Hymne national
     Le pays
     Constitution
     Assemblée
     Gouvernement
     Opposition
     Tourisme
     Art & Culture
     Musique
     Sports
     Cuisine
     Images du Tchad

     Éditorial
     Actualité
     Interview
     Forums
     Salon d'entreprises
     Emploi
     Annonces
     Sahibi
     Poésie
     Livre d'or
     Archives
     Groupe ialtchad


 

  Opinion 

IALTCHAD OPINION 
« Encore une année qui s’en va pour le Tchad. »

Par Christophe KoulyoArticle paru le 20 décembre 2004, Ialtchad Presse


« Encore une année qui s’en va pour le Tchad. »

Encore une année s’achève aussi pour notre pays ! Mais, encore une fois de plus, l’on n’aura pas noté d’avancée significative sur les plans politique, social et infrastructurel.

Sur le plan politique, le pouvoir en place continue à tout monopoliser : la présidence de la république et celle de l’Assemblée nationale, la primature et en bref, tous les postes clés de responsabilité depuis le plus haut sommet de l’Etat jusqu’au chef de village. Rien de mal à cela si le sens civique et citoyen pouvait être de mise à tous les niveaux ! Mais, ce qui constitue le menu quotidien de tant de citoyens tchadiens qui vivent justement et honnêtement du fruit de leur travail n’est que désolation croissante et même exponentielle. Cette désolation est tout naturellement imposée par l’incivisme notoire, endurci et par l’amateurisme qui caractérisent un grand nombre de ceux qui sont responsabilisés dans notre pays.

Je ne sais pas trop bien quel critère sous-tend la responsabilisation des personnes chez nous. Il me semble très original en tant qu’il échappe au bon sens. Plus on échoue, on détruit plus on est promu. Que sont devenus par la suite des personnes auxquelles l’on avait confié la gestion de la Cotontchad et de la Sonasut et qui les avaient bradées ? Non seulement elles n’ont pas été poursuivies par les services judiciaires à cause de leur appartenance au parti au pouvoir, mais à cause aussi de cette même appartenance et du bradage, elles ont été promues. Cet exemple n’est qu’un cas de figure du système qui parait désormais légal au Tchad.

Toujours sur le plan politique, le rapport entre le parti au pouvoir et les autres forces politiques de la société, en particulier l’opposition, est passé des accusations mutuelles à une opacité. Dans sa course pour modifier la Constitution afin de permettre à Deby de briguer un troisième mandat, le Mouvement Patriotique du « Salut » n’a pas voulu prendre en compte les suggestions de l’opposition pouvant permettre une bonne organisation des consultations électorales. D’où l’appel au boycott lancé par le Comité pour la  Défense de la Constitution. Mais au sein de ce Comité, une voix se met en marge qui appelle la population à participer aux prochaines consultations électorales. Il n’est pas exclut que d’autres voix se détachent du Comité pour se joindre à elle le moment opportun. Aussi un des poids lourd de l’opposition qui opère en solitaire appelle-t-il, la population à voter. A qui le pauvre tchadien doit se fier ?  Les tchadiens dans leur ensemble, je me demande s’ils se sont déjà fiés une fois, à part les députés MPS, au parti au pouvoir. L’opposition, avec son incapacité à faire consensus autour d’un candidat énerve (sens étymologique) le peuple. Quel avenir, s’il en est un, pour le Tchad ?

Beaucoup de tchadiens parmi lesquels les étudiants avaient cru que l’exploitation du pétrole allaient changer du jour au lendemain leur condition de vie de façon générale. C’est ce qui a justifié leur mobilisation énergique en faveur de la réalisation de ce projet. Cet espoir s’avère maintenant un mirage macroscopique : le salaire des fonctionnaires continue à tomber de façon irrégulière ou à ne pas être payé sur des mois. Même situation pour les étudiants quant au versement de leur bourse. Les uns, pour se faire reconnaître le droit à la survie, arrêtent de travailler pendant des semaines. Et les autres, en plus de l’arrêt des activités, descendent dans la rue et organisent des casses pour attirer l’attention des gouvernants sur leur condition. Comment un pays peut-il aller de l’avant si, chaque fois, il faut cesser de travailler pour être payé ? Comment un pays peut-il être socialement stable si le voleur, le bradeur, l’incompétent reçoit des distinctions de toute sorte au détriment du travailleur consciencieux qui se voit imposer officiellement une sanction mortelle ? C’est triste, mais ainsi va le Tchad.

