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Dossier |
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La
crise de l’énergie dans les années à venir
SOUMAINE TAGUINA (Eloi)
, Ingénieur d’application en
Exploitation pétrolière
option Forage
Et élevé Ingénieur en Géophysique
à l’université
de Boumerdes (Algérie).
staguina@yahoo.com
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Nous nous approchons, à une vitesse accélérée
d’une crise de l’énergie, elle menace le monde entier, mais
les grands y feront face plus facilement, on ne connaît pas les
ressources énergétiques de l’URSS, on sait ce pendant
qu’elles sont considérables. Celles des états unis aussi ils
n’ont pas touché à leurs réserves, ils ont jusqu’à
maintenant consommé les réserves des autres. Les réserves de la
CHINE, nous sont également inconnues, que se passerait-il si l’électricité
venait à manquer tout à coup ? J’ai essayé de
l’imaginer, si tout à coup l’énergie vient de manquer, les
usines s’arrêtent, les trains stoppent, les rues s’engorgent
de véhiculent immobiles, les nourritures restent au fond des
campagnes, les ordures sur les trottoirs, l’eau dans les
fleuves, les robinets ne coulent plus, les wvc engorgent débordent
sous les chasses vides, les magasins pillés ne reçoivent plus
rien, la famine et le banditisme s’installent dans les agglomérations
urbaines dont tous les habitants deviennent des loups affamés,
c’est la guerre civile permanente, la plus terrible, non de
classe contre classe, mais de chacun contre chacun, on s’égorge
pour un morceau de pain ou une pomme de terre, les ordures et les
excréments dans le désordre.
Les foules fuient à pied les villes intenables ou on n’éteint
plus les incendies, envahissent les campagnes, sont reçues à
coups de fusil par les paysans qu’elles massacrent, on dévore
les vaches et arrache le blé vert, les campagnes ravagées ne
donnent plus de nourritures.
Les cannabismes apparairent après l’assassinat, on meurt de
faim et des pestes le long des routes, il y a peu de survivants.
Ce n’est pas de la science fiction, c’est ce qui arriverait
si…Mais cela peut-il arriver? Prenons un exemple, parmi
d’autres. A New York pendant une seule nuit sans électricité…
la ville aussitôt, s’est mise à se décomposer et à flamber,
et pourtant tous le monde savait que ça ne durerait pas, que ce
n’était qu’une panne. Si les New-yorkais avaient eu la
certitude du contraire ? Imaginez…
Tous les points que je vienne de suggérer, seraient la conséquence
d’une disparition totale, subite et définitive, de l’électricité.
Actuellement nous vivons et nourrissons par le biais du pétrole,
s’il manque tout s’arrête, or il va manquer. Par suite de
l’accroissement de ses populations, et des besoins de celles-ci,
le monde en boit chaque année d’avantage, alors que ses réserves
diminuent, les calculateurs pessimistes affirment qu’il sera épuisé
dans le 20 ou 30 ans, et les optimistes nous accordent un délai
plus long, mais toute fois peu importe, car il manquera bien avant
d’être épuisé.
Avec le temps le pétrole deviendra un produit de luxe qu’on ne
pourra plus utiliser que pour des taches privilégiées. En réalité
la crise du pétrole a déjà commencé, la circulation de notre
civilisation n’a plus la même vitesse. Quand les Émirs ont
multiplié par quatre le prix de brut, le rythme des fabrications
et des consommations s’est ralenti, l’expansion a été freinée
ou stoppée, les pouvoirs d’achat ont cessé de croître ou
diminuer, une partie de main-d’œuvre n’a plus trouvé de
places dans les circuits de travail.
La « crise économique mondiale » c’est le début
de la crise du pétrole, c’est pourquoi il est vain de penser
qu’on va bientôt « en sortir » il va falloir
d’abord la résoudre, c'est-à-dire trouver une autre source
d’énergie, et la trouver vite, car le pétrole peut manquer
tout à coup brutalement, totalement, si pour une raison politique
à la suite de quelque conflit au moyen Orient ou en Afrique. Les
Arabes et les Africains décident de cesser leurs livraisons, les
réserves stockées en Europe et en Amérique ne feraient pas long
feu…
Quelque chose est prêt : le nucléaire, il est prêt
enfin, presque … pour la paix parce qu’on l’avait préparé
pour la guerre, c’est toujours ainsi, les militaires obtiennent
ce qu’ils veulent pour leurs recherches et leurs fabrications.
