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  Actualité

 Toujours des nouvelles sur le Tchad et seul Ialtchad Presse peut vous faire suivre ce rythme. C'est la meilleure façon de rester en contact avec le pays.


La force de paix évacue une partie de son personnel du Darfour
15/07/2008 | LE FIGARO |

La mise en cause du président soudanais met dans une situation délicate les Nations unies qui sont engagées, avec l'Union africaine, dans une mission de paix dans la région.

Au lendemain de l'inculpation du président Omar el-Béchir, les chances de voir le conflit du Darfour sortir de sa sanglante ornière se réduisent. Si elle réjouit les défenseurs des droits de l'homme, la mise en cause judiciaire du chef de l'État soudanais prend à contre-pied les Nations unies qui s'activaient, sans grand succès il est vrai, à trouver une issue à cinq ans de guerre entre le pouvoir central et les rébellions du Darfour. La décision de la Cour pénale internationale (CPI) place la communauté internationale devant un dilemme : comment engager des discussions avec un régime dont l'homme fort est accusé de génocide, le crime le plus grave en droit international ?

Exclu de manière mécanique du processus, le général soudanais ne devrait pas rester inerte face à une initiative perçue comme une tentative de délégitimisation. Familier de la manière forte, son régime peut être tenté d'intensifier ses actions militaires sur le terrain.

Risque d'embrasement

Les affrontements risquent de monter d'un cran entre l'armée et les milices djandjaouids, d'un côté, et le JEM, le principal mouvement de la guérilla appuyé par le président tchadien Idriss Deby, de l'autre. Les répercussions sur les civils seraient dramatiques. On peut aussi s'attendre à une relance des troubles de l'autre côté de la frontière, au Tchad, où des groupes d'insurgés bénéficient de l'aide du Soudan. Même s'il ne jette pas de l'huile sur le feu, Khartoum va immanquablement durcir ses positions. Mal engagées, les négociations directes entre le gouvernement et les forces rebelles sont désormais vouées à l'atonie.

Quant à la force mixte ONU-Union africaine (Minuad), déployée dans le Darfour, elle s'attend au pire. Voici une semaine, sept de ses membres ont été tués dans une embuscade tendue par des miliciens. La Minuad a d'ores et déjà annoncé lundi soir qu'elle évacuait son personnel non essentiel sur place, tout en maintenant pour l'heure ses soldats. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé à Khartoum d'assurer la sécurité des employés de l'ONU.

La Minuad dispose, pour maintenir la paix sur un territoire grand comme la France, d'environ 10 000 hommes sur les 26 000 promis. Elle manque cruellement d'équipements tels des hélicoptères. Déjà sur la défensive, elle pourrait se trouver incapable d'opérer, voire sommée de se retirer du pays. L'échec de cette première mission conjointe entre l'ONU et l'Union africaine remettrait en question le principe même de ce type d'opération sur le continent africain.

Les responsables soudanais espèrent trouver une porte de sortie au Conseil de sécurité, grâce au soutien de la Russie et de la Chine, leur principal pourvoyeur d'armes. Ils essayent, avec ces deux pays peu sensibles aux initiatives de la CPI, d'obtenir une intervention du Conseil de sécurité de l'ONU pour un report d'un an de toutes les poursuites. Mais à moins d'une surprise, Khartoum, Moscou et Pékin devraient se heurter à un veto américain.


Le Sénégal menace d’expulser M. Youssouf Mahamat, DG de l’ Asecna
Source : IALTCHAD PRESSE | 21/06/2008 |
Depuis plusieurs mois, le Sénégal souffle le chaud et le froid à la direction générale de l'Asecna dont le siège se trouve justement à Dakar, la capitale sénégalaise.

Pour rappel, au mois de décembre 2007, le Sénégal a saisi officiellement la Direction générale de l'Asecna dirigée par notre compatriote M. Youssouf Mahamat, de son intention de quitter l'organisation panafricaine et lui a même notifié un préavis de 6 mois conformément aux textes en vigueur. Le Congo et le Madagascar avaient déjà emboîté le pas au Sénégal, créant du coup une véritable crise au sein de l'agence de sécurité et de navigation aérienne (ASECNA).

