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Le
grand docteur Félix Ngoussou est aussi le plus
grand plagiaire tchadien
»
Par
Mahamat A. Mahamat
Vous allez être déçus. Vous allez être choqués. Vous allez être
horrifiés. Vous direz enfin que c’est incroyable mais
calmez-vous et regardez les preuves. Vous n’aurez pas une preuve
mais des preuves concrètes que le Dr Félix Ngoussou est un
ridicule plagiste. Vous aurez des preuves que Félix n’a pas
plagié une seule fois mais plusieurs fois sur plusieurs articles
différents.
Les articles dont il est question sont encore en ligne à
commencer par le site de Félix lui-même et d’autres sites
tchadiens.
PREUVES DE PLAGIAT
Commençons par un premier article dont le titre est : «
Lutte contre
la pauvreté au Tchad : Si on provoquait l’élite tchadienne !
» car il s’agit de plusieurs plagiats sur plusieurs articles.
Cet article a été écrit par l’économiste Gary Olius et publié
pour la première fois le 25 février 2005 sur le site
www.alterPresse.org. Le
lien très précis de l’article se trouve ici : (http://www.alterpresse.org/spip.php?article2290).
Copiez tout simplement ce lien dans votre explorer et vous
tomberez directement sur l’article.
Maintenant démontrons le plagiat de notre Dr. Félix
Ngoussou :
Dr. Félix Ngoussou prétend écrire : L’extrême pauvreté du
Tchad, dans sa dimension monétaire, n’est qu’une des
conséquences logiques d’un très faible développement économique.
Pourtant, il faudrait se garder de croire que l’accession à un
certain niveau de développement s’accompagnera automatiquement
d’une réduction, dans une juste proportion, du nombre des
pauvres. La raison tient au fait qu’il existe des politiques qui
génèrent des résultats spectaculaires pour des couches
privilégiées des populations mais qui s’avèrent paupérisantes
pour les autres. La littérature économique actuelle a le vilain
défaut de se focaliser sur les indicateurs de croissance sans se
préoccuper des coûts sociaux de celle-ci. Souvent les économies
des pays se portent mieux tandis que les conditions de vie des
populations s’empirent désespérément.
En fait, à quoi sert-il d’avoir 0.6% de croissance du PIB (2007)
si le nombre de naufragés économiques dans le pays augmentent
dans une proportion égale ou supérieure ? Les politiques de
développement viables, en vérité, sont celles qui font justice
aux populations en veillant à ne pas prioriser les mesures de
l’activité économique sur celles du bien-être.
Voici ce que l’économiste Gary Olius a écrit en 2005
:
L’extrême pauvreté,
dans sa dimension monétaire, n’est qu’une des conséquences
logiques d’une très faible développement économique. Pourtant,
il faudrait se garder de croire que l’accession à un certain
certain niveau de développement s’accompagnera automatiquement
d’une réduction, dans une juste proportion, du nombre des
pauvres. La raison tient au fait qu’il existe des politiques qui
génèrent des résultats spectaculaires pour des couches
privilégiées des populations mais qui s’avèrent paupérisantes
pour les autres. La littérature économique actuelle a le vilain
défaut de se focaliser sur les indicateurs de croissance sans se
préoccuper des coûts sociaux de celle-ci. Souvent les économies
des pays se portent mieux tandis que les conditions de vie des
populations s’empirent désespérément… En fait, à quoi sert-il
d’avoir 5% de croissance du PIB si le nombre de naufragés
économiques dans le pays augmentent dans une proportion égale ou
supérieure ? Les politiques de développement viables, en vérité,
sont celles qui font justice aux populations en veillant à ne
pas prioriser les mesures de l’activité économique sur celles du
bien-être.
Mes remarques : l’effort intellectuel de notre
Dr Félix Ngoussou consiste à changer le 5% par un chiffre
malhonnetement choisit au hasard : 0,6%. Passons tout juste aux
paragraphes suivants :
La recherche du développement, dans le contexte d’une extrême
pauvreté, met souvent les décideurs devant un monstrueux
dilemme. A partir d’un certain seuil, la pauvreté génère à
profusion tout ce qui constitue une entrave au développement
économique : l’insécurité, l’instabilité, la dégradation de
l’environnement, le manque criant de ressources humaines etc. On
ne peut pas lutter efficacement contre ces maux sans, en amont,
mener une attaque frontale contre la pauvreté elle-même. Mais,
comment vaincre durablement la pauvreté sans une politique de
développement économique efficace.
Dr. Félix Ngoussou prétend écrire : La
monstruosité de ce dilemme est telle que les responsables se
doivent de se demander s’il n’existe pas un niveau critique de
pauvreté au-dessus duquel aucun développement n’est possible.
Cette interrogation n’est ni pour arriver au constat de
l’impossibilité où nul n’est tenu, ni pour exonérer les
responsables de leur responsabilité et non plus pour condamner
éternellement les pauvres dans leur extrême misère. Elle est
plutôt un élément motivant pour les élites afin qu’elles ne
laissent pas la situation se détériorer indéfiniment.
Réussir le développement économique dans un milieu extrêmement
pauvre n’est pas exactement comme faire pousser du riz sur
les collines du Tibesti, mais c’est une entreprise qui
comporte de grandes difficultés que les décideurs ont intérêt à
ne pas sous-estimer. Et, face à ces difficultés, il faut savoir
faire preuve d’intelligence, de pragmatisme et de persévérance.
De l’intelligence, il le faut pour différencier les
interventions à courte vue de nature palliative de celles qui
peuvent produire des effets durables.
Voici ce que l’économiste Gary Olius a écrit en 2005
: La monstruosité de ce dilemme est
telle que les responsables se doivent de se demander s’il
n’existe pas un niveau critique de pauvreté au-dessus duquel
aucun développement n’est possible. Cette interrogation n’est ni
pour arriver au constat de l’impossibilité où nul n’est tenu, ni
pour exonérer les responsables de leur responsabilité et non
plus pour condamner éternellement les pauvres dans leur extrême
misère. Elle est plutôt un élément motivant pour les élites afin
qu’elles ne laissent pas la situation se détériorer
indéfiniment.
Réussir le développement économique dans un milieu extrêmement
pauvre n’est pas exactement comme faire pousser du riz dans un
désert, mais c’est une entreprise qui comporte de grandes
difficultés que les décideurs ont intérêt à ne pas sous-estimer.
Et, face à ces difficultés, il faut savoir faire preuve
d’intelligence, de pragmatisme et de presévérance. De
l’intelligence, il le faut pour différencier les interventions à
courte vue (de nature palliative) de celles qui peuvent produire
des effets durables.
Mes remarques : l’effort du Dr Félix Ngoussou
consiste à remplacer le mot « désert » employé par Gary par «
les collines du Tibesti ». N’est-ce pas un effort intellectuel
suffisant pour revendiquer et signer sous le titre élogieux de
docteur ? Voulez-vous continuer à lire la démonstration de
preuve de plagiat du Dr. Félix Ngoussou? Je vous sers encore
une autre preuve toujours dans le même article.
Dr. Félix Ngoussou prétend écrire :
Stabilisation/Démocratisation
La liaison démocratisation/ stabilisation se pose dans notre
cadre d’analyse comme l’émanation ou la résultante d’une bonne
opération réussie de la lutte contre la pauvreté et la recherche
de la démocratisation. Cette liaison s’obtient par transitivité
mathématique à partir du lien de causalité opérationnelle (Lutte
contre la pauvreté/stabilisation) et du lien d’essence
tautologique (Lutte contre la pauvreté/démocratisation). Bref,
en milieu extrême pauvreté, une démocratisation réussie et axée
sur des actions visant la lutte contre la pauvreté finira par se
traduire par une stabilisation globale de la société.
Voici ce que l’économiste Gary Olius a écrit en 2005
: Le lien stabilisation-démocratisation
La liaison
démocratisation-stabilisation se pose dans notre cadre d’analyse
comme l’émanation ou la résultante d’une bonne opération réussie
de dépaupérisation et de démocratisation. Telle que schématisée,
cette liaison s’obtient par transitivité mathématique à partir
du lien de causalité opérationnelle (dépaupérisation-stabilisation)
et du lien d’essence tautologique (dépaupérisation-démocratisation).
Bref, en milieu extrême pauvre, une démocratisation réussie et
axée sur des actions visant la dépaupérisation finira par se
traduire par une stabilisation globale de la société.
Mes remarques : le ridicule continue ainsi tout
au long de cet article. L’article est à 100% un plagiat horrible
et flagrant. J’ai dit plagi à 100% ? Non, je mens. A la fin,
notre Dr Félix a quand même signé : Dr. Félix Ngoussou,
fngoussou@yahoo.fr,
Tchadforum.com
Aussi, Félix au Début de l’article, ce qui est quand un
changement et un effort intellectuel majeur. Il n’ya pas que des
ingénieurs qui trichent au Tchad mais aussi des docteurs.
Cette tricherie n’est pas propre à une région du Tchad
mais concerne tout le Tchad. Nous n’allons changer le
Tchad ni remporter une lute sociale par le plagiat et la
tricherie. La prochaine fois, ne trichons mais faisons des
efforts mes frères. Aussi condamnons le plagiat mais ne
condamnons nos frères. Rions tout simplement, taquinons-nous sur
cette tricherie où on se fait prendre la main dans la poche et
passons à autre chose.
Internautes tchadiens! Faites attention. On se regarde tous. Le
Tchadien n’est plus un homme bête. Sachez-le.
