Tchad:
le gouvernement formé
Le
nouveau Premier ministre tchadien, Emmanuel
Nadingar, a formé un gouvernement de 40 membres,
marqué par l'arrivée de 18 nouvelles
personnalités, selon un décret présidentiel lu
par la radio nationale cette nuit.
En dehors du Premier ministre, nommé le 5 mars
par le président Idriss Deby Itno, la nouvelle
équipe compte trois membres de plus que la
précédente, qui en regroupait 37.
Dix-huit personnalités, dont neuf femmes, font
leur entrée dans le nouveau gouvernement, dans
lequel n'ont pas été appelés huit membres de la
précédente équipe.
Les anciens titulaires des départements clés des
Défense nationale, Affaires étrangères,
Intérieur et Sécurité, Infrastructures et
Finances conservent leur portefeuille.
En revanche, Mahamat Hissène, qui était ministre
de la Communication et porte-parole du
gouvernement, quitte l'attelage. Son
portefeuille est confié à Keddelah Younous, un
nouveau venu au gouvernement.
Abderahim Younous Ali, Mme Habiba Sahoulba et
Mme Assia Abbo sont respectivement nommés
respectivement ministre de l'Education
nationale, secrétaire d'Etat au Budget et
ministre-secrétaire général du gouvernement, en
remplacement d'Abderamane Koko, Oumar Boukar
Gana et Limane Mahamat. Ces trois derniers
responsables ont été suspendus, inculpés de
corruption et incarcérés en février pour leur
implication présumée dans des malversations dans
l'achat par le gouvernement de manuels
scolaires.
Communiqué de
presse de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie
N’Djaména, 3 février 2010
ASSEMBLEE PARLEMENTAIRE DE LA FRANCOPHONIE
L’APF
est l’Assemblée consultative de la Francophonie. Elle
regroupe des parlementaires de 77 parlements ou
organisations interparlementaires.
Situations de crise politique dans l’espace francophone et
catastrophe en Haïti à l’ordre du jour de la réunion du
Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie
L’Assemblée parlementaire de la Francophonie a réuni son
Bureau à N’Djaména (Tchad), les 2 et 3 février 2010, à
l’invitation de Nassour Guélengdouksia Ouaïdou, Président de
l’Assemblée nationale du Tchad.
Les travaux se sont déroulés sous la présidence d’Yvon
Vallières, Président de l’Assemblée parlementaire de la
Francophonie, Président de l’Assemblée nationale du Québec,
avec la participation de Présidents d’Assemblée, députés et
sénateurs d’une vingtaine de parlements de tous les
continents.
Une délégation du Bureau a été reçue par SEM Idriss Deby
Itno, Président de la République tchadienne. L’entretien a
notamment porté sur la situation du Darfour. Il a informé de
ses projets immédiats dans ce domaine. A cette occasion, Son
Excellence a été élevé à la dignité de Grand croix de
l’Ordre de la pléiade.
Les parlementaires ont exprimé leur immense émotion devant
le séisme sans précédent aux conséquences dramatiques qui a
ravagé Port-au-Prince et ses environs et réitèrent leurs
plus sincères condoléances aux familles des victimes. M.
Yvon Vallières a demandé à tous les invités d’observer une
minute de silence afin d’honorer la mémoire des nombreuses
victimes de la catastrophe lors de la cérémonie solennelle
d’ouverture de la réunion. Le Bureau a fait part de son
indéfectible solidarité au peuple haïtien qui fait preuve
d'un courage hors du commun.
Il appelle à une forte mobilisation de la communauté internationale pour
les opérations de reconstruction et demande à tous les
parlementaires des sections de l'APF d'intervenir en ce sens
auprès de leur gouvernement.
Il a également décidé de mettre en place un fonds destiné à apporter une
assistance au Parlement haïtien, ce fonds étant alimenté par
des contributions spéciales volontaires versées par les
sections.
