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Chronique |
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Chronique:
« Haro
sur l’incompétence
des autorités tchadiennes »
Par
Nadjibé, Djedouboum Armand
Article
paru le 20 mai 2003 - Ialtchad
Presse |
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« Haro
sur l’incompétence des autorités tchadiennes »
Une
fois de plus, les tchadiennes et tchadiens viennent d’assister à une
démonstration de l’incompétence notoire des autorités tchadiennes face un problème aussi minime que la situation des étudiants tchadiens
en Russie.
Ayant
cru à l’intelligence et au sens de responsabilité de nos
gouvernants, les étudiants Tchadiens en Russie ont patienté et attendu
deux bonnes années le complément de leur bourse d’étude. Mais fort
est de constater qu’ils ont à faire à une bande des mafias au
pouvoir que, même le diable implore sa pitié, animée d’aucun souci
face à la dégradation de la couche sociale tchadienne et moins encore
de la situation financière dans laquelle se trouvent les étudiants
tchadiens à l’étranger.
En
remettant une enveloppe de 10 millions de FCFA à son excellence
Djibrine Abdoul, Ambassadeur du Tchad en Russie, pour les étudiants
boursiers en Russie, qu’est-ce que le président Idriss Deby voudrait
prouver à l’opinion nationale et internationale? Qu’il est à l’écoute
et est sensible à la souffrance de ses compatriotes? La souffrance dont
il doit assumer une bonne part de responsabilité.
Les
tchadiens ont été fort long temps dupés, enroulés dans le mensonge
par le politique. Nous disons trop c’est trop. La jeunesse
d’aujourd’hui ne veut être complice et refuse de participer à la
mendicité. Elle ne réclame rien d’autre que son droit. C’est
pourquoi les étudiants tchadiens boursiers en Russie ne devraient pas
voir dans le geste du président
Deby un signe de gratitude
mais, plutôt une insulte à leur intelligence. Ils ont droit au
paiement régulier du complément de leur bourse, étant donné qu’ils
sont détenteurs des arrêtés de bourse. Et aussi, le montant annuel du
complément de leur bourse a été comptabilisé dans les autres dépenses
(charges diverses) et incorporé dans le budget de dépenses de l’état.
Nous ne voyons pas la raison pour laquelle son excellence Djibrine
Abdoul ait parti réclamer auprès de Deby pour le compte des étudiants
en Russie et lui soutiré 10 millions de FCFA, au lieu d’obtenir une
garantie suivi de paiement régulier de dudit complément de la part du
ministère de finances chargé d’exécuter les dépenses budgétisées
de l’état.
Ce
geste confirme une fois de plus « l’intouchabilité » du
ministre de finances, et la confusion de gestion de bien public au
patrimoine personnel.
Le
ministre de finances doit comprendre que lorsqu’on élabore un budget
annuel d’un pays, il sert à la réalisation des engagements inscrits
dans le cahier de chaque ministère y compris celui de l’éducation et
enseignement supérieur. Et étant que ministre de finances, il n’a
que le simple mandat d’assurer la bonne distribution de ce budget au
moment et au temps voulu par chaque ministère.
Si
le président Idriss Deby par le passé réglait des problèmes en
remettant personnellement des enveloppes contenant des sommes minables,
que le partage donnerait 135 $ par personne, au lieu de rappeler le
ministère de finances à l’exécution véritable de ses tâches, ce
qui serait de nature responsable, nous dirons que le problème des étudiants
tchadiens en Russie, est loin d’être résolu.
Ces
étudiants n’ont jamais inscrit à leur ordre du jour « une démarche
d’assistance financière auprès d’Idriss Deby par le biais de la
mendicité ». Tout ce qu’ils réclamaient, que le complément de
leur bourse soit versé de façon continuelle et conformément à la durée
de leur formation. Cette revendication ne peut être comprise que si, le
président de la république, le ministre de finance, et le gouvernement
dans son ensemble ont la volonté politique de s’occuper des
tchadiens, ce qui n’est pas le cas jusqu’à nos jours.
Armand
Djedouboum Nadjibé
Ialtchad
Presse
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