Si quelqu’un a le moindre doute et qu’il veut des preuves de
plagiat d’un autre article signé par le Dr. Félix Ngoussou, je
suis prêt à vous les fournir immédiatement. Je tiens déjà avec
les mêmes détails que les actuelles preuves. Ces preuves de
plagiat concerne l’article « L’École Tchadienne: Des
Candidats à la caverne d'Ali Baba » honteusement en
ligne sur le site de l’intéressé. Si c’était un petit voyou,
j’aurais juste regardé ailleurs mais quand Félix Ngoussou est
quand Docteur et cela fait plus de 5ans quand nous étions et
lisons sur Ialtchad. Je veux dire Tchadforum fait partie des
premiers sites internet tchadiens. Ça n’a rien à voir avec les
nouvelles proliférations de blogs. Ça mérite quand même d’être
signalé et je le fais pour l’appel à l’effort et honnêteté
intellectuelle.
Mahamat A. Mahamat
mahamatleverificateur@yahoo.fr
Le
travail authentique
La
problématique du développement économique d’Haiti au regard de
son extreme pauvreté
jeudi 3 mars 2005
Par Gary
Olius [1]
Contact
golius@excite.com
Soumis à AlterPresse le 25 février 2005
L’extrême pauvreté, dans sa dimension monétaire, n’est qu’une
des conséquences logiques d’une très faible développement
économique. Pourtant, il faudrait se garder de croire que
l’accession à un certain certain niveau de développement
s’accompagnera automatiquement d’une réduction, dans une juste
proportion, du nombre des pauvres. La raison tient au fait qu’il
existe des politiques qui génèrent des résultats spectaculaires
pour des couches privilégiées des populations mais qui s’avèrent
paupérisantes pour les autres. La littérature économique
actuelle a le vilain défaut de se focaliser sur les indicateurs
de croissance sans se préoccuper des coûts sociaux de celle-ci.
Souvent les économies des pays se portent mieux tandis que les
conditions de vie des populations s’empirent désespérémentÂ…En
fait, à quoi sert-il d’avoir 5% de croissance du PIB si le
nombre de naufragés économiques dans le pays augmentent dans une
proportion égale ou supérieure ? Les politiques de développement
viables, en vérité, sont celles qui font justice aux populations
en veillant à ne pas prioriser les mesures de l’activité
économique sur celles du bien-être.
La recherche du développement, dans le contexte d’une extrême
pauvreté, met souvent les décideurs devant un monstrueux
dilemme. A partir d’un certain seuil, la pauvreté génère
à profusion tout ce qui constitue une entrave au développement
économique : l’insécurité, l’instabilité, la dégradation de
l’environnement, le manque criant de ressources humaines etc. On
ne peut pas lutter efficacement contre ces maux sans, en amont,
mener une attaque frontale contre la pauvreté elle-même. Mais,
comment vaincre durablement la pauvreté sans une politique de
développement économique efficace. La monstruosité de ce dilemme
est telle que les responsables se doivent de se demander s’il
n’existe pas un niveau critique de pauvreté au-dessus duquel
aucun développement n’est possible. Cette interrogation n’est ni
pour arriver au constat de l’impossibilité où nul n’est tenu, ni
pour exonérer les responsables de leur responsabilité et non
plus pour condamner éternellement les pauvres dans leur extrême
misère. Elle est plutôt un élément motivant pour les élites afin
qu’elles ne laissent pas la situation se détériorer
indéfiniment.
Réussir le développement économique dans un milieu extrêmement
pauvre n’est pas exactement comme faire pousser du riz dans un
désert, mais c’est une entreprise qui comporte de grandes
difficultés que les décideurs ont intérêt à ne pas sous-estimer.
Et, face à ces difficultés, il faut savoir faire preuve
d’intelligence, de pragmatisme et de presévérance. De
l’intelligence, il le faut pour différencier les interventions
à courte vue (de nature palliative) de celles qui peuvent
produire des effets durables. Du pragmatisme, il le faut pour
faire preuve de réalisme et rejeter toute forme de patriotisme
folklorique car en situation d’extrême pauvreté, un pays n’a
jamais les moyens de promouvoir son propre développement
économique et doit miser en partie sur une solidarité
internationale agissante. Enfin, de la persévérance, il le faut
pour continuer à travailler avec opiniâtreté, en dépit des
critiques destructrices de ceux que les intérêts personnels ont
rendu myopes, car les politiques viables ne produisent pas
souvent les résultats escomptés dans l’immédiat.
Dans le contexte de pauvreté extrême, la problématique du
développpement économique ne se laisse pas cerner n’importe
comment. Sa plus grande difficulté tient au fait que sa
compréhension requiert une certaine originalité qui ne sont pas
toujours à la porté des décideurs, car elle est le résultat d’un
effort soutenu de réflexion que ces derniers ne sont pas
forcément disposés à faire. En matière de dévelopement, aucun
individu ne peut prétendre, à lui seul, détenir la méthode ou la
stratégie adéquate. C’est un puzzle qui fait intervenir
tellement d’éléments qu’il faut se mettre à mille pour en
dégager la solution.
Dans cette optique, ce texte n’est qu’une proposition en vue
d’alimenter la réflexion des acteurs, des décideurs et de tous
ceux qui sont intéressés par cette problématique. Elle part de
ce postulat : la pauvreté, dans ses multiples dimensions, ne se
combat qu’avec une combinaison de tout ce qu’elle contribue
à détruire ou ne permet pas de construire. Ceci apparait
paradoxal à première vue, mais elle est d’une troublante
véracité. Par exemple, N’est-il pas vrai que la pauvreté extrème,
avec son cortège d’effets néfastes, met en péril les
investissements ? Pourtant c’est de l’investissement massif
qu’il faut pour la combattre. D’un autre côté, le mécanisme de
fonctionnement des trappes à la pauvreté peut aider à comprendre
la logique qui sous-tend cet étrange postulat. Comment les
paysans d’un PMA comme Haiti s’enlisent-t-ils, généralement,
dans la pauvreté ? Exclus et non encadrés, ils vivent uniquement
de ce que leurs lopins de terre peuvent produire. L’importance
de leurs productions dépend en grande partie des aleas
saisonniers et des caprices de la nature. Une insuffisance de
pluie entraine irrémédiablement la perte des récoltes et pour
survivre, les paysans n’ont d’autre choix que de recourir à la
production du charbon de bois. Ce qui entraine le déboisement et
à moyen terme l’érosion des sols. De plus, le taux de fertilité
des paysans induit une croissance démographique qui augmente la
pression sur les surfaces cultivables et, par conséquent,
entraine la baisse continue de la production agricole. Il en
résulte un affaiblissement de l’économie paysanne et
l’enlisement des paysans dans un cercle vicieux de la pauvreté.
Vue de cette manière, que faudrait-il faire pour sortir la
paysannerie haitienne de la pauvreté ? Le postulat ci-dessus
fournit un cadre de réflexion assez intéressant sur cette
question. On peut examiner d’autres trappes à la pauvreté dans
les milieux urbains et on pourra toujours faire le même constat.
Les bidonvilles, les mornes arides et les savannes désolées
constituent des espaces de misère dépourvus de toute forme
d’infrastructure. Là , il y a des gens qui survivent mais ne
vivent pas, des gens qui ont une existence au sein du pays mais
pas de citoyenneté. Ce sont des électeurs mais pas des gens
prêts pour la démocratie. à€ eux-seuls, ils représentents plus
de 70 % de la population d’Haiti et ils sont réduits à l’état de
minorité par les élites politique et économique. Leur situation
de dénuement extrême menace l’existence même de la nation. En
signe de clairvoyance, on se doit, donc, de concevoir une
stratégie de développement qui leur rendra leur dignité et leur
citoyenneté perdues.
Cette stratégie de développement doit partir d’une politique
systématique de dépaupérisation qui peut garantir à terme une
stabilisation de notre société et met le pays sous les rails
d’un processus de démocratisation réelle. Elle doit s’articuler
autour de trois axes : Dépaupérisation-Stabilisation,
Dépaupérisation-Démocratisation et
Stabilisation-Démocratisation. Stabilisation et Démocratisation
sont à prendre dans leur triple-aspect économique, politique,
social. En tant que tel, la stratégie de développement se
trouvera au coeur d’une problématqiue à trois dimensions, comme
cela apparait dans le shéma ci-dessous :
Le lien stabilisation-dépauperisation
C’est un lien de causalité opérationnelle, en ce sens qu’une
bonne politique de stabilisation doit nécessairement
s’accompagner d’actions visant une diminution substantielle de
la pauvreté. Il n’existe dans le monde aucun pays abritant une
société ayant une proportion de plus de 50% de pauvres et qui
jouit d’une stabilité socio-politique ou économique. Stabilité
et pauvreté sont deux choses qui ne font pas bon ménage. Et ce
n’est pas un hasard si, de nos jours, l’instabilité politique
est plus criante sur le continent africain que partout ailleurs.
Du reste, la relation causale entre stabilité et pauvreté
suscite des débats, non sous cet aspect évoqué, mais de
préférence sur le sens de la causalité. Certaines écoles de
pensée affirment que c’est la pauvreté qui engendre
l’instabilité, tandis que d’autres disent le contraire. Il n’y
pas d’évidences empiriques permettant de trancher en faveur de
l’une ou l’autre des deux affirmations opposées, mais ce qui est
certain c’est qu’il y a des politiques économiques qui sont à la
fois paupérisantes et de nature à alimenter les tensions entre
les couches sociales, donc, susceptibles de générer de
l’instabilité. Vue sous cet angle, les décideurs doivent
recourir à des politiques économiques qui permettent de faire
d’une pierre deux coups, c’est-à -dire de réduire la pauvreté et
de faciliter une certaine détente entre les diverses composantes
de la société par la réduction des inégalités.