Cette sanction, il me semble que, les agents de l’ordre la ressentent jusque dans les os. Ils le font payer à la population par le racket, la violence à l’occasion soit de quelque contrôle à l’intérieur d’une agglomération soit au poste de contrôle sur des routes. Ce qu’ils oublient, c’est que leur concitoyen vive une situation identique à la leur. Mais il faut reconnaître qu’ils sont encouragés à exceller dans ces pratiques par l’impunité et par la complaisance même de l’autorité hiérarchique.

Au sujet des infrastructures, le Tchad est le pays le plus attardé en la matière. Il aura fallu attendre plus de quarante années d’indépendance pour que N’djaména (la capitale) soit relié à l’une des principales villes par une voie bitumée. Encore aujourd’hui, pour aller d’une ville à l’autre, il est facile de perdre trois ou quatre jours en route pour un voyage qui aurait pu se faire en quelques heures. Le téléphone et l’électricité continuent à faire partie des objets de luxe. Les salles de classe sont pléthoriques tout simplement parce que le nombre des salles de classe disponible est très réduit ou par manque d’enseignants. - Des enseignants ! On note une grande carence dans les disciplines scientifiques dans nos collèges et lycées et cela dure depuis des années.

Une année passe et l’autre arrive dans une sorte de mouvement croissant, mais le Tchad,  lui, ne veut pas rentrer dans ce mouvement naturel du temps ; il reste statique ou il fait le mouvement inverse. Où veut-il aller ? En tout cas, une histoire décroissante, personne n’en fera mémoire. Mais, tout n’est pas perdu. Il nous reste toujours la possibilité d’une véritable construction nationale à portée de nos mains par un usage plein d’humanité de notre volonté. Car notre gros problème réside dans le manque de volonté de changer, de changer nous-mêmes pour changer nos conditions, notre pays et son image.

Joyeux Noël et bonne année 2005 !

Christophe Koulyo
Koulyo.cd@netcourrier.com.


Les autres articles parus dans la rubrique Opinion sur Ialtchad Presse

« Jeunesse quel avenir ? »  Par Piquet DINGAMMADJI
« Le Tchad et sa diplomatie : quelles perspectives pour sortir des pièges de la...» Par T.M.Allim
« Unissons-nous »  Par Piquet DINGAMMADJI
« Lettre ouverte à la Libye  » Par Dr Djiddi Ali Sougoudi, Médecin généraliste
« Le grand docteur Félix Ngoussou est aussi le plus grand plagiaire tchadien » Mahamat A. M.
« Coton Tchad, mamelle de l'économie ou vache à lait ? »  Par NDakmissou GEDEON
« Comment en est-on arrivé là ? »  Par Piquet DINGAMMADJI
Université de Ndjamena « Les années hypothéquées  continuent »  Par Armel ALLARAMBAYE
 
« Crise énergétique, quels sont les auteurs ? »  Par NDAKMISSOU GEDEON FMSB-UY1
« Ce qui se dit à N’djamena !!! » Par Abdelsemi Ahmat
« Encore du ridicule juridictionnel au Tchad ! » Par Albert TAMWARI
« Où va la démocratie africaine, entre mal de l’air et mal de pouvoir ? » Par Enoch Djondang
« Accord du 13 août 2007 : La CPDC piégée, IDI peut se rire de l’avenir…» Par Enoch Djondang
  « H. Habré: L'homme qui nous défendit de l'annexion extérieure » P.2&3 Par Ali Souleymane
« La guerre des tranchées et les tranchées de la paix » Par Enoch Djondang
« Résidus Culturels et Conscience Nationale : Dépolitiser l’Ethnitisation de la R » Par M. Monza
 