Le Bureau a examiné plusieurs situations de crise dans
l’espace francophone et a levé la suspension de sa section
mauritanienne.
Il a réitéré sa désapprobation après la tenue des élections
législatives du 20 octobre 2009 au Niger auxquelles
l’opposition n’a pas participé. Il déclare ne pas
reconnaître en l’état le parlement et se dit disponible pour
contribuer à l’aboutissement du dialogue politique.
Le Bureau se réjouit de l’accord de normalisation intervenu
entre le Tchad et le Soudan en janvier 2010, assorti d’un
protocole de sécurisation des frontières. Il salue les
efforts importants menés par le gouvernement tchadien pour
atteindre un accord de paix avec le Soudan.
Les situations en Guinée, à Madagascar, en Côte d’Ivoire, en
République centrafricaine, au Liban et au Proche-Orient ont
également été examinées et ont fait l’objet de résolutions.
Le Bureau a adopté le budget de l’APF pour 2010, ainsi que
son programme de coopération. Il a en particulier entendu M.
Pierre-André Wiltzer, ancien ministre français, sur
l’évaluation des programmes jeunesse.
Le Président de l’APF a annoncé la tenue, du 30 janvier au 4
février 2011, d’une Conférence interparlementaire
internationale portant sur la promotion et la protection de
la diversité des expressions culturelles, organisé
conjointement par l’Assemblée parlementaire de la
Francophonie et l’Assemblée nationale du Québec.
La prochaine réunion du Bureau de l’Assemblée parlementaire
de la Francophonie aura lieu à Dakar le 4 juillet 2010 avant
sa XXXVIe Session.
Communiqué de
presse de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie
Paris, le 28
janvier 2010
Situations
de crise politique dans l’espace francophone et catastrophe
en Haïti à l’ordre du jour de la réunion du
Bureau de l’Assemblée
parlementaire de la Francophonie
L’Assemblée parlementaire de la Francophonie
réunira son Bureau, du 2 au 4 février 2010 à N’Djaména
(Tchad), à l’invitation de Nassour Guelengdouksia Ouaïdou,
Président de l’Assemblée nationale du Tchad. Les travaux se
dérouleront sous la présidence de Yvon Vallières, Président
de l’Assemblée nationale du Québec.
Des Présidents d’Assemblée, députés et sénateurs d’une
vingtaine de parlements de tous les continents examineront,
lors de cette réunion, plusieurs thèmes d’actualité,
notamment les situations de crise et les évolutions
politiques que traversent certains pays de l’espace
francophone. La situation en Haïti après la catastrophe que
vient de connaître le pays fera bien entendu l’objet de
débats.
Des
interventions feront le point sur les travaux des
commissions, du Réseau des femmes parlementaires, la
préparation de la XXXVIe Session de Dakar (Sénégal) de l’APF
et les programmes de coopération interparlementaire. Enfin,
le Bureau aura à adopter son budget pour 2010, budget qui
devra tenir compte des conséquences de la programmation
quadriennale 2010-2013 adoptée en décembre dernier lors de
la réunion de la Conférence ministérielle de la Francophonie.
UFDD-R : Communiqué de
presse
Communiqué/0017/UFDD-R/PR/BE/CS/SE/SG
du 24 Janvier 2010
Le
président de l’UFDD-R porte à la connaissance de l’opinion
nationale et internationale que les négociations entreprises
entre les forces de notre mouvement et le gouvernement de
la république du Tchad sous les auspices du guide de la
révolution du premier septembre 1969, le colonel Mohammar
Khadafi suivent une évolution positive dans un cadre idéal
de paix, de justice, de concorde et de fraternité. Par
ailleurs, nous voudrons informer les détracteurs de la
république et les ennemis de la nation tchadienne, les
mercenaires voués et consacrés à la cause étrangère pour
déstabiliser les acquis de notre peuple, de prendre la
perche tendue par le gouvernement de notre pays tant aimé
et souverain. Cet appel est particulièrement lancé
vers nos militantes et militants de la France, du Canada, de
la fédération de Russie, de l’Arabie saoudite, du soudan, du
Niger, de la Libye, du Nigeria, de la république
centrafricaine, et partout ailleurs de considérer la
grandiose œuvre que nous observons et entamons avec les
autorités tchadiennes sous la clairvoyance du président de
la république et chef suprême des armées, le général de
corps d’armée Idriss Deby Itno.
