

|
 |
 |
| |
Forum:
la culture |
 |
11/12/2007
Pendant
que les autres se battent, notre compatriote Mounira Mitchala
remporte le Prix Découvertes RFI 2007
 |
C'est au stade du 28 Septembre à Conakry, que le jury présidé
par le chanteur malien Salif Keita a porté son choix (à
l'unanimité), sur la belle voix de Mounira Mitchala, le 8
décembre dernier.
Interrogée après sa consécration, la diva Mounira Mitchala, d'une voix pleine
d'émotion, déclare : « J'espère que ce prix aidera à ramener la paix dans mon
pays déchiré par la guerre ». |
|
A travers
cette déclaration, Mounira interpelle les protagonistes qui se battent
actuellement à l’Est du pays. Elle veut leur dire que les Tchadiens peuvent
mieux faire que de se battre continuellement. En effet,
pendant que les autres nations luttent inexorablement pour leur développement
socioéconomique et culturel, nous Tchadiens, sommes en train de faire la guerre.
Si des
symboles comme l’hymne national et le drapeau (bleu-or-rouge), n’ont jamais
réussi à unir les Tchadiens, nous éperons que d’autres symboles comme Mounira,
le arriverons un jour à rassembler les petits-fils de Toumaï.
Par DJIMOYAL BETOUNGAM ANICET,
djimoyal@yahoo.fr |
|
12/01/2007
S.O.S JEUNES TCHADIENS |
 |
Ce sujet demande l’attention de TOUS, même de ceux qui se
croient à l’abri, parents et jeunes, hommes, femmes et filles.
Il se développe parmi nos jeunes un phénomène pernicieux qui va en
s’amplifiant et que l’on pourrait qualifier d’UNIFORMISATION FORCÉE.
C’est-à-dire: se fondre dans “la masse”, avec les autres, faire
comme les autres, penser comme les autres...les autres. Et cela au
détriment des traditions et obligations religieuses de pudeur, de
chasteté, de respect envers les jeunes et les aînés, envers nos
voisins, nos amis et “copains”,
de
respect et amour envers |
|
les parents, la famille, au détriment enfin, d’une éducation
religieuse ET générale! |
“C’est quoi encore ce vieil homme? d'où sortez-nous ce barjo
arriéré! Qui c’est le mec? Ne sait-il pas qu’on doit s’intégrer à notre
société?”
Je ne suis ni barjo ni vieux, les mecs. Je pourrais vous parler des
us et coutumes tchadiens condamnant fermement ces imitations, mais nos
professeurs dans les écoles le font avec bien plus d’érudition que moi,
alors je vais juste susciter, en vous, une réflexion sur le thème.
PRENEZ LE MEILLEUR ET REJETER LE RESTE ! (à retenir!)
Une intégration réussie, mes amis, n’est pas une imitation aveugle
d’un autre mode de vie, même contraire au nôtre ; il s’agit, en fait, de
garder nos valeurs fondamentales, de prendre et d’assimiler ce que cette
culture nous apporte de bien, de nous enrichir de tous ces aspects
positifs, en délaissant le reste. Et réciproquement, faire profiter les
autres de nos hautes obligations morales tchadiennes. Générer un terreau
fertile d’enrichissement mutuel. Mais jamais, il ne s’agirait de renier
nos valeurs et notre patrimoine cultuelle au nom d’une intégration
béaute et irréfléchie, voire au nom de je ne sais quelle séquelle ou
complexe post-colonial.
Le phénomène est à la fois complexe et simple.
Complexe, car il s’agit de mettre en œuvre des compétences
d’analyse, de raisonnement, de savoir, relevant souvent de l’exercice
d’équilibriste: le juste milieu.
Simple aussi, car si l’on suit quelques règles d'éthique ou d’hygiène de
vie et de comportement, dans la cellule familiale comme à l’extérieur,
on arrive à éviter les plus gros écueils, à revenir à des pratiques plus
saines, et plus prometteuses pour l’avenir.
Ceux qui m’ont suivi jusque là (il en reste?) doivent se dire que c’est
bien vague tous cela. Alors, soyez prêt, car je vais être plus
spécifique....
-
jeunes qui se droguent, boivent et vont danser tout le temps,
- les filles qui courent après les garçons, et vice-versa.
- les filles qui sortent et couchent, le plus normalement du monde, avec
des garçons, et vice-versa (ben voyons, il faut vivre avec son temps...)
- les garçons qui n’ont aucun respect envers les filles
- les jeunes ET moins jeunes qui mangent de tout (Halal ou pas)
- les jeunes défavorisés qui volent, arnaquent et n'applique des
obligations religieuses.
Banalités que tous cela, c’est vrai. Tout cela, malheureusement, fait
partie des réalités modernes de notre environnement. OUI, mais le
problème c’est qu’il s‘agit ici... TOUS de tchadiens et tchadienne!!!
NOS jeunes, qui fréquentent même (oh...peut-être pas tous les
jours), les mosquées et les églises!
NOS filles, dont certaines portent, pieusement,...le Hidjab!
HONTE sur nous. TOUS autant que nous sommes!
Alors on s’offusque en me disant qu’il s’agit d’une faible minorité.
Même si cette minorité est si infime, qu’il s’agit en fait que d’une
seule personne, alors, malgré tout, l'on doit réagir.
Nous avons le devoir de réagir avant que n’arrive une malédiction
certaine, et pour tous. Une parabole du saint prophète de l'Islam est
éloquente: il évoque un navire où se trouvent des saints et des
pécheurs. Les pécheurs ayant fait un trou dans la coque du navire, par
ignorance. Si tout ce beau monde ne se donne pas la main, que se passera
t-il? Alors quoi, que devons-nous faire? Qui est responsable? Comment
réagir? Déterminer les responsabilités est important, mais nul ne doit
s’y cantonner, en rejetant la faute sur l’autre: nous n’avons plus le
temps! Transcendons cela.
Il faut réagir, et vite. D’abord déterminer les causes principales,
puis élaborer et proposer des solutions. C’est l’affaire de tous. Je
n’ai pas l’exclusivité de cette tâche, ni celle des réponses, je veux y
contribuer, humblement. Je ne m’érige pas en censeur , ni en saint au
dessus de la mêlée: nulle créature n’est exempte de défauts, et je suis
une créature qui devra un jour être jugé par Le Seigneur des Mondes. Et,
Allah me jugera sur ce que j’ai fait, et non sur ce que les autres n’ont
fait ou pas.
CAUSE N°1: DÉMISSION DES PARENTS DEVANT LEUR RESPONSABILITÉ ET MANQUE DE
CULTURE GENERALE DE TOUS (PARENTS ET ENFANTS)
-
Bien peu d’entre nous lisent pour notre culture et formation, pour
la comprehension de nos religions.
-
Conséquemment, une culture et une formation insuffisantes empêchent
l’exercice d’un sain discernement entre le Bien et le Mal, quelqu’en
soient leurs apparats. Comment voulez-vous pratiquer un quelconque
exercice sans posséder les outils adéquats pour mener à bien le travail?
Dois-je aussi rappeler que la recherche du Savoir est une exhortation ?
Sciences religieuses, oui mais aussi: physiques, chimie, économie,
psycho...
-
Ou, cette démission évoquée, trouve t-elle son origine dans
l'incapacité aux parents, à appréhender le problème des jeunes? Cela
renforcerait alors encore plus ces premières lignes: pour donner un
savoir, une morale, il faut, au préalable, les posséder soit même,
sinon, œuvrer pour les acquérir.