«Hissein Habré: L'homme qui nous défendit de l'annexion extérieure » P.1 Par Ali Souleymane
« La LTDH doit revenir aux valeurs d'origines » Par Enoch Djondang
«La corruption ou la version tchadienne de la solidarité » Par Adam Abdramane Mouli
« Le Tchad des conflits et le difficile cheminement vers la paix » Par Enoch Djondang
« En hommage au grand démocrate Dr Ibni Oumar Mht Saleh » Par Enoch Djondang

« Problématique de la société Tchadienne » Par Adam Abdramane Mouli alias Djidda
« Tchad : la stabilité perdue » Par Abdelsemi Ahmat
« TCHAD : Diplomatie d’Humiliation et d’Exil…» ( 3e et dernière partie ) Par Hassane Mayo A.
« L’espoir déçu » Par Eric Topona MOCNGA
« L’illusion de pouvoir pour lequel les Tchadiens s’entredéchirent depuis tant d’années…» Enoch
« TCHAD : Diplomatie d’Humiliation et d’Exil… Partie 2» Par Hassane Mayo-Abakaka
« Opération Arche de ZOE : la chasse au mystère » Par Caman Bédaou Oumar
« TCHAD : Diplomatie d’Humiliation et d’Exil… Partie 1» Par Hassane Mayo-Abakaka
« Affaire "arche de zoé" ou le tendon d’Achille de la Françafrique ? » Par Enoch Djondang
« L’esclavage post-moderne : Quand la France vole au secours de l’arche de Zoé » Par Nguepe

« Les nuages qui s’amoncellent à l’horizon du pays de Toumai le troglodyte
» Par Enoch D.
« Les Barouds d'honneur d'une génération politique qui a échoué? » Par Enoch Djondang
« Analyse de la situation politique actuelle au Tchad » Par Gaya-Ple Seïd
« Beac, des réformes qui poussent le Tchad à la périphérie » Par Mahamat Djarma Bourma
« TCHAD : La réconciliation nationale est-elle possible ? » Par Hassane Mayo-Abakaka
«TCHAD: La Pétro-Diplomatie pourrait-elle effacer les vestiges de l’ancien régime?» Mayo H.
« TCHAD : L’ingérence soudanaise au Tchad. » Par Hassane Mayo-Abakaka
« TCHAD : Quelle Conférence de Paix ? » Par Hassane Mayo-Abakaka
« Le procès de Habré, vite! » Par Jaqueline Moudeina
« Une certaine conviction personnelle » Par Hassan Abdelkerim Bouyebri
« La guerre actuelle du Tchad : une absurdité. » Par Abia Maal
« Flash sur les solutions de sortie de crise existantes » Par Enoch Djondang
«Conséquences du conflit tchado-tchadien sur la vie du pays » Gaya – Ple Seïd

« TCHAD: Comment se présente la situation politique actuelle ? » Hassane Mayo-Abakaka
« Toujours des bilans macabres et la bêtise continue…» Par Enoch Djondang
« Le dernier Combat du Général Idriss Déby Itno » Par Enoch Djondang
« Les conditions d’un vrai dialogue national au Tchad » Par Enoch Djondang
« Les chemins du maquis : un business macabre et juteux pour les Tchadiens !
» Par Enoch Dj.
« La vraie fausse querelle sur le taux de participation du 03 mai 2006 » Par Enoch Djondang
«Françafrique: quand le mythe de la stabilité flirte avec le mécanisme de stérilité» K. Fadoul
« Mars 20, 2006 : Et si la CEMAC ne dépendait que de nous… »
Par Djimé Adoum
«12 février 1979, l’éclatement de la Guerre civile au Tchad » Gaya – Ple Seïd
« Tchad: l'oléoduc et les 300 puits n'appartiennent pas aux tchadiens » Par A. Allatchimi
« Partenariat Banque Mondiale-Tchad: l’apologie d’une grande supercherie ?
» Par Enoch D.
TCHAD-BM: « Le Tchad n’est pas la chasse gardée de la Banque Mondiale.» Par Hassane M.A
« Le Miroir aux alouettes
». Par A.S. FADOUL , A.F. KOUYOU , M.S. ABDOULAYE
« Affaire Hissein Habré: et si l’Afrique refusait la justice ? » Par M. D.
« Pourquoi choisit-on toujours la guerre comme moyen d'expression? » Par Oumar I.Senoussi