Il m’est un devoir de
souligner ici, que sans les conseils judicieux, objectifs et
constructifs de nos militants de la diaspora, nous n’aurions
pas pu regagner la légalité et apporter notre concours
combien nécessaire à la grande œuvre de reconstruction
nationale. Mes remerciements vont particulièrement vers
notre jeune frère aux conseils sages et patriotiques,
l’homme radical quand il s’agit de son pays et de son
peuple, notre grand diplomate et docte Professeur Ali
Souleymane du Canada qui, non seulement nous a montré le
chemin du retour, mais aussi nous indiqua la cause perdue
pour laquelle Nouri et acolytes combattent leur propre pays.
Prof. Comme j’ai l’habitude de vous appeler, je me mets au
garde-à-vous pour vous dire merci, mille fois merci. Nous
ne perdrons pas de vue, non plus nos militants du Tchad,
particulièrement de Michemirré à Rig-Rig, de Ziguei à
Massakory qui eux, aussi nous convainquirent sur le
non-fondé de notre lutte antinationale.
Je ne puis finir mon propos
sans réitérer mon appel patriotique envers mes frères et
militants d’Amdurman en l’occurrence Souleymane Babikir et
compagnie qui, nonobstant leur existence sur le sol
soudanais, témoignent encore de l’attachement et d’une
affection illimitée pour notre patrie.
Vive le Tchad pour que vivent
à jamais la paix et la concorde retrouvées sous l’égide de
notre grand compatriote et président de la république Idriss
Deby Itno.
Fait à Ndjamena le 24 Janvier
2010
Le Colonel Issa Moussa
Tamboulet
Déclaration liminaire de la Conférence de presse du
Président National du RDP Mr LOL MAHAMAT CHOUA
Messieurs les membres du bureau exécutif
et
du comité directeur
Messieurs les journalistes
Mesdames, messieurs,
Militants, militantes
C’est avec un réel plaisir et une grande joie que je salue
votre présence à cette conférence de presse qui marque la
célébration du 18 ème anniversaire du RDP,
évènement rituel qui se situe cette année à un moment
crucial de notre vie politique avec l’accélération du
processus conduisant aux élections générales.
En
effet, la mise en place de la CENI paritaire et les
préparatifs en vue du recensement électoral augurent des
élections législatives en 2010 conformément au consensus
obtenu au sein de la classe politique tout entière.
Ce
qui compte le plus aujourd’hui pour la stabilité de notre
pays c’est la tenue d’élections libres et transparentes et
nous nous efforçons sereinement de réunir l’ensemble des
conditions pour ce faire.
Nous souhaitons que le processus engagé en 2007 ouvre
définitivement la voie à une vie politique apaisée fondée
sur le dialogue et l’approfondissement de l’Etat de droit.
Je
profite de cette occasion pour réaffirmer tout mon soutien à
la presse tchadienne, en l’exhortant à plus de courage et de
professionnalisme durant cette nouvelle période de notre
évolution politique qui s’ouvre.
Nous ferons tout dans le cadre de l’accord du 13 août 2007
pour permettre aux médias dans leur diversité de jouer leur
rôle primordial en toute liberté et responsabilité et nous
attendons en retour une couverture médiatique équitable.
Aussi, je demande à tous les responsables des Médias Publics
de lever toutes les mesures de censure dont je fais l’objet
dans le traitement des images télévisées. Il est grand temps
d’arrêter cette discrimination d’un autre âge.
