La
force de paix évacue une partie de son personnel du Darfour
15/07/2008 | LE FIGARO |
La mise en cause
du président soudanais met dans une situation délicate les
Nations unies qui sont engagées, avec l'Union africaine,
dans une mission de paix dans la région.
Au lendemain
de l'inculpation du président Omar el-Béchir, les
chances de voir le conflit du Darfour sortir de sa
sanglante ornière se réduisent. Si elle réjouit les
défenseurs des droits de l'homme, la mise en cause
judiciaire du chef de l'État soudanais prend à
contre-pied les Nations unies qui s'activaient, sans
grand succès il est vrai, à trouver une issue à cinq ans
de guerre entre le pouvoir central et les rébellions du
Darfour. La décision de la Cour pénale internationale (CPI)
place la communauté internationale devant un dilemme :
comment engager des discussions avec un régime dont
l'homme fort est accusé de génocide, le crime le plus
grave en droit international ?
Exclu de
manière mécanique du processus, le général soudanais ne
devrait pas rester inerte face à une initiative perçue
comme une tentative de délégitimisation. Familier de la
manière forte, son régime peut être tenté d'intensifier
ses actions militaires sur le terrain.
Risque
d'embrasement
Les
affrontements risquent de monter d'un cran entre l'armée
et les milices djandjaouids, d'un côté, et le JEM, le
principal mouvement de la guérilla appuyé par le
président tchadien Idriss Deby, de l'autre. Les
répercussions sur les civils seraient dramatiques. On
peut aussi s'attendre à une relance des troubles de
l'autre côté de la frontière, au Tchad, où des groupes
d'insurgés bénéficient de l'aide du Soudan. Même s'il ne
jette pas de l'huile sur le feu, Khartoum va
immanquablement durcir ses positions. Mal engagées, les
négociations directes entre le gouvernement et les
forces rebelles sont désormais vouées à l'atonie.
Quant à la
force mixte ONU-Union africaine (Minuad), déployée dans
le Darfour, elle s'attend au pire. Voici une semaine,
sept de ses membres ont été tués dans une embuscade
tendue par des miliciens. La Minuad a d'ores et déjà
annoncé lundi soir qu'elle évacuait son personnel non
essentiel sur place, tout en maintenant pour l'heure ses
soldats. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon,
a demandé à Khartoum d'assurer la sécurité des employés
de l'ONU.
La Minuad
dispose, pour maintenir la paix sur un territoire grand
comme la France, d'environ 10 000 hommes sur les 26 000
promis. Elle manque cruellement d'équipements tels des
hélicoptères. Déjà sur la défensive, elle pourrait se
trouver incapable d'opérer, voire sommée de se retirer
du pays. L'échec de cette première mission conjointe
entre l'ONU et l'Union africaine remettrait en question
le principe même de ce type d'opération sur le continent
africain.
Les
responsables soudanais espèrent trouver une porte de
sortie au Conseil de sécurité, grâce au soutien de la
Russie et de la Chine, leur principal pourvoyeur
d'armes. Ils essayent, avec ces deux pays peu sensibles
aux initiatives de la CPI, d'obtenir une intervention du
Conseil de sécurité de l'ONU pour un report d'un an de
toutes les poursuites. Mais à moins d'une surprise,
Khartoum, Moscou et Pékin devraient se heurter à un veto
américain.
Le Sénégal menace d’expulser M. Youssouf Mahamat, DG de l’
Asecna
Source : IALTCHAD PRESSE | 21/06/2008 |
Depuis
plusieurs mois, le Sénégal souffle le chaud et le froid à la
direction générale de l'Asecna dont le siège se trouve
justement à Dakar, la capitale sénégalaise.
Pour rappel, au mois de décembre 2007, le Sénégal a saisi
officiellement la Direction générale de l'Asecna dirigée par
notre compatriote M. Youssouf Mahamat, de son intention de
quitter l'organisation panafricaine et lui a même notifié un
préavis de 6 mois conformément aux textes en vigueur. Le
Congo et le Madagascar avaient déjà emboîté le pas au
Sénégal, créant du coup une véritable crise au sein de
l'agence de sécurité et de navigation aérienne (ASECNA).