-
Seuls les parents sont responsables de l’éducation de leurs
enfants,
ce travail n’incombe ni à l’école, ni aux marabouts ni aux pretres. Il
faut savoir assumer: l’exemple vient de la cellule familiale. C’est:
fondamental.
-
L’éducation ne doit être ni trop stricte ni trop souple: il s’agit
de leur expliquer notre différence, nous sommes tchadiens, vivant dans
une société permissive.
-
Il faut créer toutes occasions pour communiquer avec nos enfants:
c’est quand la dernière fois que vous avez pris votre fils dans vos
bras? Qu’à votre fille, vous avez dit “je t’aime mon enfant”?
Lorsqu’ils viennent vous voir vous disant: “maman, papa, puis-je
aller à “une boum”, tous mes amis y vont, je vais bien me conduire, je
sais que je suis musulman.” Nous leur sautons dessus: “tu iras en Enfer,
tu ne sortiras plus du tout, tu n’es pas mon fils, tu n’es pas ma fille,
je n’ai plus confiance...”. Résultat de la casse: ils ne viendront plus
vous demander, mais ils sortiront probablement quand même. Si vous leur
aviez dit, “assieds-toi et parlons : j’ai confiance en toi, mais pas
dans les autres...”, malgré un refus, ils vont respecter le temps que
vous avez pris pour les comprendre. Hélas, nous n’avons plus le temps.
Nous sommes gênés d’aimer nos enfants! Cela donnerait à nos enfants
la sensation d’être aimés et valorisés...au moins chez eux, dans leur
famille. D’être sécurisés, au moins chez eux.
-
Les parents doivent faire régner l’harmonie et la paix chez eux, et
non pas nous disputer en permanence, voire même s’insulter, puis dire à
nos enfants “c’est l’heure de faire la prière”! Nos enfants qui
assistent à tout cela sont dégoûtés de cette hypocrisie...Et si nos
enfants sont dégoûtés, que croyez-vous que DIEU pense de nous???
-
Il faut donner à nos enfants des raisons d’être fiers de notre
différence: Toutes nos médersas devraient enseigner nos jeunes sur les
bienfaits de notre civilisation et son immense apport au Tchad entier.
Cela donnerai plus de fierté et de zèle à nos jeunes dans leurs études,
de l’école à l’université, et bien sûr dans leurs études religieuses.
CAUSE N°2: APPÂTS SATANIQUES SOUS TOUTES LES FORMES
-
Chaque parent devrait contrôler et censurer toutes les revues
qui rentrent chez eux: depuis les simples revues des programmes TV (des
pages sont franchement pornographiques) en passant par les émissions TV
aux magazines pour adolescents, en vente libre. Vous allez vers
d’énormes surprises! En effet, tout y est fait pour banaliser les
relations amoureuses (baisers et autres), pour désacraliser le corps de
la femme en exhibant une quasi-nudité permanente, pour enseigner aux
jeunes “comment faire pour la première fois”, croquis et histoires
vécues à l’appui!...etc. Puis il y a certaines chansons d’amour qui font
tant rêver...et les fréquentations plus ou moins saines. Liste non
exhaustive.
Les jeunes sont donc soumis à un matraquage intense de notre
environnement quotidien. Discerner ces sources du mal, est une première
étape nécessaire, mais non suffisante.
Il ne s’agit pas de bannir toutes sources de savoir, non, mais faire
preuve de sagesse: déchirer les pages “X” des revues TV, autoriser,
susciter même, toutes lectures saines, ou toutes émissions éducatives,
voire récréatives, mais sans les excès, (faut pas rêver, si vous bloquez
tout, ils iront voir chez “les copains”). Il s’agit de leur inculquer
les bases du discernement, afin qu’eux mêmes puissent déterminer le Bien
du Mal. Travail long et fastidieux, mais impérieux.
Tout se passera bien si des explications sont données aux
jeunes.
- Les écoles, qui font déjà un excellent travail, devraient évoquer ces
problèmes sans compromis, mais dans un langage et avec des termes qui
est en adéquation avec la mentalité de nos jeunes: sinon, ils vont
considérer ces (bons) conseils comme démodés ou dépassés.
Car l’impact de ces médias sur ces jeunes esprits en formation peut être
catastrophique: “puisque c’est naturel, pourquoi pas moi?”, “ puisque
tous le monde le fait, pourquoi pas moi aussi?”, “je me demande bien ce
qu’ils veulent dire par douce sensation? Faut essayer pour savoir.” Ils
n’ont plus une conscience distincte de ce qui est normal ou ne l’est
pas. Leurs repères sont faussés: “où est la ligne de démarcation?
Qui a raison: maman, papa? Tous les autres copains? Les films? Où est la
norme? Qu’est-ce qui est acceptable et ne l’est point?” Ils sont
déstructurés.
Voilà comment l’on arrive à un lavage de cerveau, en douceur, sous
nos yeux, chez nos jeunes, dans nos propres maisons, les entraînant
loin, bien loin de nos vertus religieuses. Puis viendra le temps des
pleurs, tardifs, vains...Mais sans excuse, car si “les autres” n’ont pas
de normes. Les parents savent où se trouvent ces règles de conduite en
adéquation avec la morale.
Les problèmes que nous subissons aujourd’hui sont le résultat de
l’ignorance du bien et du mal.
DIEU nous a donné un cerveau, un esprit merveilleux en prodige,
notre corps lui-même est un miracle perpétuel.
Notre corps, nos idées, nos décisions sont dirigés par notre esprit.
Meilleure sera la nourriture de l’esprit, meilleures seront nos facultés
et capacités de jugement, d’évaluation, meilleures seront nos
initiatives!
CAUSE N°3: CONDUITES INCONSÉQUENTES DE CERTAINS JEUNES
A m’écouter, certains diront qu’on leur enlève toutes joies, ou que
n’ai-je été jeune moi aussi?
Les temps ont changé, les mentalités ont changé, les pressions sur les
jeunes exercées sont plus pernicieuses et destructrices. Ce sont là déjà
des éléments suffisants pour éveiller notre vigilance et la leur, pour
qu’elles deviennent permanentes.
À certains de mes jeunes frères TCHADIENS
- Le vin assassin tel une infâme araignée, a tendu ses filets au
fond de vos cerveaux, vous entraînant vers votre déesse Ivresse, sans
remord pour votre propre sort, pauvre créature délaissant la Raison.
Cela fait vraiment si chic, “cool”, sociable, de prendre un verre en
société...Si DIEU était proche de vous, Lui offririez-vous un whisky?
Cependant Il est plus proche de vous que votre propre veine
jugulaire!
- Avez-vous déjà entendu vos affreux gémissements ou humer vos
vomissures pleines d’exhalaisons, consécutives à vos soirées d’ivresse
ou de drogue? Tandis que certaines musiques font vibrer des passions
impures dans votre corps pris de convulsions lubriques.
- À certains célibataires endurcis (ou assimilés), Il leur faut, chaque
jour, un cœur à leur râtelier pour se prouver leur virilité, ou leur
besoin de plaire. Tandis que leur bien-aimée de la veille sèche ses
inutiles larmes, les voilà repartis vers de nouvelles proies naïves,
exerçant un talent dont ils font grand étalage, entre copains.
Refusant la sagesse que leur apportent les années, aveugles, ne
savent-ils pas que demain ils seront seuls, ici-bas peut-être, mais
certainement dans la fosse creuse. Là ce qui, dans ce monde, leur
donnait tant de fierté et de plaisirs, sera couvert des baisers...
voraces d’actives vermines. Cette vie n’est pas éternelle, mes frères,
un lit ténébreux et sans compagne, sinon nos piétés, nous attend tous.