Mesdames
Messieurs,
Le
RDP qui souffle aujourd’hui sur ses 18 ans d’existence
figure en bonne place parmi les fondateurs de notre
démocratie, et aucun de vous n’ignore le rôle éminent qu’il
a joué et joue dans la difficile marche de notre pays et
l’épanouissement des libertés.
Nous sommes l’une des formations politiques qui a sans
conteste marqué la scène politique nationale par son
engagement déterminé en faveur de la paix et de la
démocratie et nous avons consciemment assumé tous les
risques pour le Tchad.
Créé le 29 décembre 1991, au cinéma le Normandie, le parti
est aujourd’hui fortement implanté partout dans le pays avec
un groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale et il compte
se consolider dans les mois à venir, nous l’espérons, et
cela grâce à la confiance et à la mobilisation de nos
militants et des électeurs et électrices.
En
guise de bilan donc, je vous dirais simplement que le RDP se
porte bien et se bat toujours avec le même espoir et la même
volonté de voir la démocratie et le développement s’ancrer
durablement au Tchad en Afrique et partout dans le monde.
Nous oeuvrerons encore et toujours pour que la paix, la
sécurité, la démocratie et la justice s’établissent
durablement dans notre pays au bénéfice de tous les fils et
filles du Tchad.
C’est un combat difficile mais qui vaut la peine d’être mené
pacifiquement et patiemment avec tous ceux qui sont animés
des mêmes idéaux et nous ne pouvons que nous féliciter, une
fois de plus, du processus consensuel résultant de l’Accord
du 13 Août 2007, Accord salué par toute la communauté
internationale.
Le
RDP est l’un des principaux protagonistes de cet accord
historique qui a permis de ramener une certaine sérénité au
sein de la classe politique et qui a ouvert une phase
nouvelle de l’histoire politique de notre pays, après des
périodes de crises aiguës dont nous ressentons encore les
effets.
Notre processus démocratique avait besoin d’être remis en
ordre et la classe politique a eu le courage de le faire
pour le plus grand bien de notre pays et nous appelons tous
nos compatriotes a s’inscrire résolument dans cet accord et
a le soutenir sans réserve jusqu'à sa réalisation complète.
Nous continuerons de travailler activement à sa mise en
oeuvre dans le cadre du comité de suivi et d’appui, avec
bien sûr le soutien déterminant de nos partenaires
extérieurs, dont nous saluons hautement l’engagement à nos
cotés.
Au
RDP, nous apprécions à leur juste mesure, les avancées
démocratiques apportées par l’accord du 13 AOUT 2007
notamment la réforme de la loi électorale, de la charte des
partis politiques et l’adoption d’un statut de l’opposition
politique en exhortant à l’application intégrale de ces
textes novateurs.
L’une des grandes innovations est sans aucun doute la mise
en place d’une CENI paritaire chargée sur toute l’étendue du
territoire d’organiser et superviser toutes les élections
ainsi que le recensement électoral et la distribution des
cartes d’électeurs.
Grâce à cet organe indépendant essentiel et aux procédures
plus fiables et plus transparentes régissant désormais notre
vie démocratique, les prochaines élections devraient
entraîner une plus grande confiance et la participation
notable des tchadiens et des tchadiennes et nous faisons
tout, avec l’aide de la communauté internationale, pour
faire de ces échéances une réussite exemplaire.
Une vaste campagne d’information et d’éducation civique est
prévue en direction de toutes les couches et de
l’administration pour une bonne appropriation de l’accord et
des nouvelles règles électorales.
Tout le monde doit maintenant se convaincre que ce qu’il
faut pour le Tchad c’est des élections véritablement libres,
gages de paix, de sécurité et de progrès pour toutes nos
populations et nous faisons un pari optimiste malgré les
difficultés.
Au
RDP, nous sommes attachés plus que quiconque au processus et
aux acquis démocratiques, obtenus au prix de très lourds
sacrifices, et nous nous plierons à toutes les règles
édictées dans nos textes législatifs et règlementaires.