Cependant, vu l'approche du sommet de l'OCI et dans le souci
de parer à toute perturbation de l'intense trafic aérien
attendu, le Sénégal va très rapidement revenir sur sa
décision. Il n'est plus question de quitter l'Asecna mais
plutôt de reprendre la gestion commerciale de ses aéroports
à la fin du préavis.
Ainsi, depuis le mois de mai dernier, le Sénégal a repris la
gestion de ses aéroports notamment celui de Dakar qui
connaît un important trafic aérien. La représentation
sénégalaise de l'Asecna a été supprimée et remplacée en lieu
et place par une nouvelle agence dénommée (ADS : Agence des
Aéroports du Sénégal). L'Administrateur Délégué de l'Asecna
au Sénégal a été confirmét au poste de Directeur général de
la nouvelle agence et l'ensemble du personnel reconduit.
Seulement voilà, le Sénégal a, aussitôt le préavis échu,
commencé à encaisser directement l'intégralité des recettes
générées par ses aéroports. Cela se faisant en violation
totale des conventions existantes car l'Asecna continue tout
de même d'assurer sa fonction principale à savoir le guidage
et l'assistance des avions au sol. D’où l’application de la
fameuse clé de répartition des recettes et ce que le Sénégal
refuse de faire.
Le Directeur général de l'Asecna, M Youssouf Mahamat,
dénonce donc cet état de fait et alerte les 17 autres pays
membres de l'organisation. En même temps, les travailleurs
de l'ex-Asecna Sénégal regroupés au sein de leur syndicat se
mobilisent pour dénoncer les pratiques peu orthodoxes
introduites par le bouillon Ministre des transports aériens
du Sénégal, M Farba Senghor. Ces travailleurs ont reçu le
soutien de leurs collègues sénégalais travaillant au niveau
du siège de l'Asecna et ont déposé un préavis de grève qui
risque de paralyser l'aéroport de Dakar.
Face à ce chamboulement, le Ministre Sénégalais des
transports aérien passe à la vitesse supérieure et fustige
M. Youssouf Mahamat qu'il accuse d'être l'instigateur de
tous ces mouvements sociaux. Le ministre a publiquement
menacé d’expulser le Directeur Général de l'Asecna du
territoire sénégalais s’il ne reste pas au carreau. Il
pourra être déclaré persona non grata au Sénégal et ce
malgré son statut de diplomate.
Quant aux syndicalistes grévistes, certains ont reçu un
ultimatum de quitter les villas mises à leur disposition
dans le cadre de leur fonction par l'Asecna, d'autres se
sont vus retirer leur véhicule de fonction et même convoqués
à la division des investigations criminelles (DIC, une sorte
de police politique) où ils ont été cuisinés durant des
heures entières. Malgré ces menaces et mesures drastiques
prises en leur encontre, les ex-employés de l'Asecna qui
redoutent le même sort que leurs compatriotes d'Air-Afrique,
ne semblent pas fléchir. Leur assemblée générale est à
chaque fois dispersée par la police mais déjà des
perturbations importantes sont enregistrées. Les grandes
compagnies avertissent en cas de tout désagrément.
Aux dernières nouvelles, la situation ne s’améliore guère,
la presse sénégalaise a fait état d'une probable expulsion
du Directeur général de l'Asecna, M. Youssouf Mahamat que le
gouvernement d'Abdoulaye Wade soupçonnerait maintenant de
connivence avec la rébellion tchadienne. Pour ceux qui ne
connaissent pas l’homme, son épouse est la fille aînée du
Général Mahamat Nouri, le chef de l’alliance nationale (AN).
Mais les Tchadiens vivant au Sénégal et bien d’autres
compatriotes savent que M. Youssouf Mahamat est un homme
apolitique et bien discret quand il s’agit des problèmes
politiques de notre pays. C’est vraiment ridicule de la part
des autorités sénégalaises de descendre si bas.