Riches et pauvres.
-
Quant aux jeunes, preux chevaliers sans peur et sans remord,
s’unissant régulièrement à des cœurs différents, avez-vous pensé demain
au sort de votre propre sœur? Souffririez-vous que “d’autres” leur
fassent subir vos propres amusements? Fermez les yeux et imaginez. Dur,
dur? Gênant? Vous m’étonnez!
Prenez garde à ces grands appétits, alternativement tendres,
rêveurs, cruels; souvent impulsions du Malin (Satan).
Vous faut-il chaque jour vous forger une assurance qui témoigne de
votre séduction, de votre force, de votre virulence? Cette envie de
plaire physiquement s’étiolera forcément avec le temps, comme s’évapore
un parfum.
Vous aurez envie de connaître mieux. Forcer le respect par une
noblesse de sentiment et de caractère est une expérience plus digne et
plus forte, plus durable. Mais ne peuvent y goûter que ceux qui,
au fil du temps, ont enrichi leur personnalité par des efforts
persévérants et féconds. Cependant c’est un exercice qui n’admet pas
d’improvisation, seuls y excellent ceux qui s’y sont exercés, dirais-je,
conformés?
Toi qui “croquais la vie à pleines dents” et t’exerçais sous différentes
latitudes, tu rechercheras demain ta compagne pour la vie dans les rangs
des “filles pures” et “de bonne famille”, contrastant ainsi avec tes
critères antérieurs. Même si ces naïves, instruments de tes péchés
passés, te pardonnent, prie Dieu le Tout Puissant, que dans Ses desseins
cachés, Lui ne te réserve d’affreuses surprises, car enfin, tu sais bien
QUI est Le Maître du Destin!
À certaines de mes sœurs TCHADIENNES
Une fille est un joyau que l’on préserve d’un écrin de pudeur
On n’exhibe pas un joyau à longueur de journée:
1) il perdrait de son éclat
2) on risque de “se le faire piquer”
3) un écrin toujours ouvert ne préserve rien du tout
Ne faites pas d’un geste emprunté, un objet de regret éternel.
Que l’ennui où la vaine recherche de compliments, ne vous pousse pas à
vous exercer à ce jeu impur de rechercher ou provoquer un regard
admiratif: la grandeur de ce mal, où vous vous croyez savantes, ne vous
fait-elle jamais reculer d’épouvantes?
Pourquoi chercher à revivre ce que vous avez vu dans “Les filles d’à
côté” ou “Hélène et les garçons”? “Dallas”, ” Dynastie”, ” Santa
Barbara”, « Rosa Salvajé » ...pour d’autres.
Vous offrez là au démon un salutaire instrument pour mieux vous
manipuler à travers vos émotions.
Aveugles ou sourdes, la raison, votre raison, vous n’arrête pas de vous
suggérer d’arrêter ces pratiques singulièrement dangereuses. La morale
vous dit de cultiver aussi votre beauté intérieure, tandis que votre
intelligence semble crier qu’un jour, tous les miroirs verront pâlir vos
appâts extérieurs. Que vous restera t-il alors, si là se résumait votre
échelle de valeur?
L’exemple d’amies vertueuses qui vivent leur vie sans jamais
s’inquiéter ni connaître la loi de leur beauté, ne vous a t-il jamais
interpellé?
Lorsqu’on vous parle d’expériences amoureuses, parlez de sérénité du
cœur, de la chaleur de la proximité de Dieu, de votre paix intérieure en
totale conciliation avec votre aspect extérieur. Personne ne vous
demande d’être moche!
Mais traditions et religions recommandent la décence et la pudeur.
Elles n’interdisent pas la liberté, mais elles interdisent le
libertinage. Est-ce si difficile à appréhender?
Il est urgent alors de méditer ses sages paroles d'un eminent savant :
“Le premier homme aux yeux de qui la femme adultère est avilie, c’est
celui qui lui a fait commettre l’adultère".
Conclusion
Ces quelques lignes ne plairont pas à tous, peut-être - vous m’en
voyez fort chagriné. Mais elles s’adressent à tous les acteurs de la
cellule familiale et à ceux qui de près ou de loin, agissent sur cette
cellule. Le but fixé ne fut pas de faire une caricature
d’autosatisfaction, mais de faire un constat d’une pénible réalité, dans
l’espoir unique de susciter une réaction de tous.
Il est bien clair que cette étude succincte ne constitue qu’une
humble ébauche d’un effort de réflexion que chacun d’entre nous doit
continuer de faire sur ce thème d’une capitale importance, si nous
voulons préserver les enfants et les jeunes d’une déchéance et
malédiction certaines. Réformer nos mauvaises habitudes pour devenir de
meilleurs tchadiens.
Ouvrons nos yeux, avant qu’ils ne se ferment.
Et n’oubliez pas: “Take the best, leave the rest!”
Que DIEU nous aide tous à œuvrer avec persévérance et efficacité
dans la voie de la vérité, sans jamais dévier.
Brahim Mahamat Mai
Etudiant à Marrakech - Maroc
13/04/2006
Beyem
RONE : peut-on forcer l’oubli ?
Déjà
éveillé, j’étais profondément adiré dans mes pensées quand le coq du
matin c’était dressé sur ses ergots. Extenué par le poids de moult
activités de la veille, lesquelles exécutées en arpentant à pas des
géant les artères de Dakar à la recherche de mes guillemets, j’exprimais
encore de la peine à quitter le lit qui n’avait su cocoler mon sommeil.
Balayant du regard la chambre, les yeux se sont immobilisés sous je ne
sais quelle force, contre mon gré, sur la constitution, punie au mur à
environ 40 cm de mon nez. Bon Dieu du ciel ! Je sentis du coup une
coulée de fonte en fusion sur le crâne. Juste à côté, se fait voir
l’effigie de Ernesto Chê GUEVARA. Il vient de sonner 06 heures. Dans ma
tête on est déjà un 08 avril ; le calendrier que je consulte me dément
et renseigne, 02 avril. Est-ce les prémices d’un rappel ?
Peut-être !
Le rappel du pays mien : le Tchad ; d’un peuple pris en otage tel un
poussin dans les serres d’un charognard : le peuple tchadien ; d’un
minuscule groupe de personnes luttant par procuration : les sacrifiés
incompris ; mais surtout d’un pamphlétaire légendaire à l’étrange
trajectoire et destin : Beyem RONE.
Bourreau de
travail, infatigable combattant, intellectuel au sens strict du mot,
homme de conviction, de vision et de vérité, Roné dont on ne parle de
lui qu’à l’imparfait depuis déjà deux ans, est d’une espèce rare. Rare
sur cette île de gueux, peinte par le confrère Renaud DINGAMNAIL comme
étant « une terre où il n’y a pas un seul homme. Ce sont une poignée
de surhomme et de sous-hommes qui la peuplent »
Celui qui,
aujourd’hui encore continue à dormir son dernier sommeil, s’était
sculpté une obsession qui lui mangeait tout son temps et lui revenait le
plus souvent dans la bouche : « que deviendront nos enfants si nous
ne nous battons pas ? » Cette obsession qu’il en faisait le sens et
l’essence de son existence, il la défendait corps et âme, à visage
découvert. L’homme se mettait aux aguets de toutes les occasions
valables pour tirer à boulet rouge sur ces surhommes qui, profondément
plongés dans la matrice de l’ignorance, se croient au dessus des lois et
des autres. Ces cibles préférés étaient, sans contour ni détour, ces
pyromanes et mythomanes qui se sont accaparés la lourde mission de la
gestion de notre pays, et ce, avec des oligarchies corrompues, des
nomenklaturas ethniques repues. Dès qu’une occasion se présente, il
tirait sans un iota de réserve, mais sagement sur ces plaisantins qui
animent le Dar-el scènes obscènes.
