, fascinent
quelle cohabitation de plus franche?
Enfants du Tchad debout
Portons haut notre drapeau
A son bien prenons de goût
en lui allégeant ses fardeaux
Acceptons-nous nous maudire
par ce vampire sans mot dire
En usant même de notre écorce
combattons-le avec vigueur et force
prenant appui de notre sève
avant même qu'elle ne s'achève
Enfants du Tchad aspirons-nous d'elle
pour en faire un noble modèle
Allons tous, même affublés de pagnes
applaudir à travers plaines et montagnes
cet arbre majestueux qui gagne
malgré heurts et rases campagnes
Que souffle le vent de la liberté
sur ce peuple tant de fois exploité
Quand viendront les moments si viles
ne nous montrons guère incivils
car l'heure de l'égalité a sonné
le chant patriotique déjà fredonné
les despotes à jamais abandonnés
trépassent à petit feu frissonnés
Enfants du Tchad débout
défendons nos couleurs partout
    Hassan Bolobo Maide

                

A toi Kaltouma Nadjina
Je suis très ravi par les nouvelles de notre compatriote Kaltouma. Voici une âme qui élève haut le drapeau bleu or rouge du Tchad. Grâce à toi, Kaltouma, nous méritons un autre regard et un une autre considération que celle que nous avions toujours eue. Merci pour tout ce que tu fais:
- Kalam katir mani dora
- Allez, Kaltouma
- Larges seront tes victoires
- Tes admirateurs te confient entre les mains de Allah
- O, digne fille du Tchad
- Unanimement, nous te soutenons
- Mène-nous au sommet, au summum des victoires
- Auréolée de métal précieux tu seras
                                       
Un admirateur, Kaar Kaas Sonn                    

Chers Compatriotes, A l’occasion de la célébration de notre 42eme année d’indépendance, je vous souhaite bonne fête  a vous tous et que tout un chacun ait une pense particulière pour notre chère Patrie. Il est temps de nous joindre les mains pour construire notre Grande Nation.

Oh! Le Tchad,
Mon beau pays le Tchad, il y a 42ans quand on déclarait ton indépendance,
Tous tes enfants étaient contents et fiers d’être indépendants,
Mais hélas après 42 ans c’est toujours la galère, la misère et ta déchirure par tes enfants.
Tous ceux qui ont eu leur indépendance dans la même période que toi sont partis
Pour le développement et la paix durable.
A quand la fin de la pauvreté, la guerre  et la misère ?
Un adage anglais dit : «A fool at 40 years is a fool forever. »
Oh ! A 42 ans on est mature pour prendre conscience de la réalité.
Pouvons-nous arrêter de nous entre-tuer ?
Je pleure mon pays, beaucoup l’ont déjà pleuré avant moi.
Quel est le prix de la paix ? La voiture ? Les postes ministériels ? Le grade ?
Non ! C’est l’amour de la patrie.

Animistes, Chrétiens et Musulmans, prenez une minute dans ce mois saint d’indépendance pour prier pour la paix dans ce pays situe au cœur d’un continent.

                                               Engr. Eitchang Ben Bembo
                                                        PMB 1526, FUTO
                              Dept. Of  Elect. & Elect. Eng.
Owerri, Imo State. Nigeria.
                                                Email: bembo5@yahoo.com

            
                                                                                                   


SOLDAT DE GUERRE
Tu pars à la guerre arme en bandoulière
D'une démarche forcée mais régulière
Verser du sang pour des démagogues
qui t'exploitent sans aucun épilogue.
De tuer, de massacrer ils t'ont obligé
au plus grand dam du peuple affligé
Larmes, tristesses, remords et blessures
constituent derechef ta mésaventure.
Le crépitement des armes t'est un chant
dans ces moments les plus méchants
esquiver les balles des miliciens lâches
t'est devenu pour toujours une vile tâche
Soldat de galère, soldat de mauvais heur
Soldat de misère, soldat de première heure 
Calfeutré es-tu dans les casernes
geôles d'où tu te consterne
Affublé de ton treillis tu es un zèbre
au service des mafieux célèbre 

Soldat de guerre, soldat aux bottes
soldat de désarroi, soldat des despotes
tu trépasses dans la fleur de l'âge sans un coup férir dans ce carnage
T'emporte le vent qui, dans nos villages
te livre en imposteur aux pillages
Ta valeur ne semble guère lourde que l'eau tiède de ta gourde
Soldat de galère, soldat de mauvais heur 
soldat de misère, soldat de première heure
Combien de temps faudrait-il qu'ils abusent
de toi dans cette ignominie qu'ils diffusent 
Soldat, de t'admirer avons-nous fait profession
mais de te laisser faire nous n'admettons aucune concession  
Ne te déroute guère de l'objectif initial
et demeure juste, intègre et impartial.
Soldat de guerre, soldat aux bottes
soldat de désarroi, soldat des despotes.
           à Hassania(rissala)
                 Hassan Bolobo Maide
    06BP:1816 Cotonou/ Bénin  TEL:928981

                hassanbolobo@yahoo.fr

                             