Toutefois, pour ceux qui ne connaissent le régime
d’Abdoulaye Wade, sachez qu’il n’est pas loin de celui de
Deby dans certaines de ses pratiques. Le ministre des
transports en question, était, avant l’arrivée de Me Wade au
pouvoir il y a 7 ans, un garçon de maison, l’homme à tout de
madame Wade.
D’après des informations recueillies ça et là, le ministre
en question, un grand arriviste en la matière, a été
sérieusement badigeonné par Adoum Younousmi lors de
plusieurs rencontres interministérielles. Mais comme les
Sénégalais cherchent des arguments pour justifier leur
voracité financière, ils sautent sur tous les moyens
possibles pour créer des problèmes et quitter l’Asecna. Ils
prêtent donc volontiers grandes oreilles à ces conneries
bien connues de Deby et ses affidés.
Pour finir, notez que pour des raisons purement matérielles,
certains Sénégalais de l’Asecna repris dans la nouvelle
structure sénégalaise (ADS) n’hésitent pas à charger le
Directeur Général, notre compatriote M. Youssouf Mahamat. On
a été choqué d’entendre des déclarations du genre :
« nous ne sommes pas des tchadiens, le DG de l’Asecna, on a
qu’à le foutre dehors ». Malheureusement, nous n’avons
jusque-là entendu aucun de nombreux compatriotes de l’Asecna
soutenir leur frère. On peut comprendre qu’il soit lâché par
son pays pour des raisons de politique politicienne mais je
trouve qu’il est aussi honteux de se blottir dans vos
appartements cossus et débattre à huis clos de cette
question.
Aujourd’hui, il y a très peu de Tchadiens qui dirigent des
organisations internationales de cette envergure. La fibre
patriotique nous oblige à soutenir ceux qui sont en place
pour qu’ils réussissent leur mission et encourager ceux qui
aspirent en faire autant.
Adoum Issa Sakhaïroune UCAD, Dakar – Sénégal adoum_issa@yahoo.fr
Les
combats d'Am-zouer
Source : IALTCHAD PRESSE | 18/06/2008 |
Les combats qui ont opposé mardi d’abord les rebelles
soudanais du MJE et une partie des forces rebelles membres
de l’AN puis avec l'ANT ont été d'une rare violence. C’est
la première véritable confrontation armée depuis l’offensive
rebelle du 11 juin 2008.
Selon nos sources, les renforts de l’ANT dirigés par Tahir
Erda qui sont surtout importants en nombre ont fait la
différence. En effet, la première offensive lancée vers 11h
heure local par les éléments du MJE contre les rebelles
tchadiens s’est soldée par un échec. Il a fallu attendre des
renforts du coté de l’ANT pour venir à bout des éléments de
l’AN qui ont quitté lundi après midi Biltine pour s’établir
à Am-zouer. C’est dans l’après midi du mardi que les
éléments rebelles de l’AN abandonnent leurs positions pour
se diriger vers l’Est.
Selon les mêmes sources, le bilan est lourd, les pertes tant
en vie humaines et en matériels sont considérables. Les
rebelles auraient subis de sérieuses pertes notamment en
matériels et on dénombre aussi quelques prisonniers parmi
eux. Le régime de N’djamena s’apprêterait à agiter sa « victoire
», des journalistes et autres reporteurs ont été invité
mercredi pour la circonstance. Déjà hier, des sources proches de la rébellion ont confirmé
qu’il y a eu des manquements dans la coordination entre les
rebelles de l’AN. La fraction UFCD de l’alliance n’aurait
pas suivie les instructions, elle s’est retirée au Soudan
aussitôt après avoir évacuer Gozbeida. Une chose est
certaine, la saison de pluie a déjà commencé à jouer des
tours aux forces rebelles opérant à l’Est. Le terrain est de
plus en plus impraticable à cause de la pluie, un répit se
dessine à l’horizon pour le régime fragilisé de N’djamena.
Pour l’heure, il est difficile de confirmer ces informations
auprès des autorités de N’djamena ou des rebelles.