Roné était
sans conteste de « ceux qui risquent leur peau pour faire comprendre
aux autres que ce qu’ils croient est vrai » comme le disait Chê
Guevara, un jour de son vivant, dans une forêt colombienne. Mais ceux
pour lesquels il s’était construit toute une montagne de peine et de
haine, d’ennuis et d’ennemis, ceux-là, ne l’avaient pas compris ou
s’étaient refusés de le comprendre. Peine perdue !
Mais l’homme
était sans ignorer que jamais, au grand jamais on peut faire une
révolution avec des attardés mentaux, des gueux, des geignards, des
courtisans, des affamés. N’est ce pas qui veut que son chien le suive
l’affame ? Et dans ce grand échiquier des affamés, s’agitent différentes
couches : au delà du rituel, se dégagent entre autres, les uns, les
sages imbéciles ne comprenant rien pour rien, qui se jettent mains et
pieds liés dans la mangeoire de leur majesté, sans interpeller leur
moindre conscience.
Les autres,
dotés de possibilités de changer le cours de l’histoire mais amorphes et
imbibés dans la plus pire ignorance que toute l’humanité n’a pas encore
connue, laissent faire et se laissent faire. Ces veules à jamais veulent
aller au ciel sans mourir.
D’autres
encore, plus incompréhensibles que les précédents, cumulant des
diplômes, se faisant appelés à tord intellectuels que diplômés, se
bousculent sans pardon dans la pâte de la honte, de la barbarie,
sombrant ainsi le peuple dans un désespoir sans fond. Quitte à se
demander le pourquoi de cette dérive de logique et de morale ? Mieux
encore, par quel astre pourrait-on expliquer l’attitude de ces élites
instruites qui ne pensent qu’à leur panse ?
Jacqueline
Ki-zerbo, épouse du célèbre historien Joseph Ki-zerbo confiait un jour « l’intellectuel
n’est pas le diplômé. L’intellectuel est l’homme intelligent qui étudie
les problèmes de sa communauté et trouve des solutions ». Où sont
donc nos intellectuels ?
Revenant à
l’homme, certaines de ces traces écrites laissent croire que « quand
les hommes n’ont pas le même passé et la même culture, il leur est
difficile de voir l’avenir de la même manière et donc ne peuvent vivrent
ensembles » Cette pensée, dans son sens premier comme son second,
laisse signifier que lui, Roné, était d’une culture revendicatrice,
contestataire, d’une culture d’esprit critique, de réalisme, d’exigence
et de transparence ; de l’autre rive, ceux qui ne l’avaient pas compris,
eux, sont d’une culture de béni oui oui, prêt à s’acclimater à toute
température que de la changer. Voilà d’où venait le contraste !
L’homme
avait pour arme essentielle : la plume. Une plume acerbe. Une plume non
sélective. Une plume qu’il se plaisait à remuer au profond des plaies
les plus purulentes. Laquelle plume aidant, il s’attaquait aux
versatiles, aux prophètes d’inepties et d’inerties, sans perdre de vue
cette jeunesse que nous sommes, plongée dans un sommeil sans réveil.
Roné égratignait, persiflait, agressait tout le monde à travers les
personnages qu’il croquait.
Dans cette
lancée, les commérages de Laou et Kréo était pour lui un
moyen fort pour atteindre les consciences en mal. Mais c’était mal
ausculter et comprendre la mentalité de ses cibles : laquelle chronique
prêtait plutôt à rire à belle dents autour des bouteilles qu’à
réfléchir. Faut-il en rire ou en pleurer ?
Non jovial
de l’attitude de ces récepteurs et peut-être jugeant insuffisant cette
tactique, homme d’intarissables pensées et d ‘idées, inspiration aidant,
Roné ajoutait ainsi à son actif, entre autres « La reconstruction de
l’économie tchadienne : rétrospective et perspective d’avenir », « Profil
de la pauvreté à N’Djamena », « Le contentieux linguistique
français / arabe » Mais surtout, le plus célèbre de tous ces écrits
qui expose le mieux l’homme, est et reste « L’ambivalence culturelle
et l’intégration nationale » qui, sans conteste, repère,
diagnostique et traite le mieux les maux qui pointent la débine au
Dar-el Deby. A l’échelle continentale, ce livre est d’un genre rare tel
son homme.
De tout ce
qui précède, tel Moïse, cet homme aura osé nous sortir de ce pétrin sans
fond.
Mais tel les
enfants d’Israël, nombre sont ceux qui ne l’avaient pas compris et
jugeaient en lui qu’injures et appels à la révolte.
Tel Moïse,
l’homme était tombé en pleine mission. Tombé pour ne plus se relever.
Tombé au moment où les tragédies et les humiliations se conjuguent au
quotidien. Tombé tel Sosthène et Néhémie, ces frères d ‘armes qui
l’avaient précédé les pas, il y a respectivement quatre et six ans.
Depuis sa tombée il y a jour pour jour 730 jours ce 08 avril, jusqu’au
jour d’aujourd’hui, les larmes de compassion n’ont cessé de couler à
flot. Celles de crocodile aussi, à profusion.
En tout cas,
nous qui avons le privilège de le côtoyer en son temps terminal, sommes
peut-être les bénis de Dieu. Car, d’une certaine manière nous avons
hérité de sa conception et de sa lecture des faits. Et non sans raison,
Laouna Gon Raoul, un de ceux qui l’ont accosté témoigne : « ce que
j’ai appris de lui dépasse toutes mes connaissances acquises à l’école,
au lycée et à l’université »
Aujourd’hui,
je ne le pleure pas. Je nous pleure. Nous qui sommes encore restés
proies de ces loups, ces barbares habillés et habités par la boulimie de
nous battre et abattre, nous piller et torpiller, d’user et d’abuser de
nous, de cumuler et d’accumuler les deniers publics.
Je ne le
pleure pas. Je nous pleure. Nous cette jeunesse en mal de repère et de
model qui, d’une part incomprise, marginalisée et criminalisée,
exaspérée et désespérée, d’autre part, hantée par une inexprimable
pauvreté d’ouverture d’esprit, complice des déboires dans lesquels gît
tout un peuple.
Je ne le
pleure pas. Je pleure ces pauvres mères au cœur continuellement
ébouillanté, qui ne cessent de tambouriner leur poitrine et pleurer
toutes les larmes de leur corps.
« Les morts ne sont pas morts » « L’artiste ne meurt jamais »
Roné était un créateur, un artiste. Il est parmi nous. Dans nos
chambres. Dans nos mentalités. Dans nos bureaux. Dans nos champs. Sur
nos chemins. Partout. Eh oui, c’est vrai qu’on ne peut forcer l’oubli.
Sinon, comment forcer l’oubli d’un homme aussi pertinent aux passés
récents qui sculptent nos présents ? Roné mérite un hommage ! Il n’est
plus certes, mais après tout, comme me confiait Claudy Siar au sujet de
la souffrance des tchadiens, « Il est à croire sur du cristal que
jamais, au grand jamais ce peuple continuera à souffrir sans limite. Tôt
ou tard, contre vents et marrées, il va certainement et forcement se
passer quelque chose. Forcement ! »
Allahissem Miangar
15/05/2005
La
mère de Toumaï parle au président.