« Le pétrole appauvrissant du Tchad » Par le Député Ali Gabriel Golhor  

« Livrez Habré, Ouest-africains: le reste, c’est pas votre affaire
» Par Patrick K. Kodibaye
« Et si Georges WÉA était Tchadien ? » Par Enoch Djondang
« Comment était la lutte pour l'indépendance au Tchad ? » Par Gaya -Ple Seïd
« La nouvelle guerre du Tchad a commencé… » Par Enoch Djondang
« Une ville malade et des habitants en circumambulation forcée.» Par Djiddi Ali Sougoudi S.
« REFERENDUM ET VILLE MORTE : EVITER LA CONFUSION SVP ! » Par Enoch Djondang
« Contre la démagogie, un peu plus de pratiques… » Par Issa Mahamat Abdelmamout
« Qu'est-ce qu'un homme politique? » Par Gaya -Ple Seïd
« Que pourrait-on encore espérer des Politico-militaires? » Par Hassane Mayo-Abakaka
« Code musulman de la famille: L'UCMT endosse le bonnet d’âne » Par Timothée Donangmaye
« Pour que notre pétrole ne signe pas l’inanité de notre espoir! »  Par Lapia Jajowaye
«Faut-il une loi unique sur les gestions des revenus pétroliers au Tchad? »Par Lapia Jajowaye
« Faut-il une seule loi pour tous les puits de pétrole ? » Par Enoch Djondang
Code musulman de la famille: Réaction tardive du Président DEBY Par Timothée Donangmaye
Code musulman de la famille: L’UCMT veut sacraliser sa fuite de responsabilités Par Timothée
SENAFET pas seulement pour les femmes mais aussi pour le bien être des hommes Par Wahilo D
« Quelle Diplomatie pour le Tchad ? » Par Hassane Mayo-Abakaka
« La majorité démographique doit rejoindre la majorité morale » Par Timothée Donangmaye
« Encore une année qui s’en va pour le Tchad. » Par Christophe Koulyo
« Esprit de créativité, vision à long terme. » Par Wahilo
«Le Tchad, une République assassinée par les hommes politiques sans éthique» Par Nouradine.
«Géopolitique pour l'ambition de certains acteurs ou pour le bien de notre pays?» Diguera W.
« Quelle alternative à trouver après l’oubli de la non Publication du décret de... » Par Gagoloum
« La communication politique dans notre pays où l’art de plagiat » Par Adoum Gagoloum
« École Idriss Deby de Djeddah (R.A.S): cher à la colonie tc... » Par Al-Amine M.Abba Seid
« Chronique d’un retour de N’Djamena » Par Saleh Goukouni
« L’homme : MISKINE Idriss » Par Doungous Daga Nangterle
« La servitude de Mahamat Hissein » Par Timothée Donangmaye
« Moussa Faki ou l'entorse à la géopolitique » Par Lyadish Ahmed
« Laïcité: Quelle laïcité ? Par Saleh Kebzabo, député, Président de l’UNDR    

Le pays | Constitution | Assemblée | Gouvernement | Opposition | Tourisme | Art & Culture | Musique | Sports | Cuisine | Images du Tchad
Éditorial | Actualité | Interview | Forums | Salon d'entreprises | Emploi | Annonces | Sahibi | Poésie | Livre d'or | Archives | Groupe ialtchad