Le
Tchad fait prisonniers des Soudanais
Source : AFP | 17/06/2008 | Le gouverneur du Ouaddaï, Issa Djadallah Bichara, également
général de corps d'armée, a affirmé que l'armée tchadienne
avait repoussé "deux attaques soudanaises" à la frontière d'Adé
soulignant avoir "fait des prisonniers" mais reconnaissant
des "pertes". "Il y a eu une attaque soudanaise en deux fois à Adé, à la
frontière. Les Soudanais ont attaqué avec force. On les a
repoussés à chaque fois (...) Nous avons fait des
prisonniers. Nous avons eu des pertes. Dans un combat, il y
a des pertes", a-t-il affirmé de son gouvernorat d'Abéché,
la capitale de l'est, un poste clé au Tchad. L'ancien ministre de la Défense et homme de confiance du
président Idriss Deby Itno a affirmé également que les
rebelles qui avaient pris mardi matin Am Zoer (80 km au
nord-est d'Abéché) ont été mis "en débandade" et "annihilés"
dans l'après-midi.
Les rebelles affirment avoir pris Am Zoer et "un officier supérieur
Source : AFP
| 17/06/2008 |
Les
rebelles tchadiens, qui ont lancé le 11 juin une offensive
dans l'est du pays, ont affirmé avoir pris mardi matin après
"des combats" la localité d'Am Zoer (
80 km
au nord-est d'Abéché) et fait prisonnier "un officier
supérieur" chef de la garnison.
"Nous
avons pris Am Zoer après de violents combats. Nous avons
fait prisonnier le chef de la garnison. C'est un officier
supérieur et nous vous communiquerons son nom après
identification", a affirmé Ali Gueddei, porte-parole
de l'Alliance Nationale, regroupant les diverses factions
rebelles, joint par téléphone depuis N'Djamena.
"Nous
avons aussi pris un (canon de) 14,5", a poursuivi M.
Gueddei.
Il
a précisé que les rebelles avaient quitté dans la matinée
la ville de Biltine, à une soixantaine de kilomètres à
l'ouest d'Am Zoer.
La
veille, le ministre de la Communication tchadien Mahamat
Hissène avait estimé que les rebelles tentaient de
s'extraire du Tchad en se dirigeant vers le Soudan.
La
ville d'Am Zoer se situe à l'est de Biltine, prise lundi,
elle-même à l'est d'Am-Dam prise dimanche.
Abéché,
la ville la plus importante de l'est tchadien, est la
principale garnison de l'armée régulière et c'est là que
sont notamment stationnés les hélicoptères de combat.
Le
Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a
annoncé lundi que l'armée avait "bouclé" Abéché.
Les
rebelles réfutent toutefois être en mouvement vers le
Soudan: "J'ai vu les déclaration de M. Hissène. Ce
n'est pas vrai. Nous sécurisons la zone en prenant des
villes. Ils (les pouvoirs publics à N'Djamena) racontent ce
qu'ils peuvent, ils font de l'intox, ils accusent l'Eufor...
Bref, ils sont aux abois", a estimé M. Ali Gueddei.
Dans
une allocution télévisée, le président tchadien Idriss
Deby Itno a déclaré lundi soir que son pays était
"en droit de s'interroger sur l'efficacité" et
"l'utilité" de la "présence au Tchad"
de l'Eufor, la force européenne déployée dans l'est pour
protéger les réfugiés du Darfour et les déplacés
tchadiens. Le chef de l'Etat s'exprimait pour la première
fois depuis le début de l'attaque rebelle le 11 juin.
Un
autre chef rebelle, Abderaman Koulamallah, joint mardi par téléphone
depuis Libreville, a quant à lui affirmé que "le
gouvernement est à Abéché et à N'Djmamena. Il n'y a plus
d'autres forces dans le pays et nous tournons comme nous
voulons".
"La
résistance de Deby n'est pas aussi forte qu'il le
dit", a même ajouté ce chef rebelle ayant participé
à l'offensive rebelle début février qui avait atteint
N'Djamena et était tout près de renverser le régime.
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POINT DE PRESSE DU MINISTRE DE LA COMMUNICATION
Source : Présidence du Tchad | 16/06/2008 |
« Les colonnes des mercenaires ont de plus en
plus de difficultés à se mouvoir. La colonne qui
a été annoncée à Am-Dam a cherché à s’extraire.
