Hymne national
     Le pays
     Constitution
     Assemblée
     Gouvernement
     Opposition
     Tourisme
     Art & Culture
     Musique
     Sports
     Cuisine
     Images du Tchad

     Éditorial
     Actualité
     Interview
     Forums
     Salon d'entreprises
     Emploi
     Annonces
     Sahibi
     Poésie
     Livre d'or
     Archives
     Groupe ialtchad


 

  Les paroles des chansons 
           Le Rappeur Tchadien Kaar Kaas Sonn
Talentueux rappeur, il s'est vite forgé une solide réputation au pays et  devient le nouveau  idole des ialtchad. Avec ses textes poignants, le jeune Kaar Kaas Sonn apporte une touche de fraîcheur très considérable à notre patrimoine déjà haut en couleurs. Son talent a été mis au service de plusieurs artistes français de sa génération, preuve qu'il a une capacité exceptionnelle à faire passer un message auprès des foules. Aujourd'hui, grâce à lui, le Rap conquiert petit à petit le cœur des jeunes N'djamenois longtemps bercés par des sonorités bantoues et soudanaises.

SexpéculaTion

Sharon a tout d’une fille pieuse
Même si l’eau douce est souvent très dangereuse
Son premier mec chic se nomme Tom
Tiré à quatre épingles, c’est un gentil homme
Sharon sort avec lui pour ses fringues Armani
Gucci, Ngotis, Smalto ou Alphadi
Il y claque toute sa fortune pour faire sapé
La sape n’ayant pas de saison, il est toujours tiré
C’est le genre de mecs qui attirent les femmes
Il se dit que l’habit peut faire le moine
Mais il n’est pas à la hauteur des caprices de sa dulcinée
Il n’est pas choc et ne peut banquer

Si t’es pas chic choc alors t’es chèque
Y a pas mec qui soit chic choc et chèque
Les meufs ne se cassent pas la tête, elles font leur calcul
Pour le pécule, elles ne reculent pas mais spéculent

Le deuxième mec choc n’est autre qu’Alex
Corpulence de Stallone, c’est lui le roi du sexe
Alex le choc chauffe quand il choque
Envoie Sharon en l’air quand il la fucks
Grâce à lui, elle assouvit ses charnels désirs
Il n’est pas très beau et n’a pas trop de fric
C’est l’archétype des fossoyeurs d’entrecuisses
Quatre à cinq fois par jour, il choque sa miss

Le troisième mec chèque est du troisième âge
Irresponsable notoire, il est plutôt volage
Vingt-huit enfants à charge dont il ne s’occupe pas
Passe toutes ses nuits dans les bras d’azabas
Godalas, bars, VD pour se reposer
Grâce à lui Sharon assure son panier
Son loyer, ses cosmétiques et lingeries
Voilà à quoi tient cette chienne de vie
Que les go mènent de nos jours à N’Djamena
Goré, Adré, Sarh et même à Goz-Beida

Une petite enquête, mon cher et tu sauras
Si t’es chic choc ou chèque
Dans un cas comme dans l’autre, tu fais leur fête
Appel à tous ceux qui ont une mifa

Combinaison odieuse
Où les hommes sont comme des chevaux
Et la vie
Un fricodrome

Moursal, le 2 septembre 2000

Garde du cœur

Quelques étés sont passés
Mon amour-passion pour toi n’est pas entamé

Bing bing bing, je l’entends battre
Bing c’est mon cœur, bing c’est comme le sabre
On s’est vu au stade de basket
Ton simple sourire m’a créé tout une fête
Je te guette, tu le rejettes puis me passe les allumettes
Tu as pris entre tes mains ma vie comme une brouette
Chacune de nos rencontres est un nouveau coup de foudre
J’en deviens tout blanc de joie comme imbibé dans une poudre
Tu me souffles à l’oreille : tu es mon seul bonheur
Je réponds présent à l’appel de ton cœur

Qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il grêle
Pas d’obstacle à notre amour ma belle
Personne n’y pourra rien. Personne