Une politique de stabilisation priorisant l’aspect économique
peut s’avérer paupérisante et peut contribuer à alimenter
l’instabilité. Sans récourir à des artifices théoriques,
considérant la politique de stabilisation économiqque appliquée
par le gouvernement Boniface-Latortue. Les "technocrates"
libéraux qui gèrent l’économie du pays se félicitent de
maîtriser l’inflation, de diminuer le déficit budgétaire et de
poser les bases pour un retour à la croissance économique. Mais
à quel prix ? On peut constater que plusieurs milliers de gens
ont perdu leurs emplois, que les démunis du pays sont livrés
à eux-mêmes faute de politique sociale en leur faveur, qu’on a
réduit substantiellement les dépenses sociales, que des
catégories professionnelles comme les professeurs contractuels
n’ont pas droit ni au bonus, ni à douze mois de salaire. On
constate aussi que les impôts directs ont augmenté de manière
fulgurante. Par exemple, le plus-value sur un mètre carré de
biens immobiliers dans la zone métropolitaine se chiffre
jusqu’à 3,450 gourdes. il faudrait avoir l’esprit d’entreprise
bien enchevillé dans l’âme pour accepter de se procurer d’un
espace de 10,000 mètres carrés en vue de mettre sur pied un
quelconque négoce. En plus du prix d’achat, il faudra verser
à la caisse de la DGI 3,450,000 gourdes. On comprend vite que de
telles politiques ont pour effet désagréable de diminuer, par
exemple, la demande de biens immobiliers et d’etouffer la
propension à investir. De plus, la croissance économique sans
création d’emplois ne peut conduire qu’à l’augmentation des
inégalités dans le pays, alimenter les frustrations des
laisser-pour-compte, provoquer la radicalisation des positions
politiques et, à terme, l’instabilité socio-politique. Que les
pseudo-technocrates le sachent, l’instabilité sociale est
parfois fille d’une politique de stabilisation économique sans
contenu humain.
Le lien dépauperisation-démocratisation
C’est un lien de causalité de nature tautologique et, dans un
sens comme dans l’autre, il renvoie à un problème
d’accessibilité. Dépaupériser c’est ouvrir les voies d’accès
à l’exercice du pouvoir politique, aux espaces de création de
richesse, aux facteurs de production et à la promotion sociale.
C’est combattre la pauvreté monétaire, la pauvreté des
conditions de vie et la pauvreté des capacités. Un vrai
processus de démocratisation doit, dans sa composante politique,
poser le problème de l’institutionnalisation, des formules
d’accession au pouvoir et du principe d’alternance. Dans ses
composantes économique et sociale, il doit résoudre les
problémes relatifs à l’équité ou à l’égalité des chances et
faire la promotion de la justice sociale et de l’inclusion. Le
lien de cuasalité entre démocratisation et dépaupérisation est
tel qu’il y a même moyen d’établir une bijection mathématique
entre les divers éléments des composantes qui s’y rattachent.
La pauvreté extrême du peuple haitien est avant tout et surtout
un problème de concentration des moyens, des facteurs de
production et des richesses. Elle est la conséquence d’une
anti-démocratie pratiquée par des élites éprises d’un modèle de
société fonctionnant sur fond de monopole. On s’arrange pour que
l’éducation, la formation supérieure soit l’affaire d’une
minorité de la classe moyenne, laquelle se met au service d’un
petit clic detenant la richesse du pays. Et, dans le milieu
politique, ces deux minorités s’allient pour exercer le pouvoir
contre les masses. Il en résulte une conception déformée de la
chose économique nationale et l’instauration d’un
pouvoir-privilège en guise d’un pouvoir-service.
Il faut démocratiser pour casser ces monopoles générateurs
d’inefficience sociale, d’exclusion et d’anti-démocratie. Cette
démocratisation doit être menée de pair avec une stratégie
globale de dépaupérisation visant à un retour, pour les masses,
à la dignité politique, sociale et économique dans un délai
raisonnable. Le plan de développement approprié pour Haiti,
serait celui qui permattra d’articuler harmonieusement,
dépaupérisation, démocratisation et stabilisation. La pauvreté
n’étant que le symptome le plus éloquent de l’anti-démocratie,
il faut croire qu’une vraie politique de démocratisation
permettra de la combattre durablement.
Le lien stabilisation-démocratisation
La liaison démocratisation-stabilisation se pose dans notre
cadre d’analyse comme l’émanation ou la résultante d’une bonne
opération réussie de dépaupérisation et de démocratisation.
Telle que schématisée, cette liaison s’obtient par transitivité
mathématique à partir du lien de causalité opérationnelle
(dépaupérisation-stabilisation) et du lien d’essence
tautologique (dépaupérisation-démocratisation). Bref, en milieu
extrême pauvre, une démocratisation réussie et axée sur des
actions visant la dépaupérisation finira par se traduire par une
stabilisation globale de la société.
En fait, la stabilisation pour soi, comme les Nations Unies
prétendent le faire ne rimera absolument à rien. Le galvaudage
à la mode tend à faire croire que stabilité est égale au
désarmement (armes à feu, armes de guerre) et au nom de cela la
MINUSTAH vient de dépenser la rondelette somme de 550 millions
de dollars. Pourtant, avec ce même montant on pourrait
entreprendre des activités génératrices d’emplois productifs en
faveur des couches défavorisées. Le pays manque
d’infrastructures éducatives, sanitaires et agricoles, pourquoi
se permet-on de dépenser autant d’argent dans des opérations
cosmétiques commes celles entreprises au cours des ept derniers
mois ? Les pseudo-technocrates qui nous dirigent et les experts
de l’ONU savent-ils en quoi consiste une mission de
stabilisation dans un pays caractérisé par de scandaleuses
inégalités et une pauvreté extrême ?
Cette réflexivité stérile (stabilisation pour stabilisation) du
mendat de la MINUSTAH est à l’avantage des experts
internationaux qui veulent utiliser la misère du pays
s’enrichir. La société haitienne, dans sa grande majorité ne
gagnera absolument rien car l’approche utilisée ne permettra
jamais une stabilisation réelle du pays. Il y a lieu de sortir
de ce stéréotype en forçant les responsables et les élites
à assumer leur responsabilité. On doit faire de son mieux pour
renégocier le contenu du mendat de la mission onusienne en Haiti,
en en profitant pour donner une substance à sa mission. La
stabilisation devra être acceptée dans son triple aspect
sociale, économique et politique et la MINUSTAH devra rendre
public un plan d’actions articulé autour de ces trois facettes.
Le gouvernement devra établir des indicateurs permettant de
mesurer périodiquement la performance de la mission et de
produire des recommandations pertinentes auprès du secrétaire
général de l’ONU ou du Conseil de Sécurité. Dans cette optique,
la MINUSTAH se retrouvera face à un devoir de résultats envers
à la société haitienne.
Pour remettre Haiti sur les rails du développement, il ne suffit
pas d’invoquer les dieux néolibéraux et appliquer les vieux
clichés expérimentés en Bolivie, au Nicaragua ou en Afrique
sub-saharienne. Haiti n’a su rien tirer des occupations de 1915
et de 1995, justement à cause de la persistance des occupants
à administrer à l’économie du pays des formules préfabriquées.
Si en 2005, on veut que les choses s’améliorent on devra sortir
des sentiers battus et faire preuve d’un peu d’originalité. Et,
pour ce faire, les élites du pays ne doivent plus se limiter
à tirer leur épingle du jeu, mais s’évertuer à faire des
propositions et à participer activement dans les prises de
décisions en matière de développement. Les occupants ont leur
agenda, c’est normal. Nous autres haitiens devons avoir le nôtre
et celui-ci doit traduire une volonté irrépressible de sortir le
pays du bourbier le plus rapidement possible. Et, c’est une
preuve de patriotisme supérieur, dans cette conjoncture
particulière, de chercher à trouver un juste compromis entre ce
que nous voulons pour le pays et ce que veulent les occupants
dans la défense de leurs intérêts. L’extrême pauvreté réduit
considérablement notre marge de manoeuvre en nous privant des
ressources nécessaires au développement durable du pays et ce
serait suicidaire de notre part de nous replier sur nous-mêmes.
C’est aussi vrai qu’en ces temps de grande détresse, nous avons
l’impression d’avoir tout perdu, mais au moins, rappelons- nous
qu’il nous reste la possibilité de faire preuve d’intelligence.
Donc, manifestons notre intelligence en élaborant des
propositions rationnelles et en oeuvrant à tue-tête pour
qu’elles soient prises en compte. Les élites du pays n’ont pas
droit ni à la passivité ni à la résignation et même si un
quelconque plan viserait à terme leur "disparition" elles
devront disparaitre en luttant et en travaillantÂ…
Contact
golius@excite.com
[1]
Economiste
.............................................
Plagiat - plagiat -
plagiat - plagiat - plagiat - plagiat
Lutte contre la
pauvreté au Tchad : Si on provoquait l’élite tchadienne !
Dr.