Elle a fait, malgré la pluie et la boue, 300
kilomètres, et au bout de 300 kilomètres de
course-poursuite, elle a pu encore regagner la
zone de Biltine où elle cherchera, soit à
s’éclater, soit à foncer toujours vers la
frontière soudanaise. Depuis 24 heures, les
colonnes qui ont promis de venir à N’Djaména,
sont retournées en direction de la frontière
soudanaise et sont poursuivies, harcelées par
nos troupes. Il y a eu une série de communiqués.
L’ennemi a annoncé qu’il a pris Am-Timan, alors
qu’il n’est même pas dans la région d’Am-Timan.
Il a annoncé qu’il a pris Oum-Hadjer.
En fait, c’est la colonne qui est partie
d’Am-Dam qui a bifurqué 40 kilomètres à l’Est
d’Oum-Hadjer. En traversant le cours d’eau du
Batha qui, avec les premières pluies, est devenu
humide, ils ont laissé plus de 15 véhicules sur
place et ont continué avec le reste dans leur
fuite. Ils sont entrain de chercher maintenant à
aller vers la frontière. Voilà un peu le
parcours qu’on peut déchiffrer à travers tous
leurs communiqués.
Nous avons également des avancées sur le plan
diplomatique, parce que le Conseil de sécurité
vient de rendre publique une déclaration de son
président qui condamne dans les termes les plus
fermes ces attaques. Le Conseil de sécurité
demande aux pays de la région de respecter
l’accord de Dakar et l’accord de Syrte de 25
octobre 2007. Plus important, le Conseil de
sécurité se tient prêt à envisager les
mesures appropriées contre les groupes et les
individus qui constituent une menace pour la
stabilité de la région ou violent le droit
international humanitaire »
Fait à N’Djaména, le 16 juin 2008
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MESSAGE
DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT
DE LA REPUBLIQUE A LA NATION
Source : Présidence du Tchad | 16/06/2008 |
Tchadiennes, Tchadiens
La Nation traverse, une fois de plus, une dure
épreuve due à la permanente agression du Soudan
contre notre peuple. Malgré les intentions
génocidaires de nos ennemis et la campagne
médiatique développée pour les soutenir, je
félicite chacun et chacune de vous du calme dont
vous faites preuve depuis le déclenchement de
cette énième invasion. Je salue votre sérénité
et votre courage, car au fil des agressions, les
Tchadiens ont appris à compter sur eux-mêmes et
ont compris qu’eux seuls peuvent se défendre et
défendre leur cher pays.
Combien de fois nous avons repoussé les attaques
soudanaises dont la puissance est allée
grandissante. Dès 2003, prolongeant chez nous le
génocide organisé contre les populations du
Darfour, les milices Djandjawid ont brûlé nos
villages, pillé notre bétail et nos récoltes,
détruit nos infrastructures sociales, transformé
nos compatriotes de l’Est en réfugiés dans leur
propre pays. Nous avons régulièrement tenu
informées l’opinion et les organisations
internationales. Certains ont versé des larmes
de crocodile, quelques voix ont condamné
timidement, mais le Soudan n’a rencontré aucun
obstacle dans sa politique de destruction du
Tchad.
A chaque acte d’agression, la communauté
internationale se complaît à nous renvoyer dos à
dos avec notre agresseur et à jouer les
prolongations, de réunion en réunion, ce qui
encourage le Soudan dans son œuvre hégémonique
contre le Tchad.
Le Tchad continue de supporter seul la violence
de l’agression, le fardeau économique de cette
politique de terre brûlée et l’accueil des
centaines de milliers de réfugiés, en plus de
ses déplacés nationaux. La faible assistance
arrivée au profit des réfugiés contribue
elle-même au déséquilibre de notre économie
locale.