Un crâne
aux bourrelets saillants, noirci par le temps et les éléments, émerge
de l’hypocauste de Djourab et sourit à Ahounta Djimdoumbalbaye, un
jeune tchadien simple et au sourire éclaboussant. C’est en 2001. Ce
jeune licencié de l’université de Ndjamena vient de mettre la main
sur un trésor antédiluvien qui ne tardera pas à diviser le monde des
paléontologues, un monde sans merci où la jalousie et le désir de la
célébrité s’acharnent dans un duel obstiné. L’Australopithécus
tugenensis découvert par
Brigitte Senut et Martin Pickford en 2000 dans les collines de Tugen, au
bord du Lac Baringo (Kenya) et baptisé Orrorin vient d’être supplanté
par la trouvaille d’Ahounta dans les ergs de Djourab. Erg de Djourab,
un coin si venté que les habitants et les fureteurs de la paléontologie
fouissent leurs phallus dans le sable pour uriner! Orrorin, âgé de six
(6) millions d’années, cède avec regret son droit d’aînesse à Sahelanthropus
tchadensis qui, lui, est âgé de…sept (7) majestueux millions
d’années.
La théorie de l’ « East Side story » est de
nouveau balayée par le revers du crâne de Djourab, après le bipède
du Lac Baringo. Et qui vous dira ce que cette théorie ? Ecoutons
alors Yves Coppens, un gourou de la paléontologie, professeur au collège
de France, conseiller scientifique de la célèbre série télévisée :
Odyssée de l’espèce et c’est aussi l’homme qui dirigea le
laboratoire de paléontologie au
musée de l’Homme : « à la suite d’un
changement climatique, il y a environ
4 millions d’années, les territoires à l’Est du Rift
deviennent plus chauds et plus secs. Les grands arbres laissent la place
aux graminées. Pour échapper aux prédateurs, l’hominidé se
redresse, scrute l’horizon au-dessus des herbes. La position debout
lui permet de courir en cas de danger. Bientôt ils s’organisent en
tribus, un début de société. L’humain n’a pas pu apparaître dans
la forêt. Il est typiquement un mammifère de savane. » Rappelons
aussi que cet éminent paléontologue, auteur de cette assertion, fut célèbre
grâce à Lucy, un hominidé découvert en 1974 par le Français
Maurice Taieb et l’anglo-saxon Donald
Johanson dans la vallée éthiopienne de l’Hadar. C’est un squelette
presque entier d’une petit femelle baptisé par Tim White Australopthécus
afarensis. Avec son âge de 3,5 millions d’années et sa découverte
en Afrique de l’Est, Lucy renforça
et rendit célèbre la théorie de l’ « East Side Story» qui
sera hélas catapultée, centrifugée et décapitée par la découverte
du crâne informe de la terre des « nomades noirs du Sahara »,
l’erg de Djourab au paysage lunaire. Ceux qui ont écrit des tonnes de
livres et des kilomètres de films sur cette aventureuse théorie ont du
mal à accepter Toumaï comme un ancêtre de l’homme et le Tchad comme
un berceau de l’humanité. Selon cette théorie donc,
l’hominidé est né à l’Est du Rift Valley qui est une série des
faussées d’effondrement depuis
la Vallée de Jourdain jusqu’au cours inférieur du Zambèze.
La découverte de Toumaï par la modeste équipe mise sur pied par le
professeur Michel Brunet, rat fouisseur de la paléontologie en
Afrique centrale, est une vérité venue sous forme d’un tremblement
de terre ou d’un tsunami. C’est une vérité difficile à avaler
pour les ardus de la paléontologie à l’Est du Rift Valley.
En attendant que les savants de la paléontologie se guerroient ou se
mangent les nez, que peut attendre le Tchad de cette grande découverte
qui passe inaperçue aux yeux de la grande majorité des tchadiens
analphabètes ? Quel sort réservé au site de la découverte ?
Il suffit-il de baptiser toute construction ou œuvre nouvelle du nom de
Toumaï, abandonnant le site de Djourab aux dieux du vent, du froid et
de la canicule ?
Ce trésor de paléontologie, cette fierté nationale, est un véritable
ciment de l’unité nationale par sa naissance au Nord et par les mains
entre lesquelles il décida de voir le jour, celles d’Ahounta, un fier
et aimable fils du Sud du pays.
Le Tchadien lambda ne comprend rien de cette histoire de Toumaï. Pour
preuve, une vieille femme originaire de Djourab,
percluse par la sénescence et cultivant un délire
d’affection, croit avoir trouvé en crâne de Sahelanthropus
tchadensis le cadavre de son propre fils Toumaï, mort dans la
guerre entre le Tchad et la Libye ! Reconnaissante, cette vieille
dame adresserait de tels vœux dans ses prières : « qu’Allah
bénisse le Président Idriss Deby pour avoir trouvé les restes de mon
fils et pour lui avoir donné une sépulture digne.» A chacun son
Toumaï, n’est-ce pas ?
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi, étudiant
en médecine.
01/03/2005
Lutte
pour la sauvegarde de notre patrimoine culturel
Je
vous encourage vivement pour cet effort et cette volonté de désenclaver
la culture tchadienne par le biais du Net. Je suis professionnelle de
l'information et de la communication. Je travaille avec un journal
" l'Afrique aujourd'hui" dont le siège se trouve à Paris. Je
me penche depuis quelques temps sur un projet de promotion de culture
tchadienne en France et à travers le monde mais plutôt une promotion
par des spectacles, expositions, projections de films, des ateliers de démonstrations
de l'art tchadien dans toutes ses dimensions, des rencontres de
musiciens avec concerts...
Vivant en France depuis plus de 3 ans, je constate encore avec
regret que même des africains ne connaissent pas le Tchad. " Tu es
de quel pays?" Toujours la même question qu'un Sarakolé ou un
autre africain va te poser. Quand tu parle du Tchad, beaucoup semble
l'ignorer. Et pourtant, l'Australie qui est situé loin de notre
continent ne nous est pas inconnu. C'est triste ! Si le Tchad se situe
sur une autre planète que la terre, mon souci est de lui trouver
une place sur la croûte terrestre où elle pourra se greffer. C'est
triste d'entendre des tchadiens dire : "Je ne dis jamais que je
suis du Tchad quand on me pose cette question parce que j'ai honte!
Avoir honte???? Pourquoi???? Parce qu'on est né Tchadien ou Tchadienne?
Pourtant, certains s'étonnent qu'il existe de belles femmes
intelligentes, battantes et travailleuses au Tchad. Sur le plan économique,
nous faisons partie des plus pauvres, le sport ne nous aide pour
beaucoup pour la défense de nos couleurs à l'international, malgré la
volonté de quelques rares sportifs qui font la fierté de la Nation de
temps en temps et que j'encourage. Que nos dirigeants votent aussi un
budget pour le développement de la culture et du sport car c'est aussi
notre présence dans le concert de la mondialisation. Ne soyons pas que
des consommateurs de la pizza ou du Jean's ou du camembert, Céline
DION, Agatha Christie...mais aussi de ce qui vient de notre pays.
Mes
chers frères et sœurs, ne rejetons pas notre culture car elle fait
partie de notre identité.
Car, si nous renions nos valeurs, n'oublions pas que la découverte de
Toumaï au 21 siècles sur le sol Tchadien doit nous amener à nous
poser des questions peut-être assez scientifiques et historiques...
J'espère que tous ceux qui luttent pour la sauvegarde de notre
patrimoine culturel saurons me comprendre et joindre leurs efforts aux nôtres.
Tous mes encouragements encore et j'espère que nous garderons le
contact.