 Je suis ton garde du cœur
Quoi qu’il arrive, quoi qu’il en soit
Je serai toujours là
Pour essuyer tes larmes, ma fleur

Il s’obstine ce con, veut me faire obstacle
Je l’observe faire sans en être incapable
Autour de mon four, ta silhouette court toujours
Ton amour me bourre le cœur, je t’assure, tous les jours
Je respecte ton geste, respire : c’est pas pire
Tu resplendis responsable de mes désirs
Sourd, je tousse sous la rescousse de cette mousse
Ton couscous me pousse à faire l’amour
Je rate ton parfum et meurs sec comme une fleur
Tu sais, j’obtempère aux assauts de ton cœur

Je serais très heureux d’être comme l’écran de l’ordinateur
Qui devant toi se nourrit de ta beauté chaque heure de son heur
Le ciel aura à crier, mais avec toi c’est la merveille
Grâce à ton amour je visite Dieu via Marseille
Je deviens prisonnier quand tu ne dors pas la nuit
Parce que les roses te jalousent, Anne, même jusqu’à minuit
La montagne se courbe apprécie ta pudeur
Le soleil te chauffe, mais n’enlève pas ta douceur
La lune ne bat plus ses cils quand je hume ta chaleur
Les oiseaux applaudissent tous ta splendeur
La pluie te délave, lave mes yeux pour mieux te voir
Qui pourrait donc me croire, sinon toi seule peux savoir
Que chacun de tes pas accélère le rythme de mon cœur
Qui répond toujours à l’appel de ton cœur

Quelques heures d’absence et je fais le porte à porte
Je porte une sorte de short et souhaite que tu ressortes
Mes bêtises te plaisent, j ‘adore aussi les tiennes
Et on s’aimera encore à moins que la mort ne survienne
Pendant que mes lèvres envahissent tes lèvres
Et que je me mets dans mes états de lièvre
Anne, tu me dis « Kaar Kaas Sonn, je t’aime et je peux mourir pour toi »
mais non, mourir ne compte pas, vis et vieillis avec moi
Tu es toujours à l’heure et plus que ma sœur, tu es mon seul bonheur
C’est pour cela que j’obtempère aux assauts de ton cœur

Je suis ton garde du cœur.
Qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il grêle
Pas d’obstacle à notre amour ma belle
Personne n’y pourra rien. Personne !

Moursal, le 27 mai 1994

Mythe parade

Ballade dans la rue où rient des gangstars
Black out sur l’air blafard de ces bâtards
Dois-je organiser un débat avec ces guignols ?
Non, je file vers la chevauchée du pactole
Descente dans l’arène du rap sans gêne
Pour prendre par les cornes ces énergumènes
Fumigènes gênent, freinent peine perdue
Les vaches s’affolent, on oublie le barbecue
Pour ceux qui s’étonnent, je débute en 92
Rappeur à grande vitesse, pas râleur de grandes foutaises
Moi, je mène une danse de cœur pas de couleurs
Rêvant de déverrouiller l’esprit des dormeurs
Entre guerre et paix, je choisis le rap
Bricolage d’une cité idéale ayant raison pour cap
Fuck aux badauds , magots, suppôts de salauds
Que des ragots dans les limbes de la pensée de mes rivaux
Ces bruits qui frappent, épatent, matraquent et happent
Proviennent du boulevard rap, soyons rap
                                           Je mourrais musicologue et mélomane
                                           Mais jamais avant mon dernier fan
Chaque jour on chante, chaque jour on danse
On a la pêche, yo, on fait la tête

Rappeur à grande vitesse, comme un papillon je voltige
Volubile et nubile je file vers ce que je vise
La particularité de la perfection sans cesse
Fait de moi un primus inter pares
Le phrasé sec de mon rap poudroyait sous ma langue
Alors que je n’avais pas encore rapport avec les banques
Vient la phase des concerts promo
A Paris ça se passait dans les studios
C’est comme ça qu’les choses s’passent
Puis elles se gâtent (bis)
Du beat parade, j’arrive au mythe parade
Sans jamais transiter par les différents hit parades
A Fort-Lamy la guerre des nerfs obère, s’opère, se gère
La bière monte, ça dégénère
Des lâches au mic, ça donne piac piac 
Ils crient trop fort, je suis patraque
Quand je clique, ils prennent leurs cliques et claques, se cassent
Clic ! ces cliques cliquent et se battent