Cependant, vu l'approche du sommet de l'OCI et dans le souci de parer à toute perturbation de l'intense trafic aérien attendu, le Sénégal va très rapidement revenir sur sa décision. Il n'est plus question de quitter l'Asecna mais plutôt de reprendre la gestion commerciale de ses aéroports à la fin du préavis.

Ainsi, depuis le mois de mai dernier, le Sénégal a repris la gestion de ses aéroports notamment celui de Dakar qui connaît un important trafic aérien. La représentation sénégalaise de l'Asecna a été supprimée et remplacée en lieu et place par une nouvelle agence dénommée (ADS : Agence des Aéroports du Sénégal). L'Administrateur Délégué de l'Asecna au Sénégal a été confirmét au poste de Directeur général de la nouvelle agence et l'ensemble du personnel reconduit.

Seulement voilà, le Sénégal a, aussitôt le préavis échu, commencé à encaisser directement l'intégralité des recettes générées par ses aéroports. Cela se faisant en violation totale des conventions existantes car l'Asecna continue tout de même d'assurer sa fonction principale à savoir le guidage et l'assistance des avions au sol. D’où l’application de la fameuse clé de répartition des recettes et ce que le Sénégal refuse de faire.

Le Directeur général de l'Asecna, M Youssouf Mahamat, dénonce donc cet état de fait et alerte les 17 autres pays membres de l'organisation. En même temps, les travailleurs de l'ex-Asecna Sénégal regroupés au sein de leur syndicat se mobilisent pour dénoncer les pratiques peu orthodoxes introduites par le bouillon Ministre des transports aériens du Sénégal, M Farba Senghor. Ces travailleurs ont reçu le soutien de leurs collègues sénégalais travaillant au niveau du siège de l'Asecna et ont déposé un préavis de grève qui risque de paralyser l'aéroport de Dakar.

Face à ce chamboulement, le Ministre Sénégalais des transports aérien passe à la vitesse supérieure et fustige M. Youssouf Mahamat qu'il accuse d'être l'instigateur de tous ces mouvements sociaux. Le ministre a publiquement menacé d’expulser le Directeur Général de l'Asecna du territoire sénégalais s’il ne reste pas au carreau. Il pourra être déclaré persona non grata au Sénégal et ce malgré son statut de diplomate.

Quant aux syndicalistes grévistes, certains ont reçu un ultimatum de quitter les villas mises à leur disposition dans le cadre de leur fonction par l'Asecna, d'autres se sont vus retirer leur véhicule de fonction et même convoqués à la division des investigations criminelles (DIC, une sorte de police politique) où ils ont été cuisinés durant des heures entières. Malgré ces menaces et mesures drastiques prises en leur encontre, les ex-employés de l'Asecna qui redoutent le même sort que leurs compatriotes d'Air-Afrique, ne semblent pas fléchir. Leur assemblée générale est à chaque fois dispersée par la police mais déjà des perturbations importantes sont enregistrées. Les grandes compagnies avertissent en cas de tout désagrément.

Aux dernières nouvelles, la situation ne s’améliore guère, la presse sénégalaise a fait état d'une probable expulsion du Directeur général de l'Asecna, M. Youssouf Mahamat que le gouvernement d'Abdoulaye Wade soupçonnerait maintenant de connivence avec la rébellion tchadienne. Pour ceux qui ne connaissent pas l’homme, son épouse est la fille aînée du Général Mahamat Nouri, le chef de l’alliance nationale (AN). Mais les Tchadiens vivant au Sénégal et bien d’autres compatriotes savent que M. Youssouf Mahamat est un homme apolitique et bien discret quand il s’agit des problèmes politiques de notre pays. C’est vraiment ridicule de la part des autorités sénégalaises de descendre si bas.