Nous serons donc très attentifs au bon déroulement du
recensement électoral qui doit s’effectuer selon les normes
les plus modernes pour permettre à tous nos concitoyens
remplissant les conditions légales de s’inscrire massivement
sur les listes électorales.
Personne ne doit s’exclure ou se voir exclu des listes
électorales à venir !
Nous exhortons fortement aussi à la création d’un
environnement favorable à la bonne tenue des élections, à
commencer par la neutralité de l’Etat et de l’administration
territoriale, la responsabilité des acteurs et le respect du
droit et des textes pertinents.
Ce
que tous les tchadiens souhaitent c’est une sécurité
optimale sur l’ensemble du territoire national permettant
une vie civile et sociale normale et un bon déroulement des
opérations électorales et c’est là une condition sine qua
non.
La
démocratie nous ne la voulons pas pour elle-même ou pour
nous même mais pour ce qu’elle peut apporter à la stabilité
et à l’amélioration des conditions concrètes de vie des
tchadiens et des tchadiennes, c’est à dire du plus grand
nombre.
A
quoi sert la politique si elle ne peut pas apporter un
espoir à ce pays ? Et il est grand temps que naisse dans
notre pays une conscience citoyenne tournée vers le
développement !
Nous sommes tous conscients que la situation globale du
Tchad reste socialement marquée par la pauvreté, la misère
et la cherté de vie en dépit des efforts perceptibles dans
le domaine des infrastructures, globalement parlant.
Nous sommes convaincus que plus d’efforts et de ressources
peuvent être avantageusement et judicieusement consacrées
aux secteurs sociaux grâce à une amélioration notable de la
gouvernance du pays et un recul drastique des pratiques de
corruption.
Nous contribuerons par nos critiques et nos propositions à
tout ce qui ira dans le sens de la demande sociale urgente
et des améliorations attendues par nos populations
laborieuses.
Faut il encore clamer que nous tenons fortement à la paix et
à la réconciliation nationale véritables, et nous saluons
tous les efforts, grands ou petits, engagés dans ce sens et
le retour au pays de nombreux frères en armes ou en exil.
Ce
pays ne peut se construire que par la paix et dans la paix
et non dans les conflits interminables sources de régression
et de souffrances et c’est pourquoi nous prônons sans
relâche la tolérance, la justice pour tous, le dialogue
constructif et fraternel dans le respect des convictions et
des différences pour résoudre les différends quels qu’ils
soient.
Messieurs les membres du Bureau Exécutif et du Comité
Directeur
Chers frères et soeurs,
Avant de finir mon propos, permettez moi d’avoir au seuil de
la nouvelle année une pensée pieuse pour tous nos militants
et l’ensemble de nos compatriotes disparus, ceux et celles
qui ont donné leur vie pour la cause nationale et la
démocratie en exhortant la jeunesse à ne pas les oublier et
à s’inspirer d’eux.
Je
tiens aussi à vous adresser à tous mes vœux les plus chers,
à vous vous-mêmes et vos familles respectives, ainsi que mes
vœux de paix totale et de prospérité durable pour notre pays
et notre peuple.
Que l’année 2010 soit une année de démocratie apaisée et de
progrès sociaux palpables dans le plein épanouissement des
libertés.
Bon anniversaire au RDP et à tous nos militants et
militantes
Merci de votre attention
République du Tchad
Rassemblement pour la Démocratie
et le Progrès (RDP)
Dignité - Justice - Travail
PRESIDENCE NATIONALE
-------------------------
N° 002 /RDP/PN/09
N’Djamena, le 21 mai 2009
COMMUNIQUE DE PRESSE
Dans le cadre de l’opération de Recensement Général de la
Population et de l’Habitat (RGPH) qui vient de démarrer sur
l’ensemble du Territoire national, le Président National du
Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP) tient à
appeler l’attention de tous les Tchadiens et Tchadiennes
sur l’importance que revêt cette opération pour l’avenir
économique, social et politique de notre pays.