Félix Ngoussou
Docteur Honoris
Plagiat
fngoussou@yahoo.fr
Tchadforum.com
L’extrême pauvreté
du Tchad, dans sa dimension monétaire, n’est qu’une des
conséquences
logiques d’un très faible développement économique. Pourtant, il
faudrait se garder de croire que l’accession à un certain niveau
de développement s’accompagnera automatiquement d’une réduction,
dans une juste proportion, du nombre des
pauvres. La raison
tient au fait qu’il existe des politiques qui génèrent des
résultats spectaculaires pour des couches privilégiées des
populations mais qui s’avèrent paupérisantes pour les autres. La
littérature économique actuelle a le vilain défaut de se
focaliser sur les indicateurs de croissance sans se préoccuper
des coûts sociaux de celle-ci. Souvent les économies des pays se
portent mieux tandis que les conditions de vie des populations
s’empirent désespérément.
En fait, à quoi
sert-il d’avoir 0.6% de croissance du PIB (2007) si le nombre de
naufragés économiques dans le pays augmentent dans une
proportion égale ou supérieure ? Les politiques de développement
viables, en vérité, sont celles qui font justice aux populations
en veillant à ne pas prioriser les mesures de l’activité
économique sur celles du bien-être.
La recherche du
développement, dans le contexte d’une extrême pauvreté, met
souvent les décideurs devant un monstrueux dilemme. A partir
d’un certain seuil, la pauvreté génère à profusion tout ce qui
constitue une entrave au développement économique :
l’insécurité, l’instabilité, la dégradation de l’environnement,
le manque criant de ressources humaines etc. On ne peut pas
lutter efficacement contre ces maux sans, en amont, mener une
attaque frontale contre la pauvreté elle-même. Mais, comment
vaincre durablement la pauvreté sans une politique de
développement économique efficace.
La monstruosité de
ce dilemme est telle que les responsables se doivent de se
demander s’il n’existe pas un niveau critique de pauvreté
au-dessus duquel aucun développement n’est possible. Cette
interrogation n’est ni pour arriver au constat de
l’impossibilité où nul n’est tenu, ni pour exonérer les
responsables de leur responsabilité et non plus pour condamner
éternellement les pauvres dans leur extrême misère. Elle est
plutôt un élément motivant pour les élites afin qu’elles ne
laissent pas la situation se détériorer indéfiniment.
Réussir le
développement économique dans un milieu extrêmement pauvre n’est
pas exactement comme faire pousser du riz sur les collines du
Tibesti, mais c’est une entreprise qui comporte de grandes
difficultés que les décideurs ont intérêt à ne pas sous-estimer.
Et, face à ces difficultés, il faut savoir faire preuve
d’intelligence, de pragmatisme et de persévérance.
De l’intelligence,
il le faut pour différencier les interventions à courte vue de
nature palliative de celles qui peuvent produire des effets
durables. Du pragmatisme, il le faut pour faire preuve de
réalisme et rejeter toute forme de patriotisme folklorique car
en situation d’extrême pauvreté, un pays n’a jamais les moyens
de promouvoir son propre développement économique et doit miser
en partie sur une solidarité internationale agissante. Enfin, de
la persévérance, il le faut pour continuer à travailler avec
opiniâtreté, en dépit des critiques destructrices de ceux que
les intérêts personnels ont rendu myopes, car les politiques
viables ne produisent pas souvent les résultats escomptés dans
l’immédiat.
Dans le contexte de
pauvreté extrême, la problématique du développement économique
ne se laisse pas cerner n’importe comment. Sa plus grande
difficulté tient au fait que sa compréhension requiert une
certaine originalité qui ne sont pas toujours à la porté des
décideurs, car elle est le résultat d’un effort soutenu de
réflexion que ces derniers ne sont pas forcément disposés à
faire. En matière de développement, aucun individu ne peut
prétendre, à lui seul, détenir la méthode ou la stratégie
adéquate. C’est un puzzle qui fait intervenir tellement
d’éléments qu’il faut se mettre à mille pour en dégager la
solution.
Dans cette optique,
ce texte n’est qu’une proposition en vue d’alimenter la
réflexion des acteurs, des décideurs et de tous ceux qui sont
intéressés par cette problématique. Elle part de ce postulat :
la pauvreté, dans ses multiples dimensions, ne se combat qu’avec
une combinaison de tout ce qu’elle contribue à détruire ou ne
permet pas de construire. Ceci apparaît paradoxal à première
vue, mais elle est d’une troublante véracité. Par exemple,
N’est-il pas vrai que la pauvreté extrême, avec son cortège
d’effets néfastes, met en péril les investissements ? Pourtant
c’est de l’investissement massif qu’il faut pour la combattre.
D’un autre côté, le mécanisme de fonctionnement des trappes à la
pauvreté peut aider à comprendre la logique qui sous-tend cet
étrange postulat. Comment les paysans et les éleveurs d’un pays
comme le Tchad s’enlisent-t-ils, généralement, dans la
pauvreté ? Exclus et non encadrés, ils vivent uniquement de ce
que leurs lopins de terre ou le vente de leur bétail peuvent
produire. L’importance de leurs productions dépend en grande
partie des aléas saisonniers et des caprices de la nature. Une
insuffisance de pluie entraîne irrémédiablement la perte des
récoltes et pour survivre, les paysans n’ont d’autre choix que
de recourir à la production du charbon de bois. Ce qui entraîne
le déboisement et à moyen terme l’érosion des sols. De plus, le
taux de fertilité des pauvres dans un pays comme le Tchad induit
une croissance démographique qui augmente la pression sur les
ressources existantes, les surfaces cultivables et, par
conséquent, entraîne la baisse continue de la production
agricole. Il en résulte un affaiblissement de l’économie
paysanne et l’enlisement des paysans dans un cercle vicieux de
la pauvreté. Vue de cette manière, que faudrait-il faire pour
sortir la paysannerie tchadienne de la pauvreté ?
Le postulat
ci-dessus fournit un cadre de réflexion assez intéressant sur
cette question. On peut examiner d’autres trappes à la pauvreté
dans les milieux urbains et on pourra toujours faire le même
constat.
Les villages, les
mornes arides et les savanes désolées constituent des espaces de
misère dépourvus de toute forme d’infrastructure. Là, il y a des
gens qui survivent mais ne vivent pas, des gens qui ont une
existence au sein du pays mais pas de citoyenneté. Ce sont des
électeurs mais pas des gens prêts pour la démocratie. A eux
seuls, ils représentent plus de 70 % de la population tchadienne
et ils sont réduits à l’état de minorité par les élites
politique et économique. Leur situation de dénuement extrême
menace l’existence même de la nation. En signe de clairvoyance,
on se doit, donc, de concevoir une stratégie de développement
qui leur rendra leur dignité et leur citoyenneté perdues.
Cette stratégie de
développement doit partir d’une politique systématique de lutte
contre la pauvreté qui peut garantir à terme une stabilisation
de notre société et mettre le pays sous les rails d’un processus
de démocratisation réelle. Elle doit s’articuler autour de trois
axes : Pauvreté/Stabilisation, Pauvreté/ Démocratisation et
Stabilisation/Démocratisation. Stabilisation et Démocratisation
sont à prendre dans leur triple aspect économique, politique, et
social. En tant que tel, la stratégie de développement se
trouvera au coeur d’une problématique à trois dimensions comme
répertorié ci-dessus.
Stabilisation/ Pauvreté
C’est un lien de
causalité opérationnelle, en ce sens qu’une bonne politique de
stabilisation doit nécessairement s’accompagner d’actions visant
une diminution substantielle de la pauvreté. Il n’existe dans le
monde aucun pays abritant une société ayant une proportion de
plus de 70% de pauvres et qui jouit d’une stabilité
sociopolitique ou économique. Stabilité et pauvreté sont deux
choses qui ne font pas bon ménage. Et ce n’est pas un hasard si,
de nos jours, l’instabilité politique est plus criante sur le
continent africain que partout ailleurs. Du reste, la relation
causale entre stabilité et pauvreté suscite des débats, non sous
cet aspect évoqué, mais de préférence sur le sens de la
causalité. Certaines écoles de pensée affirment que c’est la
pauvreté qui engendre l’instabilité, tandis que d’autres disent
le contraire. Il n’y pas d’évidences empiriques permettant de
trancher en faveur de l’une ou l’autre des deux affirmations
opposées, mais ce qui est certain c’est qu’il y a des politiques
économiques qui sont à la fois paupérisantes et de nature à
alimenter les tensions entre les couches sociales, donc,
susceptibles de générer de l’instabilité. Vue sous cet angle,
les décideurs doivent recourir à des politiques économiques qui
permettent de faire d’une pierre deux coups, c’est à -dire de
réduire la pauvreté et de faciliter une certaine détente entre
les diverses composantes de la société par la réduction des
inégalités.
Une politique de
stabilisation priorisant l’aspect économique peut s’avérer
paupérisantes et peut contribuer à alimenter l’instabilité. Sans
recourir à des artifices théoriques, considérant la politique de
stabilisation économique appliquée par les gouvernements
successifs tchadiens depuis plus de 18 ans. Les technocrates
libéraux qui gèrent l’économie du pays se félicitent de
maîtriser l’inflation, de diminuer le déficit budgétaire et de
poser les bases pour un retour à la croissance économique. Mais
à quel prix ? On peut constater que plusieurs milliers de gens
ont perdu leurs emplois (STT, SONASUT, Coton Tchad….) que les
démunis du pays sont livrés à eux-mêmes faute de politique
sociale en leur faveur, qu’on a réduit substantiellement les
dépenses sociales, que des catégories professionnelles comme les
professeurs contractuels n’ont pas droit ni au bonus, ni à douze
mois de salaire. On constate aussi que les impôts directs ont
augmenté de manière fulgurante. De plus, la croissance
économique sans création d’emplois ne peut conduire qu’à
l’augmentation des inégalités dans le pays, alimenter les
frustrations des laissé-pour-compte, provoquer la radicalisation
des positions politiques et, à terme, l’instabilité
sociopolitique.