Le nucléaire et prêt, rien d’autre n’est prêt, il faut donc
mettre le nucléaire en place et le plus vite possible.
Mais pour l’instant, il n’y a rien d’autre, et si rien ne
remplace le pétrole au moment où il manquera, la maison où nous
vivons, nous tombera sur la tête, et nous serons bien incapables,
ensuite d’aller construire à la campagne la fermette de nos rêves.
Si la crise du pétrole devient brutale, il n’y aura pas des
survivants hagards, dans un monde en ruine…
Pour éviter ce séisme de la société, bien plus grave que le
plus grave des tremblements de terre assortie de peste noire. Pour
éviter le retour brutale à une vie sauvage de barbare. Il faut
donc avoir recours au nucléaire monstrueux, mais en préparant
des maintenant son remplacement, le nucléaire remplacera le pétrole,
mais il doit être lui-même remplacé dans le plus bref délai.
Avant d’examiner les possibilités et les perspectives du
remplacement, essayons d’abord de jeter quelque lumière dans le
débat qui oppose, ceux qui affirment que le nucléaire est
dangereux à ceux qui déclarent qu’il ne l’est pas. Les
centrales nucléaires « ordinaire » à eau
sous pression et les « surrégénérateurs »
fabriquent ou fabriqueront de l’électricité à partir des matériaux
excessivement dangereux, à stocker, à transporter, et à
utiliser : l’Uranium et le Plutonium.
Le plus dangereux de deux, le plutonium n’existe pas dans la
nature, on le trouve mélangé dans les déchets des centrales, à
d’autres corps radioactifs.
Pour les bonheurs des hommes et de tous les êtres vivants, le
plutonium n’existait pas dans la nature, il a fallu que nous
nous mettions à en fabriquer ! il a fallu que
quelques génies désintéressés et quelques savants naïfs,
introduisent le bout de leur nez dans les minuscules et
formidables secrets de la matière et se mettent à déranger et mélanger
les tourbillons d’énergie qui la composent…comme les enfants
curieux qui mélangent la mort-aux-rats avec le cacao ou
l’oignon pour voir…
La curiosité est la plus grande qualité de l’homme, elle l’a
fait sortir de ses cavernes et l’a conduit jusque sur la lune,
elle le poussera peut être jusqu’aux confins de l’univers.
Évidemment c’est une vue théorique… si une centrale sautait
ou seulement se mettait à fuir, son contenu ne se répandrait pas
sur toute la surface du globe, uniformément réparti pour que
chacun en ait sa part, mais cent mille an il aurait bien le temps
de voyager… et on imagine ce que pourraient les dégâts immédiats.
Mais le nucléaire ne digère pas… un accident nucléaire à
ceci de particulier qu’il ne se termine jamais, mille ou cent
mille morts dans le vingt quatre heures ou le vingt quatre
semaines, ce n’est que le commencement, si le plutonium s’évade
d’une centrale, rien ne pourra l’arrêter sa dissémination
par le vent, par la pluie, le temps, rien ne peut plus le détruire
quand il est en liberté. Il continuera de s’étendre et de
tuer, silencieusement, il a tout son temps, cent mille ans pour
tuer, sans s’arrêter une seconde.
Aucun homme n’est infaillible, ni dans son raisonnement, ni dans
ces actes.
Aucune machine construite par l’homme n’est infaillible et
dans un domaine ou une défaillance, une seule risque d’avoir
des conséquences incalculables dans l’espace et dans le temps,
aucun n’esprit honnête ne devrait se montrer aussi assuré.
Si on décidait, des aujourd’hui, de consacrer aux énergies
nouvelles un budget égal à celui de nucléaire, on obtiendrait
pas d’elles, car tout est à faire, raison de plus pour ne pas
perdre un jour.
Le potentiel des énergies nouvelles est immense,
illimité, elles peuvent avoir à tous nos besoins, même décuples, et
nous ne les épuiserons jamais… elles nous viennent des quatre éléments
dont est fait notre monde et qui entretiennent notre vie : Air,
l’Eau, la Terre et le Feu, il nous suffit de savoir prendre ce
qu’ils nous offrent.
Premièrement, l’Air...
Aujourd’hui les éoliennes perfectionnées
peuvent fabriquer de l’électricité pour un immeuble ou un village.
D’autre part ce n’est pas facile de trouver une idée simple qui
permettrait de stocker l’électricité, les accumulateurs sont
encombrants, lourd, peu efficaces.