SOLKEM NAORGUE RUTH
Introspection
/ Rétrospection : Ainsi parle la jeunesse tchadienne
J'ai passé du temps à porter au coeur la haine, je me suis trompé de
siége; J'ai passé du temps à nourrir la vendetta, je me suis leurré;
J'ai spéculé dans des élucubrations agressives, je me suis mis le
doigt dans l'oeil jusqu'au cou! Maintenant je crois! Je crois en un
Tchad uni où chrétiens et musulmans, nordistes et sudistes marcheront
main dans la main. Je crois en un peuple aux potentialités énormes
mais qui ne peuvent que se matérialiser dans un système d'union! Je
crois en cette puissance qui s'ignore et qui ne peut apercevoir la lumière
que dans l'unité! Oui...je crois! Il fallait battre le frère quand il
est faux or il fallait qu'il fallait que je me batte moi-même pour
qu'il soit fort! J'ai exploré le monde né des chienlits politiques et
j'ai réalisé que dans ce système, on sait toujours ce qu'on ignore et
on ignore toujours ce qu'on sait: l'espoir nous est volé, l'histoire
instrumentalisée, LA POLITIQUE A ECHOUE!!! Je crois en cette vertu
patriarcale, berceau de l'humanité, la canne de direction nous a échappé!
Coup pour coup, c'est se rabaisser au niveau de l'ennemi ou l'élever à
son stade, c'est alors que je crois au mariage avec les valeurs
socrato-helleniques! J'ai cru pouvoir apporter ma pierre à l'édifice
en débitant des inepties à portée provocatrice, je m'étais alors
aperçu que j'enfonce le système dans le système! J'ai développé des
propensions à iconoclastes sans pour autant savoir que chaque existence
a droit à une différence! J'ai fait des revendication autonomistes
sans avoir la moindre culture de la liberté...je me suis leurré! J'ai
fait montre de tous les vices que j'ai à dessein drapé de
pseudomorphose réaliste. L'évidence n'était que le simulacre de la vérité!
Le remède a été pire que le mal! A présent je suis ma propre
victime! Une victime pour qui la chose la plus facile au monde est de se
taper un bouc émissaire. Je manifeste à présent des anomalies
semblables aux symptômes d'amotivationnalité: les valeurs sociales m'écoeurent!!!
Mais aussi terrible que ne puisse paraître le présent, l'espoir n'est
pour autant pas perdu car loin de croire conséquemment à une éminente
révélation apocalyptique sur ma micro planète, je persiste à croire
en des lendemains meilleurs! AINSI PARLE LA JEUNESSE TCHADOCK...
Bendiman Arnaud
02/10/2002
Excision:
un flirt délictueux!
Hadjé Akhoutna enjambe les amas informes de cailloutis qui
traînent devant la concession et, comme une héroïne, elle est
accueillie par une salve des you-yous et une volée de billets de
banque. «Elle a purifié les filles avec succès et a prémuni la
famille contre la honte!», s'exclament quelques vielles femmes édentées
qui la précédent, sortant de la même chambre. Une excision,
mutilation abjecte, vient d'être célébré dans le faste!
Quelque part, ailleurs, dans une salle de consultation
médicale, une jeune femme d'environ vingt ans, se présente avec
une excroissance monstrueuse sur sa partie génitale.
- Avez-vous été blessée sur cette partie de votre corps?
demanda le praticien.
- Non! Rétorque la patiente.
- Avez-vous été excisée?
- Oui! Ce n'est que normal! Se glorifie la jeune dame, sans
regret.
-Vous avez une chéloïde, conséquence d'une mauvaise
cicatrisation. Sans une intervention réparatrice, vous aurez
beaucoup de problèmes pour votre féminité. Dit le médecin,
soucieux.
L'excision, pratique néfaste mais trop courante au Tchad,
fait payer un lourd tribut aux femmes soumises à elle: obstruction
de l'orifice génital, infection, contamination, apparition des chéloïdes,
difficulté d'accouchement etc...
Comme atteintes d'une frénésie de se faire préjudice
certaines tribus du pays s'ombrent dans cette odieuse pratique, au mépris
de mille mises en garde de la science. Pour les unes, une femme
non-excisée est une infra-femme et celle mutilée, une déesse aux
vertus exotiques! pour d'autres l'excision est un cadenas idéal qui
protège la virginité de la jeune ou sa chasteté. Méthode niaise
qui n'a jamais montré ses preuves!
Le clitoris est une petite masse charnue, intensément
innervée, érectile quand elle est stimulée. C'est un organe érogène
non négligeable dans l'ascension de la gent féminine vers le
nirvana, lors d'un acte sexuel. Cependant la clitoridectomie
hasardeuse pratiquée par les matrones sans le moindre respect de
l'asepsie n'est nullement efficace face au désir d'une fille de
"se satisfaire". Les motifs qui font rencontrer deux
tourtereaux sont multiples. Le clitoris n'est en rien responsable!
L'hymen, cette membrane tant considérée, peut se rompre lors d'un
simple exercice de gymnastique, sans que la fille ne soit déflorée
par un homme! Meurtrir la femme par cette ablation barbare est une
ignominie et un mépris à son égard car c'est faire preuve de
manque de confiance dans sa prise en charge de sa sexualité.
Si la circoncision a montré ses avantages dans l'hygiènes
des hommes, l'excision, comme tout vice des femmes, accable nos âmes-
sœurs et se montre de plus en plus comme une saugrenue pratique à
abandonner. La femme a horreur des modifications de sa belle
anatomie. N'est-ce pas? Nonobstant les gains rapportés par le cérémonies
d'excision, que des bêtises données à l'excisée comme héritage.
Rien ne vaut alors l'intégrité physique du corps humain, surtout
quand il s'agit de cette partie
génitrice et maîtresse de la sauvegarde de la postérité de
l'humanité. Prenons garde!!
Djiddi Ali
Sougoudi Sidimi
sidimi@caramail.com
01/10/2002
Le mariage entre chrétien et musulman au Tchad de nos jours
Je profite pour vous faire savoir que l'union libre entre musulman et chrétien
qui entre temps se faisait sans heurt devient de plus en plus risquant surtout
pour les chrétiens du sud du Tchad. un jeune Tchadien vivant au Congo et qui
venait de temps en temps en RCA a fait l'objet des menaces de mort à maintes
reprises, ce dernier a échappé à un enlèvement du simple fait qu'il fréquente
une musulmane. Bon nombre de Tchadiens sont contraints à l'exil et sont même
morts parce qu'ils ont osé faire des avances aux femmes musulmanes ou parce
qu'ils fréquentent ces femmes, alors que le contraire est courant, des gars
musulmans du nord du Tchad continuent à s'afficher avec des filles du sud sans
pour autant être inquiété, pourtant on continue à nous chanter l'unité
nationale.
Les organisations des droits de l'homme doivent se pencher sur ce problème, et
je compte sur votre site ialtchad pour ce travail de sensibilisation parce que
j'estime que votre équipe a toujours beaucoup fait pour l'unité des enfants du Tchad.
Allarabaye Sombaye
République Centrafricaine
15/09/2002
Mariages
consanguins, délit médical
Une chaleur moite pesait dans les couloirs des Pavillons des
urgences de N'Djamena. Un couple attendait impatiemment le professeur neurologue
pour lui présenter une créature monstrueuse, fruit de leurs neufs mois de
grossesse: un enfant anencéphale(sans cerveau) était ce fruit exotique qui
affligeait ce couple des arabes originaires de Batha.
-Madame et Monsieur, êtes-vous des consanguins? Demanda le neurologue
d'origine russe.