Pauvreté/
démocratisation
C’est un lien de
causalité de nature tautologique et, dans un sens comme dans
l’autre, il renvoie à un problème d’accessibilité. Lutter contre
la pauvreté c’est ouvrir les voies d’accès à l’exercice du
pouvoir politique, aux espaces de création de richesse, aux
facteurs de production et à la promotion sociale. C’est
combattre la pauvreté monétaire, la pauvreté des conditions de
vie et la pauvreté des capacités. Un vrai processus de
démocratisation doit, dans sa composante politique, poser le
problème de l’institutionnalisation, des formules d’accession au
pouvoir et du principe d’alternance. Dans ses composantes
économique et sociale, il doit résoudre les problèmes relatifs à
l’équité ou à l’égalité des chances et faire la promotion de la
justice sociale et de l’inclusion. Le lien de causalité entre
démocratisation et la lutte contre la pauvreté est tel qu’il y a
même moyen d’établir une bijection mathématique entre les divers
éléments des composantes qui s’y rattachent.
La pauvreté extrême
du peuple tchadien est avant tout et surtout un problème de
concentration des moyens, des facteurs de production et des
richesses. Elle est la conséquence d’une anti-démocratie
pratiquée par des élites éprises d’un modèle de société
fonctionnant sur fond de monopole. On s’arrange pour que
l’éducation, la formation supérieure, la gestion des ressources
du Tchad soit l’affaire d’une minorité de la classe moyenne,
laquelle se met au service d’un petit clic détenant la richesse
du pays. Et, dans le milieu politique, ces deux minorités
s’allient pour exercer le pouvoir contre la masse. Il en résulte
une conception déformée de la chose économique nationale et
l’instauration d’un « pouvoir privilège » en guise d’un
« pouvoir service ».
Il faut démocratiser
pour casser ces monopoles générateurs d’inefficience sociale,
d’exclusion et d’anti-démocratie. Cette démocratisation doit
être menée de pair avec une stratégie globale de lutte contre la
pauvreté visant à un retour, pour la masse, à la dignité
politique, sociale et économique dans un délai raisonnable. Le
plan de développement approprié pour le Tchad, serait celui qui
permettrait d’articuler harmonieusement, la lutte contre la
pauvreté, la démocratisation et la stabilisation. La pauvreté
n’étant que le symptôme le plus éloquent de l’anti-démocratie,
il faut croire qu’une vraie politique de démocratisation
permettra de la combattre durablement.
Stabilisation/Démocratisation
La liaison
démocratisation/ stabilisation se pose dans notre cadre
d’analyse comme l’émanation ou la résultante d’une bonne
opération réussie de la lutte contre la pauvreté et la recherche
de la démocratisation. Cette liaison s’obtient par transitivité
mathématique à partir du lien de causalité opérationnelle (Lutte
contre la pauvreté/stabilisation) et du lien d’essence
tautologique (Lutte contre la pauvreté/démocratisation). Bref,
en milieu extrême pauvreté, une démocratisation réussie et axée
sur des actions visant la lutte contre la pauvreté finira par se
traduire par une stabilisation globale de la société.
En fait, la
stabilisation politique, économique et sociale pour soi, comme
les Nations Unies prétendent le faire ne rimera absolument à
rien. Le galvaudage à la mode tend à faire croire que stabilité
est égale au désarmement (armes à feu, armes de guerre) et au
nom de cela l’Union Européenne par la mission de l’Eufor vient
de dépenser une bonne rondelette somme d’Euro à l’Est du Tchad
sans résultats. Pourtant, avec ce même montant on pourrait
entreprendre des activités génératrices d’emplois productifs en
faveur des couches défavorisées. Le pays manque
d’infrastructures éducatives, sanitaires et agricoles, pourquoi
se permet-on de dépenser autant d’argent dans des opérations
cosmétiques comme celles entreprises au cours des deux dernières
années ? Les technocrates qui nous dirigent et les experts de
l’ONU et ceux de l’Union Européenne savent-ils en quoi consiste
une mission de stabilisation dans un pays caractérisé par de
scandaleuses inégalités et une pauvreté extrême ?
Cette réflexivité
stérile stabilisation pour stabilisation du mandat de l’Eufor
est à l’avantage des experts internationaux comme les Bernard
Kouchner et autres qui veulent utiliser la misère du pays pour
s’enrichir. La société tchadienne, dans sa grande majorité ne
gagnera absolument rien car l’approche utilisée ne permettra
jamais une stabilisation réelle du pays. Il y a lieu de sortir
de ce stéréotype en forçant les responsables et les élites à
assumer leur responsabilité. On doit faire de son mieux pour
renégocier le contenu du mandat de la mission onusienne au
Tchad, en en profitant pour donner une substance à sa mission.
La stabilisation devra être acceptée dans son triple aspect
sociale, économique et politique et l’Union Européenne comme les
Nations Unies doivent rendre public un plan d’actions articulé
autour de ces trois facettes. Le gouvernement devrait établir
des indicateurs permettant de mesurer périodiquement la
performance de la mission et de produire des recommandations
pertinentes auprès du secrétaire général de l’ONU ou du Conseil
de Sécurité. Dans cette optique, l’Eufor ou son remplaçant se
retrouverait face à un devoir de résultats envers à la société
tchadienne.
Pour remettre le
Tchad sur les rails du développement, il ne suffit pas
d’invoquer les dieux néolibéraux et appliquer les vieux clichés
expérimentés au Rwanda, au Congo ou au Libéria. Le Tchad n’a su
rien tirer des occupations des différentes opérations Françaises
de 1960 à nos jours, justement à cause de la persistance des
occupants à administrer à l’économie du pays des formules
préfabriquées. Si en 2010, on veut que les choses s’améliorent
on devra sortir des sentiers battus et faire preuve d’un peu
d’originalité. Et, pour ce faire, les élites du pays ne doivent
plus se limiter à tirer leur épingle du jeu, mais s’évertuer à
faire des propositions et à participer activement dans les
prises de décisions en matière de développement. Les occupants
ont leur agenda, c’est normal. Nous autres tchadiens devons
avoir le nôtre et celui-ci doit traduire une volonté
irrépressible de sortir le pays du bourbier le plus rapidement
possible. Et, c’est une preuve de patriotisme supérieur, dans
cette conjoncture particulière, de chercher à trouver un juste
compromis entre ce que nous voulons pour le pays et ce que
veulent les occupants dans la défense de leurs intérêts.
L’extrême pauvreté
réduit considérablement notre marge de manoeuvre en nous privant
des ressources nécessaires au développement durable du pays et
ce serait suicidaire de notre part de nous replier sur
nous-mêmes. C’est aussi vrai qu’en ces temps de grande détresse,
nous avons l’impression d’avoir tout perdu, mais au moins,
rappelons- nous qu’il nous reste la possibilité de faire preuve
d’intelligence. Donc, manifestons notre intelligence en
élaborant des propositions rationnelles et en oeuvrant à
tue-tête pour qu’elles soient prises en compte. Les élites du
pays n’ont pas droit ni à la passivité ni à la résignation et
même si un quelconque plan viserait à terme leur disparition
elles devront disparaître en luttant et en travaillant pour le
bien-être du Tchad.
Dr.
Félix Ngoussou
fngoussou@yahoo.fr
Tchadforum.com
DEUXIÈME PLAGIAT D'UN DEUXIÈME
ARTICLE DU DR FÉLIX NGOUSSOU, ENCORE LUI !!!
AVEC DES PREUVES RIGOUREUSES À
L’APPUI COMME LES PRÉMIÈRES.
Toujours déçus ?
Vous le serez. Horrifiés? Vous le serrez. Mort de rire? Vous le
serez également. Il ne s’agit pas d’un même article que je
reprends pour attirer l’attention. Il s’agit bien d’un autre
article écrit par un autre auteur mais toujours copié sur le
même site sur lequel notre grand Dr. Félix Ngoussou nous
mystifie depuis tant d’années. Je vous invite donc à rire avec
moi, pas de notre frère le Dr. Félix Ngoussou mais plutôt de ses
plagiats. À ma première mention de son plagiat, Félix a tenté
de me mystifier en se faisant passer l’économiste Gary Olius
disant que Félix était son étudiant et que ce plagiat était
autorisé. Félix a accepté pour ce faire d’être un petit élève
comme nous autres. Je promets que je vais vous préciser, à la
fin de ma démonstration de plagiat, le lien direct de l’article
dont Félix a entièrement plagié. Pour moi, c’est pour vous
montrer que ce n’est pas une attaque méchante contre Dr Félix
Ngoussou mais une condamnation de plagiat et non de l’individu
qui est après tout notre frère. Dans le lien que je promets,
vous trouverez l’article original dont le titre est « Plaidoyer
pour un autre État en Haïti ». Il a été écrit par
Guy-Robert Saint-Cyr et soumis au site www.AlterPresse.com le
14 septembre 2005.
Mr Félix
Ngoussou lui a titré : « Etat
tchadien, de quel Etat parle-t-on ?» publié dans
votre plume sur tchadactuel le 24 février 2009. Sûrement,
d’autres sites tchadiens l’ont aussi publié mais peu importe, il
s’agit d’un même plagiat.