Toutefois, pour ceux qui ne connaissent le régime d’Abdoulaye Wade, sachez qu’il n’est pas loin de celui de Deby dans certaines de ses pratiques. Le ministre des transports en question, était, avant l’arrivée de Me Wade au pouvoir il y a 7 ans, un garçon de maison, l’homme à tout de madame Wade.

D’après des informations recueillies ça et là, le ministre en question, un grand arriviste en la matière, a été sérieusement badigeonné par Adoum Younousmi lors de plusieurs rencontres interministérielles. Mais comme les Sénégalais cherchent des arguments pour justifier leur voracité financière, ils sautent sur tous les moyens possibles pour créer des problèmes et quitter l’Asecna. Ils prêtent donc volontiers grandes oreilles à ces conneries bien connues de Deby et ses affidés.

Pour finir, notez que pour des raisons purement matérielles, certains Sénégalais de l’Asecna repris dans la nouvelle structure sénégalaise (ADS) n’hésitent pas à charger le Directeur Général, notre compatriote M. Youssouf Mahamat. On a été choqué d’entendre des déclarations du genre : « nous ne sommes pas des tchadiens, le DG de l’Asecna, on a qu’à le foutre dehors ». Malheureusement, nous n’avons jusque-là entendu aucun de nombreux compatriotes de l’Asecna soutenir leur frère. On peut comprendre qu’il soit lâché par son pays pour des raisons de politique politicienne mais je trouve qu’il est aussi honteux de se blottir dans vos appartements cossus et débattre à huis clos de cette question.

Aujourd’hui, il y a très peu de Tchadiens qui dirigent des organisations internationales de cette envergure. La fibre patriotique nous oblige à soutenir ceux qui sont en place pour qu’ils réussissent leur mission et encourager ceux qui aspirent en faire autant.

Adoum Issa Sakhaïroune
UCAD, Dakar – Sénégal
adoum_issa@yahoo.fr


Les combats d'Am-zouer
Source : IALTCHAD PRESSE | 18/06/2008 |

Les combats qui ont opposé mardi d’abord les rebelles soudanais du MJE et une partie des forces rebelles membres de l’AN puis avec l'ANT ont été d'une rare violence. C’est la première véritable confrontation armée depuis l’offensive rebelle du 11 juin 2008.

Selon nos sources, les renforts de l’ANT dirigés par Tahir Erda qui sont surtout importants en nombre ont fait la différence. En effet, la première offensive lancée vers 11h heure local par les éléments du MJE contre les rebelles tchadiens s’est soldée par un échec. Il a fallu attendre des renforts du coté de l’ANT pour venir à bout des éléments de l’AN qui ont quitté lundi après midi Biltine pour s’établir à Am-zouer. C’est dans l’après midi du mardi que les éléments rebelles de l’AN abandonnent leurs positions pour se diriger vers l’Est.

Selon les mêmes sources, le bilan est lourd, les pertes tant en vie humaines et en matériels sont considérables. Les rebelles auraient subis de sérieuses pertes notamment en matériels et on dénombre aussi quelques prisonniers parmi eux.
Le régime de N’djamena s’apprêterait à agiter sa « victoire », des journalistes et autres reporteurs ont été invité mercredi pour la circonstance.
 
Déjà hier, des sources proches de la rébellion ont confirmé qu’il y a eu des manquements dans la coordination entre les rebelles de l’AN. La fraction UFCD de l’alliance n’aurait pas suivie les instructions, elle s’est retirée au Soudan aussitôt après avoir évacuer Gozbeida. Une chose est certaine, la saison de pluie a déjà commencé à jouer des tours aux forces rebelles opérant à l’Est. Le terrain est de plus en plus impraticable à cause de la pluie, un répit se dessine à l’horizon pour le régime fragilisé de N’djamena.

Pour l’heure, il est difficile de confirmer ces informations auprès des autorités de N’djamena ou des rebelles.