- oui, nous sommes des cousins germains! répond le couple
-Votre enfant présente une tare héritée de vous deux. Sa survie n'est
que de quelques heures. Je ne peux rien pour sa situation. Conclut le docteur,
tout désemparé.
Le sort de ce couple n'est pas unique. Des centaines sinon
des milliers de couples tchadiens vivent atrocement leur vie conjugale, empirée
par la survenue d'un enfant porteur d'une anomalie congénitale. Et fréquemment
la consanguinité entre les mariés en est la principale cause.
En dépit des mises en garde répétées du corps médical, de
nombreuses tribus tiennent mordicus à imposer un mariage entre cousins à leurs
enfants. Les raisons par elles évoquées ne sont qu'un retour vers un
nombrilisme béat assaisonné des considérations éthnico-réligieuses sans
assises.
Beaucoup de mes compatriotes, dans un élan jubilatoire,
aspirent à partager le lit avec leurs cousines. «Les cousines sont
faites pour les cousins!». Il balaient du revers de la main «les
contres-indications» de ce coutume aussi vieux qu'Adam et Ève.
Cependant et obligatoirement n'est-il pas venu le temps de mettre
terme à cette tradition pour le bonheur de nos foyers? Autres interrogations:
comment croire à l'unité du Tchad et le brassage en son sein, lorsque certains
clans ou tribus refusent tout "mélange" avec d'autres groupes? Le lien
de sang avec le cousin ou la cousine ne suffit-il pas pour encore vouloir un
lien d'intimité? Dans cet acte où en est la part de l'inceste?
Que de questions souvent même rebelles aux férus de ces
mariages aux conséquences désastreuses! Tout jeune tchadien aimerait sûrement
fonder un foyer heureux avec de beaux enfants pleins de gaieté. Si oui alors
qu'il s'éloigne du mariage consanguin comme à de la peste.
J'ose croire encore à la volonté de ma génération d'ôter
de sa vie les écueils fatales à son épanouissement. Nous en sortirons grandis
lorsque nos cœurs s'emballeront non pour nos cousines mais pour des filles
d'autres horizons. C'est ainsi que la génération émergeante actuelle pourra
éviter d'avoir des enfants à spina-bifida (malformation de la moelle épinière),
des gosses niaises ou des progénitures de types marsiens.
Laissons nos cousines aux autres (même si c'est difficile)
pour qu'elles nous mettent au monde des neveux mais jamais nos propres fils car
la terre regorge plus de six milliards d'âmes dont plus de la moitié sont des
femmes.
Sidimi Djiddi Ali Sougoudi
Sidimi@caramail.com
14/03/2002
Fuite de cerveaux
Tchadiens
Je lis tout les articles publiés sur ialtchad, j'apprécies beaucoup
certaines idée comme celui de Monsieur Adoum Ali, puisque il faut que
les Tchadiens soient conscient de tout ce qui se passe chez nous. Pour
nous les Tchadiens, nous n' avons aucune idée constructibles pour
un développement équitable à notre pays. Comment faire développer
notre pays comme tout le monde veut être politicien, chef de parti, ou
opposant pour avoir des postes ministériels et construire une villa?
(nos souhaits?) or, ce qui nous guettes de prés est le problème de mal
gérance. Il n'y a pas un chef politique ou opposant avec un programme
bien déterminé. Le Tchad a besoin d'une reforme économique et aussi
d'une reforme politique. Mais je préfère que ça soit économique,
puisque pour développer un pays il faut que la reforme économique soit
stable. Or, le peuple vie dans la misère, il n'y a pas d'eau potable
pour boire? on a besoin des routes, voir des bonnes voies de
communication et tout cela demande de financement. Chers compatriotes il
faut que les Tchadiens de l'étranger regardent pacifiquement le problème
de notre pays, et je reviens sur la phrase de Adoum Ali: il faut que la
diaspora s'organise a créer des activités et des emplois pour
les jeunes de notre pays. Et cette participation au développement de
son pays est un acte réfléchi et hautement patriotique. Nous sommes au
21eme siècle, un pays comme le Tchad n'a pas d'accès suffisant à
l'internet. Je préfère que les jeunes politiciens Tchadiens aient des
idées de développement et une qualité de réformateur et non la
qualité d'un politicien. Merci! Adoum Ali.
Mahamat Hissein
Ali de
Moscou
04/03/2002
Fuite des cerveaux et sort
des pays Africains
A
la lecture des débats sur la fuite de cerveaux tchadiens, je suis resté
perplexe en raison de l’ambiguïté que révèle une telle question.
D’une part, les cerveaux tchadiens semblent avoir raison de fuir leur
terroir à l’instar d’autres africains pour chercher des situations
financières et matérielles plus aisées, car il est difficile
d’admettre que des hommes dont les services peuvent faire du bien à
l’humanité entière se voient mal rétribués et que par-dessus le
marché, ils n’aient pas la logistique nécessaire pour mener à bien
leur travail. D’autre part, leur fuite peut traduire une abdication
devant la réalité alarmante du développement en leurs pays.
Pour apporter notre côte part au débat, nous irons
de la situation actuelle que nous observons en Afrique (et donc par
ricochet au Tchad). Tout se passe comme si les maux les plus graves que
le monde connaît de nos jours atteignent leur vitesse de croisière en
Afrique : Famine indescriptible, analphabétisme, coups d’états,
rébellions. Le comble est sans doute la dissémination lente mais décisive
de la population par le SIDA, dissémination qui menace dangereusement
la progéniture africaine. L’ethnocentrisme ainsi que le tribalisme
n’en sont pas de reste. Devant ce spectacle désolant on ne peut se
retenir de crier : « Que cesse enfin cette misère ! ».
Mais qui y mettra fin en Afrique si ce ne sont des africains, qui le
fera cesser au Tchad si ce ne sont des tchadiens ? D’aucuns
pensent échapper à la situation en allant se réfugier sous d’autres
cieux, d’autres quittent les lieux en espérant recevoir de l’aide
de l’extérieur. Les premiers se verront déçus aussitôt installés,
car à notre ère de télécommunication, les médias ne manqueront pas
de leur rappeler sans cesse leur origine misérable. Quelle vie alors
lorsqu’on est regardé comme un éternel affamé en quête de
nourriture ! Tenez par exemple, dans certains pays, les Tchadiens
sont considérés comme bagarreur, agressifs pour la simple raison que
le Tchad a connu de longues années de guerre. De tels jugements à
priori brisent derechef toute relation basée sur des préjugés
favorables. On peut en imaginer les conséquences….Les seconds se
verront assez vite traités d’irresponsables ou du moins des personnes
dépourvus du sens de la gestion. La conception selon laquelle l’Africain
est un grand enfant n’a pas encore totalement disparu de la tête de
biens de personnes. D’ailleurs certains Africains par leur
comportement de dépendance à l’égard des occidentaux en particulier
la laissent croire…
Ainsi, ce n’est aucunement une fuite des cerveaux
qui pourra résoudre la souffrance africaine, mais bien des hommes qui
oeuvrent dans et pour leur continent.