Ce recensement qui devrait fournir des données de base
fiables pour le développement socio – économique du Tchad.
Concerne tous les Tchadiens sans exceptions.
En conséquence, j’appelle l’ensemble de la population
Tchadienne et tous nos militants et militantes à se sentir
pleinement concernés et à se faire recenser partout où ils
se trouvent.
J’invite toutes les Fédérations, Comités et Sections du RDP
sur l’ensemble du territoire à prêter leurs concours à
toutes les structures de recensement mises en place au
niveau régional, préfectoral et sous – préfectoral ainsi
qu’aux superviseurs, agents recenseurs et contrôleurs de
recensement pour la pleine réussite de cette opération
d’intérêt national qui doit s’étaler jusqu’au 20 juin 2009.
Le
Président National du RDP
LOL
MAHAMAT CHOUA
Question
:
Excellence Monsieur le Président de la République, malgré
les preuves palpables présentées ce matin à la Place de
l’Indépendance, certains journaux en ligne à la solde du
Soudan affirment que les mercenaires sont en territoire
tchadien. Vous, en tant que Chef Suprême des armes,
qu’avez-vous à dire à ces journalistes électroniques?
[Présidence de la
République du Tchad]
| 20/05/2009 |
IDRISS
DEBY ITNO :
Ce n’est pas la première fois que certains
médias désinforment quand il s’agit du Tchad et des
mercenaires. Vous êtes témoins. C’est la troisième fois que
nous montrons des preuves de l’agression soudanaise à cette
place de l’Indépendance. Nous demandons à ces journalistes
qui désinforment quand il s’agit du Tchad de dire tout
simplement la vérité en leur âme et conscience. On parle des
rebelles, mais quelle rébellion peut avoir autant d’armes
que nous? En tant qu’Etat, nous ne possédons pas beaucoup de
ces armes là. Ces armes ne tombent pas du ciel. Je prends
encore pour la énième fois à témoin l’opinion africaine et
internationale. Le Tchad subit sous leurs yeux une agression
qui nous coûte chère. Une agression programmée pour
déstabiliser et détruire le Tchad. L’opinion internationale
peut facilement à travers des experts, identifier la
provenance de ces armes. Ce n’est pas
très difficile. Ils détermineront en moins d’une heure
l’origine de ces armes. Qu’ils nous disent en leur âme et
conscience que ces armes là viennent d’où? Et de quel pays?
Certaines, le Soudan en fabrique, d’autres non.
Pour l’opinion nationale, je dis: voilà les
preuves du soutien du gouvernement de Khartoum aux
mercenaires pour détruire notre pays. Je demande à cette
opinion d’être vigilante. Ils doivent compter sur eux-mêmes
pour la défense de la patrie. Les Tchadiens doivent appuyer
les efforts du gouvernement, être aux côtés de leurs forces
de défense et de sécurité qui consentent des sacrifices
suprêmes pour permettre aux autres de vaquer normalement à
leurs occupations.
Ceux qui déforment la réalité veulent-ils le
départ du Président DEBY?
Ils ne l’obtiendront pas! Ils se trompent! Veulent-ils
changer ce régime? Ils ne l’obtiendront pas aussi ! Ils se
trompent. Le changement du régime ne s’obtiendra que par les
urnes, mais pas par les armes. S’ils continuent à soutenir
ces mercenaires, je leur dirais qu’ils ont fait un mauvais
choix et doivent avoir un problème de conscience aussi. Ceci
est trop flagrant.
Nous disons à ces journalistes en ligne que
tout ce qu’ils disent, ont été toujours démentis par la
réalité du terrain. Où sont leurs mercenaires? Voilà leur
matériel! Voilà les prisonniers! Le Tchad ne peut pas être
changé par les armes.