Pour une grande installation, il en faudrait des volumes énormes.
Les génies ont proposé un moyen envisageable pour stocker l’énergie
du vent, serait de passer par l’intermédiaire de la chute d’eau,
des batteries éoliennes actionnent des pompes qui feraient passer
l’eau d’un réservoir bas, ou d’une rivière, à un réservoir
haut. L’eau retombait du haut vers le bas en faisant du passage
tourner des turbines.
Quand le vent nécessaire de souffler, le réservoir haut aurait assez
d’eau en réserve pour continuer d’alimenter les turbines. De telle
installation pourrait trouver place en montagne ou en bordure des mers
ou des lacs important, elles auraient l’avantage de faire appel à des
techniques qui existent déjà, et qu’on connaît bien.
Deuxièmement, l’Eau…
Elle est déjà bien exploitée, on pourrait
certainement barrer encore quelques cours d’eau, noyer quelques vallées,
happer quelques marées, mais on ne pourrait sans doute pas augmenter de
façon considérable ce qu’on obtient déjà de la houille blanche et
verte.
Part contre, l’eau, toute l’eau du monde
est une réserve formidable d’hydrogène, c’est de l’hydrogène
combiné à de l’oxygène. Au moment ou ces deux corps se combinent,
ils dégagent une grande quantité d’énergie, c’est cette énergie-là
qui a poussé au derrière ces fusées Américains et Russes jusque sur
la Lune, jusque sur Mars, Venus, qui va les expédier hors du système
solaire…
L’hydrogène est peut être le pétrole futur, il aurait l’énorme
avantage de donner comme déchet de l’eau.
Malheureusement, pour l’instant, il faut dépenser plus d’énergie
pour séparer l’hydrogène à l’oxygène qu’on en récupérait en
les réunissant, on cherche aussi à utiliser l’hydrogène pour établir
un « nouveau nucléaire » celui de la fusion, opposé
à celui de la fission, qui est celui de l’uranium et de plutonium. Le
nucléaire actuel à fusion, est l’équivalent pacifique de la bombe
A , le nucléaire à hydrogène serait l’équivalent de la bombe
H, . On obtiendrait des quantités d’énergie bien plus considérables,
les matériaux des bases seraient l’eau, c'est-à-dire qu’on ne
risquerait pas en manquer et il semple que la fusion ne produirait pas
des déchets dangereux rien que de l’eau.
Troisièmement, le Feu…
Le feu a été le grand facteur permanent du progrès
matériel, dans le temps moderne, il a permis aux humains, par la
machine à vapeur, le moteur à explosion et la fusée, de créer les
transports et l’industrie, et de quitter la terre, il est créateur et
destructeur en même temps, il est la chaleur du foyer familier, et
celle d’Hiroshima. Ses plus récents générateurs sont le charbon, le
pétrole et le plutonium. Le charbon va s’épuiser, le flux du pétrole
dépend de l’étranger, le plutonium est haïssable. Il nous reste à
tourner vers la source première de toutes les formes du feu, cachées
ou évidentes : le soleil.
Le soleil nous inonde chaque jour d’une quantité formidable d’énergie
qui est loin d’être perdue.
Le monde végétal est le meilleur transformateur de l’énergie
solaire, il la capte et le fixe sous forme de plantes, fruits,
d’herbes, que mangent les herbivores, que mangent les carnivores, et
l’homme mange tout. Quand vous mangez une laitue, une fraise, une
tranche de faux-filets, vous mangez du soleil. Il est possible, sans
troubler cette fonction essentielle, de capter une partie de cette énergie
prodiguée pour la transformer en chaleur ou en courant électrique.
Deux voies sont pour l’instant ouvertes dans lesquelles on s’engage
timidement.
La première consiste à faire chauffer de l’eau « au
soleil » dans des « panneaux solaires » et
à chauffer avec cette eau les habitations, dans le même esprit, on
peut encore concentrer l’énergie solaire au moyen de miroirs, pour
faire bouillir de l’eau et, avec sa vapeur, actionner les turbines qui
fourniront de l’électricité, ce sont les « les centrales
solaires ».
La deuxième voie d’utilisation de l’énergie solaire consiste à la
transformer directement en énergie électrique par l’intermédiaire
de cellules photoélectriques. Mais celles-ci ont un rendement faible et
coûtent terriblement cher. On peut pas envisager actuellement et les
utiliser en masse pour obtenir de grandes quantités d’électricité.