Le Tchad fait prisonniers des Soudanais
Source : AFP | 17/06/2008 |

Le gouverneur du Ouaddaï, Issa Djadallah Bichara, également général de corps d'armée, a affirmé que l'armée tchadienne avait repoussé "deux attaques soudanaises" à la frontière d'Adé soulignant avoir "fait des prisonniers" mais reconnaissant des "pertes".
"Il y a eu une attaque soudanaise en deux fois à Adé, à la frontière. Les Soudanais ont attaqué avec force. On les a repoussés à chaque fois (...) Nous avons fait des prisonniers. Nous avons eu des pertes. Dans un combat, il y a des pertes", a-t-il affirmé de son gouvernorat d'Abéché, la capitale de l'est, un poste clé au Tchad.
L'ancien ministre de la Défense et homme de confiance du président Idriss Deby Itno a affirmé également que les rebelles qui avaient pris mardi matin Am Zoer (80 km au nord-est d'Abéché) ont été mis "en débandade" et "annihilés" dans l'après-midi.


Les rebelles affirment avoir pris Am Zoer et "un officier supérieur
Source : AFP | 17/06/2008 |
Les rebelles tchadiens, qui ont lancé le 11 juin une offensive dans l'est du pays, ont affirmé avoir pris mardi matin après "des combats" la localité d'Am Zoer ( 80 km au nord-est d'Abéché) et fait prisonnier "un officier supérieur" chef de la garnison.

"Nous avons pris Am Zoer après de violents combats. Nous avons fait prisonnier le chef de la garnison. C'est un officier supérieur et nous vous communiquerons son nom après identification", a affirmé Ali Gueddei, porte-parole de l'Alliance Nationale, regroupant les diverses factions rebelles, joint par téléphone depuis N'Djamena.

"Nous avons aussi pris un (canon de) 14,5", a poursuivi M. Gueddei.

Il a précisé que les rebelles avaient quitté dans la matinée la ville de Biltine, à une soixantaine de kilomètres à l'ouest d'Am Zoer.

La veille, le ministre de la Communication tchadien Mahamat Hissène avait estimé que les rebelles tentaient de s'extraire du Tchad en se dirigeant vers le Soudan.

La ville d'Am Zoer se situe à l'est de Biltine, prise lundi, elle-même à l'est d'Am-Dam prise dimanche.

Abéché, la ville la plus importante de l'est tchadien, est la principale garnison de l'armée régulière et c'est là que sont notamment stationnés les hélicoptères de combat.

Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé lundi que l'armée avait "bouclé" Abéché.

Les rebelles réfutent toutefois être en mouvement vers le Soudan: "J'ai vu les déclaration de M. Hissène. Ce n'est pas vrai. Nous sécurisons la zone en prenant des villes. Ils (les pouvoirs publics à N'Djamena) racontent ce qu'ils peuvent, ils font de l'intox, ils accusent l'Eufor... Bref, ils sont aux abois", a estimé M. Ali Gueddei.

Dans une allocution télévisée, le président tchadien Idriss Deby Itno a déclaré lundi soir que son pays était "en droit de s'interroger sur l'efficacité" et "l'utilité" de la "présence au Tchad" de l'Eufor, la force européenne déployée dans l'est pour protéger les réfugiés du Darfour et les déplacés tchadiens. Le chef de l'Etat s'exprimait pour la première fois depuis le début de l'attaque rebelle le 11 juin.

Un autre chef rebelle, Abderaman Koulamallah, joint mardi par téléphone depuis Libreville, a quant à lui affirmé que "le gouvernement est à Abéché et à N'Djmamena. Il n'y a plus d'autres forces dans le pays et nous tournons comme nous voulons".

"La résistance de Deby n'est pas aussi forte qu'il le dit", a même ajouté ce chef rebelle ayant participé à l'offensive rebelle début février qui avait atteint N'Djamena et était tout près de renverser le régime.