Depuis le 11 juin 2008, l’agression en cours
dans notre pays procède de la même logique que
les attaques précédentes. Elle est cependant
doublée cette fois-ci d’une intention vicieuse
de destruction économique et morale. Depuis près
d’une semaine, des colonnes à bord de véhicules
tout terrain sillonnent la brousse de l’Est, par
les mêmes chemins empruntés il y a peu par les
Djandjawid et les mercenaires. Ces colonnes
motorisées évitent bien sûr les camps
militaires, pour s’en prendre uniquement aux
localités isolées et dépourvues de garnisons
militaires. A la suite de leur passage dans ces
localités, les envahisseurs inondent de
communiqués faussement triomphateurs sur les
ondes de certains médias étrangers complaisants.
Mais ces mensonges prendront fin bientôt.
Tchadiennes, Tchadiens
A la suite de nos nombreux appels adressés à la
communauté internationale, nous avons accueilli
avec joie la force de l’EUFOR chargée de
sécuriser les populations réfugiées, déplacées
et les humanitaires. Mais quel ne fut notre
surprise de voir dès la première épreuve hostile
cette force coopérer plutôt avec les
envahisseurs, laissant emporter les véhicules
des humanitaires, incendier leurs stocks de
vivres et de carburant et fermant les yeux
devant le massacre programmé des populations
civiles et des réfugiés. Oui, mes chers
compatriotes, nous sommes en droit de nous
interroger sur l’efficacité de cette force de
l’utilité de sa présence au Tchad.
Mais nous savons depuis 2003 que notre pays est
l’objet d’un complot international visant à le
replonger dans la guerre civile. Le but de notre
ennemi, le Soudan, est la destruction du Tchad,
comme l’ont démontré ses agents qui ont envahi
N’Djaména les 1er et 2 février
dernier. Le spectacle de désolation offert par
ces barbares des temps modernes n’a d’égale que
leur furie à vouloir imposer au Tchad et aux
Tchadiens de nouveaux modes de vie et nouvelles
manières de penser inconnus de notre peuple
traditionnellement tolérant. Le pillage des
archives constitutives de la mémoire de notre
administration, la destruction des symboles de
l’Etat républicain que sont la justice et le
parlement font partie de ces crimes dont les
stigmates sont encore vivaces dans notre esprit.
Mais, comme je l’ai noté, notre attachement à
l’indépendance et notre sursaut national seront
toujours nos meilleures armes pour mettre en
échec ce complot. J’ai confiance en la capacité
des Tchadiens à repousser tous les agresseurs et
leurs mercenaires, mais que ceux qui financent
cette machine de destruction contre le Tchad
sachent surtout qu’ils le paieront cher.
Tchadiennes, Tchadiens
Debout, comme un seul homme, quelle que soit
notre appartenance régionale, religieuse ou
autre, nous devons faire bloc autour de nos
institutions pour bouter l’agression hors de
notre territoire. Dans ce combat, évidemment,
nos forces armées et de sécurité sont engagées
avec toute leur énergie. Il s’agit d’un défi
important que notre chère patrie doit relever à
tout prix pour aspirer à la paix et à un avenir
meilleur.
Trop de larmes ont été versées, trop de sang a
coulé, trop de vies ont été perdues sans que la
communauté africaine et internationale s’en
émeuve. Nous savons que nous devons compter
uniquement sur nous-mêmes. Le Tchad est en droit
de mettre tous les moyens à sa disposition pour
faire face à l’agresseur.
La victoire est certaine Vive la République
Vive le Tchad |
Tchad:
confusion sur les combats entre rébellion et armée dans l'est
Source : AFP
| 16/06/2008 |
La confusion régnait lundi dans l'est du Tchad sur la
situation militaire, cinq jours après l'offensive lancée par la
rébellion contre le régime du président Idriss Deby, les deux
protagonistes donnant des versions contradictoires.
Un officiel de haut
rang tchadien a affirmé à l'AFP dans l'après-midi que de
"violents combats" avaient eu lieu quand l'armée avait
intercepté des rebelles "près de Biltine", ville située à 100 km
d'Abéché, capitale de l'est du Tchad.
Dans la matinée, la
rébellion avait annoncé s'être emparée de Biltine qui n'était
"pas défendue". "Notre stratégie n'est pas de garder la ville",
avait souligné Ali Gueiddei.