Site
Officiel de la Présidence de la République du Tchad
http://www.presidencetchad.org

Tchad
: Secours aux démocrates en péril
Communiqué, le 15 mai 2009
Il y a quinze jours Survie envoyait au ministère des
Affaires étrangères, à la secrétaire aux droits de l’Homme
Rama Yade et au ministre Bernard Kouchner la lettre
ci-jointe. Cette lettre appelait l’attention des autorités
françaises sur l’état de santé inquiétant du député de
l’opposition tchadienne Ngarjely Yorongar, nécessitant son
évacuation sanitaire pour d’évidentes raisons d’efficacité
et de sécurité.
Nous considérons en effet qu’il est du devoir de la France
de porter secours, dans les situations critiques qu’ils
peuvent vivre, aux élus, opposants démocrates des pouvoirs
dictatoriaux. C’est le minimum qu’on peut faire en faveur
des droits de l’Homme, notamment en Afrique. Au Tchad la
France assume l’évacuation sanitaire des blessés de l’armée
tchadienne engagés dans une guerre civile contre les
différentes rébellions. Elle ne peut faire moins pour les
représentants légitimes de la société civile tchadienne.
Notre lettre n’a reçu aucune réponse à ce jour, même pas une
fin de non recevoir. Cela traduit plus que tout l’abîme qui
sépare les rodomontades publiques de la réalité d’une
attitude cynique de mépris.
Nous réitérons donc publiquement notre requête. Dans le cas
de Ngarjély Yorongar comme dans celui de tout défenseur de
la liberté en péril, nous demandons que la France fasse ce
qu’il lui est facile de faire. Bruno Ossébi (citoyen
franco-congolais) vient de mourir à Brazzaville, faute
d’avoir été mis rapidement à l’abri de la vindicte du
pouvoir congolais. Ibni Oumar Mahamat Saleh, autre opposant
démocratique tchadien, n’a pas donné signe de vie depuis
plus d’un an, alors qu’il se trouvait aux mains du pouvoir
tchadien. Dans chaque cas le pouvoir français pouvait faire
quelque chose et n’a rien fait ni pour prévenir ces
disparitions, ni pour les éclaircir par souci de justice.
Si cette passivité amenait une issue funeste pour Ngarjély
Yorongar, on constaterait une fois de plus que le sort des
défenseurs de la liberté et des droits de l’Homme laisse la
France indifférente lorsque cela se passe dans les pays des
dictateurs qu’elle soutient.
Contact presse
:
Stéphanie Dubois de Prisque, Chargée de communication
stéphanieduboisdeprisque@survie.org
Tél. : 01
Communique de presse
Le
Tchad est à nouveau le théâtre de dramatiques événements. La
comptabilité macabre faite de ces événements m’exaspère.
L’état de guerre quasi permanent qui endeuille mon pays
m’horripile. Cinquante années d’hostilités, c’est beaucoup
de deuils, d’appauvrissement, de perspectives bouchées. Le
Tchad s’enlise dans des conflits sans véritable espoir de
résolution. Il s’enfonce dans la misère, dans le désespoir.
Le
pouvoir en place et les chefs rebelles, radicalisent leurs
positions, chacun continue à s’approvisionner en armes et en
munitions de plus en plus sophistiquées, au grand dam des
populations civiles prises non seulement en otage, mais
paient les factures. Ainsi, un drame humain se joue dans une
presque indifférence.
Sans
tenir compte des intérêts véritables des populations, les
responsables politiques des grandes puissances qui mènent le
monde poussent à l’adoption de solutions boiteuses porteuses
de risques.
Un tel
constat devrait inciter tout homme politique tchadien se
sentant responsable, à s’exercer à une réflexion approfondie
sur les moyens d’y remédier afin de parvenir à instaurer une
paix durable.