Les grandes équipes de chercheurs Américains ont reçu dans tous ces détails,
un projet fantastique mais parfaitement réalisable. Un immense capteur
solaire composé d’une altitude de multitudes des cellules photoélectriques
serait construit dans l’espace. Expédié en pièces détachées, monté
sur place par des équipes de techniciens. Travaillant en apesanteur, il
serait mis en orbite à une altitude et un emplacement qui lui
permettrait de ne jamais être pris dans l’ombre de la terre… il
baignerait alors dans une lumière solaire perpétuelle et totale, que
ne diminueraient plus ni l’atmosphère ni les brunes et nuages. Il
pourrait fabriquer assez d’électricité pour subvenir aux besoins
d’une nation….
Mais comment faire parvenir ici bas d’électricité fabriquée la
haut, la réponse envisagée est celle-ci : une station adjointe au
capteur transformerait en micro-ondes l’électricité fabriquée par
lui. Les micro-ondes, par le moyen d’une antenne directionnelle,
seraient envoyées en faisceau vers une usine au sol qui les
reconvertirait en électricité, cela parait simple, séduisant,
extravagante, facile.
Quatrièmement, la Terre…
La terre notre mère, notre mère ronde comme un
sein, notre mère tiède que nous ne cessons de téter jusqu’au moment
de notre mort.
Que connaissons-nous d’elles ? Rien, paradoxalement il a fallu
que nous la quittions pour la voir enfin, les géologues chercheurs du pétrole
vont la voir d’un peu plus près.
Cet salaire utilisable de la terre, cette énergie potentielle à notre
disposition partout on l’a baptisée « géothermie »
mais ce mot a pris rapidement un sens restreint, étriqué, passif, et
il sert maintenant avec l’expression « énergie solaire »
à décorer le paravent des « énergies nouvelles »
on a encouragé l’utilisation de la géothermie, c'est-à-dire
l’utilisation de la source d’eau chaude ou des nappes existant à
faible profondeur.
On connaît mal la courbe de croissance de cette température, pour les
couches superficielles de l’écorce terrestre, elle est en moyenne
d’un degré tous les trente-trois mètres, c’est ce qu’on nomme
« le degré géothermique » cela fait trois degré
tous le cent mètres, et 3300 m pour 100 degrés, température de
l’eau bouillante… cela est très variable, selon la conformation du
terrain, et tout permet de croire que plus on s’enfonce plus la température
augmente rapidement.
Il est à peu près certain qu’il faudrait descendre à moins de
10.000 m pour obtenir ce que les physiciens nomment la température
critique de l’eau, c'est-à-dire 374° environ.
Le schéma est simple : on creuse un puits de 10.000 m, on y
enfonce un tube en forme de U
dans une des branches de l’U on injecte de l’eau
par l’autre branche on reçoit de la vapeur surchauffée qui fait
tourner une turbine qui produit de l’électricité.
Les deux sommets du tube tout réunis par une
installation de refroidissement qui utilise la chaleur en excès,
l’eau redevenue liquide et renvoyée dans les profondeurs. Le système
fonctionne en circuit fermé, pas de pollution thermique, aucun déchet,
et une fois l’installation terminée, fourniture indéfinie d’une énergie
inépuisable… et gratuite, sauf les frais de fonctionnement de la
centrale.
Est-ce que ce n’est pas extraordinairement simple ? C’est aussi
très difficile.
On n’a jamais effectué de forage aussi profond, toute la
technique est à inventer, comment fabriquer une tête foreuse
qui continue à fonctionner à une telle température sans se
transformer en chewing-gum ? Comment la commander ?
Comment constituer une paroi résistante ? Comment la mettre
en place ? Le reste, l’usine de surface c’est un jeu
d’enfant.
Quelles que soient les sources des énergies
nouvelles, celles-ci seront transformées, distribuées et utilisées
sous forme d’électricité, les chercheurs avaient raison de prôner
le tout électrique. D’où qu’elle vienne, même du nucléaire, l’électricité
sera la condition de la vie de demain, au domicile, à l’atelier, dans
les écoles, universités dans les rues et sur les routes.
L’automobile de demain sera donc l’automobile électrique, elle
devrait être dès aujourd’hui prête à prendre la place de son aînée
polluante.
SOUMAINE TAGUINA (Eloi)
Ingénieur d’application en
Exploitation pétrolière option Forage
Et élevé Ingénieur en Géophysique
à l’université de Boumerdes (Algérie).
staguina@yahoo.com
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