Plus tard, la
rébellion a déclaré qu'elle occupait toujours Biltine à 16H30
locale (15H30 GMT) et a démenti les affirmations de N'Djamena
faisant état de violents combats. "Ce sont des fausses
informations. Ils essayent de rehausser leur moral. C'est tout",
a affirmé à l'AFP Ali Gueddei, porte-parole des rebelles de
l'Alliance Nationale regroupant les diverses factions
tchadiennes, joint par téléphone depuis N'Djamena.
Une source militaire
tchadienne a indiqué que l'armée tentait "de prendre en étau" la
colonne rebelle "qui fait des ronds dans l'est" depuis le début
de l'offensive. "Les rebelles tentent de nous attirer pour qu'on
dégarnisse certains points mais l'armée a renforcé tous les
coins stratégiques", a ajouté cette source.
De source militaire
française, l'armée tchadienne a concentré près de la moitié de
ses troupes dans divers points stratégiques de l'est du pays.
Le Haut commissariat
de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a indiqué que Abéché,
"principale base opérationnelle du HCR dans l'est, a été bouclée
par l'armée tchadienne lundi, rendant très difficile tout
déplacement" des travailleurs humanitaires".
Dimanche, la
rébellion s'était emparée de Am-Dam, à 120 km au sud-ouest
d'Abéché, après avoir occupé brièvement samedi Goz Beida (200 km
au sud d'Abéché).
A chaque fois, les
rebelles semblent prendre les villes sans grands combats mais à
grands renforts de publicité.
"Actuellement, notre
tactique est d'étirer les troupes gouvernementales. Ce sont de
véritables courses-poursuites", explique Abderaman Koulamallah,
autre chef rebelle ayant participé à l'offensive de février sur
N'Djamena et qui avait été à deux doigts de renverser M. Deby.
A N'Djamena, les
autorités insistent sur le fait que l'armée a la situation bien
en main. Une source de haut rang a affirmé lundi à l'AFP: "Il
n'y a aucune nouveauté sur le plan militaire. C'est le même
groupe qui tourne en rond d'un coin à l'autre". Selon une source
militaire, "le groupe (rebelle) a éclaté en plusieurs colonnes
dont on a du mal à évaluer le nombre de véhicules".
Au plan
diplomatique, l'Alliance nationale a "exprimé ses regrets face à
l'épreuve subie par les organisations non gouvernementales (ONG)
lors de la chute de Goz Beida" qui a connu des pillages et les a
"encouragées à mener à bien leur mission au Tchad".
La rébellion a
également accueilli "avec satisfaction" les déclarations du
ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner à
Abidjan, qui a affirmé que la France "n'interviendrait plus".
L'Alliance a appelé à la France à la "stricte neutralité", lui
redemandant de cesser "ses survols" de renseignements au profit
de l'armée tchadienne.
L'Union Africaine (UA)
a fermement condamné l'attaque rebelle, tout comme le Conseil de
sécurité de l'ONU qui se dit "prêt à envisager des mesures
appropriées contre les groupes ou les individus qui constituent
une menace pour la stabilité de la région".
Langui
: affrontement entre les réfugiés tchadiens et les forces de
maintien de l'ordre camerounaises
Source :
IALTCHAD PRESSE | 17/06/2008 |
En effet nous sommes
les refugiées Tchadiens résident au site de Langui au Cameroun.
A cet égard nous vous informons de ce qui s'est passé, car
depuis notre arrivés dans ce site en date du 15 Mai en
provenance du camp de Maltam nous avons reçu aucune assistance
alimentaire ce qui nous a conduit a une manifestation pacifique
a l'encontre du personnel du HCR en charge sur nous. Comme
réponse a notre manifestation nous avons reçu la visite de force
de l'ordre camerounaise communément appelée Anti- Gang,
gendarmerie et Armée de terre qui nous ouvert le feu ce qui a
causé pour l'heure la mort d'un refugié et un autre dans le coma
a l'hôpital de Garoua. nos signalons également les cas de perte
des enfants, les blessés innombrable, et une femme enceinte qui
a avortée avec la panique aux sons de tir des armes de
différentes marques.
 
Pour les refugiées Tchadiens de Langui.
La coordination |
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