POINT DE PRESSE DU MINISTRE DE LA COMMUNICATION
Source : Présidence du Tchad | 16/06/2008 |

« Les colonnes des mercenaires ont de plus en plus de difficultés à se mouvoir. La colonne qui a été annoncée à Am-Dam a cherché à s’extraire. Elle a fait, malgré la pluie et la boue, 300 kilomètres, et au bout de 300 kilomètres de course-poursuite, elle a pu encore regagner la zone de Biltine où elle cherchera, soit à s’éclater, soit à foncer toujours vers la frontière soudanaise. Depuis 24 heures, les colonnes qui ont promis de venir à N’Djaména, sont retournées en direction de la frontière soudanaise et sont poursuivies, harcelées par nos troupes. Il y a eu une série de communiqués. L’ennemi a annoncé qu’il a pris Am-Timan, alors qu’il n’est même pas dans la région d’Am-Timan. Il a annoncé qu’il a pris Oum-Hadjer.

En fait, c’est la colonne qui est partie d’Am-Dam qui a bifurqué 40 kilomètres à l’Est d’Oum-Hadjer. En traversant le cours d’eau du Batha qui, avec les premières pluies, est devenu humide, ils ont laissé plus de 15 véhicules sur place et ont continué avec le reste dans leur fuite. Ils sont entrain de chercher maintenant à aller vers la frontière. Voilà un peu le parcours qu’on peut déchiffrer à travers tous leurs communiqués.

Nous avons également des avancées sur le plan diplomatique, parce que le Conseil de sécurité vient de rendre publique une déclaration de son président qui condamne dans les termes les plus fermes ces attaques. Le Conseil de sécurité demande aux pays de la région de respecter l’accord de Dakar et l’accord de Syrte de 25 octobre 2007. Plus important, le Conseil de sécurité se tient prêt à envisager  les mesures appropriées contre les groupes et les individus qui constituent une menace pour la stabilité de la région ou violent le droit international humanitaire »

Fait à N’Djaména, le 16 juin 2008


MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A LA NATION
Source : Présidence du Tchad | 16/06/2008 |

Tchadiennes, Tchadiens

La Nation traverse, une fois de plus, une dure épreuve due à la permanente agression du Soudan contre notre peuple. Malgré les intentions génocidaires de nos ennemis et la campagne médiatique développée pour les soutenir, je félicite chacun et chacune de vous du calme dont vous faites preuve depuis le déclenchement de cette énième invasion. Je salue votre sérénité et votre courage, car au fil des agressions, les Tchadiens ont appris à compter sur eux-mêmes et ont compris qu’eux seuls peuvent se défendre et défendre leur cher pays. 

Combien de fois nous avons repoussé les attaques soudanaises dont la puissance est allée grandissante. Dès 2003, prolongeant chez nous le génocide organisé contre les populations du Darfour, les milices Djandjawid ont brûlé nos villages, pillé notre bétail et nos récoltes, détruit nos infrastructures sociales, transformé nos compatriotes de l’Est en réfugiés dans leur propre pays.  Nous avons régulièrement tenu informées l’opinion et les organisations internationales. Certains ont versé des larmes de crocodile, quelques voix ont condamné timidement, mais le Soudan n’a rencontré aucun obstacle dans sa politique de destruction du Tchad.

A chaque acte d’agression, la communauté internationale se complaît à nous renvoyer dos à dos avec notre agresseur et à jouer les prolongations, de réunion en réunion, ce qui encourage le Soudan dans son œuvre hégémonique contre le Tchad.

Le Tchad continue de supporter seul la violence de l’agression, le fardeau économique de cette politique de terre brûlée et l’accueil des centaines de milliers de réfugiés, en plus de ses déplacés nationaux. La faible assistance arrivée au profit des réfugiés contribue elle-même au déséquilibre de notre économie locale.