Comme Ponce Pilate, je lave et lève mes mains
J’suis innocent de cette guerre de malsains
Qui fait des bêtises aujourd’hui, demain les paiera
Car le sang versé,, ça ne s’oublie pas
Bonnet blanc blanc bonnet en tout cas, c’est kif-kif
Fadaises incoercibles des stars risibles
A Genève un ristrette me remet à net
J’ai encore le temps de vivre à perpette
Mon âme tourne s’arrête tourne, me voilà
Tout saoul du rap comme un russe de la vodka
Les pronounciamentos sont ceux qui vivent le mieux
Après un hold up électoral, ils sont bénis par dieu
Puisque la populo n’a plus de victuailles
Les jours qui passent augmentent le nombre des canailles
Des tatouages aux fesses, des lèvres rosies
Elles troquent leur jardin secret contre le fric
Les cosméchimiques font d’elles de zébras
Les voilà un beau terreau pour le sida.

 Bangui, le 12 octobre 1998

Bal des morts vivants

Bienvenue au Titanic tiers-mondiste
Des gens faméliques qui ne vivent pas mais résistent
A la dèche : semblant d’existence, chance, panse
Leurs yeux implorent clémence de la providence
L’arme des lâches y a droit de cité
Lady Di n’avait cessé de la dénoncer
Paix à son âme, je poursuis son combat
En attendant que s’applique le traité d’Ottawa
Le froid arrive, les uns pleurent
Les nuages s’amoncèlent d’autres meurent
Le pain est introuvable, les armes à outrance
L’opulence à leurs yeux n’a aucun sens
Leur objectif, être les plus pauvres
Individus fantoches vivant dans l’opprobre
Avant ils se saoulaient pour aller prier
De nos jours, ils prient pour aller se saouler
Dieu s’esclaffe ainsi infiniment
Quand il débarque au bal des morts vivants

  Na deng kura ddi
Kor mùe han kang ddi

Welcome, ici on dit ça comme caprice
Le soir dans les bars, rien ne leur préoccupe l’esprit
Ils piaffent d’impatience devant le boire
Leur job se résume en des formules incantatoires
Des fieffés fainéants qui ne rêvent que du miel
Alors que les firmes s’observent, s’absorbent, se constellent
Rachat, concentration  donc mondialisation
Pour ces pseudo nations, la désagrégation
J’n’organise pas un match de boxe verbale
On est loin des conversations SALT
Trop de discours sur les droits de l’homme
Résultat : c’est toujours l’homme que l’on massacre en somme
Quelque part on meurt par inanition
Parce que l’on n’est pas de la même religion
Dieu se marre ainsi infiniment
Quand il débarque au bal des morts vivants

On ne sort pas de ce Titanic quand on y entre
Rien à faire, ici tout est question de ventre
Le FMI nous conduit droit au mouroir
Que son PAS soit dans l’impasse : aubaine des politicards
Mafiosi corrompus jusqu’au bout des ongles
Eux-mêmes et leurs parrains créent la jungle
Le développement par l’aide ne se fera pas
L’aide soutient les dictateurs et ceux qui l’octroient
Qui paiera ? c’est encore nous pauvres gens
Qui engraisserons dirigeants et autres coopérants
L’économie de l’aide s’appuie sur la déconnexion vis à vis du système productif
Le take-off et le big push renvoyés au silence définitif
Service de la dette, paradis fiscaux
L’argent sert les frangins des cupides dictatos
Les agrégats au vert, le social au rouge : pile
Face : on fait de nous des scatophiles
Sous-développement égal taxinomie raciale
Décentrement : on est victimes de l’inconscient colonial
Yaguine et Fodé meurent, parce que rien n’est sûr
Ici le présent est mort donc pas de futur
Interdits de toute vie, de tout rêve d’enfant
Tout ça confisqué par d’impénitents dirigeants
Des programmes politiques ayant goût de kitsch
Et les remèdes du FMI ne sont qu’aporie
Personne ne pèse mes proses stercoraires
Où est mon futur, moi qui vis sous moustiques errent
En attendant que demain soit pire qu’avant
Je meurs de vie dans ce bal des morts vivants