Passons à la démonstration du 2e
article successif plagié par Mr Félix Ngoussou.
Mr
Guy_Rober Saint-Cyr a écrit en 2005 :
Les analystes, les intellectuels et les observateurs avisés des
réalités haïtiennes n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme
sur le cas d’Haïti. Les données les plus pessimistes ont
été avancées pour mettre en garde la société contre une possible
disparition d’Haïti en tant qu’Etat-nation.
Mr
Félix Ngoussou prétend écrire en 2009 :
Les
analystes, les intellectuels et les observateurs avisés des
réalités tchadiennes n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme
sur le cas du Tchad. Les données les plus pessimistes ont
été avancées pour mettre en garde la société contre une possible
disparition du Tchad en tant qu’Etat-nation.
Mes
humbles remarques :
Notre frère Félix
Ngoussou a adapté totalement l’article au Tchad avec un très
grand effort intellectuel d’un docteur en remplaçant le nom du
pays Haïti par notre pays tant aimé le Tchad. Merci beaucoup
docteur.
Mr
Guy_Rober Saint-Cyr a écrit en 2005 :
Mais, pour faire une analyse beaucoup plus sommaire, on peut
avancer l’idée que c’est sous les gouvernements dictatoriaux des
Duvalier et Aristide, que la décomposition de l’Etat
s’est accélérée. Des études ont été faites ici et ailleurs pour
démontrer à quel point ces deux dictatures populistes
sanguinaires et corrompues du vingtième siècle ont saigné le
pays. Ce qui nous intéresse, c’est comment sortir de cet
héritage lourd de conséquences.
Mr
Félix Ngoussou prétend écrire en 2009 :
Mais, pour faire une analyse beaucoup plus sommaire, on peut
avancer l’idée que c’est sous les gouvernements dictatoriaux des
différents régimes tchadiens, que la décomposition de
l’Etat s’est accélérée laissant un doute sur l’existence de
la nation. Des études ont été faites ici et ailleurs pour
démontrer à quel point ces dictatures sanguinaires et corrompues
du vingtième siècle ont saigné le pays. Ce qui nous intéresse
dans cet article, c’est comment sortir de cet héritage lourd de
conséquences.
Mes
humbles remarques :
Là, mon frère Félix
Ngoussou a fait un très grand effort intellectuel. Il a failli
ajouter toute une phrase complète dans cette reprise. Bravo..
Mr
Guy_Rober Saint-Cyr a écrit en 2005 :
L’Etat est un concept parmi tant d’autres, donc sans
représentation matérielle. Cependant, ce concept-là a tellement
été évoqué, il est devenu si courant, que lorsqu’on en parle, on
a le sentiment d’avoir affaire à un être fait de chair et de
sang, doté de raison. Cela dit, le concept n’est pas pour autant
aussi vieux que le monde. Il apparaît même après la constitution
des sociétés politiques, ces sociétés que l’on distinguait selon
la forme de leur gouvernement depuis la Grèce antique :
République, Royauté, Principauté. Marsile de Padoue, au XIVème
siècle, a parlé des caractéristiques de l’Etat sans le nommer.
Mr
Félix Ngoussou prétend écrire en 2009 :
L’Etat est un concept parmi tant d’autres, donc sans
représentation matérielle. Cependant, ce concept-là a tellement
été évoqué, il est devenu si courant, que lorsqu’on en parle, on
a le sentiment d’avoir affaire à un être fait de chair et de
sang, doté de raison. Cela dit, le concept n’est pas pour autant
aussi vieux que le monde. Il apparaît même après la constitution
des sociétés politiques, ces sociétés que l’on distinguait selon
la forme de leur gouvernement depuis la Grèce antique :
République, Royauté, Principauté. Marsile de Padoue, au XIVème
siècle, a parlé des caractéristiques de l’Etat sans le nommer.
Mes
humbles remarques :
Notre frère Félix Ngoussou est épuisé de son effort qui a failli
introduire une phrase complète dans la portion précédemment
plagiée de l’article de Mr Guy_Rober Saint-Cyr. Mr Félix a cessé
de faire travailler sa tête et a fait travailler ses doigts à la
place pour copier. Je dis quand même bravo. Les doigts pour
copier ont aussi leurs mérites. Un effort de ce genre là va-t-il
changer le Tchad ? Je vous laisse continuer la lecture deux
articles dont je vous propose les deux liens. Parce que si je
continue, vous lirez une seule lecture deux articles. Ce qui
vous de vous des êtres surnaturels. AHAHAHAHAHAHAH. Est-ce que
je ne mérite, moi, un prix de découverte 2009 au Tchad ?
AHAHAHAHAHAH Non, je ne mérite rien. Pour moi, ce n’est pas non
un effort intellectuel qui fait une différence pour mériter un
prix. Ce n’est qu’au nom de l’honnêteté intellectuelle que je
vous invite à rire avec moi parce que j’avais ri beaucoup tout
seul. Aussi, je fais ça parce que je profite des vacances.
A
la fin, notre frère Félix Ngoussou a pris le soin et s’est
assuré que les signatures soient bien différentes :
Guy-Robert
Saint-Cyr, E-mail :
saintcyr24yahoo.fr
Pour :
Dr. Félix
Ngoussou , Representant du RFC-USA
VOICI LE LIEN DE L’ARTICLE ORIGINAL QUE JE VOUS AI PROMIS :
http://www.alterpresse.org/spip.php?article3297
Si vous avez de
doute, questions ou quoi que ce soit ou que ce lien ne
fonctionne pas, contactez-moi. Je vous fournirai les preuves que
vous souhaitez.
Pour Félix,
voici sur les sites tchadiens :
http://www.tchadactuel.com/plume.php?2009/02/24/522-etat-tchadien-de-quel-etat-parle-t-on
MAHAMAT A.
MAHAMAT
mahamatleverificateur@yahoo.fr
Le
travail authentique
Plaidoyer pour
un autre État en Haïti
vendredi 23
septembre 2005
Débat
Par Guy-Robert
Saint-Cyr
Soumis a
AlterPresse le 14 septembre 2005
« Celui qui
vient au monde pour ne rien troubler
ne mérite ni égards ni patience. »
René Char
Les analystes,
les intellectuels et les observateurs avisés des
réalités haïtiennes n’ont cessé de tirer la
sonnette d’alarme sur le cas d’Haïti. Les
données les plus pessimistes ont été avancées
pour mettre en garde la société contre une
possible disparition d’Haïti en tant
qu’Etat-nation. Ces jours-ci, il devient une
banalité d’affirmer que tout va mal en Haïti.
Certains ont même prôné la non existence de
l’Etat haïtien. Tous ces raisonnements se
fondent sur un constat : la crise permanente de
l’Etat. Sauveur-Pierre Etienne, dans une thèse
de doctorat soutenue cette année, a même fait
remonter la genèse de cette crise au Traité de
Ryswick, c’est-à -dire très longtemps avant
l’indépendance nationale.
Mais, pour faire
une analyse beaucoup plus sommaire, on peut
avancer l’idée que c’est sous les gouvernements
dictatoriaux des Duvalier et Aristide, que la
décomposition de l’Etat s’est accélérée. Des
études ont été faites ici et ailleurs pour
démontrer à quel point ces deux dictatures
populistes sanguinaires et corrompues du
vingtième siècle ont saigné le pays. Ce qui nous
intéresse, c’est comment sortir de cet héritage
lourd de conséquences.
En effet,
l’année 2005 est l’année électorale pour la
présidentielle, les législatives et les
municipales. Comme dans tous les pays du monde,
les campagnes électorales haïtiennes constituent
pour les partis politiques l’occasion de se
faire connaître et de proposer leurs projets de
société à la nation. Selon un décompte partiel,
le Conseil Electoral Provisoire (CEP) aurait
enregistré plus d’une cinquantaine de candidats
à l’élection présidentielle et plus d’une
quarantaine de partis politiques pour les autres
niveaux.
à€ notre avis,
cette inflation de candidatures, si l’on ose
s’exprimer ainsi, est un indicateur significatif
du sens patriotique des hommes politiques
haïtiens. Ils veulent tous apporter leurs
expériences et leurs compétences dans la lutte
pour le changement de l’Etat haïtien. C’est très
logique, dans cette période de transition, qu’il
y ait autant de candidats et de partis voulant
briguer des postes électifs. Ils ne sont pas
dupes, ils sont tous conscients de ce qui les
attend une fois élus. D’ailleurs vouloir faire
de la politique dans ce contexte où les
problèmes représentent de véritables nœuds
gordiens, relèvent d’un sens patriotique très
aigu. Espérons simplement que ce patriotisme les
guidera à changer cet Etat archaïque en un
véritable Etat moderne.
Etat, quel
Etat ?
L’Etat est un
concept parmi tant d’autres, donc sans
représentation matérielle. Cependant, ce
concept-là a tellement été évoqué, il est devenu
si courant, que lorsqu’on en parle, on a le
sentiment d’avoir affaire à un être fait de
chair et de sang, doté de raison. Cela dit, le
concept n’est pas pour autant aussi vieux que le
monde. Il apparaît même après la constitution
des sociétés politiques, ces sociétés que l’on
distinguait selon la forme de leur gouvernement
depuis la Grèce antique : République, Royauté,
Principauté. Marsile de Padoue, au XIVème
siècle, a parlé des caractéristiques de l’Etat
sans le nommer.
C’est avec
l’émergence des nationalismes européens au
XVIème siècle que le terme apparaît. Machiavel,
dans « Le Prince », en parle le tout premier en
ces termes : « Toutes les dominations qui ont eu
ou ont autorité sur les hommes sont des Etats ».