Depuis le 11 juin 2008, l’agression en cours dans notre pays procède de la même logique que les attaques précédentes. Elle est cependant doublée cette fois-ci d’une intention vicieuse de destruction économique et morale. Depuis près d’une semaine, des colonnes à bord de véhicules tout terrain sillonnent la brousse de l’Est, par les mêmes chemins empruntés il y a peu par les Djandjawid et les mercenaires. Ces colonnes motorisées évitent bien sûr les camps militaires, pour s’en prendre uniquement aux localités isolées et dépourvues de garnisons militaires. A la suite de leur passage dans ces localités, les envahisseurs inondent de communiqués faussement triomphateurs sur les ondes de certains médias étrangers complaisants. Mais ces mensonges prendront fin bientôt.

Tchadiennes, Tchadiens

A la suite de nos nombreux appels adressés à la communauté internationale, nous avons accueilli avec joie la force de l’EUFOR chargée de sécuriser les populations réfugiées, déplacées et les humanitaires. Mais quel ne fut notre surprise de voir dès la première épreuve hostile cette force coopérer plutôt avec les envahisseurs, laissant emporter les véhicules des humanitaires, incendier leurs stocks de vivres et de carburant et fermant les yeux devant le massacre programmé des populations civiles et des réfugiés. Oui, mes chers compatriotes, nous sommes en droit de nous interroger sur l’efficacité de cette force de l’utilité de sa présence au Tchad.

Mais nous savons depuis 2003 que notre pays est l’objet d’un complot international visant à le replonger dans la guerre civile. Le but de notre ennemi, le Soudan, est la destruction du Tchad, comme l’ont démontré ses agents qui ont envahi N’Djaména les 1er et 2 février dernier. Le spectacle de désolation offert par ces barbares des temps modernes n’a d’égale que leur furie à vouloir imposer au Tchad et aux Tchadiens de nouveaux modes de vie et nouvelles manières de penser inconnus de notre peuple traditionnellement tolérant. Le pillage des archives constitutives de la mémoire de notre administration, la destruction des symboles de l’Etat républicain que sont la justice et le parlement font partie de ces crimes dont les stigmates sont encore vivaces dans notre esprit.

Mais, comme je l’ai noté, notre attachement à  l’indépendance et notre sursaut national seront toujours nos meilleures armes pour mettre en échec ce complot. J’ai confiance en la capacité des Tchadiens à repousser tous les agresseurs et leurs mercenaires, mais que ceux qui financent cette machine de destruction contre le Tchad sachent surtout qu’ils le paieront cher.

Tchadiennes, Tchadiens

Debout, comme un seul homme, quelle que soit notre appartenance régionale, religieuse ou autre, nous devons faire bloc autour de nos institutions pour bouter l’agression hors de notre territoire. Dans ce combat, évidemment, nos forces armées et de sécurité sont engagées avec toute leur énergie. Il s’agit d’un défi important que notre chère patrie doit relever à tout prix pour aspirer à la paix et à un avenir meilleur.

Trop de larmes ont été versées, trop de sang a coulé, trop de vies ont été perdues sans que la communauté africaine et internationale s’en émeuve. Nous savons que nous devons compter uniquement sur nous-mêmes. Le Tchad est en droit de mettre tous les moyens à sa disposition pour faire face à l’agresseur.

La victoire est certaine
Vive la République
Vive le Tchad


Tchad: confusion sur les combats entre rébellion et armée dans l'est
Source : AFP | 16/06/2008 |
La confusion régnait lundi dans l'est du Tchad sur la situation militaire, cinq jours après l'offensive lancée par la rébellion contre le régime du président Idriss Deby, les deux protagonistes donnant des versions contradictoires.

Un officiel de haut rang tchadien a affirmé à l'AFP dans l'après-midi que de "violents combats" avaient eu lieu quand l'armée avait intercepté des rebelles "près de Biltine", ville située à 100 km d'Abéché, capitale de l'est du Tchad.

Dans la matinée, la rébellion avait annoncé s'être emparée de Biltine qui n'était "pas défendue". "Notre stratégie n'est pas de garder la ville", avait souligné Ali Gueiddei.