Bienvenue au bal des morts vivants voir
Des gueux recyclables de l’histoire
De la lutte des classes à la lutte des kalaches
Naît tout un réseau de sociale diaclase
Real politik rime avec amnésie et injustice
Développement des thèmes classiques sur un ton novice
Jeu de francs, jeux de vilains égal mauvais sang
Guerre de bananes effiloche le continent
Trade no aid vive la pax americana
Dura lex sed latex c’est la lex mercatoria
Tu veux du fric, va le prendre chez les pauvres
Débarquent en Afrique de néoconquistadores
Quand meurt la basse classe, arrivent des vivres
De qualité dérisoire qui les aident à survivre
Ils achètent des armes, caressant la misère
Clitoridectomie c’est ça qu’ils savent faire
Toute la semaine, ils naviguent entre cuisses et fesses
Le dimanche s’en vont à la messe pour tuer leur stress
Leur démocratie marche sur des conseils comminatoires
Ses concepteurs en sont ennemis notoires
Voire des barbares avares en humanité
Avatars, oripeaux d’un système mal pensé
Mon phrasé n’a rien de rédhibitoire s’entend
Mais tout est si désopilant au bal des morts vivants.

Moursal, le 8 février 1999

COCHE MARE

Taciturne, hanté par le malin
Je commence par la fin du début de la fin
Regards fuyants, paroles absentes
Quelques fois j'ai failli essayer l'absinthe
Tant le désespoir gouvernait mon âme
Cette femme que mon cour acclame
Réclame, déclame et s'enflamme et s'exclame
O ! qu'elle est belle ! tout l'idéal qu'elle incarne
Noie ma panne dans la came, je me pâme
Mon angoisse en moi déclenche des spasmes
Je rame en amont de mon cour, femme
Tu es celle là même dont je fus morgane

J'veux mon bébé
J'veux pas de toi, casse-toi

Des fissures dans la confiance d'une fille sûre d'elle
Mais ce jeu n'en vaut plus la chandelle
Je bâille aux corneilles, verse dans le sommeil
Impavide à ses caresses qui m'brûlent comme soleil
Naguère, on faisait l'amour 3, 4, 5 fois par jour
Ses paupières vibraient de bonheur, l'orgasme pendant l'amour
Je refoule de mon cerveau toutes ces scènes d'extase
Et même le saï, reggae, rap, pop, voire le jazz
Sùa deng hein ngerat, n gei wei pure dere
Tame deng pia sei hebel kà ca ka tereng
Je perds conscience, surfe sur l'inconsistance
Pas de chance, mon option : le silence
L'amour se meurt, la vie s'éloigne aussi
Parce que je pense qu'elle ne m'a pas réussi

J'veux mon bébé
J'veux pas de toi, casse-toi

Pas de boulot, pas de tacot, je joue aux machots
J'ai bobos en repensant à mes crocos à gogo
Fini les balades au bord de la Tandjilé
Et nos nuits folles dans les rues de Béré
Laisse mon gosse, je botte tes fesses, c'est ta faute
Désormais c'est l'irréel que frottent mes côtes
Assommé par les poings de la fatigue je dors
Comme mort, sans force, Lise toujours dehors
Veillant sur moi avec amour et tendresse
Le timbre de sa voix à mon réveil me caresse
Je m' cramponne à elle en serrant Cédric
Désormais déconnecté du monde onirique
Vivre sans vivres, mais vivre avec eux
Ma famille dont je suis à jamais affectueux