La
première idée élémentaire à comprendre tant elle est simple,
c’est que pour faire la paix, il faut le vouloir de part et
d’autre et qu’il est indispensable de s’entendre sur les
conditions d’y parvenir. Il est indispensable d’organiser un
dialogue qui donnera à toutes les parties, l’occasion de
s’exprimer et permettra en outre une analyse approfondie des
problèmes récurrents qui bouleversent le Tchad et risquent,
si on n’y prend garde, de basculer d’un moment à l’autre
vers un conflit qui embrasera toute la sous région. Cela ne
se fera pas sans difficulté et il semble évident que ce
rassemblement risque de dégénérer en discussions stériles ou
même en empoignades. C’est une crainte que nous devons
pourtant outrepasser tant l’enjeu de la paix est important.
La survie de notre pays vaut bien un effort de tous, quels
que soient les griefs et les rancœurs des uns et des autres.
Ce forum, regroupera sans exclusion les délégués du régime
en place, tous les représentants qualifiés des mouvements
politico-militaires et des partis et mouvements de
l’opposition, les représentants des organisations de la
société civile et les personnes ressources permettrait de
débattre l’ensemble des causes qui ont amené ces
déchirements et ces affrontements qui meurtrissent le Tchad.
Tous les régimes successifs au pouvoir ont essayé à maintes
reprises des politiques dites de réconciliation, toutes
vouées à l’échec, car aucun ne s’est remis en cause, n’a
pris en compte les moteurs des rébellions, leurs origines,
leurs profondes motivations qui, selon leurs chefs, se
justifiaient par des sentiments d’injustice, la coercition
et les abus du pouvoir.
Tant
que ne sera pas respectée une répartition équilibrée des
responsabilités entre les diverses communautés nationales
qui composent la population du Tchad et qu’on ne s’attellera
pas à développer de manière équitable toutes les régions du
Tchad, on sèmera les germes de la discorde, on générera les
révoltes et les affrontements.
Aujourd’hui plus que jamais, l’heure est au dialogue. A ma
qualité d’ancien président du Tchad et président du groupe
de Libreville, Messager de la paix, tout en déplorant les
événements douloureux et regrettables qui se déroulent
depuis quelques jours et endeuillent de nombreuses familles
tchadiennes, je lance un appel solennel à tous les
belligérants pour observer un cessez-le-feu immédiat sur
tout le territoire national afin d’organiser un dialogue
politique inclusif comme l’unique voie de sortir
définitivement de la crise tchadienne.
Certes,
c’est à nous Tchadiens et à nous seuls, que reviennent le
devoir et la tâche de rétablir la paix au Tchad et
l’harmonie entre les différentes composantes nationales,
mais en ce moment sombre de notre histoire, je voudrais
lancer un pathétique appel à nos amis, aux pays voisins, à
l’Union africaine et à la communauté internationale de nous
aider dans notre recherche de la paix nationale.
Fait à
Alger, le 08 mai 2009
Goukouni Weddeye
Ancien président du Tchad,
Président du Groupe De Libreville.
Communiqué
de presse
N°011/UFR/BE/09
Dès
les premières heures (8h heure GMT) de ce jour, de violents
combats opposant les irréductibles troupes de l'UFR à la
milice sanguinaire de Deby ont repris à
Houaich prés de
prés de la localité d’Am Dam. Plusieurs chars
(BMP et AML), ainsi que des véhicules armés et de
ravitaillement du camp du dictateur ont été détruits. Nos
vaillantes forces ont pu récupérer plusieurs véhicules
équipes de mitrailleuses et canons
De même, le camp adverse enregistre plusieurs
dizaines de morts et blessés, et ainsi que plusieurs
officiers et soldats faits prisonniers. Actuellement, les
défectifs ennemis ont fui en direction de Mongo, pris en
chasse par les intrépides combattants de la résistance. A
suivre.
Fait à Modeïna, le 08 mai
2009
Pour le Bureau Exécutif
(BE) de l’UFR,
Le Délégué à la communication, Porte-parole Adjoint,
Ali Ordjo Hemchi
Delegationcomufr@yahoo.fr