C’est cette définition de Machiavel qui nous
intéresse, car avoir autorité sur les hommes
exigerait d’avoir une organisation politique et
administrative pour les gérer. C’est précisément
cette absence d’organisation qui constitue,
à nos yeux, la crise de l’Etat haïtien.
On doit se poser
la question clairement : pourquoi l’Etat
haïtien, de tous les Etats de la Caraïbe, est-il
le plus frappé par la crise de l’Etat ? Faut-il
expliquer cette situation par des déterminismes
géographiques, historiques, biologiques ? Les
observateurs les plus objectifs estiment que le
pays est celui sur lequel le sort s’acharne le
plus : pauvreté endémique, cataclysmes naturels,
coups d’Etat, violence de toutes sortes. C’est
ainsi qu’on arrive à la conclusion que les
premiers penseurs, dans leur définition de
l’Etat, ont omis une condition essentielle : une
potentialité à survivre sinon à vivre.
Lorsqu’on
observe l’évolution de l’Etat en Haïti, on
s’aperçoit très vite qu’il ne suffit pas d’avoir
un territoire, une population, un pouvoir
politique, pour avoir un Etat ; il faut aussi
que cette entité aspirant aux prérogatives de
l’Etat aient les possibilités naturelles,
économiques non seulement de faire vivre la
population mais de lui donner le sentiment d’un
devenir collectif. Goethe ne disait-il pas que
nous sommes tous des êtres collectifs ? Et pour
avoir ce sentiment de vivre collectivement, il
nous faut un véritable projet de société, un
projet de société basé sur le respect des droits
de la personne, sur la démocratie, sur la bonne
gouvernance, sur la lutte contre l’impunité et
sur le développement durable.
Pour un
véritable projet de société.
Face aux
gabegies de toutes sortes, face aux problèmes
multiples et surtout face à la mal gouvernance
qui caractérisent l’Etat haïtien depuis au moins
les quarante dernières années, la population
réclame à cor et à cri de ses dirigeants un
véritable projet de société prenant en compte
les différentes problématiques qui hypothèquent
l’avenir de la nation.
Ce projet de
société doit être le fruit de solides réflexions
sur les principaux maux qui rongent la nation.
Ainsi, il devrait prendre en considération le
problème de mal gouvernance qui constitue une
véritable pierre d’achoppement pour Haïti
lorsqu’il s’agit de traiter avec les bailleurs
de fonds internationaux. En réglant ce problème,
on couperait court à ce prétexte maintes fois
répété selon lequel le pays serait incapable
d’absorber et de gérer l’aide publique au
développement que lui octroient les institutions
financières internationales.
Tout projet de
société viable doit comporter des programmes de
lutte contre la pauvreté. Actuellement, il
s’agit du problème le plus grave que connaît
Haïti. La grande majorité de la population est
au chômage ou essaie de survivre dans le
sous-emploi. Cette pauvreté criante constitue
une véritable bombe à retardement. Ce n’est donc
pas un hasard que les bandits qui semaient la
terreur au pays il y a à peine quelques mois en
pillant, incendiant, tuant et violant avaient en
vain essayé de justifier socialement leurs actes
dégoûtants et répréhensifs arguant que c’est la
misère qui les pousse à agir ainsi. Le pays ne
sera jamais de tout repos si l’on n’accorde pas
la priorité à ce grave problème qu’est la
pauvreté.
La question de
la gestion du territoire doit être étudiée avec
le plus grand sérieux dans tout projet de
société digne de ce nom. En effet, on doit en
finir avec ce centralisme à outrance de l’Etat
haïtien. Il est inacceptable que toutes les
activités de la République soient concentrées
à Port-au-Prince. En ce sens, le concept de
décentralisation, qui est d’ailleurs prévu dans
la constitution, revêt toute son importance.
S’il est difficile de le mettre en pratique
comme l’ont réclamé les législateurs, procédons
d’abord par ce qu’il est convenu d’appeler la
décentralisation technique. Par ce procédé,
l’Etat reconnaîtrait une sphère d’activité
spécifique à un de ses organismes publics, et
qu’il lui reconnaîtrait la personnalité morale
pour gérer ses affaires. Ce service deviendrait
un démembrement de l’Etat et serait soumis à un
contrôle de tutelle. C’est cette formule que
l’on appelle la déconcentration.
Les problèmes
éthiques ne devraient pas être non plus exclus
d’un véritable projet de société. Plusieurs
politiciens en campagne électorale ont avancé
avec justesse l’idée d’une réconciliation
nationale. Certains l’auraient même inscrite
dans leurs projets de société. Les observateurs
les plus lucides sont d’avis qu’il s’agit d’un
passage obligé pour une vie collective saine. Ce
qu’il faudrait toutefois rappeler à ces
politiciens, c’est que la réconciliation
nationale réelle et vraie doit être le fruit
d’un processus. Autrement énoncé, il serait
indécent de parler sérieusement de
réconciliation nationale sans poser
préalablement le problème de jugement et de
pardon. Ce n’est certainement pas quelque chose
qu’on peut décréter à la légère. Il y a eu mort
d’hommes. Des familles entières ont été ruinées.
La réconciliation est un mot trop symbolique
pour le galvauder. On peut forcer les gens
à tout faire, sauf à se réconcilier s’ils ne le
souhaitent pas. Les plaies sont trop vives. De
toute façon, on sait, selon cette idée de Hannah
Arendt, qu’on ne peut pas légiférer sur la
conscience des individus. La réconciliation est
souhaitable, mais suivons d’abord les étapes
susceptibles de nous y amener.
En somme, ce que
nous essayons de dire, c’est qu’un Etat doit
être construit avec des idées clairement émises
et des programmes d’exécution très bien
élaborés. On ne construit pas un pays par coups
de slogans. Evitons de prendre un candidat pour
une quelconque chance qui passe ou encore une
quelconque chance à prendre. Il faut cesser de
jouer au dé avec le pays. Ces approches
populistes ne nous amèneront nulle part. On sait
ce que cela a donné : la destruction quasi
complète de l’Etat haïtien déjà agonisant et la
paupérisation accélérée des principales villes
du pays. Oeuvrons pour un véritable projet de
société et un changement radical de l’Etat.
© Guy-Robert
Saint-Cyr,
E-mail :
saintcyr24yahoo.fr
Plagiat - plagiat -
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Etat
tchadien, de quel Etat parle-t-on ?
Félix Ngoussou Ramadan
Docteur Honoris Plagiat
Les
analystes, les intellectuels et les
observateurs avisés des réalités tchadiennes
n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme
sur le cas du Tchad. Les données les plus
pessimistes ont été avancées pour mettre en
garde la société contre une possible
disparition du Tchad en tant qu’Etat-nation.
Ces jours-ci, il devient une banalité
d’affirmer que tout va mal au Tchad.
Certains frères et amis ont même prôné la
non existence de la Nation dans un débat
passionné sur Librafrique.com. Tous ces
raisonnements se fondent sur un constat : la
crise permanente de l’Etat et l’amour que
chacun de nous a pour le Tchad.
Mais, pour faire une analyse beaucoup plus
sommaire, on peut avancer l’idée que c’est
sous les gouvernements dictatoriaux des
différents régimes tchadiens, que la
décomposition de l’Etat s’est accélérée
laissant un doute sur l’existence de la
nation. Des études ont été faites ici et
ailleurs pour démontrer à quel point ces
dictatures sanguinaires et corrompues du
vingtième siècle ont saigné le pays. Ce qui
nous intéresse dans cet article, c’est
comment sortir de cet héritage lourd de
conséquences.
En
effet, l’année 2011 est l’année électorale
pour la présidentielle, les législatives et
les municipales. Comme dans tous les pays du
monde, les campagnes électorales tchadiennes
constituent pour les partis politiques
l’occasion de se faire connaître et de
proposer leurs projets de société à la
nation. Bientôt, la Commission Electorale
Nationale et Indépendante aura enregistré
plus d’une vingtaine de candidats à
l’élection présidentielle et plus d’une
quarantaine de partis politiques pour les
autres niveaux si d’occasion les
politico-armés et le gouvernement reviennent
aux meilleurs sentiments.
A
notre avis, cette inflation de candidatures,
si l’on ose s’exprimer ainsi, est un
indicateur significatif du sens patriotique
des hommes politiques tchadiens. Ils veulent
tous apporter leurs expériences et leurs
compétences dans la lutte pour le changement
de la nation tchadienne. C’est très logique,
dans cette période de transition, qu’il y
ait autant de candidats et de partis voulant
briguer des postes électifs. Ils ne sont pas
dupes, ils sont tous conscients de ce qui
les attend une fois élus. D’ailleurs vouloir
faire de la politique dans ce contexte où
les problèmes représentent de véritables
nœuds gordiens, relève d’un sens patriotique
très aigu. Espérons simplement que ce
patriotisme les guidera à changer cet Etat
archaïque en un véritable Etat moderne.
Etat, quel Etat ?
L’Etat est un concept parmi tant d’autres,
donc sans représentation matérielle.
Cependant, ce concept-là a tellement été
évoqué, il est devenu si courant, que
lorsqu’on en parle, on a le sentiment
d’avoir affaire à un être fait de chair et
de sang, doté de raison. Cela dit, le
concept n’est pas pour autant aussi vieux
que le monde. Il apparaît même après la
constitution des sociétés politiques, ces
sociétés que l’on distinguait selon la forme
de leur gouvernement depuis la Grèce
antique : République, Royauté, Principauté.