Plus tard, la rébellion a déclaré qu'elle occupait toujours Biltine à 16H30 locale (15H30 GMT) et a démenti les affirmations de N'Djamena faisant état de violents combats. "Ce sont des fausses informations. Ils essayent de rehausser leur moral. C'est tout", a affirmé à l'AFP Ali Gueddei, porte-parole des rebelles de l'Alliance Nationale regroupant les diverses factions tchadiennes, joint par téléphone depuis N'Djamena.

Une source militaire tchadienne a indiqué que l'armée tentait "de prendre en étau" la colonne rebelle "qui fait des ronds dans l'est" depuis le début de l'offensive. "Les rebelles tentent de nous attirer pour qu'on dégarnisse certains points mais l'armée a renforcé tous les coins stratégiques", a ajouté cette source.

De source militaire française, l'armée tchadienne a concentré près de la moitié de ses troupes dans divers points stratégiques de l'est du pays.

Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a indiqué que Abéché, "principale base opérationnelle du HCR dans l'est, a été bouclée par l'armée tchadienne lundi, rendant très difficile tout déplacement" des travailleurs humanitaires".

Dimanche, la rébellion s'était emparée de Am-Dam, à 120 km au sud-ouest d'Abéché, après avoir occupé brièvement samedi Goz Beida (200 km au sud d'Abéché).

A chaque fois, les rebelles semblent prendre les villes sans grands combats mais à grands renforts de publicité.

"Actuellement, notre tactique est d'étirer les troupes gouvernementales. Ce sont de véritables courses-poursuites", explique Abderaman Koulamallah, autre chef rebelle ayant participé à l'offensive de février sur N'Djamena et qui avait été à deux doigts de renverser M. Deby.

A N'Djamena, les autorités insistent sur le fait que l'armée a la situation bien en main. Une source de haut rang a affirmé lundi à l'AFP: "Il n'y a aucune nouveauté sur le plan militaire. C'est le même groupe qui tourne en rond d'un coin à l'autre". Selon une source militaire, "le groupe (rebelle) a éclaté en plusieurs colonnes dont on a du mal à évaluer le nombre de véhicules".

Au plan diplomatique, l'Alliance nationale a "exprimé ses regrets face à l'épreuve subie par les organisations non gouvernementales (ONG) lors de la chute de Goz Beida" qui a connu des pillages et les a "encouragées à mener à bien leur mission au Tchad".

La rébellion a également accueilli "avec satisfaction" les déclarations du ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner à Abidjan, qui a affirmé que la France "n'interviendrait plus". L'Alliance a appelé à la France à la "stricte neutralité", lui redemandant de cesser "ses survols" de renseignements au profit de l'armée tchadienne.

L'Union Africaine (UA) a fermement condamné l'attaque rebelle, tout comme le Conseil de sécurité de l'ONU qui se dit "prêt à envisager des mesures appropriées contre les groupes ou les individus qui constituent une menace pour la stabilité de la région".


Langui : affrontement entre les réfugiés tchadiens et les forces de maintien de l'ordre camerounaises
Source : IALTCHAD PRESSE | 17/06/2008 |
En effet nous sommes les refugiées Tchadiens résident au site de Langui au Cameroun. A cet égard nous vous informons de ce qui s'est passé, car depuis notre arrivés dans ce site en date du 15 Mai en provenance du camp de Maltam nous avons reçu aucune assistance alimentaire ce qui nous a conduit a une manifestation pacifique a l'encontre du personnel du HCR en charge sur nous. Comme réponse a notre manifestation nous avons reçu la visite de force de l'ordre camerounaise communément appelée Anti- Gang, gendarmerie et Armée de terre qui nous ouvert le feu ce qui a causé pour l'heure la mort d'un refugié et un autre dans le coma a l'hôpital de Garoua. nos signalons également les cas de perte des enfants, les blessés innombrable, et une femme enceinte qui a avortée avec la panique aux sons de tir des armes de différentes marques.

Pour les refugiées Tchadiens de Langui.
La coordination



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