MON BORKOU

Ma région, mon B.E.T
origine de ma fierté
je t'ai quitté quand je me tenais à peine debout
quand du lait maternel je perdais de goût
quand pour me mettre à l'aise
dans les langes on me donnait de l'alaise
Je t'ai quitté quand un grand matin
s'est dérouté de ton chemin mon destin
quand du ciel en projectiles
s'abattaient sur nous des missiles
Mon village, mon BEAU fief

l'hippopotame fuit-il son bief?
Ma région, mon BORKOU si tendre
fatigué es-tu de m'attendre
Certes je ne cesse de me plaindre
de vouloir à jamais t'atteindre
De te voir un beau jour
je m'égaie sans détour
je me servirais alors de ton étoile
guide du SAHARA qui dévoile
Ouvre-moi grandes tes portes
afin que mon cœur se réconforte

et qu'à l'image de mes ancêtres
je ferais des randonnées pédestres
Mon FAYA montre moi ta face
pour que mon rêve se fasse
que mes doutes s'effacent
Finira alors l'impasse
Voir tes remarquables djebels
tel des bosses des chamelles
qui blatèrent à longueur des journées
à la recherche des chamelons détournés
Contempler sous le clair de lune

tes innombrables belles dunes
qu'arrosent tes zéphyrs
est mon ardent désir
Ta verdoyante palmeraie
adoucit les éclatants rais
resplendissant ainsi le sable
de tes collines pétrissables
Je reviens avec bon moral
te mettre sur un piédestal
Ma région, mon B.E.T
authenticité de ma fierté.                          

                                  Hassan Bolobo Maide                              


LA CAUSE ,  TON DEVOIR

Pour faire bouger les choses il faut que tu oses
Tu dois défendre la cause en faisant 1000 et une choses
De la volonté du courage tu dois avoir une bonne dose
Tant que rien ne change tu n’as droit à aucune pause
Ces falsificateurs ces usurpateurs il faut que tu les déposes
Tu ne dois pas avoir peur des dangers auxquels tu t’exposes

Tu dois combattre avec toutes les armes dont tu disposes
Combats avec ta tête avec la glose la rime la prose
Combats jusqu’à ce que tout devienne rose

Dans ta vie  une fois au moins OSE
Faire quelque chose de grandiose
Pour le bien de la cause
Pour la noble cause

Tu dois changer de direction il faut que tu vires
Fini le mimétisme plus question de se taire d’obéir
Fini la résignation la domination il est temps d’agir

Tu dois bien ajuster ton tir
Pour bien les avoir sur ton point de mire
Ces vampires ces sangsues ces émirs
Qui empêchent le peuple de dormir
Qui lui donnent envie de vomir
Qui le maintiennent dans l’empire du Pire
Qui refusent de lui donner ce à quoi il aspire
Ces horribles vampires qui n’arrêtent pas de sévir
Qui se servent et empêchent le peuple de se servir

Ces monstrueux vampires doivent cesser de sévir
Car ils sont en train d’hypothéquer l’Avenir

Pour que le Pays aspire pour que le Pays respire
Ces vampires doivent devenir des souvenirs
Il y va de notre avenir
Il y va de l’avenir
De nos enfants à venir
                                  Zaïn al-Abidine Rahma

                                              
 


MAIN DU PAYS
Ma main qui;avec dextérité
te sert oh bien de modèle
Ma main qui, en réalité
fascine tout ton cheptel
Ma main qu'avec bravoure
tes paysans savourent
Ma main qu'à distance
tes pêcheurs repensent
Ma maintes hirondelles
aimeraient près d'elles
Ma main qui palpe ton cœur
pour pallier tes rancœurs
Ma main qui dans ton navire
empêche du tout qu'il chavire
Ma main que Sud et N ord
apprécient encore
Ma main qu'admirent
tes vieux sans contredire
Ma main qu'avec défi
tes jeunes élites envient
Ma main qui t'adore
est incolore et inodore
Ma main ,ma main
rempart de demain.

      Hassan Bolobo Maide
   06BP:1816 Cotonou/ Bénin
            TEL:928981

    hassanbolobo@yahoo.fr
  
               

                LA GUERRE
     Pour cette guerre qu'attise sans 
     cesse une idée conquise sur un 
     territoire que tu convoitise restera
     à jamais ma hantise, et que ma
     conviction soit précise avec ou sans 
     une maîtrise émanant d'une expertise,
     sans relâche, mon pays, je poétise.
                 Hassan Bolobo Maide


                             

 NOTRE NATION
TCHAD, ma nation chérie
victime des temps ternes
où le non-sens gouverne
Tchad, ma mère patrie
victime des insanes conflits
qui te plongent dans l'oubli
victime es-tu des contentieux
qu'activent des miliciens mafieux
TCHAD, de ton retard es-tu méfiant?
Tchad, de ton rang es-tu conscient?
POURQUOI VERSER DU SANG
POURQUOI CE MAL AHURISSANT
POURQUOI cette guerre qui sème
la mort de ceux qui s'aiment
POURQUOI cette guerre qui nous décime
en mettant l'anarchie dans les cimes

entends les armes qui crépitent
regarde les corps qui se décapitent
sent les cœurs qui palpitent
Hélas! les maux se précipitent

Dans cette hécatombe
résonnent les bombes
les têtes tombent
croissent les tombes

Sous tout ce vacarme
la peur du gendarme
fait couler les larmes
des enfants sans charme

RÉGIS TOI, notre énorme patrie
des normes bien pétries
faisant de la paix un leitmotiv
dans un progrès plutôt impératif

Tchad, notre nation chérie
     Hassan Bolobo Maide

                   






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