Reste là
Ne t'en vas pas
Je veux de toi
Je veux mon bébé
Reste là

Ce n'était qu'un rêve
Un cauchemar

Sabangali , le 20 décembre 2000

C’est comme ça que les choses s’pass

John a une tête dure
L’approcher est une gageure
Il t’injurie, te maudit
A 13 ans, drôle de vie
Ne va plus à l’école
Préfère plutôt la taule

c’est comme ça que les choses s’pass
Puis elles se gâtent

John préfère faire la tire
Bien vivre c’est souffrir
Il imite Swartznegger
Imite Rambo
Veut manger des gigots
Veut être leader

John chipe un flingue à un flic
Fait razzia dans une école
Dix gosses gisent sur le sol
Il se met à faire chichi
Rit quand on constate
John est un psychopathe

Il tire sa ganja
Veut ressembler à Al Capone
Veut baiser Sharon
Raconte des blabla
Va en aventure
 Aujourd’hui c’est son futur

Veut baiser toutes les meufs
Ne jure que par les vamps
Usant des ultra violents
Veut paraître neuf
John n’a plus de tête
Pour lui chaque jour est fête

John achète une femme
Comme l’on fait dans son village
Il pense être ainsi sage
Mais très vite il s’enflamme
Bastonne la doudou
Et réclame ses sous

John avance trop vite
Comme un animal
Il pose des scandales
Plus rien ne le guide
Il vole une voiture
Et se casse la figure

Sa vie n’avait qu’un sens
Il n’rescpectait  pas les lois
Faisait n’importe quoi
Ne croyait qu’à la chance
Conséquence : cette bombe
Se retrouve dans la tombe

La tête dure, c’est sûr
Ne mène qu’à la folie
Message aux impolis
J’ne murmure pas sous des murs
Kaar Kaas Sonn  klaxonne, raisonne
Ne suis pas la vie de John.

Ardep-djoumbal (ENAM), le 7 août 1995

Qu’est-ce qui marche ?

Dis, raconte un peu, toi qui viens de Farcha
Au moins y a du courant là-bas !
Ça fait deux semaines que nous sommes dans le noir
Tous les jours c’est comme ça : matin midi et soir
Moribonde, l’entreprise d’énergie
Société tchadienne pour l’étranglement de l’économie ?
Asphyxie sur les bords, tout est à terre
Avec ça, on veut que tu te taises

Qu’est-ce qui marche dans ce système pourri
Dis-moi ce que tu penses de cette putain de vie
Nous sommes étouffés par la TVA
Non, on n’est pas corda

Ce matin, j’allume mon PC
A la seizième ligne, le courant est coupé
Mon outil de travail vient d’être bousillé
A l’instar de ma lampe, de ma chaîne, de ma télé, de mon frigo
Et ventilo ; au final, j’ai trop chaud
Le drame se passe du côté de l’hosto
Où Fati meurt pendant son opération
Délestage, résultat : consternation
Culture de médiocrité, ça ne m’étonne pas
Ce qui marche ici ? Mange et tais-toi
Les prix flambent, que font gouvernants
Eh ! bien ils s’enrichissent en nous appauvrissant

Obscurité rime avec insécurité : scandale
Vers les paradis fiscaux sont portées les malles
De ceux qui volent, mais qui sont chanceux
Car toujours promus à de nouveaux postes juteux
La grande masse souffre en toute conscience
Silence de complaisance, victime des violences
Qu’est-ce qui marche ici ? Tout a l’air mort
Et cette plèbe ne sert plus que de décor
Des apaches new age pillent tout sur leur passage
Les firmes ferment en attendant le carnage
Je gèle tous mes travaux ainsi que mon stage
Le pays se meurt. Vive le délestage !
Le bled se meurt. Vive le délestage ! ! !

Moursal, le  5 septembre 2000

Le pays | Constitution | Assemblée | Gouvernement | Opposition | Tourisme | Art & Culture | Musique | Sports | Cuisine | Images du Tchad
Éditorial | Actualité | Interview | Forums | Salon d'entreprises | Emploi | Annonces | Sahibi | Poésie | Livre d'or | Archives | Groupe ialtchad