Marsile de Padoue, au XIVème siècle, a parlé
des caractéristiques de l’Etat sans le
nommer.
C’est avec l’émergence des nationalismes
européens au XVIème siècle que le terme
apparaît. Machiavel, dans « Le Prince », en
parle le tout premier en ces termes :
« Toutes les dominations qui ont eu ou ont
autorité sur les hommes sont des Etats ».
C’est cette définition de Machiavel qui nous
intéresse, car avoir autorité sur les hommes
exigerait d’avoir une organisation politique
et administrative pour les gérer. C’est
précisément cette absence d’organisation qui
constitue, à nos yeux, la crise de l’Etat
tchadien que l’on assimile à la non
existence de la Nation tchadienne.
On
doit se poser la question clairement :
pourquoi l’Etat tchadien, de tous les Etats
de l’Afrique, est-il le plus frappé par la
crise de l’Etat ? Faut-il expliquer cette
situation par des déterminismes
géographiques, historiques, biologiques ?
Les
observateurs les plus objectifs estiment que
le pays est celui sur lequel le sort
s’acharne le plus : pauvreté endémique,
cataclysmes naturels, coups d’Etat, violence
de toutes sortes. C’est ainsi qu’on arrive à
la conclusion que les premiers penseurs,
dans leur définition de l’Etat, ont omis une
condition essentielle : une potentialité à
survivre sinon à vivre.
Lorsqu’on observe l’évolution de l’Etat
tchadien, on s’aperçoit très vite qu’il ne
suffit pas d’avoir un territoire, une
population, un pouvoir politique, pour avoir
un Etat ; il faut aussi que cette entité
aspirant aux prérogatives de l’Etat aient
les possibilités naturelles, économiques non
seulement de faire vivre la population mais
de lui donner le sentiment d’un devenir
collectif. Goethe ne disait-il pas que nous
sommes tous des êtres collectifs ? Et pour
avoir ce sentiment de vivre collectivement,
il nous faut un véritable projet de société,
un projet de société basé sur le respect des
droits de la personne, sur la démocratie,
sur la bonne gouvernance, sur la lutte
contre l’impunité et sur le développement
durable.
Pour un véritable projet de société.
Face aux gabegies de toutes sortes, face aux
problèmes multiples et surtout face à la mal
gouvernance qui caractérisent l’Etat
tchadien depuis au moins les quarante
dernières années, la population réclame à
cor et à cri de ses dirigeants un véritable
projet de société prenant en compte les
différentes problématiques qui hypothèquent
l’avenir de la nation.
Ce
projet de société doit être le fruit de
solides réflexions sur les principaux maux
qui rongent la nation. Ainsi, il devrait
prendre en considération le problème de mal
gouvernance qui constitue une véritable
pierre d’achoppement pour le Tchad lorsqu’il
s’agit de traiter avec les bailleurs de
fonds internationaux. En réglant ce
problème, on couperait court à ce prétexte
maintes fois répété selon lequel le pays
serait incapable d’absorber et de gérer
l’aide publique au développement que lui
octroient les institutions financières
internationales.
Tout projet de société viable doit comporter
des programmes de lutte contre la pauvreté.
Actuellement, il s’agit du problème le plus
grave que connaît le Tchad. La grande
majorité de la population est au chômage ou
essaie de survivre dans le sous-emploi.
Cette pauvreté criante constitue une
véritable bombe à retardement. Ce n’est donc
pas un hasard que les bandits qui semaient
la terreur au pays il y a à peine deux
décennies en pillant, incendiant, tuant et
violant avaient en vain essayé de justifier
socialement leurs actes dégoûtants et
répréhensifs arguant que c’est la recherche
de la démocratie en dehors de l’Or et de
l’Argent qui les pousse à agir ainsi. Le
pays ne sera jamais de tout repos si l’on
n’accorde pas la priorité à ce grave
problème qu’est la pauvreté.
La
question de la gestion du territoire doit
être étudiée avec le plus grand sérieux dans
tout projet de société digne de ce nom. En
effet, on doit en finir avec ce centralisme
à outrance de l’Etat tchadien. Il est
inacceptable que toutes les activités de la
République soient concentrées à N’djaména.
En
ce sens, le concept de décentralisation, qui
est d’ailleurs prévu dans la constitution,
revêt toute son importance. S’il est
difficile de le mettre en pratique comme
l’ont réclamé les législateurs, procédons
d’abord par ce qu’il est convenu d’appeler
la décentralisation technique. Par ce
procédé, l’Etat reconnaîtrait une sphère
d’activité spécifique à un de ses organismes
publics, et qu’il lui reconnaîtrait la
personnalité morale pour gérer ses affaires.
Ce service deviendrait un démembrement de
l’Etat et serait soumis à un contrôle de
tutelle. C’est cette formule que l’on
appelle la déconcentration.
Les
problèmes éthiques ne devraient pas être non
plus exclus d’un véritable projet de
société. Plusieurs politiciens en campagne
électorale ou en quête du pouvoir par les
armes ont avancé avec justesse l’idée d’une
réconciliation nationale. Certains
l’auraient même inscrite dans leurs projets
de société. Les observateurs les plus
lucides sont d’avis qu’il s’agit d’un
passage obligé pour une vie collective
saine. Ce qu’il faudrait toutefois rappeler
à ces politiciens, c’est que la
réconciliation nationale réelle et vraie
doit être le fruit d’un processus. Autrement
énoncé, il serait indécent de parler
sérieusement de réconciliation nationale
sans poser préalablement le problème de
jugement et de pardon. Ce n’est certainement
pas quelque chose qu’on peut décréter à la
légère. Il y a eu mort d’hommes. Des
familles entières ont été ruinées. La
réconciliation est un mot trop symbolique
pour le galvauder. On peut forcer les gens à
tout faire, sauf à se réconcilier s’ils ne
le souhaitent pas. Les plaies sont trop
vives. De toute façon, on sait, que l’on ne
peut pas légiférer sur la conscience des
individus. La réconciliation est
souhaitable, mais suivons d’abord les étapes
susceptibles de nous y amener.
En
somme, ce que nous essayons de dire, c’est
qu’un Etat doit être construit avec des
idées clairement émises et des programmes
d’exécution très bien élaborés. On ne
construit pas un pays par coups de slogans.
Evitons de prendre un candidat pour une
quelconque chance qui passe ou encore une
quelconque chance à prendre. Il faut cesser
de jouer au dé avec le pays. Ces approches
populistes ne nous amèneront nulle part. On
sait ce que cela a donné : la destruction
quasi complète de l’Etat tchadien déjà
agonisant et la paupérisation accélérée des
principales villes du pays. Œuvrons pour un
véritable projet de société et un changement
radical de l’Etat.
Ce
que nous demandons pour le Tchad, c’est
avant tout un gouvernement de sauvegarde
nationale et de salut public nécessaire pour
propulser un nouvel élan sous la supervision
d’un authentique président de dialogue
respectueux de la parole donnée. C’est aussi
un gouvernement d’hommes compétents et
honnêtes. C’est enfin la laïcité pour que
les tchadiens puissent vivre unis dans le
respect de la diversité et dans le cadre de
la liberté, l’égalité et la fraternité.
C’est seulement ainsi que les fils du Tchad
seront tous indistinctement légitimés parce
qu’un gouvernement consciencieux va
s’évertuer à leur donner du travail pour que
chacun puisse subvenir régulièrement à ses
besoins essentiels dans une société de
partage sans collectivisme.
Ce
serait dommage de ne pas choisir ou élire en
2011 un président de gauche susceptible
d’accorder une grande attention aux valeurs
républicaines et de catalyser un grand
sursaut d’émancipation nationale pour sortir
le pays de son impasse politique, économique
et sociale.
Travaillons à barrer la route aux militants
archaïques qui masquent leur incompétence
dans un discours décousu anti-institution et
anti-élection. En théorie, ils ont une
approche collectiviste inadaptée à la
réalité locale et aux égoïsmes instinctuels
tant individuels que collectifs. Leur projet
politique incohérent conduirait le pays à
une collectivisation de la misère qui
empirerait les conditions de vie de toutes
les couches sociales. Certains d’entre eux
font siennes des expériences qui ont vite
atteint leurs limites parce que négligeant
trop souvent l’humain à travers des
dictatures aussi détestables que celles des
années sombres du Tchad. En effet, le Tchad
n’a pas aujourd’hui le minimum de structures
économiques nécessaire à une aventure
communiste au sens strict.
La
solution du problème tchadien suppose des
réformes par étape dans tous les domaines.
Les hommes politiques de la gauche
démocratique sont les mieux placés pour
tenter une véritable alternative politique,
économique et sociale. À vrai dire, ils
seront aussi impuissants que les autres si
la conviction leur faisait défaut et s’ils
étaient incapables de proposer aux autres
secteurs politiques du pays une franche
dynamique de sauvegarde nationale et de
salut public pour relever le défi tchadien.
Dans tous les cas, l’institutionnalisation
et l’organisation du pays sont des
préalables que devra garantir tout candidat
à la présidence qui se propose de changer le
Tchad en luttant contre la corruption et
l’insécurité ; en créant des richesses à
répartir justement.
La
mobilisation de tous les tchadiens pour la
victoire de la paix sur la violence portera
à la présidence un véritable homme de gauche
ancré dans ses convictions et voulant
changer le Tchad dans le cadre d’un large
consensus national.
Dr. Félix Ngoussou
Representant du RFC-USA
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