Une autre raison communément usitée pour expliquer
la fuite des cerveaux est le manque d’équipements scientifiques et
technologiques dans nos pays africains, manque qui enfreint à
l’efficacité du travail. A ce sujet, l’exemple de certains grands
hommes et femmes de science devrait nous enseigner. Pierre et Marie
Curie, pour ne citer que ce couple de physiciens qui ont découvert le
radium, avait une situation financière bien misérable au début, mais
cela n’a pas empêché qu’ils apportent une nouvelle connaissance à
l’humanité. A force de persévérance, de détermination, de lutte
visant à conscientiser ses contemporains, à force d’unir ses forces
à d’autres qui suivent le même idéal que soi, on ne sera pas déçu
car le succès frappera à la porte et alors on trouvera des solutions
authentiques pour l’Afrique et pour le Tchad. ( i.e qui proviennent
respectivement des Africains et des Tchadiens ). C’est donc un
sacrifice auquel nos cerveaux devront consentir. Les résultats escomptés
se feront voir à compte-gouttes peut-être mais ils se feront voir
certainement. Les « cerveaux » Africains
d’aujourd’hui devront se sacrifier pour des générations futures
d’Africains. C’est par-là que se manifeste l’amour authentique
d’un homme pour les siens : L’amour de l’Africain pour l’Afrique,
l’amour du Tchadien pour le Tchad.
Disons brièvement pour conclure que la « fuite des
cerveaux » vers l’Occident ou ailleurs n’est que la fuite
d’une misère pour une autre. Il est préférable d’œuvrer pour un
bien être chez soi avec les moyens de bord dans la mesure du possible,
plutôt que de se « réfugier » ailleurs ou encore de
toujours tendre une main quémandeuse à l’étranger. Attaquer le mal
qui ruine sa société par la racine et cela avec persévérance, détermination,
union est un moyen par lequel nos pays africains parviendront enfin
(quand bien même cela prendra du temps) à un train de vie moins
inhumain.
Naortangar Rodrigue,
Kinshasa, RDC. E-mail: naortaman@yahoo.fr
15/02/2002
Fuite
de cerveaux tchadiens
«Les hommes passent mais le Tchad restera»
La
question de la fuite de cerveaux tchadiens est une véritable
interpellation qui mérite d’être abordée avec autant d’objectivité,
de sérénité et de patriotisme.
Je
pense qu’il faut de manière précise et surtout haut et fort qu’il
ne s’agit absolument pas d’une trahison. Il s’agit simplement
d’un appel de prise de conscience lancé à l’endroit de la diaspora
tchadienne et aussi des jeunes tchadiens tentés par l’exil.
Participer au développement de son pays est un acte noble et
d’une portée hautement patriotique. Cette participation peut se faire
en étant aussi bien au bercail qu’à l’étranger.
Dans
certains pays africains, les immigrés d’un même pays s’organisent
autour d’associations diverses pour réaliser des projets intéressants
et combien utiles dans leurs régions respectives. Ces projets peuvent
être un dispensaire, une maternité, des salles de classe, des
fournitures scolaires, une bibliothèque, un moulin, des outils
agricoles et la liste est longue.
L’Etat est là pour ça me dira t – on. Mais force est de
constater que l’Etat ne peut pas tout faire. L’Etat doit cependant
rendre faciles les démarches administratives et surtout réduire
certaines taxes afin que le privée puisse jouer pleinement son rôle.
Le secteur privé peut et doit jouer un rôle déterminant dans
le développement du pays. En Europe, aux USA et même en Asie, le
secteur privé a été le rouleau compresseur du développement économique
et social.
Au Tchad, le secteur privé a vraiment bavé à cause des
multiples crises politiques que le pays a connu. L’Etat fut même réduit
à une seule personne, à un seul groupe et surtout à une seule vision
politique. Actuellement, nous vivons une situation dramatique, un
calvaire sans précédent. Mais cela ne constitue nullement un motif
valable pour rester en retrait et observer. Quand certains disent que
l’Etat n’a pas payé leurs études et par conséquent ils ne sont
pas redevables à leur pays, cela désole terriblement. Car même si
vous n’aviez fait que l’enseignement privé (Béguinage, Sacré Cœur,
LTC, USA), il est honnête de révéler ici que vous êtes pour la
plupart des enfants, cousins ou proches parents des hauts fonctionnaires
de l’Etat. On vous amène et ramène de l’école avec les fameux RT
AP. Un homme politique tchadien disait : « les hommes passent
mais le Tchad restera ». Donc contribuer à l’ouverture d’une
bibliothèque, à la construction d’une maternité, lutter contre la désertification
ou contre le Sida ne peut être que salutaire. Je ne pense pas cela
puisse empêcher quiconque de vaquer à ses propres occupations et
encore moins l’appauvrir.
Au Tchad, nous avions relevé des défis historiques et forts
importants. Je ne doute même pas un instant que les cerveaux tchadiens
s’exileront pour longtemps et encore moins resteront les bras croisés
voir ce légendaire pays s’écrouler sous le poids l’ignorance de
certains.
Adoum Ali
Adoum_ali@hotmail.com
23/01/2002
Réflexion sur la fuite de
cerveaux
Le
camarade Guy dans son article nous invitait réfléchir sur la question
de la fuite de cerveaux tchadiens. Cher camarade Guy, la condition de
vie des fonctionnaires tchadiens est telle qu'il est impossible de
supporter nos familles. L'Etat Tchadien n'existe que de nom et a
abandonne la jeunesse tchadien depuis trop longtemps. il est très
claire que nous ne nous sentons pas moralement obliges de rendre des
comptes a l'État. il n'est pas très normal que des jeunes sortis de
l'Université ou des Écoles professionnelles chôment. Les jeunes ont
l'impression que l'école ne nous sert a rien de nos jours. Il est très
normal que les tchadiens aillent chercher leur pain ailleurs.
Actuellement je ne compte pas rentre au Tchad pour y travailler, j'ai étudie
dans des écoles privées jusqu'au baccalauréat et j'ai étudié avec
une bourse privée. Utah State a paye pour mes études quand je suis
venu ici et je suis plus reconnaissant a l'Etat de Utah qu'a l'Etat du
Tchad. L'Etat Tchadien doit créer des conditions pour que nous
rentrions au Tchad, nous créer des emplois en laissant partir de la
fonction publique ceux qui ont atteint l'age de la retraite et ceux qui
y sont entre illégalement. l'Etat doit encourager la création des
entreprises privées en vue d'absorber nos jeunes frères qui sont sans
emploi. L'Etat doit laisser son ingérence perpétuelle dans les
affaires privées des citoyens. si ces conditions ne sont pas réunies,
je ne blâme pas les tchadiens qui désirent travailler en dehors de
notre très cher pays.
Issa Moursal / Salt Lake City / Utah
30/11/2001
Fuite de cerveaux
Tchadiens: quelles solutions?
La situation conjoncturelle difficile du Tchad pousse beaucoup de jeunes
tchadiens à quitter leur pays. Beaucoup se font enregistrer
désespérément réfugié politique. Les étudiants, une fois leurs études
terminées, ne rentrent pas au pays. Certains ne peuvent pas le faire
faute de moyens financiers. Parfois, ce sont les parents et amis qui
demandent carrément à l'étudiant de ne pas revenir et d'essayer de
trouver quelque chose(un job) là où il est et ce en attendant des jours
meilleurs au Tchad. C'est un véritable signe de désespoir qui accable
tout jeune cadre plein d'ambitions et de courage. L'étudiant se retrouve
dans une situation complexe car se faire une place chez les autres n'est
pas une mince affaire. Alors commence une nouvelle vie, un pilotage à
vue. Certains vivotent tout simplement, rongés intérieurement par des
soucis(vue notre caractère) et acceptent difficilement de dépendre de
notre solidarité légendaire et unique dans le monde. Mes soeurs et
frères, je vous invite donc à réfléchir et agir pour combattre ce mal
qui affecte sérieusement la jeunesse tchadienne. Merci et Salut. Guy |